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Fédération des Landes du Parti Radical de Gauche

Alerte sur les comptes de l’assurance maladie

31 Mai 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

Une procédure d’alerte a été déclenchée après un dérapage de 2 milliards d’euros.

Cette procédure d’alerte a été déclenchée par un Comité institué par la réforme de l'assurance maladie de 2004. Ce Comité doit tirer la sonnette d'alarme si les dépenses dépassent de 0,75% l'objectif national voté chaque année par le Parlement dans le cadre des lois de financement de la Sécurité sociale. C’est ce qu’il a fait –pour la première fois- cette année : 1,1 milliard d’euros de dépassement était autorisé, mais le dérapage a atteint 2 milliards.

Selon le Comité, cette dégradation des comptes est due notamment à une hausse de 5% des remboursements de soins de ville sur les quatre premiers mois de l'année. La dégradation a commencé "vers le milieu de l'année 2006, après trois années de baisse", et s'est accentué avec les épidémies (de grippe et de gastroentérite notamment) du début 2007.

Des mesures rapides vont devoir être prises pour tenter de redresser ces comptes.
Frédéric van Roekeghem, président de la Caisse national d’assurance maladie (CNAM), a présenté mardi matin un "plan d'économies" de 900 millions d'euros en année pleine.

La prescription de médicaments génériques devrait être étendue, la lutte contre les arrêts de travail abusifs renforcée et les remboursements des patients qui ne passent pas par un médecin traitant diminués.

Le PS a critiqué une "sous-estimation délibérée" par la majorité sortante du dérapage des déficits sociaux qui témoigne de "l'échec de la réforme Douste-Blazy de 2004, qui prévoyait le retour à l'équilibre en 2007".



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Le radicalisme ou la liberté à gauche

31 Mai 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #Les Communiqués

L'union n'est pas toujours un combat, mais elle oblige souvent au silence. Après le silence imposé par un soutien sans failles à la candidate socialiste à l'élection présidentielle, la parole retrouvée des radicaux de gauche suscite l'étonnement des uns et le trouble des autres.

Nul, pourtant, ne devrait s'en surprendre, ni s'illusionner. Si d'autres partis affichent des dénominations sans consistance, ou dont le contenu varie au fil des temps, le parti radical de gauche est autre chose qu'une machine à pouvoir qui serait habile à capter les idées du moment pour faire élire les siens. Il est l'héritier, et doit être le transmetteur, de valeurs et de principes cohérents, plus anciens que la fondation du premier parti de France, le parti radical, en 1905. Bien avant cela, Ledru-Rollin, Louis Blanc, Victor Schoelcher, à la vision si actuelle, étaient déjà des radicaux. C'est-à-dire des éclaireurs de la société, pour lesquels progrès social et liberté sont indissociables.

Et chacun doit bien se convaincre que les radicaux de gauche ne sont sûrement pas prêts à renoncer à faire vivre la plus sûre, la plus juste et la plus moderne des doctrines politiques françaises. Ils n'accepteront ni de se fondre dans une organisation social-démocrate où l'identité radicale se perdrait, ni de renoncer à être eux-mêmes en cessant d'appartenir au camp du progrès.

Vient l'heure des choix. Pour les radicaux de gauche, c'est de celui de la survie et du nouvel essor du radicalisme qu'il s'agit. Et de rien d'autre qui compte, au regard de l'histoire. Toutes les voies utiles devront donc être explorées, et mises en débat, dans la sérénité et avec lucidité.

Pour qu'avec le radicalisme, vive la liberté à gauche.

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Piratage musical : la chasse est à nouveau ouverte

27 Mai 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

Le Conseil d’État a rejeté, le 23 mai, la décision de la Commission nationale sur l’Informatique et les libertés (Cnil), qui avait en 2005 interdit en France l’automatisation de la lutte contre la piraterie. Les sociétés de producteurs de musique et la Sacem se disent prêtes à présenter devant cette même Commission une nouvelle version de leur projet de surveillance des échanges de fichiers sur Internet. Une version qui ressemblera beaucoup à la précédente.

En 2005, la Société civile des producteurs phonographiques (SCPP), la Sacem et son organisme financier, la SDRM, présentaient à la Commission un projet permettant d’envoyer automatiquement aux internautes repérés en train de télécharger illégalement des messages d’avertissement sur les sanctions prévues en cas de contrefaçon. La Cnil avait alors buté sur l’aspect « automatique » de ces envois : elle les avait apparentés à des pratiques de Spam (qui consistent à envoyer aux internautes des messages non sollicités).

Aujourd’hui, les amateurs de musique piratée sont à nouveau sur la sellette, et l’ère des téléchargements en toute impunité accède probablement à son terme. Une pratique qui serait la cause, selon les majors, de la baisse de plus de 24 % des ventes physiques enregistrée en 2007.

Concrètement, si le projet des producteurs aboutit, les internautes seront traqués par un logiciel qui surveillera les échanges sur les réseaux « peer to peer » ; les actions intentées le seraient selon un système de « riposte graduée » : ne seraient passibles de poursuites pénales que les internautes ayant mis à disposition gratuitement plus de 1 000 fichiers musicaux. Pour moins de 50 fichiers, l’internaute recevrait un message d’avertissement par mail. Et jusqu’à 1 000 fichiers, il fera l’objet d’une procédure au civil pour mettre fin à son abonnement Internet.



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L'hyper-président dirige aussi les médias

26 Mai 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

La nomination à la direction de TF1 de Laurent Solly, ancien membre du cabinet de campagne de Nicolas Sarkozy, est choquante. Elle rappelle les relations incestueuses que le président de la République entretient avec les médias et met en lumière la façon dont il entend diriger le pays avec des médias acquis à sa cause sinon à son service.

Les liens de Nicolas Sarkozy et de Martin Bouygues ne peuvent en aucun cas servir d'alibi à une désignation " politique ". Celle-ci va accroître les soupçons de mise au pas de l'information dans une chaîne déjà largement suspecte d'avoir fait la promotion du candidat de la droite ultralibérale.

Que vont devenir les journalistes de la première chaîne de télévision d'Europe qui entendent travailler en conscience ? Devront-ils subir des cas de censure comme dans le groupe Lagardère ?

C'est encore un épisode peu glorieux des relations de connivence qui unissent la droite au pouvoir et les milieux patronaux qui vient de s'écrire à TF1.

Investi depuis quelques jours seulement, Nicolas Sarkozy fait la démonstration qu'il est d'abord le représentant d'une caste, celle des nantis, c'est-à-dire celle des Bouygues, Lagardère, Bolloré, Pinault, Arnault, Minc, avant d'être le président de tous les Français comme ses actions de communication cherchent à le faire croire.

Les résistances sont cependant possibles. En effet, que Jean-Marie Colombani ait été recalé par les journalistes du Monde a aussi une signification politique et pas seulement économique.
Alain Minc, sarkozyste idolâtre, était monté au créneau la veille dans les colonnes des Echos pour défendre la candidature de son ami Colombani. Cette défaite est aussi la sienne ; elle démontre les capacités de résistance des journalistes au sein du quotidien parfois présenté comme le journal de référence.

Le SNJ-CGT souhaite que se poursuive ce sursaut citoyen de journalistes pour que les médias retrouvent liberté et indépendance, pour qu'ils remplissent leur mission d'intérêt public vis-à-vis des citoyens et cessent d'être au service d'une caste politique et d'une oligarchie fortunée omnipotentes et omniprésentes.

[Communiqué SNJ-CGT]


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Intérêts d’emprunts : le marché immobilier dans le flou

26 Mai 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

Au lendemain de l’annonce, dans une interview accordée au journal Les Échos par le ministre du Budget Éric Woerth, d’un crédit d’impôt consenti aux acquéreurs d’une résidence principale, les interrogations secouent déjà le marché immobilier. Cette annonce parue le 24 mai provoque de nombreuses réactions, liées au fait que le détail de cette mesure n’a pas été communiqué... et qu’il ne le sera pas dans les prochains jours.

Première conséquence, immédiate : les éventuels acquéreurs d’un bien immobilier veulent attendre, avant de signer une promesse de vente, de connaître quelles seront exactement les nouvelles mesures. Dans les agences immobilières, la confusion est parfois à son comble : le public attend des informations que les professionnels de l’immobilier ne peuvent pas leur fournir. Tout un chacun s’interroge sur les effets de la déduction des emprunts immobiliers : va-t-elle faire monter ou baisser les prix des biens ? Les taux d’intérêts ?

Les professionnels de l’immobiliers demandent donc au gouvernement de clarifier au plus tôt son discours. Car si les soubresauts que l’on constate actuellement ne sont peut-être que passagers, ils nuisent néanmoins à la bonne marche des affaires.

En attendant que le gouvernement complète le dispositif annoncé par Éric Woerth, on ne dispose que d’une seule certitude : le crédit d’impôt sera consenti pour les actes de vente signés à compter du 6 mai, date de l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. Il n’y aura donc qu’une très faible rétroactivité, contrairement à ce qu’avait déclaré en avril le porte-parole du candidat UMP : « Cette mesure s’appliquera sur tous les emprunts immobiliers et sur l’ensemble de la durée du prêt. » Les espoirs suscités par cette annonce vont donc être déçus : outre la limitation aux actes signés après l’élection présidentielle, le montant et la durée de l’avantage fiscal seront inférieurs à ce qui avait d’abord été annoncé, même si ces deux paramètres ne sont pas encore définitivement fixés.

Selon les dernières déclarations de Matignon, les particuliers acquéreurs d’un bien immobilier pourront déduire de leur revenu imposable une partie des intérêts de leur emprunt. Mais le mode de calcul n’est pas encore arrêté : soit la baisse d’impôt sera équivalente à 20 % environ des intérêts d’emprunts payés chaque année, soit elle sera égale au montant total des emprunts, dans la limite de 20 % du revenu imposable. Quant à la durée de cet avantage, elle sera comprise « entre 5 et 10 ans », selon Bercy.

Pour l’heure, il est difficile de prévoir quels seront les effets à long terme sur le marché immobilier d’une telle mesure, puisque nul n’en connaît réellement la teneur. Les observateurs sont dans l’expectative, sans réellement attendre de bouleversement : François Bertière, PDG de Bouygues Immobilier, estime que « si cette mesure pourra aider les gens à déclencher l’acte d’achat, ce sera essentiellement psychologique. Et les prix ne grimperont pas pour autant. » Une opinion partagée par Jean-Michel Guérin, directeur général de Particuliers à Particuliers.



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Israël menace les chefs du Hamas

25 Mai 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

Depuis le mercredi 16 mai, les tirs de roquettes ont repris entre la bande de Gaza et Israël, après une trêve de six mois. Les militants du Hamas et du Djihad islamique pilonnent à nouveau le territoire israélien, concentrant leurs tirs sur la région de Sdérot, petite ville habitée essentiellement par des immigrants pauvres venus des républiques de l’ex-URSS. En une semaine, plus de 150 roquettes se sont abattues sur Sdérot, faisant une vingtaine d’habitants et tuant, lundi 21 mai, une automobiliste de 35 ans.

Un climat de guerre que les habitants n’avaient encore jamais connu avec une telle intensité, et qui les pousse à manifester leur colère contre le premier ministre Ehud Olmert, allant même jusqu’à réclamer sa démission... Mais la plupart, s’ils le peuvent, préfèrent fuir la région.

Le gouvernement israélien, quant à lui, lance des offensives aériennes au-dessus de cibles palestiniennes installées dans la bande de Gaza, visant des camps du Hamas, des dépôts d’armes présumés et des sites de lancement de roquettes. Ces raids aériens ont causé la mort de près de 50 palestiniens, sans parvenir à interrompre le barrage de roquettes. Le Premier ministre israélien le reconnaît : « Il n’y a pas de solution immédiate aux Qassam (ndlr : le nom donné aux armes palestiniennes, de fabrication artisanale) et il n’y a pas de solution définitive ». Un aveu d’impuissance concédé alors qu’Ehud Olmert était en visite à Sdérot.

Pour ne pas rester sur ce constat d’impuissance, Israël menace désormais de s’en prendre aux chefs politiques du Hamas, parti dont sont issus le Premier ministre palestinien Ismail Haniyeh et plusieurs ministres du gouvernement d’union. Une menace qui a eu pour première conséquence d’annuler la rencontre prévue le 22 mai entre Ismail Haniyeh et le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, qui s’était rendu à Gaza pour discuter de la consolidation du cessez-le-feu entre les factions palestiniennes et, éventuellement, du rétablissement de la trêve avec Israël...

Les tensions entre les Palestiniens, la révolte naissante des Israéliens frontaliers de la bande de Gaza déçus par leur gouvernement dont ils estiment qu’il ne les protège pas efficacement, les déclarations d’Ehud Olmert : les explosions des roquettes sur Sdérot sont, une fois de plus, la manifestation d’une crise proche-orientale dont l’issue sans cesse se dérobe.



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La stratégie de la dette, ou comment la droite organise le retrait de l'Etat

25 Mai 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

Selon le projet de loi de finances pour 2007, la gestion de la dette publique représente cette année une dépense de 39,2 milliards soit 15 % des dépenses du budget de l'Etat contre 10 % en 1990.
Le rapport commandé par Thierry Breton à Michel Pébereau, président d'une commission rassemblant des économistes de tous horizons, de droite et de gauche, a établi un constat qui fait l'unanimité et affirmé la nécessité de " Rompre avec la facilité de la dette publique pour renforcer notre croissance économique et notre cohésion sociale"
(pour lire ce rapport: http://www.amipublic.com/rapportdette.pdf).
En effet, dans un pays comme la France, la charge d'intérêts de la dette versés chaque année aux rentiers et aux intermédiaires financiers représente l'équivalent du budget de l'Education nationale (Thomas Piketty). Aussi le rapport Pébereau affirme-t-il que " remettre en ordre nos finances publiques en maîtrisant nos dépenses et en les orientant mieux doit donc être notre objectif pour les 5 prochaines années."
Ségolène Royal, consciente de la nécessité de réduire le poids de la dette, qui fait qu'une part croissante des impôts des Français sert à payer les intérêts et à rembourser les dépenses passées, en avait fait un objectif dès le discours de Villepinte de février 2007. Le choix de la gauche est bien de préparer l'avenir, par la recherche, l'éducation, l'excellence environnementale, tout en poursuivant la réduction de la dette .
Sarkozy, alors candidat, filait au contraire le thème d'une gauche incompétente en matière d'économie et seulement capable de creuser les déficits par l'augmentation inconsidére des dépenses... Rappelons seulement que le passage de Sarkozy au ministère du budget sous le gouvernement Balladur fut la période, au cours des vingt dernières années, pendant laquelle la dette publique connut sa progression la plus rapide: entre 1993 et 1995 la dette a augmenté de 121 milliards d'euros.
Et que fait aujourd'hui la droite au pouvoir, qui prétendait hier s'attaquer au problème de la dette ? Eric Woerth, le nouveau ministre du budget, vient d'annoncer "une pause dans la baisse des déficits". Les multiples cadeaux fiscaux correspondant à cette pause - déduction des intérêts d'emprunt pour l'achat de la résidence principale, suppression des droits de succession...- sont autant de dépenses qui devront être financées. Or le Gouvernement ne peut avoir aucune assurance sur les gains qu'il entend tirer des "gains de productivité dans la dépense publique".
Ce qui réapparaît aujourd'hui, c'est donc bien la stratégie de la dette. Comme l'explique Thomas Piketty, " à une époque où les dépenses publiques ont atteint ou dépassé 40 %-50 % du PIB dans la plupart des pays, l'endettement public est devenu une stratégie visant à réduire le poids de l'Etat, et non plus à l'accroître. Hier, on creusait les déficits en augmentant les dépenses. Aujourd'hui, on les creuse en réduisant les impôts, de façon à contraindre les gouvernements futurs à sabrer dans les dépenses."

"Cette nouvelle stratégie a été inaugurée en fanfare par Reagan dans les années 80, et elle se poursuit actuellement sous Bush. Au cours des années 90, les démocrates avaient accumulé des excédents budgétaires afin de garantir le financement à long terme du système public de retraites. Ces excédents sont aujourd'hui dilapidés par les républicains, qui, en abaissant massivement les impôts (essentiellement pour les plus fortunés) et en creusant les déficits, espèrent remettre en cause la viabilité du maigre welfare state américain ."
 
La droite française applique aujourd'hui la stratégie américaine, pour "libérer" les forces du marché, en remettant en cause les politiques qui apportent une sécurité minimale aux plus faibles, mais en faisant des cadeaux fiscaux aux plus riches... On ne saurait pourtant préparer l'avenir en construisant une économie de la rente.


 

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Le PRG débattra avec le Parti Radical

24 Mai 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche (PRG), a obtenu mercredi la confiance de la direction de son parti pour ouvrir un "débat" avec le Parti radical coprésidé par Jean-Louis Borloo après les législatives.

M. Baylet a affirmé à l'AFP que le Bureau national de son parti avait discuté mercredi "pendant trois heures" de son initiative de rencontrer la semaine dernière le président Nicolas Sarkozy et de ses propositions d'ouvrir un dialogue avec le parti radical.

"J'ai demandé un vote de confiance" au bureau national qui l'a donné "à l'unanimité, moins deux contre et six abstentions", a souligné M. Baylet.

"Nous radicaux, nous souhaitons ouvrir le débat, par delà la frontière majorité-opposition, avec nos cousins valoisiens", qui ont "une histoire commune avec nous et sont près de nous", a affirmé M. Baylet, en évoquant le Parti radical associé à l'UMP, dont le siège est rue de Valois et qui est co-présidé par le ministre de l'Economie et des Finances Jean-Louis Borloo.

"Ce débat", selon lui, doit porter "sur des sujets précis, comme l'Europe ou l'urgence sociale", dans le but de voir "si nous constatons un certain nombre de convergences qui pourraient nous amener plus loin politiquement".

"Bien sûr, ce débat ne peut se faire qu'après les législatives", a-t-il précisé.

Quant à une éventuelle fusion avec l'autre parti radical , M. Baylet l'élude pour le moment: "Nous n'en sommes pas là, j'ai parlé d'ouvrir des discussions sur des sujets précis (...) la politique, ce n'est pas la guerre civile, on peut discuter".

Or, la proposition d'ouverture à droite du sénateur de Tarn-et-Garonne avait suscité la semaine dernière la colère de parlementaires et d'élus PRG, dont plusieurs étaient absents à la réunion du BN mercredi.

Le PS, de son côté, avait menacé M. Baylet de rompre l'accord électoral aux termes duquel il a réservé 32 circonscriptions au PRG. Le sénateur avait alors rencontré le Premier secrétaire François Hollande et avait souligné que son pari était toujours "de gauche" et "dans l'opposition".

"Jamais je n'ai proposé de renier nos alliances, ni de rejoindre l'UMP", insiste mercredi encore M. Baylet.

Mais, M. Baylet justifie la stratégie d'ouverture par "l'état de la gauche": "il est important, après cette présidentielle perdue, et quand on voit quel est aujourd'hui l'état de la gauche, que chacun prenne des initiatives". "J'ai considéré que c'était le rôle des radicaux de montrer qu'il pourrait y avoir à gauche des gens d'ouverture", ajoute-t-il.

De son côté, M. Hollande a affirmé mercredi sur LCP-Le Monde-France Info qu'il avait pris "acte" du fait que M. Baylet "ainsi que son mouvement" étaient "totalement dans une stratégie d'union avec le parti socialiste".

"Tous les candidats PRG que nous présentons en commun avec les candidats socialistes nous ont dit qu'ils étaient bien dans cette stratégie de rassemblement avec nous", a précisé le numéro un socialiste.

M. Baylet a prévenu pour sa part que les députés PRG constitueraient "un groupe autonome" à l'Assemblée nationale s'ils sont en nombre suffisant (il faut 20 députés pour constituer un groupe, ndlr). "Si ce n'était pas le cas, nous serons comme toujours apparentés au groupe socialiste", promettait-il toutefois mercredi.

 


 

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