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Fédération des Landes du Parti Radical de Gauche

Après avoir largement utilisé les médias jusqu'à la présidentielle, Nicolas Sarkozy doit maintenant gérer une arme à double tranchant.

31 Juillet 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

Comme depuis le début de l’été, Libération revient sur les nouvelles tendances. Cette semaine, enquêtes, reportages et entretiens pour décrypter la pipolisation de la vie politique.
 
Comme les «stars» qu’ils voulaient être, les Sarkozy sont partout. Après avoir tant recherché le feu des spotlights et joué du glamour pour assurer leur promotion, les voilà qui aspirent à une (relative) discrétion et, surtout, au contrôle total de leur image. Les photos volées, les rumeurs n’ont beau être que la conséquence de l’étalage - un temps volontaire - de leur sphère privée, elles leur seraient devenues insupportables. «Ne plus s’exposer, mais ne pas s’empêcher de vivre en se cachant», résumait lui-même Nicolas Sarkozy après de nouvelles retrouvailles avec Cécilia (dans Paris Match avec de fausses volées à Londres) au début de l’été 2006.

Mélange.  La pipolisation de la vie politique française dans sa version à l’anglo-saxonne doit beaucoup aux Sarkozy. Elle a connu son paroxysme à l’été 2005 avec la publication dans Match des photos de Cécilia Sarkozy au bras de son nouveau compagnon à New York. Et, comme pour ajouter de la violence à la saga, l’épisode se terminera par l’éviction du directeur de la rédaction de l’hebdomadaire. Jamais en France un tel mélange des genres entre vie publique et vie privée n’avait été concocté de manière aussi délibérée.

Jusqu’à l’impromptu récent des soignants bulgares dans lequel Cécilia Sarkozy a joué un rôle officiel en les ramenant à Sofia. Bref commentaire de l’époux : elle «a fait un travail remarquable. C’est une phrase courte mais néanmoins sincère».

Dès 2002, Pierre Charron, l’ami intime de Nicolas proche des milieux du show-biz, évoquait auprès des journalistes «les Kennedy à la française». Il fallait mettre en scène leur modernité et leur bonheur supposé. Clichés en noir et blanc sur papier glacé, chroniques des jours heureux au ministère de l’Intérieur, documentaire sur les activités de madame, zoom sur le petit Louis qui débarquait quand il voulait dans les salons et la salle à manger de la Place Beauvau.

Impudeur, étalage des sentiments, mirage de l’image : les Sarkozy se sont carbonisés et ont connu un brutal retour de manivelle dès le début de leurs déboires conjugaux. La presse a été prise de court. En son sein, les débats ont été vifs et ont mis quelques mois à être tranchés : puisque les Sarkozy avaient médiatiquement instrumentalisé leur vie privée à des fins de conquête du pouvoir, il fallait aller au bout de leur logique et parler de leur crise conjugale. Sarkozy jura qu’on ne l’y reprendrait plus. Mais ses rechutes furent légion. «Nicolas Sarkozy aime sa femme. C’est aussi simple que ça», assure un de ses plus proches collaborateurs.

Rumeurs.  Voilà un an tout juste, le couple décide donc de refaire équipe avec la présidentielle en ligne de mire. Cécilia Sarkozy s’efface. Publiquement du moins. Elle se vit comme traquée par les médias et craint la presse people. Elle ne fait confiance qu’à quelques journalistes qui s’engagent à ne rien dévoiler de leurs conversations. Mais, aux côtés de son mari, elle a la place de numéro 1. Son influence est considérable. Choix des collaborateurs, décor des meetings, création d’une télé Sarko sur le Net, stratégie politique. Aucun détail de la campagne présidentielle ne va lui échapper. Le candidat l’appelle plusieurs fois par jour sur son portable et peut tout interrompre pour elle. Elle, elle observe les clans autour de son époux et n’oublie rien non plus des années passées. Le temps des évictions viendra avec la victoire. Durant tous ces mois, les rumeurs les plus folles, les plus abjectes, circulent sur Internet à propos des relations entre les Sarkozy.

A peine élu, Sarkozy relance la mécanique à fantasme people : soirée au milieu de vedettes et vieilles gloires, nuits au Fouquet’s sur les Champs-Elysée, virée à Malte sur le yacht du milliardaire Bolloré. La cérémonie d’intronisation à l’Elysée offre le spectacle d’une famille recomposée chic et cool, prenant ses distances avec le protocole, se laissant aller à des instants de tendresse. Pour marquer le changement de style, Sarkozy, qui a du métier, débarque en short et chaussures de sport sur le perron du palais après un jogging. Il fait savoir que tout lui semble vieillot à l’Elysée. Madame étudie tout ça mais trouve les locaux inadaptés pour cinq enfants et un couple. Mais monsieur ne peut s’empêcher d’annoncer le 14 juillet qu’ils y habiteront finalement en septembre. Ce même jour, à la garden-party, il déclare aussi qu’il «trouve Cécilia et Judith [sa fille aînée, ndlr] très belles» et qu’il partira en vacances quinze jours à l’étranger avec des amis. Un parfait cocktail pour alimenter la chronique.

Frasques.  Désormais, le couple qui se refuse à vivre cloîtré (et raffole du luxe) est LA cible. La presse people rôde, brode et vend. Protégés par la police, les enfants sont devenus des clients pour paparazzi. Désormais, les moindres gestes, les moindres frasques d’un membre du clan Sarkozy seront surexposés. La France aurait-elle trouvé sa famille royale ?

 

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Les députés assurent le service minimum

30 Juillet 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

La déclaration préalable des grévistes, déjà adoptée par le Sénat, sera au cœur des débats dès aujourd’hui.

Dernière étape pour la loi-cadre sur le service minimum : les députés commencent, cet après-midi, l’examen du texte, dix jours après son adoption par les sénateurs. Même si, en pleine période estivale, la journée d’action du 31 juillet lancée par la CGT ne devrait pas mobiliser les foules, la manifestation prévue demain devant l’Assemblée nationale devrait au moins rappeler aux députés que ce projet est loin de susciter l’enthousiasmedes syndicats.
Les critiques se concentrent en fait sur une seule disposition : la déclaration d’intention qui sera demandée aux salariés 48 heures avant l’arrêt de travail. Les autres mesures du texte paraissent en comparaison relativement anodines. Même le vote obligatoire, après huit jours de conflit, ou l’interdiction faite aux entreprises de transport de payer les jours de grève, ne touchent pas à l’essentiel.
 
S’il n’y avait pas eu cette déclaration individuelle d’intention, le texte aurait pu être considéré par les syndicats comme un moindre mal. D’abord ce n’est qu’une loi-cadre : elle ne fait que fixer les règles qui s’imposeront aux accords négociés par les partenaires sociaux. Ensuite, elle n’impose pas de réquisition, ce qui pour le coup aurait été considéré par les syndicats même les plus modérés comme un casus belli. Mais pendant les débats au Sénat, puis la semaine dernière à l’Assemblée lors des travaux en commission spéciale, présidée par le député (UMP) de la Drôme Hervé Mariton, les critiques se sont focalisées sur la déclaration préalable, dont la mise en œuvre semble poser plus de question qu’elle n’apporte de réponses.
48 heures.  Il s’agit «simplement de savoir sur qui on peut compter pour conduire un train» et « de permettre aux communes d’organiser le ramassage scolaire 24 heures à l’avance», s’est défendu le ministre du Travail, Xavier Bertrand lors de son audition par cette commission. Mais lorsque s’est posée la question de savoir si les salariés qui se déclareraient non grévistes et feraient quand même grève, seraient sanctionnés, la déclaration individuelle a pris un tout autre sens.
Les syndicats avaient été reçus au ministère du Travail, ilsavaient compris qu’il n’y aurait sanction que si un salarié ne remettait pas sa déclaration d’intention 48 heures à l’avance. Mais, a fait remarquer Hervé Mariton, il est logique de ne demander aux salariés de ne remplir de déclaration que s’ils veulent faire grève. Et donc un non-gréviste qui changerait d’avis au dernier moment pourrait bel et bien être sanctionné. A l’inverse, quelqu’un qui se déclarerait gréviste 48 heures à l’avancemais viendrait quand même travailler ne pourrait pas être sanctionné.
Trouble.  Réaction immédiate de la CGT, par la voix de Frédérique Dupont : «Les autorités sèment le trouble. Le principe de la déclaration était déjà pour nous une atteinte au droit de grève, mais le fait de ne pouvoir changer d’avis est une interdiction pure et simple de la grève !»
Deux autres syndicats, la FGAAC (Fédération générale autonome des agents de conduite autonomes) et Sud-Rail, avaient annoncé dès mardi qu’ils envisageaient d’appeler les cheminots à toujours dire qu’ils allaient faire grève, qu’ils la fassent ou non, histoire de démontrer l’absurdité du système. Un «principe de précaution», souligne Stéphane Leblanc ( Sud-Rail). Si, à chaque préavis de grève, tous les salariés se déclarent grévistes, qu’ils soient au final 20 %, 50 % ou 80 % à cesser effectivement le travail, la déclaration préalable aura l’effet inverse de celui escompté : les entreprises de transports devront en effet prévoir le pire et s’organiser en conséquence. Cette conséquence inattendue de la déclaration préalable fait dire à l’ensemble des syndicats que ce texte portant en principe «sur le dialogue social et la continuité du service public» est en réalité «une loi de pompier pyromane».
Certains députés de la majorité ne sont d’ailleurs pas loin de partager cette analyse. Ainsi dans la précédente législature Patrick Ollier, président (UMP) de la commission des affaires économiques, avait joué les démineurs et avait plaidé pour la généralisation d’accords de prévention des conflits tel celui signé en 1996 à la RATP, plutôt que pour une législation. Il est aujourd’hui tenté de laisser le gouvernement se débrouiller avec la promesse électorale de Nicolas Sarkozy, au risque de donner le champ libre aux «ultras» de l’UMP, qui auraient préféré une loi imposant la réquisition. Au sein de la commission spéciale, une petite explication de texte a eu lieu jeudi entre les «droitistes» et les «modérés» de la majorité.
A la demande du gouvernement, la commission a supprimé l’amendement voté par le Sénat, et qui permettait en 2008 d’étendre le «service garanti» à d’autres secteurs comme l’éducation. Mais les «ultras» envisagent de revenir à la charge avec un nouvel amendement permettant son extension à l’ensemble des transports publics, alors que le projet de loi ne concerne que les transports terrestres. Un amendement qui, s’il est voté, intéressera beaucoup les marins de la SNCM qui assure la liaison avec la Corse.

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Midi-Libre en passe d'être racheté

28 Juillet 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

Le Monde était disposé à céder le Groupe des Journaux du Midi qui comprend notamment trois quotidiens régionaux : le Midi Libre, l'Indépendant et Centre Presse Aveyron. Plusieurs hypothèses de reprise avaient été envisagées durant ces derniers mois.

Ce dossier arrive à sa conclusion. Hier, le Groupe Le Monde a confirmé que « des négociations exclusives étaient engagées avec le Groupe Sud Ouest concernant la cession de la totalité de sa participation ».

Le rapprochement récent entre Sud Ouest et La Dépêche du Midi, qui ont constitué un groupement d'intérêt économique, n'est pas neutre dans cette opération. Effectivement, la constitution d'un axe Bordeaux - Toulouse - Montpellier structuré autour du GIE baptisé Media Sud Europe, ouvre de nombreuses perspectives de développement, tant au niveau de l'activité traditionnelle de presse que dans les domaines des médias numériques.

Avec l'acquisition des Journaux du Midi, ce nouvel ensemble de presse va peser plus de 900.000 journaux vendus quotidiennement sur une zone géographique cohérente, allant de l'Atlantique à la Méditerranée.

Le Président du Groupe Dépêche, Jean-Michel Baylet n'a pas manqué de se féliciter du rachat qui est en cours de négociation: Et de souligner :« Le succès de cette opération permettra la constitution d'un pôle presse de dimension européenne dans le respect de l'indépendance des différents journaux ». Le Président du Groupe Dépêche se plait à relever par ailleurs la « cohérence géographique et stratégique de cet ensemble ».

Au sein du GIE, il était convenu un partage des rôles entre les groupes Dépêche du Midi et Sud Ouest, ce dernier étant en particulier chargé des contacts et négociations avec Le Monde.

Cette reprise des Journaux du Midi est une opération conjointe menée par les deux Groupes. Une première qui ne restera pas sans lendemain.

Jean-Michel Baylet précise : « Il s'agit maintenant de créer ensemble la structure financière qui portera ce développement. Elle deviendra l'outil privilégié d'une ambition partagée entre nos groupes de presse ».

A la conclusion des accords en cours, les trois plus importants groupes de presse du Midi de la France feront cause commune.

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Téléphone : l'UFC - Que Choisir s'en prend aux 118

28 Juillet 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

Selon l'association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir, ces derniers sont les grands perdants du passage du 12, l?ancien numéro de renseignements téléphoniques, aux 118.

L'UFC - Que Choisir a publié un communiqué pour donner les résultats d'une enquête menée auprès de quatre opérateurs, plus d'un an après la disparition du 12, le numéro "historique" des renseignements téléphoniques, le 3 avril 2006.

L'enquête a porté sur 365 appels passés depuis un fixe et un mobile vers le 118 000 (dont Telegate est le propriétaire), le 118 218 (Le Numéro), le 118 712 (Orange) et le 118 008 (PagesJaunes), qui représentent plus de 90% du marché.

L'association de défense des consommateurs conclut à un "fiasco" dont le consommateur est le "grand perdant". "Quel que soit le 118 testé, le prix du renseignement est supérieur ou égal à 1,12 euro contre 0,90 euro pour le 12, soit une augmentation de 25% pour une qualité de service similaire", note l'UFC - Que Choisir. Depuis les mobiles, les prix grimpent encore, "entre 1,54 euro et 2,15 euros".

"Les prix affichés ne correspondent jamais au prix réel du service", poursuit le communiqué, qui évoque l'"arnaque de la mise en relation" et les "pièges tarifaires absolument invisibles sur les services associés" : si la mise en relation est systématiquement gratuite, la communication qui suit est surtaxée, selon des taux variables en fonction des opérateurs, de 0,11 à 0,34 euro par minute.

Bref, "les opérateurs 118 ponctionnent sans réserve les consommateurs", selon l'association, qui conseille aux consommateurs de s'adresser au successeur du 12, le 118 711, "soigneusement maintenu dans l'ombre des campagnes publicitaires". En attendant que l'Autorité de régulation des télécoms (Arcep) ne parvienne à "faire le ménage", comme l'y incite l'UFC - Que Choisir.



 

 

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Clearstream: Villepin entendu par les juges

27 Juillet 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

L 'ancien Premier ministre Dominique de Villepin est arrivé vendredi à 9H40 au pôle financier du tribunal de Paris où il a été convoqué par les juges de l'affaire Clearstream en vue de sa très probable mise en examen.L'événement

Son audition a débuté à 10H00. De retour de vacances en Polynésie française, Dominique de Villepin, le teint halé, costume sombre et cravate rouge, était accompagné de ses avocats, Mes Olivier d'Antin et Luc Brossollet.

L'ancien Premier ministre est arrivé en voiture jusque devant laporte du pôle financier. Souriant, il n'a fait aucune déclaration avant de rentrer dans le bâtiment. Son entourage a indiqué que M. de Villepin ferait une déclaration à la presse à sa sortie.

Soupçonné d'avoir participé à une tentative de déstabilisation de son rival politique Nicolas Sarkozy, élu depuis président de la République, il devrait être poursuivi pour "complicité de dénonciation calomnieuse, recel de vol et d'abus de confiance, complicité d'usage de faux".

Selon des sources proches du dossier, il devrait prendre acte de sa mise en examen et demander aux magistrats Jean-Marie d'Huy et Henri Pons à être entendu sur le fond du dossier à une date ultérieure et annoncer alors s'il demande la saisine de la Cour de justice de la République.

Cette juridiction d'exception est la seule habilitée à juger les actes des anciens ministres pour des faits présumés commis dans le cadre de leurs fonctions. Or M. de Villepin a toujours affirmé avoir agi dans ce dossier en tant que ministre des Affaires étrangères puis de l'Intérieur.




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Levée de boucliers contre l’accord nucléaire franco-libyen

27 Juillet 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

Le ministère des Affaires étrangères a beau assurer que la fourniture d'un réacteur nucléaire la désalinisation de l'eau en Libye respecte l'objectif de non-prolifération, l’inquiétude subsiste au sein de l’opposition et des organisations écologiques.

«Faire la lumière» pour le PS

Le Parti socialiste a demandé jeudi que «toute la lumière soit faite» sur ces accords, estimant qu'il était «peut-être un peu tôt pour se jeter dans les bras de Kadhafi et lui apporter notre caution internationale». «Il est légitime que les Français sachent si ces accords ne comportent pas des clauses secrètes et quelles sont-elles», a déclaré, au nom du PS, Faouzi Lamdaoui, secrétaire national. Il a par ailleurs réitéré
la demande de Jean-Marc Ayrault (PS), d'une audition dès jeudi du ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, sur les conditions de la libération des infirmières et du médecin bulgares.

Nicolas Sarkozy fait «prendre des risques à la planète», a pour sa part déclaré jeudi le député vert Noël Mamère. «C'est un troc tout simplement, c'est un accord passé sur le dos de la libération de ces infirmières bulgares», conclu «avec un dictateur qui avait faussement accusé ces femmes d'avoir inoculé le sida à des familles libyennes», a déclaré le député-maire de Bègles (Gironde).

Rester «vigilant» pour le NC

Son parti a également dénoncé jeudi le «cynisme sans limite» du Président français, l'accusant de «jouer avec le feu». «La précipitation avec laquelle les choses se sont conclues démontre bien que cette affaire politico-commerciale a été envisagée, voire négociée, bien avant la libération des infirmières», souligne Yann Wehrling, porte-parole national du parti écologiste.

Y compris au sein de la majorité, on appelle à la prudence. Si le président du groupe Nouveau centre à l'Assemblée, François Sauvadet, a estimé qu'il fallait «donner sa chance» au partenariat avec la Libye, il a reconnu qu’il faudrait rester «vigilant»,

«Utiliser l’énergie solaire» pour «Sortir du nucléaire»

Même haro du côté des organisations écologiques.
Greenpeace France a jugé la France «irresponsable» jeudi. «Cet accord pose un énorme problème de prolifération nucléaire, estime l'ONG, qui rappelle que «la longue liste des pays souhaitant aujourd'hui accéder à cette technologie montre l'ampleur du bouleversement en termes de sécurité mondiale que représentera une généralisation accrue du nucléaire et l'impossibilité de contrôles internationaux, déjà problématiques actuellement».

Le réseau d'associations «
Sortir du nucléaire» suggère quant à lui qu’il serait «bien plus efficace et bien moins cher» d'utiliser l'énergie solaire pour désaliniser l’eau. Pour Sortir du nucléaire, il ne fait pas de doute que «nucléaire civil et militaire sont indissociables», et que «livrer du nucléaire civil à la Libye reviendrait à aider ce pays à accéder tôt ou tard à l'arme atomique».


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Le logement, cause nationale. Le PDG du premier promoteur immobilier de France critique les propositions du gouvernement.

26 Juillet 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

Le logement est enfin une cause nationale ! 500 000 logements par an, dont 120 000 logements sociaux, 70 % de propriétaires. Merci, monsieur le Premier ministre, Voilà, un objectif clair ! La déduction des intérêts d’emprunt n’est pas une fin en soi, et on sait que l’effort doit être plus profond, plus complet. Le nombre de logement est insuffisant, avec des capacités de production réduites.
En 2007, nous construirons moins qu’en 2006. La pénurie de logements va s’aggraver face à une demande de logements croissante. Nous sommes en pleine contradiction, on s’inquiète du ralentissement de la hausse des prix, mais on déplore l’exclusion croissante de ménages dont la solvabilité se détériore. On dénonce la vente à la découpe, mais l’on regrette le retrait des investisseurs institutionnels qui régulaient le marché locatif. On déplore les formes urbaines criminogènes, mais personne n’ose réellement la densité. On manque cruellement de moyens pour satisfaire la demande sociale de logements, mais l’on cloisonne l’intervention publique et privée.
A croire que les marchés immobiliers ne seraient structurés que pour être en déséquilibre. Autant le dire clairement, la France n’est pas organisée pour répondre durablement aux évolutions de la demande de logements. Au lieu d’étaler progressivement la production de l’offre, nous sommes aujourd’hui contraints de l’accélérer pour répondre à la réduction du nombre de personnes par ménage, la mobilité accrue, le dynamisme démographique, l’immigration. autant de facteurs qui conduisent à une augmentation du nombre des ménages deux fois plus rapide que celle de la population.
A cela, il faut ajouter l’impact des politiques publiques, et notamment les opérations de rénovation urbaine avec les démolitions constructions, démarrées grâce à la volonté de Jean-Louis Borloo, mais elles ne suffiront pas, pas plus que toute la déductibilité des intérêts d’emprunts. La question n’est donc pas aujourd’hui du réalisme de l’objectif de 500 000 logements neufs, dont 120 000 logements sociaux. Elle n’est pas non plus celle de savoir si l’on doit faire de la France un pays de propriétaires et répondre aux aspirations profondes des Français, montrées depuis des années par tous les sondages successifs, quelle que soit la tranche d’âge ou le niveau de revenus. La question est : comment y parvenir ? Face à de telles situations, quatre chantiers doivent s’ouvrir prioritairement, celui de la matière première, celui de la capacité de production, celui de la diversité des logements proposés et celui du prix.
En matière immobilière, la matière première, c’est le foncier constructible. Il est insuffisant dans de nombreuses municipalités. Non par absence de volonté, mais souvent par absence de moyens de traitement des autorisations de construire, ou encore par faiblesse des capacités de financement des infrastructures. Certaines collectivités locales en sont réduites à «mettre aux enchères» le foncier au plus offrant.
L’Etat doit mieux accompagner les collectivités locales dans les défis urbains actuels, notamment par sa capacité à produire des infrastructures. Il faut encourager les maires bâtisseurs. On sanctionne les collectivités locales dont le parc immobilier compte moins de 20 % de logements sociaux, ne devrait-on pas plutôt sanctionner celles qui ne délivrent aucune autorisation de construire dans les principales zones d’habitat ?
Avec des carnets de commandes saturés, des insuffisances croissantes de main-d’œuvre et d’encadrement dans tous les corps de métiers, il est illusoire de penser que les entreprises de bâtiment resteront compétitives en matière de prix et de délais, accentuant ainsi la hausse des prix et la baisse de cadence des mises en chantiers. Il faut donc poser la question de la densification urbaine, même si les élections municipales approchent. Les Français peuvent comprendre qu’il est plus facile et plus économique d’ajouter un étage plutôt que de construire un deuxième immeuble.
La mixité de la société française passe par la mixité urbaine. Il faut en finir avec le cloisonnement public-privé et ouvrir la construction de logements sociaux à l’intervention conjuguée des promoteurs privés, en exigeant d’eux des engagements clairs et précis sur les prix. Il faut en finir avec la ségrégation spatiale qui rejette le logement social d’un côté et le logement privé de l’autre. Il faut avant tout des logements pour des familles aux revenus différents.
Si l’accession doit être encouragée, le logement social soutenu, le logement locatif conserve toute son utilité et les dispositifs qui le soutiennent et fonctionnent parfaitement doivent être maintenus. La pénurie d’offre locative aurait de graves conséquences sur le court terme, non seulement socialement mais économiquement en freinant les mobilités professionnelles et le logement des jeunes actifs. L’économie du logement est aujourd’hui plus orientée sur la rotation des stocks que sur la production et la mise en location, il faut changer d’approche et remettre les institutionnels en scène.
On ne peut attendre indéfiniment un ajustement des prix des logements, la baisse n’interviendra que si l’offre est supérieure à la demande, c’est loin d’être le cas. La première mesure fiscale est positive, mais elle ne donnera son plein effet que si elle est renforcée pour les acquéreurs aux revenus modestes. Pour accroître la solvabilité de ces derniers, il faut généraliser par exemple des mécanismes permettant une dissociation du foncier et du bâti. Aucun propriétaire d’un appartement ne revendique la possession des quelques millièmes de terrain sur lequel est construit l’immeuble. Aucune collectivité publique ne peut voir d’inconvénients à déployer une politique foncière de long terme.
Face à cette crise du logement en France, il faut recréer une dynamique de l’offre. Les acteurs sont prêts à se mobiliser, les Français l’attendent, chacun a pris conscience que le logement est une cause nationale et doit s’affirmer comme telle.
Entre la décision d’une collectivité de réaliser un programme de logements et la livraison de ces derniers à leurs occupants, il s’écoule près de cinq ans. C’est également la durée d’une législature pour démontrer que l’on peut, par des actes politiques forts, inverser durablement le cours des événements.
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La mort du Tour

26 Juillet 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

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libération des infirmières bulgares

24 Juillet 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

Les infirmières et le médecin bulgares, libérées mardi matin, ont servi de boucs émissaires aux autorités de Libye pour expliquer une épidémie de sida auprès de leur opinion publique, estimaient généralement les Bulgares.

"Ce sont des boucs émissaires. Les accusations à leur égard devaient cacher le fait que la santé publique libyenne est responsable de l'épidémie de sida en raison de la mauvaise hygiène dans l'hôpital de Benghazi" (nord), avait déclaré l'analyste Vladimir Tchoukov, à la mi-juillet, avant la libération des infirmières et du médecin.

Dès leur première condamnation à mort en 2004, la justice libyenne a ignoré les témoignages d'experts mondialement connus dont le co-découvreur du virus du sida, le Français Luc Montagnier, et l'Italien Vittorio Colizzi: tous concluent, comme l'université d'Oxford, que l'épidémie avait en fait commencé avant même l'arrivée des cinq infirmières bulgares et du médecin d'origine palestinienne.

Arrêtés en 1999, les six praticiens ont été condamnés en 2004 pour "assassinat avec préméditation" visant à "saper la sécurité de la Libye". Cette peine a été ensuite annulée par le Tribunal du peuple, qui traite des atteintes à la sécurité de l'Etat, faute de preuves.

Les infirmières et le médecin ont ensuite été à nouveau jugés, mais pour "provocation d'une épidémie de sida par injection deproduits contaminés", ce qui a conduit à une nouvelle peine de mort en 2006 - finalement commuée en prison à vie mardi. L'hypothèse d'une contamination "à des fins de recherche" a aussi été évoquée.

M. Tchoukov expliquait également ces décisions de justice par des motifs de politique intérieure libyenne.

"Benghazi, deuxième ville du pays, est en rivalité politique avec Tripoli. En février 2006, le gouvernement avait perdu le contrôle pendant une semaine de cette ville où le consulat italien avait été attaqué par la foule à l'occasion de publication (en Europe) de caricatures du prophète Mahomet", a déclaré le politologue.

La contamination de plus de 400 enfants à l'hôpital de Benghazi était donc "un problème délicat pour le colonel Mouammar Kadhafi", le dirigeant libyen, selon l'analyste.

De plus, d'après leurs familles notamment, les infirmières étaient "otages" de Tripoli dans ses tentatives pour obtenir la libération d'un officier libyen Abdel Basset Ali al-Megrahi, condamné à vie en 2001 en Grande-Bretagne pour l'explosion le 21 décembre 1988 au-dessus de Lockerbie (Ecosse) d'un Boeing 747 de la Pan Am qui a coûté la vie à 270 personnes.

"Chaque fois qu'il y a une évolution sur l'affaire Megrahi, il y a une évolution sur l'affaire des infirmières. Le parallèle saute aux yeux", a déclaré à l'AFP Ivaïlo Nikoltchovski, fils de l'infirmière Snejana Dimitriova.

"Les Libyens se moquent de nous. Ils feront traîner l'extradition jusqu'à ce que Megrahi soit libéré", redoute Guergana Ouzounova, fille de Valia Tcherveniachka.

Le ministre des Affaires étrangères Ivaïlo Kalfine a rejeté mercredi "tout lien" entre les deux affaires: "Megrahi fait appel, alors que la phase judiciaire est terminée pour nos compatriotes", et l'officier libyen est condamné pour un acte terroriste, alors que Bulgares "sont innocents", a souligné le ministre.

Pour M. Tchoukov cependant, "le procès des infirmières est un instrument de pression sur l'Union européenne", dont le Royaume-Uni comme la Bulgarie sont membres.

Pour le quotidien de gauche Standart, "la Libye a atteint tous ses objectifs dans cette affaire".

"Avec le paiement de dédommagement aux familles, la paix intérieure est sauvée. Il lui reste trois objectifs à atteindre: la libération de Megrahi, un ambassadeur des Etats-Unis à Tripoli et une visite de Condoleezza Rice" (secrétaire d'Etat américain), estime le journal.

Cependant la campagne nationale en faveur des détenues aura servi à la cohésion de la société bulgare, estime la politologue Roumiana Batchvarova: "Pour la première fois depuis la fin du communisme (en 1989) la société civile s'est manifestée par une campagne desolidarité".




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Réunion Informelle des Ministres de la Compétitivité – Science «C&T– Concrétiser les objectifs de Lisbonne»

24 Juillet 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

Les Ministres responsables de la Science et Technologie de l’Union Européenne et des pays de l’EFTA se sont réunis hier et aujourd’hui à Lisbonne. Cette réunion Informelle du Conseil de la Concurrence a examiné quelques uns des objectifs de Lisbonne en matière de Science et Technologie du point de vue des Etats Membres. L’objectif principal de la Présidence est de contribuer à la construction de l’avenir de la Science et Technologie en Europe et de donner un nouvel élan à la concrétisation de la Stratégie de Lisbonne en matière de Science et Technologie.

Le centre du débat a été constitué par trois thèmes essentiels : la création de conditions favorables à l’augmentation de l’investissement privé concernant l’investigation et le développement (I&D) ; l’augmentation de l’investissement public en (I&D) ; le développement du capital humain en Science et Technologie en Europe.

Epifânio da Franca (CEO de Chipidea) et António Câmara (CEO de Ydreams) ont été les orateurs invités sur le thème investissement privé en I&D ; Fotis Kafatos (Président du Conseil Européen pour l’Investigation – ERC) et Manuel Heitor (Secrétaire d’Etat pour la Science, Technologie et Enseignement Supérieur) ont été les orateurs invités sur le thème de l’investissement public en I&D et sur l’activité du Conseil Européen pour l’Investigation récemment crée ; Paul Caro (Académie des Technologies, Paris) et Frédéric Sgard (OCDE) ont été les orateurs invités sur le thème concernant la nécessité de plus de Capital Humain en Science et Technologie en Europe.

Les ministres sont arrivés à la conclusion de l’importance des trois thèmes inclus dans l’agenda pour la concurrence en Europe et ont décidé de partager l’expérience des politiques nationales en Science & Technologie et de renforcer, pendant les prochains mois, le travail conjoint en vue de l’élaboration de propositions pour le Conseil Européen.


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