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Fédération des Landes du Parti Radical de Gauche

La religion n'est pas un service public. Henri Pena-Ruiz dans Libération

23 Février 2008 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org


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undefinedQu’est-ce que «moderniser la laïcité» selon M. Sarkozy ? La loi laïque de 1905 a 102 ans. Son âge la disqualifie-t-elle ? Que dire alors des droits de l’homme (200 ans !), et de la loi d’amour attribuée au Christ (2 000 ans !). La seule vraie question, en fait, est de savoir si cette loi est juste ou non. Or que dit-elle ? D’abord que la conscience doit être libre, et le libre exercice des cultes garanti (article 1). Ensuite que la croyance religieuse n’engage que les croyants. La République doit donc s’abstenir de se prononcer sur elle, comme d’ailleurs sur l’athéisme. Son silence signifie neutralité et assure aux différents types de conviction personnelle une égalité de traitement. Aucun type de conviction ne doit donc jouir d’une reconnaissance publique ni d’un quelconque financement public (article 2). Ce qui concerne certains ne peut s’imposer à tous, ni être à la charge de tous. Bref, la religion n’est pas un service public.


La laïcité se définit donc par la conjonction de trois principes : la liberté de conscience, l’égalité de droits des citoyens, sans distinction de conviction, et l’universalité de l’action de la sphère publique, dévolue au seul intérêt général. En cessant de financer les cultes, l’Etat peut d’autant mieux se consacrer à ce qui concerne tous les hommes : la santé, la culture, l’éducation, entre autres, sont des biens universels, et leur prise en charge publique permet pour tous une réelle économie. Le croyant qui reçoit des soins gratuits à l’hôpital public, sans devoir acquitter de franchise sur les médicaments, peut d’autant mieux se cotiser volontairement pour financer son culte, s’il est pratiquant. On voit que la laïcité, sans adjectif, n’est pas «négative» à l’égard des religions, ni non plus «fermée» ou «exclusive». Les adjectifs dont on voudrait l’affubler (positive, ouverte, inclusive, moderne) recouvrent une critique masquée.

Est-ce la nostalgie des privilèges publics de la religion qui se cache ainsi sous un vocabulaire polémique ? M. Sarkozy appelle modernisation le rétablissement de tels privilèges, au nom de l’utilité sociale supposée des religions. Veut-il refinancer publiquement les cultes ? La création de franchises médicales pour la santé, qui concerne tout le monde, laisse songeur : trop pauvre pour la santé, l’Etat serait assez riche pour la religion.

La laïcité a-t-elle vraiment pris des rides ? En quoi la loi laïque de séparation serait-elle aujourd’hui dépassée ? Une écriture partisane de l’Histoire le prétend. Elle consiste à dire que la séparation laïque se serait faite contre les religions, et en particulier contre le catholicisme. Faux. Supprimer les privilèges institutionnels des religions, ce n’est pas lutter contre elles, mais contre la collusion entre le pouvoir politique et les autorités religieuses. Le pasteur Lafon de Montauban et l’abbé Lemire virent d’ailleurs dans la laïcité une occasion salutaire pour la foi religieuse de se recentrer sur son témoignage spirituel. L’amalgame entre laïcité et combat antireligieux est faux et malveillant. Le croyant Victor Hugo fait l’éloge de la religion tout en critiquant le parti clérical. Il définit magistralement la séparation laïque : «Je veux l’Etat chez lui et l’Eglise chez elle.»

Cent ans après, les principes énoncés dans la loi laïque ont-ils perdu de leur pertinence ? Leur portée va bien au-delà du contexte historique de 1905, et ils sont plus actuels que jamais. Plus la diversité des traditions et des convictions s’accroît dans la population, plus il est nécessaire que le cadre qui organise la vie commune soit affranchi de tout particularisme religieux. La laïcisation de la puissance publique fonde un tel cadre pour permettre aux hommes de vivre ensemble avec leurs différences de conviction. Elle évite l’enfermement communautariste, aliénant et source de conflit, tout en assurant à chacun, sans discrimination, le libre choix de sa conviction personnelle et de son éthique de vie. Comment une Europe privilégiant le christianisme pourrait-elle assurer l’égalité des droits aux tenants des autres confessions religieuses, de l’athéisme, ou de l’agnosticisme ? La distinction entre l’intérêt général et l’intérêt particulier implique une frontière nette entre le culturel et le cultuel. Brouiller ou relativiser cette distinction, c’est subvertir insidieusement le partage laïque. Et tenter de réintroduire le financement public du cultuel via celui du culturel. C’est ce que recommande le rapport de la commission Machelon, machine de guerre contre la laïcité et référence constante de Mme Alliot-Marie. Les adversaires de la laïcité dissimulent mal la nostalgie des privilèges perdus.

Comment déguiser un nouveau privilège en mesure de justice ? En quoi la montée de l’islam ou des églises évangéliques devrait-elle mettre en cause la laïcité ? Certes, en 1905, les catholiques conservent l’usufruit partiel, pour leur culte, des 34 500 églises et cathédrales léguées par l’histoire. Ces édifices, en partie classés monuments historiques, sont aussi un patrimoine artistique accessible à tous. Va-t-on reprocher à la loi laïque d’avoir été trop douce ? Dans un Etat de droit, aucune loi n’est rétroactive. Reste que la nouvelle norme est claire : toute nouvelle construction est désormais à la charge des seuls fidèles.

Aujourd’hui, certains entendent faire rétablir le financement public des lieux de culte au nom de l’égalité des religions. Ils déguisent cette revendication très intéressée en une défense des plus démunis, et invoquent le déficit supposé des mosquées. Or ce déficit n’est pas si grand qu’on le dit. D’une part, toutes les personnes issues de l’immigration maghrébine et turque ne sont pas de confession musulmane. D’autre part, seule une minorité de croyants sont pratiquants (environ 20 %). La priorité n’est-elle pas d’assurer à toute la population des logements décents, des équipements éducatifs de qualité, des soins accessibles ?

En république, aucune loi ne peut reconnaître aux uns ce qu’elle refuserait aux autres. Donc la réintroduction du financement public des cultes bénéficierait à toutes les religions. Faudra-t-il aussi financer, par souci d’égalité, des maisons de la Libre Pensée et des temples maçonniques ? La communautarisation de l’argent public n’est évidemment pas souhaitable. Donc priorité au bien commun et à lui seul : ainsi croyants et athées financeront eux-mêmes leurs lieux de rencontre plus aisément. Quant à la crainte des financements étrangers, elle est irrecevable.

La République, arbitre des actes et non des croyances, peut exiger que tout responsable religieux, étranger ou non, respecte le droit. Un chef religieux qui dans ses discours appelle à battre une femme adultère enfreint la loi. La laïcité est vraiment menacée dès lors que s’inventent des prétextes pour la détruire en prétendant la rénover. Sachons rétablir la vérité pour promouvoir un idéal commun à Taslima Nasreen et à Victor Hugo.


Auteur de Qu’est-ce que la laïcité ? (Gallimard) et de Leçons sur le bonheur (Flammarion).

Henri Pena-Ruiz écrivain et philosophe, ancien membre de la commission Stasi.

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Géothermie à Mont de Marsan : un nouvel enjeu économique et de loisirs pour les Montois

22 Février 2008 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #Les Communiqués


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undefinedNous disposons d’un forage d’eau chaude à 65° près de l’Hôpital Sainte Anne. Après avoir réalisé des études, avec l’aide de cabinets spécialisés, nous envisageons d’aménager sur le site un projet innovant et exemplaire utilisant les atouts considérables de cette énergie renouvelable.
Après avoir repris la gestion de ce forage en régie municipale, d’où l’intérêt des services publics, comment va-t-on utiliser cette ressource ? En associant des équipements aux besoins énergétiques différents, on utilise toute l’énergie fournie par l’eau chaude sans aucun rejet dans la nature.

C’est la cascade des températures

L’eau à 45° pour chauffer des logements

Après avoir chauffé l’Hôpital Sainte-Anne, la Base Aérienne et la cité Hélène Boucher, la géothermie permettra de chauffer les 410 nouveaux logements et les équipements (gymnase, crèche, commerces) qui seront construits sur le quartier nord. Cette énergie n’est pas soumise aux variations du coût du pétrole, ce qui n’est pas négligeable en terme de pouvoir d’achat. L’eau en sortie est alors à 37°.

L’eau à 37° pour créer une aquasphère

Cet équipement de loisirs et de bien-être offrira toute l’année des activités ludiques (natation, jeux d’eau, spa,...) et de détente (massage, jacuzzi, balnéothérapie). La recherche d’un partenaire privé pour réaliser et gérer cet équipement est en bonne voie. L’eau est alors à 33°.

L’eau à 33° pour développer des cultures sous serres

Ce site de production de légumes biologiques permettra d’alimenter les cuisines municipales en produits bio. Le reste pouvant être vendu, complétant ainsi les jardins de Nonères. Nous pourrons aussi créer une serre de plantes exotiques ouverte au grand public. L’eau est alors à 27°.

L’eau à 27° pour installer une pisciculture

Cette entreprise d’élevage de poissons de consommation sera gérée par des professionnels privés. Ils pourront aussi produire des poissons d’ornement qui viendront agrémenter les bassins du parc exotique.

L’eau est à 15° et permet d’aménager un parc exotique au bord de la Douze

Ce parc public de 5 à 8 hectares valorisera un espace boisé d’une qualité paysagère exceptionnelle. Il sera aménagé pour les piétons et vélos, autour de parcours ludiques et éducatifs, sur les thèmes de l’eau, de l’écologie. On y trouvera des aires de jeux pour enfants, un parc animalier, une maison du développement durable et des lieux conviviaux comme un hammam.

Ce projet permettra aussi de créer des emplois, en particulier dans le cadre d’activités d’insertion. C’est pourquoi nous le soutenons avec force.
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Indignation face aux propos de Mme Mignon sur les sectes

21 Février 2008 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #Les Communiqués


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undefined« Les Jeunes Radicaux de Gauche s’indignent des propos tenus par Emmanuelle Mignon (Directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy) à VSD, relativement aux phénomènes sectaires.

Les JRG estiment que lorsqu’elle précise qu’ « en France, les sectes sont un non problème”, elle s’en prend directement aux victimes et à leurs proches. Faut-il rappeler que dès 1995, une Commission d’enquête parlementaire sur les sectes reprenait déjà des chiffres des Renseignements Généraux alarmant, faisant état de 160 000 adeptes au moins occasionnels sur le territoire de la République et de 100 000 sympathisants ? Les propos de Mme Mignon nient que la démarche sectaire s’accompagne de manipulation mentale et régulièrement de pratiques criminelles et délictuelles.

Après les propos sur la laïcité positive du Président Sarkozy et les projets de retour des cours de morale à l’Ecole, l’intervention de la Directrice de cabinet de M. Sarkozy (qui n’hésite d’ailleurs pas à évoquer spécifiquement la scientologie), témoigne d’une volonté farouche de la Présidence de placer le déterminisme au-dessus de la rationalité. Il s’agit également d’un nouvel exemple de la volonté présidentielle de vouloir mener plusieurs thématiques en même temps pour assurer la confusion.

Les Jeunes Radicaux de Gauche s’inquiètent et estiment que plus que jamais, la mise en place d’un Comité de liaison pour la laïcité est nécessaire afin de défendre le respect et la tolérance mais aussi afin de se défendre face aux excès de pratiques pouvant porter atteinte à la dignité humaine. »

Communiqué des Jeunes Radicaux de Gauche

Paris,

Le 21 février 2008

JRG
13, rue Duroc
75007 PARIS
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"Regards sur la parité" 2008 - Les inégalités entre hommes et femmes toujours d'actualité.

21 Février 2008 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org



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undefinedMalgré des avancées, les femmes sont toujours moins payées que les hommes, sous-représentées aux postes de responsabilité et en première ligne pour les tâches familiales, selon un vaste panorama publié jeudi par l'Insee.


La persistance des inégalités entre hommes et femmes, révélée par la nouvelle édition de "Regards sur la parité" (la précédente remonte à 2004), devrait nourrir les débats de la prochaine Journée internationale des femmes, le 8 mars, traditionnel moment des bilans pour les mouvements féministes.

Cette vue d'ensemble, réalisée par l'Institut national de la statistique et des études économiques, montre la persistance des traditions dans l'orientation scolaire, les secteurs d'emploi occupés et le partage des tâches domestiques, avec des conséquences en termes d'inégalités de temps de travail, de responsabilités et de salaire.

Les filles ont globalement de meilleurs résultats scolaires que les garçons et font plus souvent des études supérieures, mais elles continuent à investir les filières les moins porteuses en termes d'emplois (64% de filles en terminale économique et sociale, et 81% en littéraire).

Elles vont plus souvent à l'université (59% des inscrits), et forment le gros bataillon des instituts de formation des maîtres (IUFM) et des écoles paramédicales et sociales. Les écoles de commerce connaissent en revanche une situation plus équilibrée.

Les secteurs d'activité restent donc "très sexués" : les femmes occupent 75% des emplois dans les secteurs de l'éducation, santé et action sociale, et 61% dans les services aux particuliers, où les salaires sont peu élevés.

Inchangé ou presque, le partage des rôles dans la sphère domestique : la garde des enfants est "une activité généralement prise en charge par les femmes", qui sont aussi vouées à l'aide des personnes âgées, dont le nombre va augmenter fortement dans les années à venir. Lorsqu'un enfant s'occupe de ses parents, c'est la fille dans 70% des cas, selon l'Insee.

Enfin, les femmes consacrent quotidiennement deux fois plus de temps que les hommes aux tâches domestiques.

Pourtant, le taux d'activité des femmes augmente (il est passé de 60% en 1975 à 82% en 2006), alors que celui des hommes baisse légèrement (de 97% à 95%).

Mais les femmes sont plus touchées par le chômage, bien qu'elles aient profité plus que les hommes de la baisse actuelle (en 2006, leur taux de chômage est passé de 10% à 8,4%, mais de 7,9% à 7,5% pour les hommes).

Près de 31% des femmes sont à temps partiel, contre 6% des hommes.

Malgré des progrès, l'écart entre salaires horaires nets moyens pour les salariés à temps complet était de 23% en 2005, et même de 27% chez les cadres. Dans le secteur des services, l'écart est proche de 30%, comme dans la fonction publique hospitalière (27%).

Les différences de caractéristiques (éducation, expérience, temps de travail, types d'emploi ...) n'expliquent, selon l'Insee, qu'environ 75% des écarts de salaires mensuels.

Dans le privé, seul un poste d'encadrement sur quatre est occupé par une femme. Dans la fonction publique d'Etat, seuls 16% des emplois de dirigeants sont occupés par des femmes.

En politique, les femmes ont gagné en parité, mais essentiellement pour les élections où la loi est contraignante, comme les municipales. Pour les autres scrutins, elles sont, comme ailleurs, encore bien loin de la parité.
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Le Fond Monétaire International a revu en forte baisse sa prévision de croissance pour la France en 2008.

21 Février 2008 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org


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undefinedLe Fonds monétaire international a revu mercredi en forte baisse sa prévision de croissance pour la France en 2008, à 1,5% contre 2% auparavant, s'attirant une vive réplique de Bercy qui juge l'analyse du FMI "pas très rationnelle" et même "schizophrène".

"Pour la France, nous prévoyons une croissance de 1,5% en 2008", alors que la dernière prévision, publiée en octobre, était de 2%, indique Alessandro Leipold, directeur adjoint du département européen du FMI, sur le site de l'institution, à l'occasion de la revue annuelle de la situation économique française.

Un chiffre très en deçà des prévisions du gouvernement: la France a bâti son projet de budget 2008 avec une hypothèse de croissance comprise entre 2% et 2,5%.

Récemment, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a revu à la baisse les prévisions de croissance de la France, citant les retombées à attendre de la crise des prêts hypothécaires à risque américaine, et table désormais sur une progression du produit intérieur brut "autour de 2%" cette année, après 1,9% pour 2007.

Les commentaires du Fonds ont aussitôt été qualifiés de "pas très rationnels", et même "schizophrènes" par l'entourage de Mme Lagarde.

"Le FMI souligne les réformes structurelles (...), il est partisan d'un soutien ponctuel à la croissance, c'est ce qu'on fait avec la loi TEPA, et il souligne que les entreprises françaises sont dans une situation financière plus saine que dans le reste de la zone euro", a fait valoir un conseiller.

"Ce qui plaiderait pour une révision à la baisse moins forte que dans le reste de la zone euro", a-t-il ajouté.

"Le FMI considère lui-même que sa prévision est pessimiste puisqu'il évoque deux aléas à la hausse: l'embellie de la conjoncture dans l'aéronautique et dans l'automobile", a conclu le conseiller.

Le directeur général du Fonds, le Français Dominique Strauss-Kahn, a lui aussi très vite réagi au début de polémique suscité par le rapport en "précisant" par la voix d'une porte-parole qu'il n'a "conformément à la tradition, ni discuté ni validé le rapport concernant son propre pays".

"Le climat économique international n'est guère favorable et obscurcit les perspectives de croissance à court terme", a justifié le FMI sur son site, rappelant que le Fonds avait déjà abaissé en janvier d'un demi-point de pourcentage, à 1,6%, la prévision de croissance pour la zone euro.

Par ailleurs, si la France "a avancé un programme de réformes ambitieux pour renouer avec une croissance soutenue et durable", le Fonds dénonce "une pause dans l'effort d'assainissement" des dépenses publiques.

La France prévoit dans son programme budgétaire un déficit de 2,4% du PIB en 2007 et de 2,3% en 2008, mais le FMI prévoit 2,7% cette année, "très près des critères de Maastricht", dans son rapport de mercredi.

"La France n'a pas de marge de manoeuvre budgétaire pour lancer une politique de relance par le biais de mesures discrétionnaires", pointe aussi le Fonds.

La Commission européenne a de son côté abaissé début novembre sa prévision de croissance pour la France cette année de 2,3% à 2%.

Le FMI administre toutefois quelques satisfecits à la France dans son rapport, saluant "un programme de réformes ambitieux pour renouer avec une croissance soutenue et durable", et en particulier les réformes "qui visent à liberer le marché du travail".

Le FMI dit aussi attendre "beaucoup de la loi de modernisation, qui devrait mettre en oeuvre nombreuses recommandations de la commission Attali".

Enfin, "le système financier français a relativement bien surmonté les turbulences récentes et leurs conséquences sur l'économie réelle semblent limitées".

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Shoah et Sarkozy ; Vous ne sauriez apprendre à mon enfant ce que je choisis de lui apprendre.

20 Février 2008 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #Les Communiqués


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undefinedVoila que, non satisfait de la glissade morale effectuée sur la peau de banane Guy Moquêt qu’il s’était à lui-même étendue comme carpette, Mr Sarkozy prétend « faire en sorte que, chaque année, à partir de la rentrée scolaire 2008, tous les enfants de CM2 se voient confier la mémoire d’un des 11 000 enfants français victimes de la Shoah ».


Ma fille sera en CM2 en 2013. Elle porte en elle de par la grâce de ses parents la mémoire de ces milliers d’enfants, français et non français, qui au long de l’histoire humaine furent déportés, séparés des leurs, rendus orphelins, esclaves, choses sexuelles, assassinés…sur les 5 continents.
Et qui le sont encore.

Elle porte en elle la mémoire future de ces enfants violemment séparés de leurs parents ou familles, ici, maintenant, en France devant ses yeux de fillette de 4 ans.
Elle porte en elle en tant que future femme, citoyenne, lionne au combat, la mémoire de tous ces enfants qu’elle aura vus déportés de son supposé pays de cocagne vers des univers où ils disparaissent, de tous ces enfants qui n’ont pas d’enfance, en Palestine, au Liban,... de tous ces enfants marchandés cyniquement, au nom de l’enfance, au Tchad, ailleurs…

Ma fille porte en elle tout ceci parce qu’elle est vivante. Parce qu’elle a un papa et une maman vivants auprès d'elle. Qui animent son âme autant qu’ils le peuvent de toute l’actualité de leurs combats, à sa mesure de petite fille, en lui apprenant qu’il n’y a pas de différence, entre un enfant blanc et un noir, entre un enfant juif, catholique, sikh, musulman, bouddhiste, que tout enfant a droit au bonheur d’être enfant, dans la douceur de sa famille, les câlins, le jeu, les apprentissages.

Ma fille porte en elle tout cela, et elle ne se verra pas confiée par l'école la mémoire de l’un des 11 000 enfants français victimes de la Shoah.
Ce travail, qui m’est dévolu en tant que parent, et qu’il n’appartient pas à mon sens au Président de la République de choisir de faire à ma place, je l’élabore dans le respect de mon enfant, et de ce qu’est notre famille.

Il n’y a pas que la Shoah, Mr. le Président. Maints massacres furent perpétrés, maintes mémoires furent et sont encore blessées qu’il vous semble vain d’honorer, maints enfants furent déportés et assassinés, dont vous semblez faire si peu de cas, en d’autres temps tout aussi atroces que celui de la Shoah.

Quel est ce besoin que vous nous démontrez donc là, un besoin de repentance ? Ce mot que vous refusez à tout crin à ceux qui ne vous le demandent même pas, mais qui voudraient juste prononcer le mot de mémoire sans se faire éconduire ?

Qu’allez-vous donc faire dans cette galère ? Quel besoin de s’aplatir dans le vent d’une seule direction, sous les tapis du souvenir d’une seule victime ? Vous nous avez suffisamment dit lorsque cela vous arrangeait que les enfants n'étaient pas comptables des fautes de leurs pères.
Ma fille ne se verra confier par vous la mémoire d’aucun enfant d’une seule confession, d’une seule déportation, d’un seul esclavage, d’un seul massacre.

Ma fille ne sera jamais l'objet de votre manipulation de l'histoire, de l'émotion, du drame humain au service de vos seuls biens et besoins personnels, politiques ou autres.

Elle ne croulera pas sous le poids de votre culpabilité ou de vos obédiences. Elle grandit libre dans sa connaissance de l’autre, des ses bonheurs et malheurs, grands et petits, auxquels nous désirons l'éveiller pour qu'elle puisse partager le poids, plus tard, avec ceux qui souffrent.

Mon enfant, nos enfants, grandissent à présent dans une France dont mes parents, humains généreux s'il en fut, auraient profondément honte. Si ma mère n'était pas morte, elle défilerait aujourd'hui du haut de ses 89 ans, pour vous faire savoir qu'il suffit.

Qu'il suffit de l'outrager.

Qu'il suffit de choisir dans les souffrances humaines celles qu'il vous agrée d'honorer et celles qu'il vous indiffère d'ignorer. Quand ce n'est pas celles qu'il vous arrange de rejeter dans de lointaines poubelles.
 
Qu'il suffit de gesticuler, justifiant toutes les exactions de la France dans l'Ailleurs en ne supportant pas que l'Ailleurs vienne vivre dans la France.
 
Qu'il suffit de faire la leçon à des enseignants sur ce qu'il convient de faire partager d'histoire à leurs élèves, alors qu'ils nous font tous les jours partager, à nous parents, la fin de l'histoire d'une éducation nationale que vous rendez exsangue.
 
Qu'il suffit de tuer les familles, je pèse mes mots, en envoyant vos sbires arracher les portes, arracher les affaires personnelles, arracher les êtres de leur travail, arracher les hommes de leur famille, arracher les mères de leurs enfants, ce que vous faites tous les jours, ici, en France.

Quand vous offrirez de la France un autre spectacle aux yeux de nos enfants.

Quand vous cesserez de nous mettre en deuil chaque matin de l'une des qualités d'accueil, de soin, de solidarité, d'éducation, de liberté, d'égalité, de fraternité... qui devraient être la nature, l'essence, la colonne vertébrale de notre pays.
 
Quand vous vous préoccuperez, aussi, de ce qui se passe dans une salle de classe lorsque les maîtresse malades ne sont pas remplacées, au collège lorsque les adultes si dévoués soient-ils à leur mission, n'y sont pas assez nombreux.
 
Quand vous proposerez à nos enfants la prise en considération de toutes les souffrances des humains à travers l'histoire, sans quantification, sans classification.

Quand vous nous aiderez véritablement à les construire dans le respect de l'autre sous les yeux d'une République exemplaire.
 
Quand vous tiendrez vos promesses de protéger tous les opprimés, toutes les femmes opprimées, tous les déshérités, tous les enfants déshérités...
 
Quand vous ferez véritablement preuve d'un courage révolutionnaire et visible en cessant les exactions, en ramenant vos chiens.

Quand vous serez capable de ne plus fabriquer visiblement et incessamment un pathos bien ciblé, d'héroïsme ou de pitié, c'est tout comme, pour dissimuler la déconstruction de l'humain et de l'espoir que vous vous acharnez à promouvoir.

Quand vous serez ce que vous n'êtes pas, quand vous ne serez plus ce que vous êtes.
 
Je cesserai d'être en deuil de mon pays idéal.
 
Je cesserai de ne pouvoir plus lire les journaux et de pleurer chaque jour à la découverte des nouveaux nuages.
 
Un grand mal est toujours suivi d'un grand bien.
 
La citoyenneté profondément humaine, sincère, dévouée, invisible, muette pour l'instant, s'amplifie chaque jour qui passe avec son lot d'expulsés amis, de justes condamnés, ...
 
La réponse à votre action est dans cette résistance contre laquelle vous ne pouvez strictement rien.
 
La pensée et le coeur sont irréductibles.
 
Ma fille se construit, comme bien d'autres enfants, par la grâce d'adultes conscients de leur devoir d'"êtres au monde" parmi d'autres "êtres au monde".
 
Ces enfants seront des adultes, nombreux et imperturbables, des lions, auxquels il incombera de développer à une échelle jamais vue les valeurs de beauté et de bonté de la vie, pêchées dans le meilleur de chacune de leurs origines, passées au tamis du métissage, cimentées entre elles par la liberté et l'empathie réunies.
 
Vous ne sauriez apprendre à mon enfant cela que je choisis de lui apprendre.
 
Son espoir et sa force sont entre les mains de son père et de sa mère.
 
Claire Malbos, le 14 février 2008  

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Un nouveau sondage confirme l'effondrement de la popularité présidentielle

20 Février 2008 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org


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L'analyse de Jérome Sainte Marie


undefinedAvec seulement 36% de bonnes opinions, contre 58% de mauvaises, Nicolas Sarkozy atteint un niveau d'impopularité rare pour un Président de la République. Ce fut avant lui le cas de François Mitterrand après trois ans de mandat (36% de bonnes opinions, contre 54%, en avril 1984) et de Jacques Chirac bien plus rapidement (36% contre 56% en octobre 1995). Dans ces trois cas, la chute de popularité résulte pour l'essentiel du choc entre d'une part des résultats décevants sur l'enjeu majeur des élections précédentes (l'emploi puis la fracture sociale hier, le pouvoir d'achat aujourd'hui), et d'autre part une attitude présidentielle interprétée par l'opinion comme un revirement (ou simplement un désintérêt).

En quelques semaines, l'écart entre les bonnes et les mauvaises opinions sur Nicolas Sarkozy en tant que Président de la République est passé de -3 à -22 points. Ce résultat correspond à une baisse de 9 points des bonnes opinions et à une hausse de 10 des mauvaises. Depuis la mi-novembre, ces chiffres sont respectivement de -19 et de +20. La durée de cette évolution incite à relativiser l'impact de certains épisodes, par exemple les vacances dorées du couple présidentiel, au profit d'un agenda social très soutenu sur la période, de la grève des caissières de supermarché à celle des chauffeurs de taxi, l'une rappelant la lancinante attente d'une hausse du pouvoir d'achat, l'autre étant perçue par certains à droite comme l'indice d'une faiblesse inattendue dans la démarche réformatrice.

Cette baisse rapide et continue de la cote présidentielle au cours des trois derniers mois s'est effectuée selon un rythme ternaire. Après une baisse assez largement répartie à l'automne et la chute des opinions positives parmi les sympathisants centristes autour de Noël, l'effondrement actuel doit beaucoup à l'évolution de l'attitude des sympathisants de l'UMP (81% de bonnes opinions, soit - 10 points) et du Front national, désormais majoritairement mécontents.

La confirmation de la remontée de la cote de François Fillon (44%, + 3 points en deux mois), d'abord imputable aux sympathisants de gauche, nuance davantage ce tableau qu'elle ne l'infirme. En effet, si le Premier ministre apparaît à certains pans de l'opinion publique comme un modérateur vis-à-vis de l'action présidentielle, sa part dans l'inspiration de la politique générale suivie n'est pas telle que l'évolution de sa cote personnelle soit le signe d'un soutien particulier à l'action des pouvoirs publics, et pas davantage aux réformes.


François Bayrou et Olivier Besancenot les plus en phase


Face à un pouvoir présidentiel décrié, le leader centriste (+4) et le porte-parole trotskyste (+ 4) apparaissent avoir la démarche la plus conforme à l'état de l'opinion. François Bayrou comme recours des " déçus du sarkozisme " (+ 13 points à droite), Olivier Besancenot comme fer de lance de l'opposition (+ 4 points parmi les sympathisants de gauche). C'est ainsi que le premier est le plus populaire de toutes les personnalités testées dans notre baromètre, et le second désormais la personnalité la plus appréciée des sympathisants de gauche, au même niveau que Ségolène Royal. A l'inverse, la baisse similaire enregistrée par Ségolène Royal, Bertrand Delanoë et François Hollande traduit une impatience de leurs partisans par rapport à une ligne d'opposition jugée par trop formelle.

Il est cependant des ministres qui voient leur cote personnelle s'améliorer, par exemple Valérie Pécresse (24%) ou bien Xavier Darcos (18%), tandis que Fadela Amara commence dans notre baromètre à un haut niveau (42%). Inversement, d'autres personnalités, peut-être davantage identifiées au pouvoir présidentiel, subissent une certaine érosion, telles Rachida Dati, Xavier Bertrand ou bien Michèle Alliot-Marie.


Une évidente polarisation politique


Dans les conditions particulières des élections municipales, où le coefficient local est infiniment plus grand que pour d'autres scrutins tels que les élections régionales, l'option d'un vote sanction devient de plus en plus envisageable. Ainsi, 37% des Français souhaitent que l'opposition de gauche sorte renforcée à l'issue de ces municipales, 11% que ce soit le cas de l'opposition centriste, et 28% seulement préféreraient un renforcement de la majorité présidentielle. Il est significatif que ce dernier souhait ne soit exprimé que par 61% des électeurs de second tour de Nicolas Sarkozy, cependant que 76% de ceux de Ségolène Royal espèrent un renforcement de l'opposition de gauche. Parmi les électeurs de premier tour de François Bayrou, c'est avant tout le renforcement de l'opposition de gauche qui est souhaité, devant celui de l'opposition centriste (33%) ou de la majorité présidentielle (15%). Le fait que l'idée d'une accentuation de l'ouverture à gauche lors du prochain remaniement ministériel suscite surtout l'indifférence constitue un signe supplémentaire que l'heure est à l'accentuation des clivages politiques.

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Christine Dardy et Thierry Darremont, candidats aux Cantonales de Saint Martin de Seignanx

19 Février 2008 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #Les Communiqués


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undefinedJ’ai envie aujourd’hui de vous représenter au Conseil général des Landes.


Je veux mettre mon expérience et mes convictions au service de ce territoire du Seignanx et de ses habitants sur des thèmes essentiels qui me tiennent à cœur :

Le  développement économique, qu’il soit industriel, artisanal, agricole ou touristique, les déplacements, l’éducation, la solidarité, la préservation de l’environnement…Des thèmes qui sont déjà les miens dans mes différents mandats, et qu’il est nécessaire de relayer au Conseil Général.

Je veux tous vous rassembler autour d’une politique de développement harmonieux de notre canton, et au delà, de notre département. Je veux que ce développement bénéficie à chacune et chacun d’entre vous, à chaque commune. Vous serez représentés par une candidate issue du milieu rural et un suppléant au plus près du monde ouvrier.

Un conseiller général doit être élu local, en charge de responsabilités, pour bien appréhender les enjeux et les souhaits des habitants qu’il devra représenter avec force.

Aujourd’hui, il ne s’agit pas de thèmes abstraits mais d’actions concrètes pour améliorer le quotidien et de réflexions pour préparer l’avenir.

Chacun connaît mes convictions politiques ; mon humanisme, ma défense de la solidarité, de la laïcité, directement issues de mes convictions de Radicale de Gauche, sont le socle des politiques que je souhaite mener,

Christine DARDY
Maire de Saint-Martin de-Seignanx
Vice présidente de la Communauté de Communes
Secrétaire générale de la Fédération des Landes du PRG


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Les salariés inquiets des menaces qui pèsent sur l'emploi industriel Français

19 Février 2008 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org


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undefinedDe Miko à Kléber-Michelin en passant par Ford à Bordeaux , les menaces pesant sur l'emploi industriel en France attisent l'inquiétude des salariés, malgré la volonté affichée par le gouvernement et l'Elysée de "garder des usines".


A trois semaines des municipales, les conflits suscités par l'annonce de centaines de suppressions d'emplois dans la sidérurgie par ArcelorMittal, à la cristallerie d'Arc, chez Miko à Saint-Dizier, et la fermeture des pneus Kléber à Toul, celle des skis Salomon à Rumilly et peut-être aussi des skis Rossignol (Quicksilver), ont placé le gouvernement en première ligne.

L'installation au cours du week-end d'un piquet de grève sur le site bordelais de Ford fait craindre que le nuage de mauvaises nouvelles économiques américaines ne s'arrête pas aux portes de l'Hexagone.

Tout le week-end, la préfecture de Meurthe-et-Moselle s'est dépensée pour obtenir la libération de deux cadres à l'usine de pneus Kléber-Michelin de Toul et négocier les conditions de départ des salariés de l'usine vouée à fermer.

Obligé de jouer les médiateurs, le gouvernement est également sommé d'apporter des réponses de fond face à une hémorragie d'emplois continue dans l'industrie depuis 2001, quoique ralentie en 2007, et qu'il assurait vouloir stopper.

"Notre pays doit garder des usines", avait promis le candidat Sarkozy, faisant mouche notamment dans l'est de la France. "Les délocalisations ne sont en aucune façon une fatalité. Votre mission est de le démontrer", déclarait-il en juillet, dans sa lettre de mission à Christine Lagarde.

Dimanche soir sur France 3, la ministre de l'Economie et de l'Emploi a assuré être "très attentive à ce qui se passe pour les salariés", "en veille permanente pour savoir quels pans industriels vont se créer, et lesquels vont disparaître".

Elle a mis en avant le triplement du crédit d'impôts recherche, voté l'été dernier, "mesure phare et déterminante", même si elle ne porte pas tout de suite ses fruits en terme de nouveaux emplois.

"Nous souhaitons améliorer la compétitivité de la France, aider les entreprises à être plus productives, les salariés à être mieux formés, plus adaptés aux évolutions de l'économie", a-t-elle déclaré.

Lundi, c'était au tour du ministre du Travail, Xavier Bertrand, d'endosser les craintes des salariés: "une France sans industrie serait conduite à sa perte", "n'allons pas croire que ce sont uniquement les services qui offriront un avenir pour nos enfants".

Depuis 2001, l'industrie française détruit plus d'emplois qu'elle n'en crée, entraînant plus d'un demi-million de pertes nettes d'emplois selon l'Insee.

Cela tient à l'externalisation de certaines fonctions auprès de prestataires, toujours en France mais dont les effectifs gonflent les services.

Au-delà, le déficit du commerce extérieur (plus de 39 milliards d'euros en 2007) est symptomatique des difficultés à exporter d'une industrie qui délocalise de plus en plus.

Même les ventes d'Airbus ne suffisent pas à compenser l'érosion dans les biens d'équipements.

A l'autre bout de la chaîne, les consommateurs plébiscitent les produits manufacturés importés de pays à faible coût de main d'oeuvre, tandis que patronat et syndicats peinent à faire une gestion prévisionnelle de l'emploi au-delà des déclarations d'intention: du "bavardage", regrettait récemment Jacques Haraut, président du conseil de développement de Saint-Dizier (Haute-Marne).
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Les syndicats de fonctionnaires déçus des nouvelles propositions du gouvernement

19 Février 2008 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org


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undefinedLe ministre du Budget et de la Fonction publique Eric Woerth a fait une nouvelle proposition lundi soir sur les salaires des fonctionnaires, sans toutefois parvenir à satisfaire les organisations syndicales, lors d'une séance de négociation décisive sur le sujet.


Le ministre a proposé une hausse du point d'indice --qui sert de base de calcul aux salaires des fonctionnaires-- de 0,2% au 1er octobre, en plus de l'augmentation de 0,5% au 1er mars qu'il avait proposée avant la négociation.

Le point d'indice serait donc revalorisé de 0,7% en 2008.

"Personne n'est content", a déclaré Gérard Aschieri (FSU), lors de l'interruption de séance qui a suivi.

"On a dit à M. Woerth que s'il en restait là, il y aurait d'autres mobilisations", a prévenu pour sa part le responsable de Solidaires, Jean-Michel Nathanson, estimant que ces revalorisations représentaient "sur l'année (du 1er janvier au 31 décembre) +0,47%".

Lors d'une première interruption de séance, le ministre avait indiqué qu'il ferait "une nouvelle proposition" aux syndicats sur le point d'indice.

Il a par ailleurs annoncé des ajustements sur le mécanisme de garantie individuelle du pouvoir d'achat (Gipa) présenté en décembre.

Ce dispositif permettrait d'attribuer une prime aux agents qui ont perdu du pouvoir d'achat sur une période donnée, en comparant l'évolution de leur traitement (indice et ancienneté) avec celle de l'inflation.

Les pourparlers se prolongeaient tard dans la soirée entre les huit fédérations syndicales de fonctionnaires (CGT, CFDT, FO, FSU, CFTC, CFE-CGC, Unsa et Solidaires) et les représentants des trois fonctions publiques (Etat, territoriale, hospitalière) dont M. Woerth.

Gérard Aschieri (FSU) a jugé qu'un accord global incluant la revalorisation du point d'indice était "peu probable", mais que le ministre avait proposé de scinder la négociation "en plusieurs dossiers" afin d'obtenir "des accords partiels" notamment sur la Gipa ou sur la monétisation des jours de RTT.

Après l'échec d'une première réunion en décembre suivie d'une grève le 24 janvier, Eric Woerth avait envoyé début février aux syndicats une série de propositions sur le pouvoir d'achat, incluant une hausse du point de 0,5% au 1er mars.

Toutes les organisations syndicales avaient alors jugé cette augmentation insuffisante au regard de l'inflation, évaluée à 1,6% en 2008 par le gouvernement.

"Pierre angulaire" du pouvoir d'achat pour les syndicats, le point d'indice n'a pas été revalorisé depuis un an (1er février 2007).

"Avec une revalorisation de 0,5%, une infirmière serait payée au Smic dans trois ou quatre ans, personne ne peut soutenir cela car les caisses ne sont pas aussi vides qu'on veut nous le faire croire", a affirmé à l'AFP Jean-Marc Canon (CGT).

De son côté, Eric Woerth s'est défendu de tenir un "discours de rigueur": "les gains de productivité obtenus grâce au non-remplacement d'un départ à la retraite sur trois en 2008, soit 225 millions d'euros (...) permettront de financer des contreparties salariales", a-t-il déclaré dans une interview au Monde parue avant l'ouverture des discussions, affirmant avoir des marges de négociation.

"Il y a plusieurs éléments sur la feuille de paie: le point d'indice, les mesures catégorielles, l'ancienneté, pour ne citer que ceux-là", a-t-il répété.

Ses propositions incluent ainsi les avancements liés à l'ancienneté mais aussi des mesures catégorielles et sociales, ou encore la monétisation des jours de RTT.
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