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Fédération des Landes du Parti Radical de Gauche

Réforme du temps de travail des cadres ; inepte et brutal.

31 Juillet 2008 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #Les Communiqués



La décision unilatérale du gouvernement de modifier le temps de travail des cadres est à la fois inepte et brutale. Aujourd'hui la France est un des pays les plus attractif du monde, en particulier parce qu'elle offre des conditions de travail séduisante pour les travailleurs les plus qualifiés.


Au surplus on sait que les cadres français sont parmi les plus productifs au monde et que la pression qu'ils subissent au travail est déjà extrêmement forte, les cas de suicide dans les grands groupes industriels français en atteste. Contrairement aux déclarations du ministre du travail ce n'est pas la fin des 35 heures, c'est un bond en arrière de 40 ans. Rappelons que la 4ème semaine de congés payés date de 1969 ! Le Président de la République avait promis la France d'après, il nous offre une nouvelle fois la France d'avant-hier !

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Dernier conseil des ministres avant la trève estivale : logement, prisons et outre-mer

28 Juillet 2008 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #Travail Parlementaire






Le projet de loi sur le logement, censé permettre de répondre à la crise actuelle, le projet de loi pénitentiaire, un des grands chantiers de la garde des Sceaux Rachida Dati, et le projet de loi-programme pour l'outre-mer arrivent ce lundi sur la table du conseil des ministres, le dernier avant la trève estivale.


Le projet de loi sur le logement est censé permettre de répondre à la crise actuelle grâce notamment au dispositif de la maison à 15 euros par jour, mais beaucoup d'incertitudes demeurent quant à son financement.

Défendu par la ministre Christine Boutin, le projet "de mobilisation pour le logement et la lutte contre l'exclusion" pourrait, selon le ministère, être rebaptisé "projet d'actions pour l'accès au logement". Il doit être débattu au Parlement à l'automne. Le texte s'articulera autour de quatre priorités: construire plus de logements, favoriser l'accession des plus modestes à la propriété, permettre l'accès du parc HLM à plus de personnes, et lutter contre l'habitat indigne.

Vendredi, un collectif de 25 organisations parmi lesquelles la Fondation Abbé Pierre et les Enfants de Don Quichotte, a estimé que l'une des mesures proposées, affaiblissait "l'obligation faite aux communes (...) de construire des logements locatifs sociaux". Selon ces associations, "les ménages les plus modestes ne sont pas en mesure d'accéder à la propriété".

Le projet de loi pénitentiaire, un des grands chantiers de la garde des Sceaux Rachida Dati, suscite à la fois beaucoup d'attente dans un contexte de surpopulation carcérale record et de critiques sur son manque d'ambition. Engagement de campagne de Nicolas Sarkozy, le texte vise à mettre la France en conformité avec la réglementation européenne sur les droits des détenus.

Une des mesures-phares est le développement des alternatives à l'incarcération pour les personnes en attente de jugement et les condamnés à de courtes peines Enfin le gouvernement présente son projet de loi-programme pour l'outre-mer, censé permettre "l'émergence d'économies compétitives", après avoir plusieurs fois remanié une copie sévèrement critiquée, notamment pour son volet logement
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Le site web de Jean-Philippe Guérini en ligne

27 Juillet 2008 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #Les Communiqués


Pour accéder au site web, cliquez ici
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Suppression de 83 unités militaires à partir de 2009

24 Juillet 2008 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org








Le gouvernement prévoit la suppression de 83 sites ou unités militaires à travers la France à partir de 2009, ainsi que 33 déménagements d'une ville à l'autre, selon le "plan de modernisation de la Défense" dévoilé jeudi par le Premier ministre François Fillon.


Au terme de la réforme, "l'armée de terre aura perdu 20 régiments et bataillons", "l'armée de l'air 11 bases aériennes" et la Marine "une base aéronavale", a déclaré M. Fillon à la presse.

Les unités ou sites en question sont de tailles très variables, de quelques dizaines de personnes à 2.502 personnes pour la base aérienne 128 de Metz, appelée à fermer après 2011.

Dès 2009, le gouvernement prévoit notamment de fermer le 57e régiment d'artillerie de Bitche (Moselle, 1.138 personnes), le 601e régiment de circulation routière d'Arras (Pas-de-Calais, 730 personnes), la base aérienne 101 de Toulouse, le 12e régiment d'artillerie d'Haguenau (664 personnes, Bas-Rhin).

Mais cependant Haguenau doit récupérer, toujours en 2009, le deuxième régiment de hussards de Sourdun (Seine-et-Marne, 895 personnes).

Par ailleurs, le 501e-503e régiment de chars de combat (RCC) de Mourmelon (1.256 militaires) va être maintenu, a annoncé à l'AFP le maire de cette ville de la Marne Fabrice Loncol (app. UMP).

En 2010, le 18e régiment de transmission de Bretteville-sur-Odon (Calvados, 953 personnes) sera fermé, tandis que Metz perdra le deuxième régiment du Génie (874 personnes).

Colmar-Meyenheim (Haut-Rhin) perdra la base aérienne 132 (1.276 personnes) et Illkirch-Graffenstaden (Bas-Rhin) le 1er régiment du Génie (1.042 personnes). Cette dernière ville pourrait toutefois récupérer en 2010 le 16e bataillon de chasseur de Saarbourg (Allemagne, 1.155 personnes).

En 2011, la liste des transferts et fermetures s'allonge. La base aéronavale de Nîmes Garons (1.332 personnes) doit être fermée, comme la base aérienne 112 de Reims (1.545 personnes) et celle de Taverny (Val-d'Oise, 986 personnes).

Le 42e régiment de transmission de Laval (Mayenne, 939 personnes) sera fermé, comme le 519e régiment du train de la Rochelle (Charente-Maritime, 992 personnes).

Le 503e régiment du train de Martignas-sur-Jalle (Gironde, 1.112 personnes) doit déménager pour Nîmes, le 1er régiment médical de Chatel Saint-Germain (Moselle, 1.055 personnes) déménage à La Valbonne (Ain). Le régiment de marche du Tchad de Noyon (Oise, 1.158 personnes) partira à Colmar-Meyenheim.

A partir de 2011, mais sans échéance précise, sont prévues les fermetures du 517e régiment du train de Déols (966 personnes, Indre), du 402e régiment d'artillerie de Châlons-en-Champagne (Marne, 1.046 personnes), du 8e régiment d'artillerie de Commercy (Meuse, 849 personnes), des bases aériennes 128 de Metz-Frescaty (Moselle, 2.502 personnes), 103 de Cambrai-Haynecourt (Nord, 1.364 personnes), 217 de Brétigny-sur-Orge (Essonne, 1.955 personnes).

A partir de 2011 toujours, plusieurs fermetures d'unités outremer: le 33e régiment d'infanterie de marine et la base aérienne 365 de la Martinique (650 personnes en tout), la base aérienne 190 et le régiment d'infanterie de marine Pacifique de Polynésie (920 personnes au total).

A partir de 2011, le 1er régiment d'artillerie de marine de Laon-Couvron (Aisne, 867 personnes) se déplacera à Chalons-en-Champagne (Marne), tandis que le 7e bataillon de chasseurs alpins de Bourg-Saint-Maurice (Savoie, 1.152) se déplace à Varces (Isère).

Si 83 sites ou unités sont appelés à fermer, une soixantaine de sites doivent en revanche bénéficier de "renforcements opérationnels", allant de 50 pour le 35e régiment d'infanterie parachutiste de Tarbes (Hautes-Pyrénées) à 800 personnes (Eure, base aérienne 105 d'Evreux).

Au total, le gouvernement prévoit 54.000 suppressions de postes dans la Défense dans les 7 ans à venir (sur 320.000 postes actuellement, hors gendarmerie).
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A une voix près...et une voix de gauche !

22 Juillet 2008 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #Travail Parlementaire





Le Parlement a approuvé lundi avec une seule voix d'avance la 24e réforme de la Constitution, qui donne plus de pouvoirs au Parlement et aux citoyens et autorise le président de la République à s'exprimer devant les deux Chambres réunies.


C'est le scrutin le plus serré jamais enregistré sous la Ve République pour une réforme approuvée par voie parlementaire.

Le projet a réuni 539 voix, face à 357 contre, sur 896 votes exprimés: une voix de plus que la majorité des trois cinquièmes requise (538).

Deux votes ont donc été décisifs: celui du président de l'Assemblée Bernard Accoyer (UMP) qui, contrairement à l'usage, a participé au scrutin, glissant un bulletin "oui". Et celle de Jack Lang, seul PS à avoir voté pour.

Depuis Dublin, le président Nicolas Sarkozy, qui s'était démené jusqu'au bout pour sauver "sa" réforme, a exprimé sa "joie". "C'est la démocratie qui a gagné", a-t-il dit.

Le numéro un du PS, François Hollande, a jugé pour sa part que "le perdant, c'est Nicolas Sarkozy".

Edulcorée par rapport à l'ambition initiale du chef de l'Etat, la réforme lui offre une nouvelle prérogative: s'exprimer devant le congrès.

Elle donne des pouvoirs supplémentaires au Parlement en matière législative et de contrôle et accorde deux nouveaux droits, fortement encadrés, aux citoyens: référendum et contestation des lois.

Le suspense aura duré jusqu'au bout. Mais après un week-end de tractations, voire de pressions selon des intéressés, l'UMP a fait quasiment le plein de ses voix (310 députés et 159 sénateurs pour le oui).

Le clan de ses "irréductibles" s'est réduit à sept "non" et une abstention.

Faute de consensus avec le PS, l'Elysée et Matignon avaient misé sur la discipline de l'UMP, le soutien des centristes et le ralliement des Radicaux de gauche.

Après le vote, le Premier ministre François Fillon a assuré que l'élan réformateur" allait être "encore renforcé"

A l'exception du MoDem François Bayrou et de deux sénateurs, les centristes ont adhéré à la réforme: (54 parlementaires pour, 5 abstentions).

De même que la plupart des 18 Radicaux de gauche, suivant la consigne de leur patron, Jean-Michel Baylet.

La mauvaise surprise pour la majorité est venue des sénateurs radicaux de droite et de gauche (RDSE) dont 11 sur 17 seulement ont voté pour et des sénateurs non-inscrits (3 oui sur 13).

Le non a fait le plein des voix communistes et Verts (47 parlementaires) et socialistes (186 députés/95 sénateurs).

Seul le PS Lang a dit oui à une réforme renforçant à ses yeux les droits "du Parlement, des citoyens et de l'opposition". Il a assuré rester un "opposant déterminé".

Mais pour le patron des députés PS, Jean-Marc Ayrault, il a commis par ce oui une "faute politique".

24 demandes socialistes, selon la droite, avaient été intégrées à la réforme. Mais, parmi les conditions posées par le PS pour un soutien, seul un droit de réponse lorsque le président parle politique intérieure a été concédé par le chef de l'Etat. Trop tard et trop peu pour les socialistes.

Pour faire adopter l'un de ses projets majeurs, Nicolas Sarkozy aura dû également composer avec la cinquantaine d'opposants à une entrée d'Ankara dans l'UE, qui ont obtenu le maintien du verrou référendaire.

"Les grandes réformes de notre histoire ont parfois été adoptées à une voix", se consolaient des élus de la majorité. Allusion à l'amendement Wallon, fondateur de la IIIème République, passé en 1875 à une voix près.

Camp du « oui » (539)

- UMP : sur 476 parlementaires (317 députés et 159 sénateurs), 468 ont voté pour. Le président de l'Assemblée, Bernard Accoyer, de ce fait président du Congrès, a voté (pour), contrairement à l'usage ;
- 23 des 24 députés, ainsi que 24 des 30 sénateurs Nouveau Centre ont voté pour ;
- les députés PRG Gérard Charasse, Paul Giacobbi, Annick Girardin, Joël Giraud, Dominique Orliac et Sylvia Pinel ainsi que leurs collègues du Sénat, dont Jean-Michel Baylet, président du PRG ;
- Jack Lang, député socialiste du Pas-de-Calais ;
- les élus divers-gauche des DOM-TOM Chantal Berthelot, Jeanny Marc, Albert Likuvalu. Le PS a affirmé hier que ces élus ont fait l'objet de « marchandages » ;
- 2 sénateurs (Sylvie Desmarescaux et Alex Türk) et un député non-inscrit, François-Xavier Villain.

Camp du « non » (357)


- PS (289) : tous les députés et sénateurs socialistes ont voté contre, à l'exception notable de M. Lang ;
- PCF (47, dont plusieurs députés ultramarins et Verts) : tous sans exception ont voté contre ;
- 7 UMP : six députés (Henri Cuq, Guy Geoffroy, François Goulard, Jean-Pierre Grand, Jacques Le Guen et Jacques Myard) et un sénateur (André Lardeux) ;
- les trois députés MoDem François Bayrou, Jean Lassalle et Abdoulatifou Aly ;
- les trois sénateurs (Bernard Seillier, Philippe Darniche et Bruno Retailleau) et deux députés du MPF (Véronique Besse et Dominique Souchet) de Philippe de Villiers ;
- trois sénateurs PRG (Nicolas Alfonsi, Yvon Collin et Gérard Delfau) ;
- deux sénateurs bayrouistes Jacqueline Gourault et Jean-Jacques Jégou ;
- le député non-inscrit Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République).

Abstention (9)

- le sénateur Michel Charasse (ex-PS), le député UMP André Wojciechowski, le député NC Philippe Folliot, les sénateurs centristes Denis Badré, Marcel Deneux, André Vallet et Jean-Marie Vanlerenberghe, le sénateur PRG François Fortassin et le sénateur non-inscrit Philippe Adnot.

Non-participation au scrutin

- seul un parlementaire (le sénateur non-inscrit Jean-Louis Masson) n'a pas pris part au vote. La semaine dernière, il avait voté contre le texte en deuxième lecture.(Infographie AFP)

Pour les Radicaux de Gauche

Ainsi, n'ont pas voté le "oui" au Parti Radical de Gauche les Sénateurs
Nicolas Alfonsi, Yvon Collin et Gérard Delfau, qui ont voté "non" ; François Fortassin s'est abstenu et les députées Chantal Robin Rodrigo, Christiane Taubira, ont voté contre.


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En attendant la VIe République…

21 Juillet 2008 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #Travail Parlementaire

Par Gérard Charasse, Paul Giacobbi, Annick Girardin, Joël Giraud, Dominique Orliac et Sylvia Pinel
21/07/2008

Six Députés Radicaux de gauche expliquent pourquoi ils voteront oui à la réforme des institutions, lundi à Versailles.

Nous voterons en faveur de la révision constitutionnelle ce lundi 21 juillet à Versailles. Nous voterons cette réforme des institutions parce que nous partageons le point de vue exprimé par seize de nos collègues socialistes dans une tribune publiée dans Le Monde du 23 mai, intitulée «Donnons une chance à la réforme» et dans laquelle on pouvait lire : «Réformer la Constitution n'est pas un acte législatif comme un autre. Il touche aux fondements et aux principes de notre organisation démocratique et suppose de dépasser le cadre partisan traditionnel.»

C'est exactement ce que nous pensons et c'est dans cet état d'esprit républicain que nous nous situons depuis le début de la procédure parlementaire sur le texte de «modernisation des institutions», car il n'est précisément pas un texte comme les autres.

Malgré de nombreuses insuffisances, nous estimons que cette réforme est préférable au statu quo qui ne satisfait plus personne. Elle constitue pour nous une transition vers une VIe République que nous appelons de nos vœux depuis longtemps. Notre vote ne saurait être conditionné par le moindre calcul tactique, la moindre pression politique ou la moindre promesse d'où qu'elle vienne. Notre choix n'est guidé que par le seul souci d'améliorer le fonctionnement de nos institutions, d'accroître les droits du Parlement et de renforcer le pluralisme politique.

Force est de constater que la Ve République est à bout de souffle après vingt-deux révisions et cinquante ans d'une pratique instable. Le temps est venu de sortir de la crise de régime dans laquelle nous nous trouvons.

Le temps est venu de changer de République : la vraie rupture aurait été celle-là. Le président de la République a fait un autre choix qui n'est pas celui que nous aurions souhaité puisque nous prônons un régime présidentiel, véritable garantie d'un Parlement fort.

Néanmoins, toute amélioration du régime existant constitue un progrès. Et il faut bien reconnaître que de nombreuses dispositions contenues dans cette réforme contribuent à rénover le système actuel. Le nier serait faire preuve d'irresponsabilité et d'un manque certain de discernement. Il est toujours dangereux, sur un texte qui engage l'avenir de nos institutions, d'opter pour une grille de lecture uniquement partisane et s'inscrivant dans le seul court terme. Il faut se projeter et imaginer l'opposition d'aujourd'hui devenir majoritaire. Quand il s'agit de la Constitution, cet exercice, certes pas facile aujourd'hui, est toutefois indispensable.

Nous considérons comme une avancée toutes les mesures qui améliorent l'expression du pluralisme politique et confèrent de nouveaux droits aux minorités parlementaires. La revalorisation du Parlement est bien réelle :
plus grande initiative de son ordre du jour, encadrement de l'usage du 49.3 et renforcement du contrôle de l'action de l'exécutif. Le référendum d'initiative populaire voit le jour et la parité professionnelle et sociale entre les hommes et les femmes est inscrite dans la Constitution. Enfin, la rédaction finale ne contient aucune mesure discriminatoire à l'égard de la Turquie.

Notre vote n'est en rien un vote de soutien à la politique du président de la République. Depuis le début de cette législature, nous n'avons cessé de nous opposer à ses projets et à ses choix. Nos interventions à l'Assemblée, nos amendements et nos votes en attestent : nous appartenons à l'opposition.

Nous ne cessons de défendre les valeurs du radicalisme et de la gauche chaque fois qu'elles sont attaquées, et elles le sont de plus en plus.

Depuis l'été 2007, les Français connaissent de lourdes désillusions et font face à une politique injuste et inégalitaire dans les domaines économiques et sociaux. C'est cette politique conservatrice que nous combattons. Et nous continuerons.

Mais, de la même façon que cette opposition s'exerce librement au sein de notre famille politique et du groupe parlementaire auquel nous appartenons, nous souhaitons pouvoir exprimer notre approbation de la réforme des institutions en toute liberté. Et si la Constitution prévoit que «le droit de vote des membres du Parlement est personnel», il convient d'ajouter que nous ne sommes soumis à aucune discipline de vote. Nous rappelons que nous nous sommes associés à nos collègues socialistes pour donner naissance au groupe Socialiste, radical, citoyen et divers gauche de l'Assemblée nationale sur la base d'un accord écrit et signé par les deux parti(e)s. Celui-ci précise que nous disposons de la liberté de vote.

Aujourd'hui, et pour la première fois depuis le début de cette 13e législature, nous sommes en désaccord avec la position prise par la majorité de nos collègues et par conséquent, non soumis à la discipline socialiste, nous entendons aller au bout de nos convictions et ainsi rester fidèles à nos positions de départ.

Pour les radicaux de gauche, la Ve République fait déjà figure d'«ancien régime». Aussi, si cette révision était adoptée, le nouveau système ferait office de transition pour améliorer une situation devenue intenable. Car n'en déplaise aux gardiens du temple, la VIe République est inévitable.
C'est pourquoi elle devra être la priorité de l'actuelle opposition dès qu'elle redeviendra majoritaire, et les radicaux prendront alors toute leur part à sa construction. En attendant la VIe République, nous donnerons sa «chance» à la réforme des institutions.
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La préférence nationale pour le mariage

19 Juillet 2008 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org



La liberté d’aimer la personne de son choix est plus que jamais en péril







La Fédération des Landes du Parti Radical de Gauche s'associe à la fédération des Landes du MRAP pour leur campagne "les amoureux au ban public". initiée nationalement par la CIMADE


L’Etat Sarkozy, multiplie les obstacles aux mariages mixtes entre français et étrangers.

Des couples , des familles sont déchirés. Les intrusions dans l’intimité des couples se généralisent.

La France s’est aussi construite par la richesse de ses couples mixtes, ne laissons pas ce pouvoir imposer la "préférence nationale" dans le choix des conjoints.

La fédération en appelle à tous les landais et landaises, et notamment tous les couples mixtes, à rejoindre son combat pour défendre ceux qui aujourd’hui rencontrent les pires obstacles pour l’obtention du droit le plus élémentaire, celui d’aimer ! .


Pour agir avec le MRAP , écrire à :

mrap.landes@wanadoo.fr


Signez aussi

"l’Appel des amoureux au ban public"

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Lettre ouverte aux radicaux de gauche

17 Juillet 2008 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org






Mes Chers Amis Radicaux,

Le dernier Comité directeur de notre Parti, qui a eu lieu le 2 juillet dernier, ne saurait laisser indifférent et, ce qui s’est passé, demeurer sous silence.

Je me suis rendu à Paris pour la refondation de nos instances, annoncées comme rajeunies, resserrées et profondément renouvelées.

A l’issue de cette réunion, force est de constater que les engagements du président n’ont aucunement été tenus.

Surtout, il a toujours été dans la tradition radicale que les diverses sensibilités soient représentées au sein des instances nationales. Il n’aura échappé à personne que celles et ceux qui ont eu l’audace d’émettre des réserves sur la stratégie – ou les stratégies fluctuantes – de notre président au cours de la période récente, ou sur le fonctionnement du Parti, ont purement et simplement été éliminés des instances. Une triste dérive totalement inédite.

De fait, je ne savais pas que j’allais être « fusillé pour l’exemple…», comme ont cru bon de me le dire certains. Évincé, en tout cas, de la Vice-Présidence du Parti lors du renouvellement de ses instances qui s’est apparenté, si les mots ont un sens, à une purge minutieusement orchestrée.
Que me reproche-t-on ?

D’avoir farouchement porté l’opposition au rapprochement avec l’UMP section « Radicaux Valoisiens » et m’être opposé, soutenu en cela par beaucoup d’entre vous, à la perspective d’une liste commune lors des prochaines élections européennes. De m’être référé lors de notre Congrès à Michel Crépeau et à la ligne politique d’indépendance à gauche qu’il avait souhaité incarner en 1981. D’avoir dénoncé les lourds dysfonctionnements du Parti dans un document intitulé « Cahier de doléances », œuvre collective de la Fédération Rhône-Alpes, adoptée à l’unanimité des fédérations départementales, exempte d’attaques personnelles et formulant des propositions dans l’intérêt commun.
Je souhaiterais également revenir sur la forme, car ce Comité directeur n’a été que le théâtre d’une vaste mascarade démocratique. J’ai présenté ma candidature à une vice-présidence, en parfaite conformité avec nos statuts (article 12-5), et sollicité un vote à bulletin secret. Cela m’a été fermement refusé.

Dans quelle organisation refuse-t-on ainsi de soumettre au vote des instances délibérantes une candidature légalement déposée ?

Dans quelle organisation refuse-t-on le vote à bulletin secret pour une élection de personnes, alors même que plusieurs membres présents le réclamaient ?

Dans quelle organisation soumet-on des candidatures à des postes sans que les intéressés aient été préalablement informés et consultés ?

Dans quelle organisation permet-on à des personnes qui n’en sont plus adhérentes, pour être parties avec pertes et fracas, de devenir soudainement, par la grâce présidentielle, membres de la direction nationale ?

La démocratie et le droit ont dorénavant quitté le fronton de nos principes.

Depuis que j’ai rejoint les Radicaux de Gauche, il y a 26 ans, j’ai longtemps cru qu’il existait une fraternité, une convivialité et pour tout dire une amitié qui nous distinguaient des autres formations politiques. Tel n’est plus le cas.

Vous me permettrez, pour finir, de vous redire la fermeté de mon engagement à gauche. « Il n’est de radicalisme que de gauche », disait un texte soumis à un Congrès. J’en suis intimement convaincu.

J’ai toujours défendu une ligne claire, celle de l’indépendance à gauche pour les Radicaux. Cette indépendance ne signifie, ainsi que je l’ai souvent répété, ni isolement qui n’aurait aucun sens, ni vassalité inacceptable à l’égard d’un autre parti. Je crois l’avoir largement démontré dans mon engagement militant, tout comme dans l’exercice des mandats qui m’ont été confiés et que j’ai, comme la plupart d’entre vous, conquis de haute lutte. J’ai en effet à cœur de représenter les Radicaux de Gauche, dans leur singularité, à Lyon et au sein de la région Rhône-Alpes.
Il s’agit désormais de participer, forts de nos valeurs et de notre projet, à la reconstruction d’une gauche moderne et rénovée. Il s’agit aussi de reconstruire notre Parti afin de le faire réellement exister et peser dans la vie politique de notre pays, sans qu’il cède, pour parvenir à ce dessein, aux sirènes sarkozistes.

Je sais aujourd’hui où est ma place et quels sont les objectifs primordiaux que j’entends défendre.

Je sais que nombre de Radicaux de Gauche partagent ces ambitions. J’ai pu le mesurer aux nombreux soutiens reçus au cours de ces derniers mois et aux marques d’amitiés témoignées depuis mercredi dernier. Je remercie très sincèrement tous ceux qui m’ont fait part de leur indignation, de leur sympathie et de leur disponibilité pour l’avenir, de même que je tiens à remercier vivement nos amis parisiens pour leur attitude responsable et courageuse lors du Comité directeur.

Triste je suis, mais déterminé je demeure. Le Parti ne se limite pas aux salons de la rue Duroc. Le Radicalisme vit en moi comme en chacun de vous.

Soyez assurés que je veillerai, en toute humilité mais avec la plus grande vigilance et fermeté, à défendre les idéaux radicaux et l’intérêt de notre Parti, et à retrouver un fonctionnement démocratique et fraternel assorti d’un impératif d’unité.

Je vous prie de croire, Mes Chers Amis Radicaux, en mes sentiments militants déterminés.

Thierry Braillard
Maire Adjoint PRG de lyon
Vice-président de la Région rhone-Alpes

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Réforme des institutions ; les derniers comptes

16 Juillet 2008 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #Travail Parlementaire





Voici l'état des forces en présence - qui peut évoluer d'ici le vote du 21 juillet - entre partisans et opposants à la réforme des institutions, avant le Congrès de Versailles qui pourrait se jouer à moins de cinq voix. Pour être définitivement voté, le texte constitutionnel doit franchir la barre des 3/5èmes des suffrages exprimés des parlementaires réunis en Congrès. On compte 576 députés (un siège vacant) et 330 sénateurs (un siège vacant), soit 906 parlementaires. Le seuil requis des 3/5èmes correspond, en théorie, à 544 voix pour. Dans les faits, le seuil réel ne sera connu qu'une fois décomptées les non participations au scrutin et les abstentions, qui l'abaisseront d'autant. Au total, le camp des oui peut espérer sur au moins 535 voix et le camp des non sur environ 360 voix.

CAMP DES "OUI" :----------------

- l'immense majorité des 476 parlementaires UMP (317 députés et 159 sénateurs).

A l'Assemblée, une petite dizaine d'élus pourraient voter contre, dans les rangs des villepinistes et des gaullistes notamment. Deux députés UMP hésitent encore à s'abstenir, voire à voter contre.

Au Sénat, Alain Lambert et André Lardeux devraient voter contre soit UN POTENTIEL d'environ 462 voix POUR

- la grande majorité des centristes (24 députés et 30 sénateurs). Quelques-uns, notamment au Sénat, hésitent encore à s'abstenir, voire à voter contre soit UN POTENTIEL d'environ 47 voix POUR
- une large partie des 17 sénateurs RDSE (radicaux de droite et de gauche) soit UN POTENTIEL d'environ 13 voix POUR
- une large partie des 11 députés PRG et DVG soit UN POTENTIEL d'environ 8 voix POUR
- au moins un député non-inscrit, François-Xavier Villain, et probablement plusieurs sénateurs non-inscrits et le député PS Jack Lang
soit UN POTENTIEL de 5 voix POUR

CAMP DES "NON" :----------------
- la totalité des parlementaires PS (186 députés/95 sénateurs et
apparentés) à l'exception attendue de Jack Lang.

S'ajoutent 10 députés apparentés au groupe PS (dont les PRG Christiane Taubira et Chantal Robin-Rodrigo) soit UN POTENTIEL d'environ 291 voix CONTRE
- environ 11 parlementaires UMP et peut-être 3 sénateurs centristes
- la totalité des parlementaires PCF et apparentés (24 députés -en incluant les Verts- et 23 sénateurs)
soit UN POTENTIEL de 47 voix CONTRE

- une partie des non inscrits des deux chambres (7 députés et 6 sénateurs): les députés MoDem François Bayrou, Jean Lassalle et Abdoulatifou Aly, les députés et sénateurs MPF et le député Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République)

soit UN POTENTIEL de 8 voix CONTRE
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Jean-Michel Baylet expose les positions des parlementaires PRG sur la réforme des institutions.

13 Juillet 2008 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #Travail Parlementaire






Jean-Michel BAYLET, Président du PRG, était l'invité du journal de 18h de France Culture.

Il a exposé la position des parlementaires radicaux de gauche au sujet de la Réforme des institutions de la V° République
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