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Fédération des Landes du Parti Radical de Gauche

Info ou intox

20 Août 2008 , Rédigé par Daniel Verdier Publié dans #Les Communiqués







Dans l’édition du journal “Les échos” du 2 aout 2008, un article intéressant intitulé “Nicolas SARKOZY veut poursuivre sa politique d’”ouverture” à gauche” a attiré mon attention, surtout qu’il est question du PRG dans cet article.

Ainsi, on apprend que Bernard ACCOYER, Président de l’Assemblée Nationale, se dit aussi persuadé que Nicolas SARKOZY “va faire un signe à l’adresse du PRG”, même si son président, Jean-Michel Baylet, assure toujours être dans l’opposition.

Luc CHATEL, le porte-parole du Gouvernement s’est félicité :”La réforme constitutionnelle a été l’illustration d’une politique d’ouverture collective”.

Et Bernard ACCOYER de renchérir : “L’ouverture, cela reste un coup magistral qui a fait beaucoup de mal à la gauche et en même temps il n’y a pas un ministre de gauche qui a empêché Nicolas SARKOZY de faire la politique qu’il voulait”. Une bonne politique de Droite.

Alors le PRG resistera t-il aux sirènes Sarkozistes ?

Lu sur le blog de
Thierry Braillard
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le président renforcé par la Réforme Constitutionnelle

16 Août 2008 , Rédigé par Daniel Verdier Publié dans #Travail Parlementaire









Réunis le 21 juillet en congrès à Versailles, l’Assemblée nationale et le Sénat ont adopté la réforme proposée par le président Nicolas Sarkozy qui modifie la Constitution de la Cinquième République. Malgré une augmentation dans la forme des pouvoirs du parlement, obtenue en grande partie aux dépens de ceux du premier ministre, le résultat net est un renforcement des pouvoirs déjà vastes de la présidence.


Lors de sa campagne électorale de 2007, Sarkozy avait appelé à une réforme de la constitution dans une tentative de capter les sentiments de gauche et d’obtenir un accord avec le Parti socialiste (PS) qui, d’un point de vue historique est associé à des appels en faveur d’une réforme de la constitution. Sarkozy avait été élu sur un projet d’unité nationale et sur la base d’un discours sécuritaire et avait nommé plusieurs responsables du PS à des postes ministériels, notamment le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner. Il avait mobilisé l’ancien ministre socialiste, Jack Lang, en vue d’élaborer le projet de réforme constitutionnelle.

Le principal objectif de la présidence de Sarkozy est de démanteler ce qui reste de l’Etat social d’après-guerre et d’opérer une réduction considérable, des retraites, des dépenses de santé, des allocations chômage etc. et en général du niveau de vie de la classe ouvrière, tout en se préparant à affirmer de façon plus agressive les intérêts impérialistes français à l’étranger.

C’est aussi ce qui fut, pour l’essentiel, la politique menée par tous les gouvernements français depuis les années 1990. Mais ces gouvernements ont été mis en échec par des mouvements de grève de masse de la classe ouvrière française qui ont ébranlé leur légitimité et les ont forcé à retirer en partie leurs projets de « réformes » sociales. Des tentatives de réduire les retraites en 1995, en 2003 et en 2007 ont abouti à des grèves qui ont ébranlé l’autorité des gouvernements Juppé, Raffarin et Fillon. Les réformes du code du travail et d’autres coupes sociales ont entraîné des mouvements de grève en 2006 contre le gouvernement De Villepin, puis encore en 2007. L’actuel gouvernement est extrêmement impopulaire et la cote de popularité de Sarkozy a été inférieure à 40 pour cent dans tous les sondages réalisés récemment.

Les changements constitutionnels qui renforcent la position du président visent à faciliter ces attaques contre les acquis sociaux et à accroître la capacité de l’Etat à supprimer toute opposition populaire. Le but n’est pas de rééquilibrer le pouvoir politique entre les différents pouvoirs du gouvernement mais de donner une nouvelle assise à l’appareil d’Etat dans le but d’affirmer ces intérêts de classe plus fondamentaux.

Sur le plan constitutionnel et par tradition, la présidence est responsable de la politique étrangère, alors que le premier ministre, qui est responsable devant le président, applique la politique intérieure. Depuis son arrivée au pouvoir, Sarkozy a cherché à limiter l’influence du premier ministre, François Fillon, en supervisant directement à la foi la politique étrangère et la politique intérieure. Ceci lui a permis de draper du manteau de la souveraineté française à la fois ses coupes sociales et son statut de chef d’Etat conformément à l’atmosphère nationaliste et sécuritaire qu’il n’a cessé d’encourager depuis son élection.

Dans le système constitutionnel actuel, le président dispose de pouvoirs substantiels sur les autres secteurs gouvernementaux. Après des élections parlementaires, il désigne le premier ministre et approuve les ministres nommés par le premier ministre. Le président peut dissoudre le parlement à tout moment.

L’attribution de pouvoirs considérables au président de la Cinquième République remonte à ses origines, c’est-à-dire au coup d’Etat, aussi appelé « coup d’Etat de velours » ou « coup d’Etat démocratique », organisé en 1958 contre la Quatrième République par les partisans du général de Gaulle dans l’armée française d’occupation en Algérie.

Devant l’opposition populaire grandissante contre la guerre en Algérie, des forces armées présentes à Alger et qui étaient en contact avec un représentant de De Gaulle à Alger, Léon Delbecque, organisèrent une rébellion armée contre l’autorité gouvernementale en Algérie et en Corse. Il existait des plans qui prévoyaient de lâcher des parachutistes sur Paris. De Gaulle avait déclaré à l’Assemblée nationale que le seul moyen d’éviter une confrontation directe avec l’armée était de lui accorder le pouvoir d’élaborer une nouvelle constitution et d’instaurer une Cinquième République.

De Gaulle était d’avis que la représentation proportionnelle au parlement et la faiblesse du pouvoir exécutif de la Quatrième République, issues de la libération de la France des nazis, empêchaient une protection efficace des intérêts impérialistes français. En rédigeant la constitution, de Gaulle a créé une fonction présidentielle dotée de pouvoirs énormes, et qu’il se destinait, dans le but de stabiliser la situation politique et d’imposer le régime français en Algérie.

Depuis cette date la constitution s’est avérée être très impopulaire et le Conseil constitutionnel a enregistré pas moins de 19 tentatives réussies de modification depuis 1960.

Le pouvoir du président à l’égard du parlement a augmenté après la réforme constitutionnelle de 2000 qui a abaissé la durée du mandat présidentiel de sept à cinq ans. Depuis, les élections législatives ont lieu tous les cinq ans,  immédiatement après l’élection présidentielle; le président a littéralement la garantie de débuter son mandat avec une majorité de son propre camp et ce d’autant plus que le parti du vainqueur bénéficie d’un surplus de sièges parlementaires.

La nouvelle constitution limite maintenant à deux le nombre de mandats présidentiels consécutifs. Elle prévoit quelques mesures de moindre importance augmentant les pouvoirs du parlement et donne à la commission parlementaire le droit de voter contre les nominations présidentielles à certaines hautes fonctions juridiques. Elle donne aussi le droit à l’Assemblée nationale d’arrêter son propre ordre du jour sur 50 pour cent des jours ouvrables. Préalablement, l’ordre du jour avait été entièrement déterminé par le premier ministre et le gouvernement.

La réforme limite légèrement le pouvoir du premier ministre de recourir à l’article 49-3 de la Constitution pour imposer par la force un texte à l’Assemblée nationale. Jusque-là, le premier ministre avait été en mesure de recourir à cette procédure pour engager le parlement à voter une loi ou à voter une motion de censure contre son gouvernement, ce qui pouvait entraîner sa chute. En pratique, le recours à l’article 49-3 a presque toujours fait que l’Assemblée nationale adopte la loi en question. L’actuelle réforme stipule que le premier ministre peut librement faire usage de l’article 49-3 pour les lois concernant le budget de l’Etat et les prestations sociales, mais pour les autres questions il ne peut le faire qu’à raison d’un texte par session parlementaire.

La réforme constitutionnelle limite le pouvoir du président de prendre des mesures d’urgence telles que celles qui avaient été instaurées par l’ancien président Jacques Chirac après les émeutes de 2005 contre les violences policières. Elle prévoit qu’au terme d’un délai de 30 jours de gouvernement d’urgence, le Conseil constitutionnel, l’organe qui contrôle la constitutionnalité des lois, peut être saisi conjointement par les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat pour décider si les conditions existantes justifient la poursuite de cette mesure par le président. Ensuite, ils peuvent saisir le Conseil constitutionnel tous les 60 jours.

La réforme oblige également le gouvernement à obtenir l’autorisation du parlement pour des opérations militaires extérieures. Le texte dit : « Si l’intervention se prolonge au-delà de quatre mois, l’autorisation du parlement sera nécessaire. » De telles limitations n’existaient pas auparavant. Cette mesure qui vise à conférer un vernis de légitimité démocratique aux opérations militaires à l’étranger de l’impérialisme français laisse supposer que des projets d’opérations militaires encore plus agressifs sont d’ores et déjà bien avancés.

Ces modifications font que le président continue de disposer d’énormes pouvoirs tout en les augmentant même à certains égards. Le président pourra s’adresser au parlement réuni en congrès et son allocution pourra faire l’objet d’un débat, un droit dont les chefs d’Etat français n’ont pas joui depuis le 19ème siècle.

Jusque-là, la constitution essayait de présenter le président comme se trouvant au-dessus de toute politique partisane et cela avait été un facteur important dans la décision d’empêcher le président de s’exprimer directement devant le parlement. Le fait de s’adresser au parlement avait été jusque-là une prérogative réservée au premier ministre.

Par une disposition qui vise directement la Turquie, la nouvelle constitution prévoit une approbation par référendum pour ratifier toute nouvelle proposition d’adhésion de nouveaux Etats à l’Union européenne. Cependant, le président peut proposer une dérogation à cette disposition.

Sarkozy a travaillé sans relâche pour obtenir la majorité des deux tiers requise au parlement pour la réforme de la constitution. Le résultat du scrutin fut incertain jusqu’au dernier moment et le vote refléta en général les clivages des partis. Il est significatif que Sarkozy ait décidé de ne pas soumettre sa modification de la constitution à un référendum populaire.

La majorité requise, obtenue à deux voix près, fut acclamée comme une victoire par les partisans de Sarkozy. Les dirigeants du PS reprochèrent à Jack Lang, le seul député du PS à avoir voté pour le gouvernement, d’avoir offert la victoire Sarkozy.

Sarkozy avait convaincu les députés du PRG (Parti radical de Gauche) qui d’ordinaire s’associent au PS, de soutenir la réforme en leur promettant d’abaisser à 15 le nombre de députés requis pour constituer un groupe parlementaire à l’Assemblée.
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Joël YOYOTTE-LANDRY quitte le PRG

14 Août 2008 , Rédigé par Daniel Verdier Publié dans #Les Communiqués

Pourquoi je quitte le PRG après un intense investissement.






Je sais que malgré le peu de commentaires laissés ici ou là sur ce blog, vous êtes nombreux à me lire. Aussi vous dois-je, amis et lecteurs, les explications sur mon départ du Parti Radical de Gauche. Vous n’avez certainement pas manqué l’épisode ahurissant du congrès de Versailles où pour l’obtention de supposées bribes de leur jouet constitutionnel superflu : la 6ième République, une majorité de députés radicaux de gauche, par leur caprice infantile, ont concouru à renforcer un Président en chute libre dans l’opinion, lui permettant ainsi de retrouver la force de porter atteinte à l’essentiel : la protection sociale, la justice économique, l’éducation, la cohésion sociale et les libertés fondamentales. Aujourd’hui, vainement, on les retrouve hurlant dans le désert contre leur propre inconséquence. C’est pitoyable !

C’est la goutte d’eau qui fait déverser le vase déjà bien plein. Je crois avoir montré beaucoup de patience et de persévérance. Je ne suis pas resté en silence et bras croisés. J’ai dit ce qu’il y avait à dire aux congrès, aux universités d’été et partout où l’expression fut possible. Sur le terrain, j’ai montré l’exemple du combat audacieux, résolu et républicain. Je n’ai pas à rougir de mes résultats de tous ordres en la matière. Même si je n’ai pas pour habitude de claironner sur mon passage.

J’ai assumé mes responsabilités nationales jusqu’à cet autre épisode du référendum européen où j’ai démissionné de ma délégation nationale. Sur le terrain départemental, personne ne peut contester la valeur du travail accompli. Aujourd’hui, après moult réflexions et tentatives de faire entendre à l’intérieur la raison républicaine. Je quitte donc ce parti, de notables, spécialiste de la combine et incapable d’exister sur le terrain par l’action et l’audace politique. Décidément trop à droite et libéral pour être sincèrement au centre gauche. Sacrifiant le travail de la base à la promotion de quelques aventuriers du business, dans le tourbillon aveuglant de promotion des dociles, des tenus et des listés.

Il est l’heure d’en partir !

J’ai eu toutefois un grand plaisir à mener, aux côtés de certains d’entre eux, le combat radical. J’ai remercié ceux-là de m’avoir permis de croire, un temps, qu’avec le Parti Radical de Gauche c’était possible de changer les choses. Je veux conserver mes rêves, l’audace, l’humanisme et le radicalisme, aux antipodes de leur route collective, tracée par une direction opportuniste, soutenue par une poignée de députés et sénateurs qui chuchotent dans les couloirs, sans prendre position sur rien, les yeux rivés sur la liste qui sera validée par le PS à l'annonce de la prochaine élection générale. Préparer la relève ? Ils n'en ont cure. Ils sont la relève éternellement même s'ils daignent parfois répondre aux p'tits jeunes qui les regardent pieusement et les imitent déjà...

Voilà, à vous mes amis et visiteurs habituels ou occasionnels, je crois que j’ai tout dit.

Pour l’heure, je ne vais pas dans un autre parti politique. Je fais une pause.

Mais si je devais retourner en politique, ne me cherchez ni à droite, ni dans le no man’s land des apparatchiks, en tout état de cause !

Je serai bien à Gauche ! Sans aucun doute à Gauche !

 

Le Blog de Joël Yoyotte-Landry

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Kouchner à Tbilissi

11 Août 2008 , Rédigé par Daniel Verdier Publié dans #prglandes.org







Le président géorgien Mikheïl Saakachvili "a accepté à peu près toutes les propositions" de l'Union européenne et de l'OSCE pour arrêter le conflit avec la Russie, a affirmé lundi le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner, en mission à Tbilissi, à la radio RTL.


"Il faut que la paix revienne pour que toutes les populations civiles soient protégées", a souligné M. Kouchner. "C'est la seule chose. De ce point de vue le président Saakachvili a accepté à peu près toutes les propositions qu'on lui faisait", a-t-il poursuivi.

M. Kouchner, dont le pays assure la présidence tournante de l'Union européenne, a également annoncé que le président français Nicolas Sarkozy devrait se rendre dès "demain" (mardi) à Moscou pour "tenter de finaliser" un accord de cessez-le-feu dans le conflit entre Russes et Géorgiens.

Le chef de la diplomatie française a entamé dimanche soir à Tbilissi une mission de médiation qu'il doit poursuivre dans la journée à Moscou. Il est accompagné du président en exercice de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), le Finlandais Alexander Stubb.

La présidence française de l'UE propose à la Géorgie et à la Russie un plan en trois points: respect de l'intégrité territoriale de la Géorgie, cessation immédiate des hostilités et rétablissement de la situation qui prévalait antérieurement sur le terrain. M. Kouchner a souligné que le plus difficile serait de faire accepter à Moscou un contrôle par l'UE et l'OSCE d'un cessez-le-feu. "Nous espérons que l'Union européenne et l'OSCE pourront être acceptées pour contrôler le cessez-le-feu, pour garantir le retrait des troupes", a précisé M. Kouchner. "C'est ça toute la complication", a-t-il dit.

Interrogé sur son entretien avec le président géorgien, M. Kouchner a répondu : "Nous l'avons trouvé déterminé à faire la paix". "Lorsqu'il raconte ce drame, il y a des choses qu'il ne comprend pas. Il dit que tout cela était préparé", a-t-il ajouté. M. Kouchner a refusé de "distribuer des étiquettes morales" aux uns et aux autres ou de condamner les bombardements russes qui touchent des villes géorgiennes éloignées de l'Ossétie du sud.

"Condamner serait me disposer à ne pas être écouté ni par l'un des côtés ni par l'autre", a-t-il fait valoir. M. Kouchner a toutefois dit que les bombardements russes faisaient "des dégâts parmi les civils" en Géorgie. "D'après ce qu'en disent les Russes, ce sont des objectifs militaires", a-t-il expliqué. "Ce que je sais aussi, c'est qu'il n'y a pas eu que des objectifs militaires. Il y a eu aussi des objectifs ou, en tout cas, des dégâts parmi les civils", a-t-il poursuivi.

Le ministre français a jugé enfin que l'UE devait être en première ligne pour un règlement du conflit car les Etats-Unis sont "part du conflit d'une certaine façon". Les Etats-Unis se sont dits "solidaires" de la Géorgie et ont prévenu la Russie que la poursuite de son "agression" contre des cibles civiles et militaires aurait de "graves conséquences" sur les relations entre les deux pays.

Les Américains sont très présents en Géorgie, une ex-république soviétique, où ils assurent notamment depuis 2002 la formation et une aide à l'équipement de l'armée.

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Dalaï lama : visite symbolique en France en plein JO

10 Août 2008 , Rédigé par Béatrice Petit Publié dans #prglandes.org






Le dalaï lama entame lundi en France une visite de douze jours hautement symbolique en pleine période des jeux Olympiques en Chine, mais aucune rencontre au sommet de l'Etat n'est prévue pour le chef spirituel tibétain afin de ne pas envenimer les relations entre Paris et Pékin.


La visite du responsable bouddhiste de 73 ans, Prix Nobel de la Paix et incarnation mondiale de la non-violence, est essentiellement religieuse, à l'exception d'une rencontre prévue avec des parlementaires.

Le président Nicolas Sarkozy a finalement annoncé qu'il ne le rencontrerait pas lors de cette visite en expliquant que le chef spirituel du bouddhisme tibétain n'avait pas sollicité un tel entretien à cette occasion.

Le chef de l'Etat, dont la position a été qualifiée de "renoncement" par l'opposition en France, a toutefois assuré qu'il aurait l'occasion de s'entretenir avec lui, sans préciser à quelle date.

La période des jeux Olympiques de Pékin n'est "pas le moment" pour une telle rencontre, a confirmé un représentant du dalaï lama en France, Wangpo Bashi, précisant qu'une entrevue avec le chef de l'Etat français était toutefois envisagée "dans l'année, plus tard".

La Chine, qui considère le dalaï lama comme un "sécessionniste", avait mis en garde Paris contre une telle rencontre et brandi la menace de "conséquences graves" sur les relations bilatérales, à quoi Nicolas Sarkozy avait rétorqué que ce n'était pas à Pékin de "fixer son agenda".

Mais le chef de l'Etat français s'efforce désormais de calmer le jeu avec la Chine après des mois de tensions liées notamment au passage chaotique de la flamme olympique à Paris.

Ces tensions avaient notamment entraîné une mise à l'index de la destination France par les voyagistes de Pékin pendant plusieurs semaines.

Dans un souci d'apaisement, Nicolas Sarkozy s'est finalement rendu à la cérémonie d'ouverture des JO, qu'il avait un temps menacé de boycotter. Il a assuré que "la page du malentendu" était "tournée" entre les deux pays, dont il a célébré l'amitié "indéfectible".

La visite du dalaï lama sera avant tout "spirituelle, religieuse parce que c'était voulu de cette façon là", a indiqué Wangpo Bashi, rappelant que la venue du chef spirituel tibétain était prévue "de longue date", puisqu'elle devait initialement avoir lieu en juillet 2006, bien avant les émeutes au Tibet.

Une seule rencontre "politique" est prévue, au Sénat avec des parlementaires, le 13 août. Il y quelques mois, le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner et sa secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme Rama Yade s'étaient dits prêts à le rencontrer.

Le temps fort de cette visite sera une série d'enseignements dispensés par le responsable bouddhiste à Nantes (ouest), du 15 au 20 août.

Le dalaï lama visitera aussi des centres et congrégations bouddhiques en région parisienne, en Normandie et Bretagne. Le 22 août, il inaugurera un temple à Roqueredonde, dans le sud, en présence de la première dame Carla Bruni-Sarkozy. Il achèvera sa visite le 23.

Depuis un an, le 14e dalaï lama a été reçu par plusieurs leaders mondiaux, parmi lesquels George W. Bush, Angela Merkel ou Gordon Brown, au grand dam des autorités chinoises.

Le responsable bouddhiste, qui est venu à une dizaine de reprises en France depuis 1982, avait été reçu en 1993 par le président socialiste François Mitterrand.

En France, 770.000 personnes, dont les 3/4 sont d'origine asiatique, se réclament du bouddhisme, selon l'Union bouddhiste de France, même si le nombre de pratiquants est difficile à cerner.

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Communiqué de la Fédération des Landes du PRG

7 Août 2008 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #Les Communiqués

Du 18 juillet 2008

Communiqué Fédération des Landes du Parti Radical de Gauche




La fédération du Parti Radical des Landes réunie en bureau élargi le 17 juillet à Mont de Marsan, a décidé à l'unanimité de signifier aux élus et aux instances du PRG son total désaccord sur la ratification du projet de réforme de la constitution.

L'intégration dans ce projet d'une partie minimaliste des propositions des radicaux ne peut suffire à expliquer, malgré les allégations du Président Baylet dans les médias, le choix de vote annoncé par une majorité de députés et sénateurs radicaux,

Les idéaux fondateurs et l'encrage à gauche de notre parti semblent balayés par des promesses et des engagements du pouvoir en place, pratiques que nous pensions d'un temps révolu au moins dans nos rangs.

Ces compromissions que les électeurs abhorrent plus que tout, pèseront durablement au sein de notre parti et dans nos relations avec nos partenaires de gauche, d'autant plus qu'elles valideront, si la réforme est adoptée (comme l'a dit le Président Sarkozy)  la politique menée par la droite depuis l'élection Présidentielle.

Le 22 juillet la Fédération des Landes comme de nombreuses autres fédérations  tirera les enseignements  du vote des radicaux, pour que continuent à vivre les idéaux  qui nous ont rassemblés autour de l'esprit de partage et de dignité.
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De nouvelles sanctions pour l'Iran

5 Août 2008 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org







L'Iran "devra faire face à de nouvelles sanctions" s'il ne répond pas positivement d'ici mardi à l'offre de coopération des six puissances impliquées dans le dossier nucléaire iranien, a déclaré lundi le ministère français des Affaires étrangères.


Paris "exprime sa déception devant l'absence de réponse claire de l'Iran" à ces propositions, indique le Quai d'Orsay dans un communiqué publié après un entretien téléphonique lundi entre le représentant diplomatique de l'Union européenne, Javier Solana, et le négociateur iranien Saïd Jalili.

"La France comprend qu'un document écrit doit parvenir demain 5 août à M. Solana, et espère que ce document apportera la réponse que la communauté internationale attend", poursuit le communiqué. "En l'absence de réponse positive à l'offre des Six (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne, Allemagne), l'Iran devra alors faire face à de nouvelles sanctions", ajoute le ministère.

Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et l'Allemagne, lors d'une rencontre avec M. Jalili le 19 juillet à Genève, avaient donné environ deux semaines à l'Iran pour répondre à leur offre. Les Etats-Unis avaient averti vendredi que les Iraniens iraient au devant de "conséquences négatives" s'ils ne répondaient pas dans les temps.

Les Six grandes puissances impliquées dans les discussions sur le programme nucléaire iranien ont menacé lundi Téhéran de nouvelles sanctions après un entretien peu concluant du négociateur iranien Saïd Jalili avec le chef de la diplomatie de l'Union européenne Javier Solana.

Les directeurs politiques des Etats-Unis, de Grande-Bretagne, France, Allemagne, Russie et Chine, réunis lundi matin en conférence téléphonique, ont convenu de "prendre d'autres mesures contre l'Iran" si Téhéran n'apportait pas une réponse positive "claire" à leur offre de coopération, a indiqué à la presse un porte-parole du département d'Etat américain, Gonzalo Gallegos.

Cette réunion faisait suite à une conversation téléphonique entre le négociateur iranien, Saïd Jalili, et le diplomate en chef de l'Union européenne, Javier Solana, au cours de laquelle M. Jalili a indiqué que l'Iran apporterait une réponse écrite aux Six mardi, a précisé le porte-parole.

Paris et Londres ont confirmé attendre une réponse formelle de Téhéran mardi, prévenant que de nouvelles sanctions seraient adoptées en cas de refus.

"S'il n'y a pas de réponse encourageante des Iraniens, il faudra s'orienter vers la voie de la fermeté, des sanctions, comme dans le passé", a déclaré Jean-Pierre Lacroix, chargé d'affaires français à l'ONU. Londres sera "déçue s'il n'y a pas de réponse aux propositions (des Six ndlr) d'ici demain (...) et nous n'aurons pas d'autre choix que de demander aux Nations unies d'appliquer de nouvelles sanctions", a déclaré un porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères.

Les grandes puissances ont offert une alternative à l'Iran: ou il accepte la coopération et suspend ses activités controversées d'enrichissement de l'uranium, que les Occidentaux soupçonnent d'être destinées à acquérir l'arme nucléaire, ou il fait face à des sanctions croissantes de la communauté internationale.

Sans attendre la réponse de Téhéran, l'Union européenne a décidé d'appliquer de manière ferme les sanctions imposées par la résolution 1803 de l'ONU, en allant un peu au-delà de ce que prévoit le texte stricto sensu. L'UE a ainsi décidé de restreindre les soutiens financiers publics pour les échanges commerciaux avec l'Iran et va étendre les contrôles maritimes à toutes les cargaisons considérées comme suspectes vers et en provenance d'Iran.

L'Iran fait déjà l'objet de trois séries de sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU à cause de son refus de suspendre l'enrichissement d'uranium.
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Alexandre Soljenitsyne, auteur de "L'Archipel du Goulag", s'est éteind la nuit dernière

4 Août 2008 , Rédigé par Béatrice Petit Publié dans #Les Communiqués





L'écrivain russe Alexandre Soljenitsyne, 89 ans, grande figure de la dissidence en URSS et auteur de romans monumentaux sur les camps soviétiques tels "L'Archipel du Goulag", est décédé dans la nuit de dimanche à lundi à son domicile à Moscou.


L'ancien président soviétique Mikhaïl Gorbatchev a salué un "homme au destin unique" qui fut l'un des premiers à dénoncer "à voix haute le caractère inhumain du régime stalinien".

Le prix Nobel de littérature est décédé "à la suite d'une insuffisance cardiaque aiguë" dimanche à 23H45 heure de Moscou (19H45 GMT), a déclaré son fils Stepan, cité par l'agence de presse Itar-Tass.

L'écrivain, très affaibli depuis plusieurs années, n'apparaissait plus que rarement en public. Des images télévisées le montraient alors recevant des hôtes dans sa maison de Troïtse-Lykovo, au nord-ouest de Moscou, en fauteuil roulant.

Alexandre Soljenitsyne a révélé au monde la réalité du système concentrationnaire soviétique dans ses ouvrages "Une journée d'Ivan Denissovitch", "Le premier cercle" et "L'Archipel du Goulag".

"A la fin de ma vie, je peux espérer que le matériel historique (...) que j'ai collecté entrera dans les consciences et la mémoire de mes compatriotes", avait-il dit en 2007 alors que le président Vladimir Poutine venait de lui remettre le prestigieux Prix d'Etat russe.

"Alexandre Soljenitsyne a traversé des épreuves difficiles comme des millions de citoyens du pays", a déclaré le père de la perestroïka Mikhaïl Gorbatchev à l'agence russe Interfax.

"Il fut l'un des premiers à parler à voix haute du caractère inhumain du régime stalinien et de ceux qui l'ont connu mais n'ont pas été brisés", a-t-il ajouté.

Le président russe Dmitri Medvedev a exprimé ses condoléances à la famille de l'écrivain, a annoncé sa porte-parole Natalia Timakova.

Le président français Nicolas Sarkozy a quant à lui rendu hommage à "l'une des plus grandes consciences de la Russie du XXe siècle".

"Son intransigeance, son idéal et sa vie longue et mouvementée, font d'Alexandre Soljenitsyne une figure romanesque, héritière de Dostoïevski. Il appartient au panthéon de la littérature mondiale. Je rends hommage à sa mémoire", a écrit M. Sarkozy.

Né le 11 décembre 1918 à Kislovodsk, dans le Caucase, Soljenitsyne adhère aux idéaux révolutionnaires du régime naissant et fait des études de mathématiques.

Artilleur durant la Deuxième guerre mondiale, il est arrêté en 1945 et condamné à huit ans de camp pour avoir critiqué les compétences guerrières de Staline dans une lettre à un ami.

Libéré en 1953, il publie en 1962 son récit sur un détenu ordinaire du Goulag, "Une Journée d'Ivan Denissovitch", avec l'autorisation du nouveau maître de l'URSS, Nikita Khrouchtchev.

Pourtant d'autres livres de Soljenitsyne, "Le Pavillon des Cancéreux", puis "Le Premier Cercle" ne sortent qu'en "samizdat", les éditions clandestines, et à l'étranger, où ils connaissent un grand succès.

Prix Nobel de littérature en 1970, il a été privé de sa citoyenneté soviétique en 1974 et expulsé d'URSS. Il a alors vécu en Allemagne, en Suisse puis aux Etats-Unis, avant de revenir en Russie en 1994 après la chute de l'URSS.

Depuis son retour sur sa terre natale, il s'était montré critique envers l'Occident et envers l'évolution de la Russie post-soviétique, appelant à un retour aux valeurs morales traditionnelles.

Il appréciait néanmoins le rôle de Vladimir Poutine, président (2000-2008) reconverti Premier ministre et partisan du retour d'une Russie forte et fière d'elle-même, malgré son passé d'officier du KGB.

"Poutine a reçu en héritage un pays pillé et à genoux, avec une majorité de la population démoralisée et tombée dans la misère. Et il a commencé sa reconstruction (...) petit à petit, lentement. Ces efforts n'ont pas été remarqués et appréciés tout de suite", déclarait-il en avril dans un album dédié au président.

En 2006, Alexandre Soljenitsyne avait accusé l'OTAN de préparer "l'encerclement total de la Russie et la perte de sa souveraineté".

M. Poutine, qui lui avait rendu visite le 12 juin 2007 pour lui remettre le Prix d'Etat, avait alors loué celui qui a "dédié sa vie à la patrie".

"Des millions de gens dans le monde lient le nom et les oeuvres d'Alexandre Issaevitch Soljenitsyne au sort de la Russie elle-même", avait-il dit.

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Seulement un au revoir.

2 Août 2008 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #Les Communiqués





Cela fait maintenant deux ans et demi que je gère le blog de la Fédération des Landes du Parti Radical de Gauche après l’avoir créé et référencé.

Comme les Landaises et les Landais ont pu le lire cette semaine dans Sud Ouest, j’ai démissionné de l’ensemble de mes mandats fédéraux et nationaux et je ne renouvellerais pas mon adhésion. Ce n’est pas ici le lieu pour vous en développer les raisons, mon article d’aujourd’hui est juste un au revoir.

Pour celles et ceux qui me lisaient en dehors des Landes, mon site personnel se trouve dans les liens de ce blog.

Pour les Landaises et les Landais, c’est une nouvelle aventure qui – à défaut de commencer – continue ; mon engagement politique reste à gauche, mon engagement moral reste Radical.

Je continuerai donc mon travail d’élu local et je tiendrai mon rôle dans une opposition de gauche, face à un centre qui n’est ni de gauche, ni de gauche. Ce blog continuera, je l’espère et le souhaite, de fonctionner dès la rentrée.

Radicalement à vous, mais Radicalement de gauche.
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Session extraordinaire du Parlement à l'automne

1 Août 2008 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #Travail Parlementaire






Le parlement va être convoqué en session extraordinaire en septembre pour examiner notamment le Revenu de solidarité active (RSA) cher à Martin Hirsch, une perspective qui fait grincer des dents y compris à droite.


François Fillon a "proposé" au président Nicolas Sarkozy de convoquer le Parlement en session extraordinaire à partir du 22 septembre, a annoncé jeudi Matignon. C'est en effet le chef de l'Etat qui convoque par décret les deux Chambres.

L'objectif, selon les services du Premier ministre, est "d'engager sans attendre le débat" sur deux projets de loi "importants": sur les revenus du travail (intéressement et participation) et sur la généralisation du RSA, réforme des politiques d'insertion qui est loin de faire l'unanimité à l'UMP.

Particularité de cette session extraordinaire: seule l'Assemblée nationale devrait débattre.

Le Sénat, dont un tiers des membres aura été renouvelé la veille 21 septembre, sera également convoqué - constitution oblige - mais, a précisé le ministère des Relations avec le Parlement, il ne siégera pas.

Comme les députés, les sénateurs se réuniront le 22 septembre pour entendre leur président ouvrir formellement la session, mais ils ne devraient être saisis d'aucun texte. Le projet de loi sur les revenus du travail a cependant déjà été déposé sur le bureau du Sénat, sans date d'examen, selon une source parlementaire. Il devra donc en être retiré si le gouvernement choisit de le faire examiner par l'Assemblée fin septembre.

Le 22 septembre, c'est le président sortant, Christian Poncelet qui présidera l'ouverture au Sénat, son successeur n'étant élu que le 1er octobre. Ce sont par ailleurs les sénateurs sortants (y compris les battus) qui seront convoqués - leur mandat ne prenant fin que le 30 septembre 2008. En 1968 déjà - seul précédent de la Vème République - le Sénat tout juste renouvelé avait été convoqué en session extraordinaire. Mais il avait alors réellement siégé.

Déjà des voix se sont élevées pour protester contre la future convocation.

Les communistes ont dénoncé de la "désinvolture" à l'égard du Parlement. Les Verts craignent des conditions d'examen des textes "peu conformes à une démocratie digne de ce nom". Mais à l'UMP aussi, des critiques ont surgi. Pour Marc Laffineur, vice-président de l'Assemblée, il vaudrait mieux "laisser aux députés et sénateurs le temps d'expliquer à leurs électeurs le travail colossal effectué depuis un an".

Le villepiniste Jean-Pierre Grand a dénoncé auprès de l'AFP une "boussole devenue folle", une "gouvernance agitée, alors qu'on a besoin d'être sur le terrain avec nos électeurs". "Les députés de la majorité ont été élus en 2007 pour réformer notre pays et travailler sans relâche au service des Français", a rétorqué l'UMP.

"A une époque où les vacances sont terminées pour la plupart des Français, ces derniers ne comprendraient pas que des réformes prévues pour renforcer leur pouvoir d'achat soient reportées", selon la porte-parole du parti présidentiel Chantal Brunel.

Quant à Roger Karoutchi (Relations avec le Parlement), il a jugé qu'une session extraordinaire constituait "le plus clair démenti" à François Hollande, qui a accusé le gouvernement de rester "bras ballants" dans le domaine économique et social.

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