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Fédération des Landes du Parti Radical de Gauche

OGM : L’opposition gagne du terrain

27 Février 2011 , Rédigé par PRG Landes


Fédération des Landes du Parti Radical de GaucheD’après une étude de la fédération internationale des Amis de la Terre, l’opposition aux cultures génétiquement modifiées progresserait non seulement en Europe, mais également dans les pays d’Amérique du Sud jusqu’alors plutôt favorables aux OGM.
« Qui tire profit des plantes génétiquement modifiées ? », le dernier rapport de la fédération internationale des Amis de la Terre ne porte pas franchement bien son nom. Son principal constat est en effet la montée de l’opposition aux OGM dans le monde. D’après le document, les cultures génétiquement modifiées auraient reculé de 23 % depuis 2008 et concernent aujourd’hui moins de 0,06 % des champs européens. Une situation qui s’explique en grande partie par la réticence des États à en autoriser la culture. À l’image de la France, six autres pays membres de l’UE (Luxembourg, Allemagne, Autriche, Hongrie, Bulgarie, Grèce) ont en effet activé la clause de sauvegarde qui leur permet de passer outre l’autorisation européenne de culture du maïs MON 810. Trois d’entre eux ont également interdit la culture de la pomme de terre transgénique Amflora dès sa mise sur le marché au printemps dernier. Enfin, les citoyens eux aussi sont de plus en plus méfiants envers les OGM, comme le montre le baromètre européen sur les biotechnologies qui recueille 61 % d’opinions défavorables.

Le « sans OGM » gagne l’Amérique du Sud

Mais si l’opposition européenne aux cultures génétiquement modifiées n’a rien de nouveau, c’est du côté des pays d’Amérique du Sud jusqu’alors plutôt pro-OGM que le revirement est le plus sensible. Le gouvernement brésilien vient par exemple de lancer un programme de soja 2011-02-27sans OGM, afin d’aider les agriculteurs à avoir accès à des semences classiques. En Argentine, c’est le glyphosphate, herbicide utilisé sur la majorité des OGM, dont l’usage a été interdit près des habitations en raison de ses conséquences sur la santé humaine. Enfin, plusieurs districts de l’Uruguay se sont récemment déclarés « sans OGM » contre le volonté du gouvernement central. « Les agriculteurs et les citoyens de l’Amérique du Sud doivent supporter le fardeau de 10 années de culture GM avec leur cortège de catastrophes sanitaires et des coûts qui ne cessent de grimper. Les promesses sur lesquelles l’industrie des biotechnologies s’est bâtie sont en train de s’écrouler  », explique Martin Drago de la Fédération internationale des Amis de la Terre.
 

 

Source JDD, Johannes Braun

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L'Aquitaine et la Région Paca rejoignent à leur tour le Gers

26 Février 2011 , Rédigé par PRG Landes

 
Fédération des Landes du Parti Radical de GaucheAprès l'Ile-de-France, les Pays de la Loire et le Midi-Pyrénées, l'Aquitaine et la Provence-Alpes-Côte d'Azur sont les 4e et 5e Régions de gauche à soutenir l’action engagée par Philippe Martin, président du conseil général du Gers, de recours devant la Cour de justice de l’Union européenne, ont indiqué mardi les deux conseils régionaux.

« Il s’agit de faire annuler la décision prise le 28 juillet 2010 par la Commission européenne d’autoriser l’importation et la mise sur le marché de cinq nouvelles variétés d’OGM sur le territoire de l’Union européenne et de renouveler l’autorisation d’une autre », rappelle le conseil général de l'Aquitaine, présidé par le socialiste Alain Rousset.

Cette décision de John Galli, commissaire européen en charge de la Santé et de la Protection des consommateurs, « va à l’encontre non seulement de l'intérêt général, mais elle bafoue également le principe démocratique et le droit des consommateurs », s'indigne le conseil régional aquitain.

« Les OGM suscitent des inquiétudes car rien ne permet aujourd’hui de garantir qu’ils n’ont pas de conséquences néfastes sur la santé. Il n’est donc pas acceptable d’autoriser l’importation et la vente de tels produits, au nom des exigences d’une économie aux mains des grandes puissances financières ! », indique Michel Vauzelle, président de la Région Paca, qui, "dès 2004", s’est « déclaré opposé à tout essai privé ou public de toutes cultures de plantes génétiquement modifiées en plein champ sur son territoire ».

« Aujourd’hui, rien ne permet de garantir l’innocuité des OGM sur le plan de la santé alors que par ailleurs les impacts négatifs des cultures OGM sur la biodiversité et la contamination des parcelles non OGM sont, quant à eux, avérés », relève le conseil régional de l'Aquitaine, pour qui « l'avenir de l'agriculture et de l'alimentation saine ne peut être sacrifié sur l'autel des intérêts économiques de quelques géants de la semence ».

 

Source: www.lafranceagricole.fr

 

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Étude : La croissance mondiale pourrait être durable, selon le PNUE

24 Février 2011 , Rédigé par PRG Landes


Fédération des Landes du Parti Radical de GaucheUn rapport récemment publié par le Programme des nations unies pour l’environnement (PNUE) affirme que 2 % du PIB mondial suffiraient à orienter l’économie planétaire vers un avenir durable.

2011-02-24

2 % du PIB mondial, c’est beaucoup et très peu à la fois. Ce serait pourtant suffisant pour enclencher la transition vers une économie moins émettrice de CO2 et moins vorace en ressources naturelles, selon un rapport qui vient d’être publié par le Programme des nations unies pour l’environnement (PNUE). Soutenu par des politiques nationales et internationales «  soucieuses de l’avenir », un tel investissement (actuellement estimé à 1 300 milliards de dollars par an) permettrait non seulement de maintenir la croissance des pays développés mais également d’éradiquer la pauvreté dans les pays en développement. Des conclusions qui remettent en cause « le mythe de l’arbitrage entre investissements environnementaux et croissance économique  » et pointent du doigt la « mauvaise allocation flagrante des capitaux ». Le rapport fait en effet remarquer qu’1 à 2 % du PIB mondial sont actuellement consacrés à des subventions qui « perpétuent l’utilisation non durable des ressources dans des domaines tels que les combustibles fossiles, l’agriculture, l’eau et la pêche ».

Source: JDD, Johannes Braun

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La fin de la société de consommation, seul avenir durable

2 Février 2011 , Rédigé par PRG Landes


Fédération des Landes du Parti Radical de GaucheLa mise en place de « signaux-prix » encourageant la consommation durable fait partie des mesures proposées par le Centre d’analyse stratégique.

La sortie de la société de consommation est seule à même de rendre l’économie « durable » selon un rapport remis vendredi à la ministre de l’Écologie par le Centre d’analyse stratégique. L’institution y propose 25 mesures visant une « modification progressive des circuits économiques » dans ce sens.
Où situer l’équilibre entre le « consommer mieux » et le « consommer moins » ? À cette question, le rapport sur la consommation durable rendu public vendredi par le Centre d’analyse stratégique (CAS) ne répond pas dans la demi-mesure. Le document, remis à la ministre de l’Écologie Nathalie Kosciusko-Morizet explique que « verdir l’économie  » en favorisant une production plus respectueuse des normes sociales et de l’environnement, ne suffira pas à faire émerger une société durable. « Le progrès technologique, pour nécessaire qu’il soit, ne fera pas contrepoids à l’augmentation de la population et à l’évolution de nos modes de vie » avertissent ses auteurs. Seule solution selon eux : sortir d’une société « centrée sur la consommation », faire reculer « la jouissance matérielle » au profit « d’autres pans de l’art de vivre  » comme la culture, l’art ou le sport.


2011-02-02
Un changement des habitudes

C’est donc ni plus ni moins « un changement des habitudes nées de l’essor des sociétés modernes  » que le CAS appelle de ses voeux. Une révolution à l’issue de laquelle les besoins des citoyens seraient satisfaits par des biens et services « plus économes en ressources, moins polluants et contribuant au progrès social  », mais également par « des échanges dématérialisés » comme la partage ou le troc. Les auteurs du rapport se refusent néanmoins à parler de décroissance, insistant sur la nécessité d’une «  modification progressive des circuits économiques » restant « compatible avec les fondamentaux de la croissance et la compétitivité de nos entreprises ». Dans un monde où l’économie mène la danse, certains mots restent visiblement tabou.

25 mesures concrètes pour y parvenir

Si cette remise en cause de notre modèle sociétal peut paraître farfelue à première vue, le rapport du CAS est tout ce qu’il y a de plus concret. Il détaille ainsi une série de 25 mesures à même de faire évoluer les modes de vie dès demain. Y figurent : la sensibilisation des consommateurs dès le plus jeune âge et à des moments clés de la vie (1er enfant…), le lancement d’initiatives pionnières locales reproductibles (circuits courts…) ou encore la mise en place de « signaux-prix » encourageant la consommation durable. Des compléments indispensables de l’action politique de l’État et des collectivités territoriales et du soutien à l’innovation, souvent cités comme principaux leviers du développement durable. Sans oublier le suivi de la politique de consommation durable, pour lequel le CAS propose la création d’une instance dédiée.

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