Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Fédération des Landes du Parti Radical de Gauche

Le débat ; la vérité.

14 Mars 2008 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #Spécial Municipales Mont de Marsan


undefined

undefinedPréambule important tout d'abord : mardi matin, quatre heures après le moment précis où Philippe Labeyrie explique à un auditoire scotché qu'il n'est plus la tête de liste de la gauche montoise pour le second tour montois (lire notre édition d'hier), France Bleu Gascogne et « Sud Ouest » sont censés organiser un débat entre Geneviève Darrieussecq et Philippe Labeyrie.

On peut alors entendre l'argument du maire sortant lorsqu'il glisse, dans un sourire opportun : « vous comprenez mieux pourquoi je vous ai fait savoir hier que je ne souhaitais pas débattre? » Plus ''candidat'' officiel, il n'a plus à débattre, OK, ça se tient.
Mais quand vient sur le tapis l'opportunité de voir son « successeur désigné », Michel Cazaugade, prendre sa place et débattre dans la peau du numéro un qu'il est susceptible de devenir, Labeyrie tranche illico. « Il n'est pas là pour débattre. C'est comme si moi vous vouliez me faire boxer Tyson ? » À ce point ? « Vous imaginez ce qui lui tombe sur le râble ? Il n'est pas immergé dans la campagne comme moi ou Mme Darrieussecq. » Pas faux non plus.

« Je suis outrée ». Rebondissement hier matin : visiblement « immergé » entre-temps, Michel Cazaugade fait savoir qu'il est prêt à débattre ! La fenêtre de tir pour l'organiser se réduit, mais qu'à cela ne tienne : contactée par nos soins, Geneviève Darrieussecq est informée de cette nouvelle donne. Et se lâche en donnant sa réponse : un non ferme et irrévocable ! « Je suis partie avec une règle du jeu qui était la même pour tout le monde, on doit la respecter en République. Or là, on veut changer la règle, c'est inadmissible. Désolée, je ne cautionnerai pas, je ne cautionnerai jamais cette énorme manigance, cette tricherie. Le navire d'en face est à la dérive. Et je ne crois plus rien ni personne venant de ces gens-là. »

Bon, on ne parle plus de débat alors, sûr  « Je le réclame depuis deux mois, mais face à M. Labeyrie ! Il a fait la sourde oreille et réfusé. Qu'il vienne maintenant, avec moi, devant les Montois leur expliquer ce qu'il a fait, lui qui n'a pas eu le courage d'aller au bout de son combat, de ses idées, de son projet, de son bilan. C'est honteux ce qu'il a fait. Et je suis outrée qu'on ait osé me demander de débattre avec M. Cazaugade, entré en campagne il y a deux jours ! »

« Je la comprends ». Agacée, la candidate Modem-UMP : visiblement, pas question pour elle de légitimer le nouveau champion du PS, de « l'adouber » indirectement en lui reconnaissant le statut d'adversaire. « En un sens, je la comprends », concède étonnamment son collègue médecin. Tout occupé depuis deux jours à refaire le terrain perdu, Michel Cazaugade reprend. « C'est vrai que dans l'urgence de l'annonce de Philippe (Labeyrie), on n'avait pas vraiment calé la question du débat. J'ai modifié ma position parce que je me sentais prêt, que ce débat était visiblement attendu. Mme Darrieussecq ne veut pas débattre avec moi, je le regrette et j'en prends acte, point. »

« Sud Ouest » et ses lecteurs en sont quittes pour un débat virtuel. Les électeurs ont eux toujours le même prévu dimanche.


Lu dans undefined

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article