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Fédération des Landes du Parti Radical de Gauche

La Chine refuse de dialoguer et promet d'écraser la contestation Tibétaine

22 Mars 2008 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

 


Une semaine après les émeutes sanglantes de Lhassa, la Chine, qui semble rester sourde aux appels au dialogue avec le dalaï-lama, a assuré samedi qu'elle allait poursuivre la répression au Tibet afin "d'écraser" la contestation indépendantiste.

Après avoir revu vendredi à la hausse le bilan des victimes des émeutes de Lhassa, faisant désormais état de 19 morts, dont 18 civils "innocents", contre 13 auparavant, la Chine confirme qu'elle ne relâchera pas la pression au Tibet.

"La Chine doit fermement réprimer la conspiration visant au sabotage et écraser les +forces tibétaines d'indépendance+", a assuré samedi dans son éditorial le Quotidien du peuple, l'organe du Parti communiste chinois.

Alors que les organisations des droits de l'Homme et pro-tibétaines craignent des vagues d'arrestations, le Quotidien du peuple souligne qu'"1,3 milliard de Chinois, incluant le peuple tibétain, ne laisseront personne ni aucune force saper la stabilité de la région".

"C'est dans ce but que la Chine réprime fermement et condamne sévèrement une poignée de criminels qui ne respectent pas la loi", a ajouté l'organe du Parti communiste chinois.

Les manifestations ont commencé le 10 mars à Lhassa à l'occasion de l'anniversaire du soulèvement de 1959 contre le pouvoir chinois. La Chine communiste a pris le contrôle du Tibet en 1951.

Le nouveau bilan officiel fait également état de 241 policiers blessés, dont 23 grièvement, et de 382 civils blessés, dont 58 grièvement, soit un total de 623 blessés, dont 61 grièvement.

Le gouvernement tibétain en exil dans le nord de l'Inde fournit de son côté un bilan "confirmé" de 99 morts au Tibet et dans les provinces chinoises voisines abritant des minorités tibétaines.

Les autorités chinoises, qui continuent d'attribuer au dalaï-lama une responsabilité dans le déclenchement des violences, semblent donc ignorer les appels répétés au dialogue, lancés par le dignitaire tibétain comme par la communauté internationale.

Vendredi, le Japon a appelé la Chine et les dirigeants tibétains à ouvrir un dialogue "sans condition" tandis que le président polonais Lech Kaczynski estimait que "l'ouverture d'un dialogue maintenant prendrait une dimension symbolique, notamment dans le contexte des prochains Jeux olympiques à Pékin".

Le dalaï-lama, après avoir reçu la présidente de la Chambre des représentants américaine, Nancy Pelosi, a quitté vendredi soir sa résidence de Dharamsala, dans le nord de l'Inde où il vit en exil depuis 1959. Il est attendu samedi à New Dehli pour se consacrer à des séances d'enseignement du bouddhisme.

Samedi, Dharamsala, où des milliers d'exilés tibétains ont manifesté toute la semaine, était ville morte, tous les commerces ayant baissé leur rideau puisque samedi est férié en Inde.

A cinq mois de l'ouverture des Jeux olympiques d'été de Pékin, du 8 au 24 août, la Chine a par ailleurs continué samedi à accuser le dalaï-lama d'avoir fomenté les émeutes afin de saboter les JO.

"L'objectif de la clique du dalaï-lama est de perturber les Jeux olympiques, le peuple et la société et de nuire à l'unité politique du pays en complotant pour séparer le Tibet de la Chine", a assuré le Quotidien du peuple.

Vendredi, le gouvernement grec a indiqué qu'il allait prendre "toutes les mesures nécessaires" afin d'éviter que des opposants au régime chinois ne perturbent la cérémonie d'allumage de la flamme olympique, prévue lundi à Olympie (Grèce).

Alors que les manifestations antichinoises se poursuivent un peu partout dans le monde, vendredi, une cinquantaine d'exilés tibétains ont réussi à pénétrer dans l'ambassade de Chine à New Dehli, avant d'être interceptés par la police. Samedi, quelque 600 personnes ont manifesté à Tokyo pour dénoncer la répression au Tibet.

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beatrice 23/03/2008 15:49

et pendant ce temps la le SILENCE assourdissant de Nagy Bosca !

Frederig ar bouder 22/03/2008 15:51

Alors qu'au Tibet la répression contre les velléités
d'autodétermination prend une tournure de plus en plus brutale je souhaite rappeler de manière solennelle que le conflit qui ensanglante Lhassa représente bien plus qu'une querelle
entre deux nations lointaines dont le peuple breton n'aurait pas à se soucier. Depuis plus de soixante ans, l'acharnement de la Chine communiste contre le peuple Tibetain, tantôt
sournois, tantôt frontal, ne s'est jamais démenti. Il relève de motivations tout autant idéologiques qu'humaines. Doit-on rappeler que la République populaire de Chine
demeure un régime communiste qui, en tant que tel, bafoue la dignité humaine, les droits des peuples
et la liberté de conscience? Comme tous les régimes inspirés de cette
idéologie macabre, l'Etat chinois conserve les attributs du
totalitarisme. Bien des Européens, fascinés par les gains immédiats
qu'ils pensaient tirer du mirage économique Chinois, ont trop longtemps
fermé les yeux sur la vraie nature du pays dont ils encouragent la
montée en puissance. Depuis soixante ans, au prix de multiple sacrifices, le peuple Tibetain
à su maintenir sa spécificité culturelle et surtout religieuse. Pour
tout breton conscient de sa propre personnalité nationale cette
fidélité à soi-même impose le respect. Pour la Chine communiste, cette
indépendance des cœurs et des esprits est inacceptable. Alors qu'on se
plait parfois à considérer le communisme comme un reliquat du passé, la
répression actuelle nous rappelle que ce régime règne sans partage sur
un pays en passe de devenir la première puissance économique mondiale.
J'invite mes compatriotes à garder ces faits à l'esprit lorsqu'ils
portent leurs regards sur le sort de notre propre nation: la négation du droit des peuples et des liberté religieuses vont
toujours de pair avec les dérives totalitaires. Frederig ar Bouder Penn rener Adsav Président d'Adsav Le communisme tue encore !

Jean-Philippe Guerini 22/03/2008 16:23


Nous sommes d'accord sur la plus grande partie de votre message, seulement vous oubliez tout de même une chose, et non des moindres, c'est que la majorités des états meutriers d'hier et
d'aujourd'hui ne peuvent pas s'expliquer par une idéologie de type communiste, fasciste, etc ; mais par un fléau beaucoup plus important : le nationalisme.

Vous qui le prônez, vous devriez le savoir, pourtant...