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Fédération des Landes du Parti Radical de Gauche

Mouvement lycéen déterminé contre les suppressions de postes de Darcos

12 Avril 2008 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org










Le mouvement lycéen contre les suppressions de postes dans l'Education, qui a encore pris de l'ampleur cette semaine, se poursuit la semaine prochaine, premier conflit risqué pour Xavier Darcos qui campe sur ses positions et peine à désamorcer la grogne.

Les rencontres successives vendredi du ministre avec le syndicat Fidl (deuxième syndicat lycéen), puis l'UNL (premier syndicat), n'ont pas permis de déboucher sur une ouverture.

"Pour l'instant les comptes n'y sont pas. On n'a pas de réponses concrètes, ni concernant le bac pro en trois ans, ni concernant les suppressions de postes. On poursuit la mobilisation mardi", a expliqué Alix Nicolet, présidente de la Fidl, à l'issue de cet entretien. "On n'a pas été entendu (...) on appelle à la poursuite de la mobilisation et ce dès mardi", a déclaré Florian Lecoultre, président de l'UNL, en ajoutant qu'il restait "toujours un gros de désaccord, la question des moyens".

Interrogé sur Canal+, M. Darcos campait sur ses positions, répétant, comme les jours précédents, que "la loi de finances" 2008, prévoyant les 11.200 suppressions de postes, était "faite". "Je n'ai pas de postes à distribuer même si je le voulais", a-t-il dit. Il a appelé les syndicats enseignants à "arrêter de pousser les lycéens devant eux" et à "prendre leurs responsabilités".

Des propos jugés "inacceptables", par le Snes-FSU, principal syndicat du secondaire, qui a répondu dans un communiqué: "Faut-il rappeler au ministre les grèves qui ont marqué l'année scolaire sans que s'ouvre la moindre négociation dans le second degré ?" La FSU, qui devait initialement être reçue vendredi par M. Darcos, le sera lundi. Mercredi, le ministre doit aussi revoir la Fidl. Aucun rendez-vous n'a été donné à l'UNL.

Forts de leur dernière journée de mobilisation jeudi, les syndicats lycéens UNL et Fidl, une intersyndicale du second degré et un syndicat du premier degré (le SNUipp) appellent à une nouvelle journée de mobilisation mardi. Quelque 19.000 personnes selon la police, 35.000 selon les syndicats lycéens ont défilé à Paris jeudi. Selon la Fidl, 80.000 jeunes se sont mobilisés dans toute la France.

Les enseignants des écoles, collèges et lycées sont également appelés à la grève en Ile-de-France et une manifestation est encore prévue à Paris. M. Darcos avait déjà dû affronter plusieurs mouvements de grève chez les enseignants, notamment fin novembre et fin janvier, lorsqu'ils avaient répondu présent à l'appel des fonctionnaires pour défendre leur pouvoir d'achat.

Ce sera la sixième journée de mobilisation en trois semaines pour le mouvement des lycéens, enseignants, parents d'élèves contre les 11.200 suppressions de postes prévues à la rentrée prochaine dont 8.830 en collèges et lycées publics, et contre la réforme du bac professionnel.

La participation à cette nouvelle journée risque d'être toutefois cantonnée à l'Ile-de-France, dans la mesure où les deux zones, A et B, soit 21 académies sont en vacances.

Les professeurs des écoles pour leur part dénonceront "les stages de remise à niveau pendant les vacances" en faveur des élèves en difficulté et "le bricolage transformant les heures du samedi matin en heures supplémentaires obligatoires" pour ces élèves.

Le mouvement a continué ici et là vendredi. A Paris, 8 établissements étaient bloqués, et 3 avaient fait l'objet d'une tentative de barrage, selon le rectorat. A La Roche-sur-Yon (Vendée), près de 700 élèves, selon la police, ont manifesté. Les neuf jeunes, âgés de 15 à 17 ans, placés en garde à vue jeudi à Paris à la suite d'incidents lors de la manifestation lycéenne ont été remis en liberté, a indiqué vendredi une source judiciaire.

Six d'entre eux avaient été interpellés pour des jets de projectiles sur la police, deux pour des dégradations de bien public et un pour un vol perpétré sur un autre mineur durant la manifestation, a-t-on précisé de même source. Sept résident à Paris et deux dépendent des tribunaux de Nanterre et d'Evry. Le jeune mis en cause pour vol sera convoqué ultérieurement par un officier de police judiciaire devant un juge des enfants, a-t-on ajouté de même source en précisant que l'enquête se poursuivait pour les autres mis en cause.

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