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Fédération des Landes du Parti Radical de Gauche

Quels arrangements à Mont de Marsan ?

16 Avril 2008 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #Mont de Marsan


Abdallah El Bakkali - Conseiller Municipal d'opposition



CONSEIL MUNICIPAL. Jean-Pierre Pinto, adjoint au maire chargé des finances, a annoncé lundi vouloir mettre fin à certaines pratiques peu orthodoxes

Quels arrangements ?
: Jean-François Renaut

Cela ressemble fort à un casus belli. En débutant lundi soir sa présentation du budget primitif de l'année, le premier de l'ère Darrieussecq, l'adjoint aux finances Jean-Pierre Pinto a lancé un pavé dans la mare. Le grand argentier a fait état de la volonté de la nouvelle équipe « de mettre fin aux arrangements » et de la nécessité de retourner « dans la légalité ».
Dans un premier temps, personne n'a réagi. Le premier à le faire a été Abdallah El Bakkali. « Je n'ai pas aimé les propos de M. Pinto. Qu'est ce que ça veut dire ? »
L'intéressé prend un exemple. « Une voiture municipale est prêtée durant un week-end. Qui est responsable s'il y a un problème ? » Si l'illustration est claire, on peut douter que ce seul exemple résume l'intégralité du problème, si problème il y a.

« Insinuations pas sérieuses ». Renaud Lagrave, leader de l'opposition, estime que « ces insinuations ne sont pas sérieuses. » « S'il y avait tant d'arrangements que ça, la Chambre régionale des comptes aurait mis son nez dedans. Or, elle est venue plusieurs fois à Mont-de-Marsan ces dernières années et elle n'a jamais rien dit sur le sujet. »
En outre, le leader de l'opposition s'interroge. « Si elle estime que les choses n'étaient pas faites dans la légalité, pourquoi la nouvelle majorité a-t-elle voté les comptes administratifs et de gestion 2007 ? »
« Ça n'a rien à voir », rectifie Jean-Pierre Pinto. « Si des délibérations avaient légitimé les choses, on aurait pu l'envisager. Là, ça fonctionnait à la tête du client. »
À la tête du client ? L'adjoint aux finances éclaire. « Il était alloué des salles de spectacle gratuitement à certains et pas à d'autres. Le choix était à la discrétion du maire ou de l'adjoint concerné. » Ce constat explique la délibération 21 votée lundi et fixant les tarifs de location des différentes salles municipales.

« Règles du jeu claires ». Autre illustration. « Durant la première semaine où j'ai pris mes fonctions, j'ai reçu plusieurs demandes de prêt de matériel. Par exemple, une centaine d'assiettes pour une réception. Ce n'était pas permis mais certains savaient que c'était possible et ne se privaient pas de demander. C'est ça que j'appelle des arrangements. » La délibération 20 adoptée sans les huit voix de l'opposition met noir sur blanc tous les tarifs de location, à l'attention des Montois comme des non-Montois. « Il faut avoir des règles du jeu claires et établies pour tout le monde. »
Pour corroborer la nécessité de rentrer dans la légalité, Jean-Pierre Pinto prend un dernier exemple : la subvention au CCAS. « Cette subvention doit être à l'équilibre, or on s'est rendu compte que fin 2006, le CCAS présentait un excédent de 200 000 euros et de 500 00 euros fin 2007. Ce n'est absolument pas légal. »

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Gisèle 16/04/2008 12:50

Et après trois semaines de recherches assidues dans les comptes de la Mairie pour trouver une preuve de la mauvaise gestion de l'ancienne équipe, enfin un résultat : des assiettes prétées et une voiture de service utilisée le week end !!!!Cela vallait en effet un article dans Sud Ouest !