Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Fédération des Landes du Parti Radical de Gauche

Passe d'arme entre la Gauche et l'UMP sur le service minimum

5 Mai 2008 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org





UMP et PS se sont livrés dimanche à une passe d'armes autour du service minimum d'accueil en primaire lors de la grève des enseignants le 15 mai, le parti présidentiel appelant ses élus locaux à se mobiliser, alors que la gauche dénonçait une tentative de briser la grève.

Le ministre de l'éducation, Xavier Darcos, a annoncé samedi vouloir poursuivre lors de la prochaine grève l'expérimentation du service minimum d'accueil (SMA), lancée lors d'un précédent mouvement en janvier, décision immédiatement critiquée par les syndicats du primaire.

Dimanche, comme elle l'avait fait pour le mouvement de janvier, l'UMP a appelé ses élus locaux à se mobiliser pour "soutenir la mise en place du service minimum d'accueil lors de la grève du 15 mai" dans leurs collectivités.

Les élèves "auront déjà eu beaucoup de jours fériés et de ponts, il est dans leur intérêt de ne pas subir une journée de plus loin de l'école" et les parents, confrontés aux problèmes de garde, "ne peuvent être pénalisés une journée de plus", a estimé le parti présidentiel dans un communiqué signé d'un de ses porte-parole, Frédéric Lefebvre.

L'UMP a par ailleurs interpellé le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, considéré comme un des prétendants possibles à la direction du PS, qui avait refusé en janvier le SMA, estimant que cela reviendrait à "casser la grève".

Le parti présidentiel lui a demandé "d'assumer ce pour quoi il a été élu, rendre service aux Parisiens et non pour des raisons idéologiques refuser tout service minimum".

L'adjoint aux affaires scolaires de M. Delanoë, Pascal Cherki, a immédiatement rétorqué qu'il n'en était pas question. "Notre position est la même. Nous n'avons pas de raison d'en changer".

"Le gouvernement a allumé tous les incendies dans l'éducation nationale, on n'est pas là pour faire les pompiers. Il n'y a pas de raison que des fonctionnaires municipaux brisent un mouvement de grève de fonctionnaires nationaux", a-t-il déclaré à l'AFP.

L'ancien ministre PS de l'Education, Jack Lang, a qualifié sur France2 la relance du SMA par M. Darcos de "camouflage des échecs que rencontre le gouvernement dans le domaine de l'éducation", accusant le ministre d'avoir "brisé les programmes de l'école élémentaire" et "fait disparaître des milliers et des milliers de postes pour mettre en danger la qualité de notre lycée".

Sur Radio J, le porte-parole du PS, Julien Dray, a qualifié l'annonce de M. Darcos de "traditionnellement et banalement de droite". "C'est toujours la même chose, quand il y a un conflit social, on essaye de jouer les usagers contre les grévistes, c'est une vieille tradition et en général elle n'a jamais marché".

Après la première expérimentation de janvier, M. Darcos avait annoncé qu'il allait chercher un "accord" avec les syndicats sur le SMA, prévenant qu'à défaut d'un accord "dans les deux mois", il passerait "par la loi". Mais selon les syndicats, aucune proposition de concertation n'a été faite depuis.

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article