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Fédération des Landes du Parti Radical de Gauche

Les élus Montois en phase

1 Juin 2008 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #Mont de Marsan






Il était loin d'être au complet (seulement une quinzaine de membres présents), mais le Conseil municipal montois était bien présent hier matin à la BA 118, à l'invitation de son commandant, le colonel Carré.

Il y avait même deux membres de l'opposition, Alain Baché (PC) et Jean-Philippe Guérini (Parti radical de gauche). Ce dernier se montrant « inquiet des révélations du livre blanc de la défense, qui pourraient remettre en cause la base montoise. Or, les élus que nous sommes sont plus qu'intéressés par le maintien de la BA 118 ici, qui fait vivre notre ville ».

15 millions d'euros de travaux. M. Guérini et l'ensemble des conseillers municipaux n'ont pu qu'être rassurés par les propos du colonel Carré, qui leur a exposé les prochaines acquisitions de terrains envisagées par cette unité, ainsi que décrit les travaux et aménagements en cours.

Par exemple, la centrale électrique de la base, qui date des années 50, est en train d'être reconstruite, avec les 25 kilomètres de réseaux enterrés qui vont avec. Un investissement qui s'élève à 15 millions d'euros signifie sans doute que l'armée n'est pas près de quitter les lieux. Arrivée du CEV de Cazaux ? D'autant plus que les militaires, en cas de réorganisation des bases en France, indiquent clairement leur préférence.

L'Armée de l'air s'est officiellement prononcée pour le rapatriement à la BA 118 d'une partie du CEV (Centre d'essais en vol), aujourd'hui logé à Cazaux. Ce qui entraînerait la mutation d'environ 200 militaires à Mont-de-Marsan. Geneviève Darrieussecq, qui dit se tenir informée directement auprès du ministre de la Défense Hervé Morin, suit, elle aussi ce dossier de très près. « Parmi les différents scénarii envisagés, je souhaite bien sûr que le CEAM (Centre d'expériences aériennes militaires) et ses 850 personnels restent à Mont-de-Marsan.

Et un déménagement de cet outil à Cazaux par exemple coûterait une vraie fortune. Je ne suis pas sûre que cela coïnciderait avec le plan d'économie et pour une meilleure efficacité voulue par le gouvernement. » Au-delà de cette actualité, les élus montois ont pu se rendre compte de près de ce que représente cette « ville dans la ville » qu'est la BA Rozanoff, avec ses 3 200 habitants dans 480 bâtiments, 615 hectares dont 220 de forêt, et sa piste d'atterrissage de 3 600 mètres de longueur.

Thierry Socodiabéhère, correspondant défense du Conseil municipal, connaît l'outil comme sa poche puisqu'il a travaillé au CEAM pendant deux ans. Mais nombre d'autres élus ont mieux approché « toute la technicité, l'ingénierie, l'expérience accumulée que l'on trouve ici », disait Mme le maire, aux commandes d'un Rafale dernière version qui équipe déjà l'escadron de Saint-Dizier. Au final, une journée bien remplie pour les élus comme pour les militaires, soucieux de bien informer les politiques afin d'en faire de bons ambassadeurs pour leurs besoins et leurs espoirs, et réciproquement.

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