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Fédération des Landes du Parti Radical de Gauche

Encore quelques voix de gagnées pour Sarkozy ; celles d'une majorité de parlementaires PRG

12 Juillet 2008 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #Travail Parlementaire







Nicolas Sarkozy, qui recevra mardi les députés UMP, devrait annoncer une modification des règles de décompte du temps de parole dans les médias. Une nouvelle concession pour tenter de convaincre le PS. «Cela risque de se jouer à une voix près !» Les conseillers de Nicolas Sarkozy font les comptes à moins de deux semaines du vote de la réforme des institutions par le Parlement réuni en congrès, à Versailles, lundi 21 juillet.

Adopté en seconde lecture dans la nuit de mercredi à jeudi par les députés, le projet de loi constitutionnel revient devant les sénateurs mardi (lire ci-dessous). Si un vote conforme sur ce texte, issu d'un compromis entre les groupes majoritaires des deux assemblées et le gouvernement, semble «probable», le chef de l'État sait qu'il va devoir arracher les voix «une à une» pour atteindre les trois cinquièmes indispensables pour l'adoption en Congrès. «À ce jour, ce n'est pas fait», calcule un de ses conseillers.

Contrairement à Georges Pompidou qui avait renoncé au quinquennat en 1973 faute de majorité au Congrès, Nicolas Sarkozy a décidé de prendre le risque. Certes, les députés se plaisent à répéter qu'on ne leur parle jamais de la Constitution sur les marchés. Mais Sarkozy ne veut pas conclure sa première année de réformes par un échec symbolique sur les institutions. Or, contrairement à ses espoirs initiaux, il va devoir se passer des voix des 17 députés PS tentés par un vote favorable. Même la proposition par écrit du président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer de rédiger une charte de l'opposition n'a pas convaincu le PS. Jack Lang devrait donc faire cavalier seul.

«Je suis sans doute irrécupérable» Après avoir laissé son premier ministre en première ligne, le président s'apprête donc à reprendre la main pour exercer une pression maximale sur les parlementaires au nom du «sens des responsabilités». En coulisses, il a déjà débloqué plusieurs obstacles. Avec François Fillon, il s'est d'abord préoccupé des demandes des sénateurs centristes. Il a reçu leur président, Michel Mercier, et a accepté de faire figurer dans l'article Ier de la Constitution la phrase qu'ils réclamaient : «La loi garantit l'expression pluraliste des opinions et la participation équitable des partis et groupements politiques à la vie de la nation.» C'est peu de chose, mais cette seule phrase devrait conduire les trente sénateurs centristes à passer «de l'abstention à l'adhésion».

Le chef de l'État a également été attentif aux suggestions de Jean-Michel Baylet et de ses amis des radicaux de gauche sur les «droits de l'opposition». Nicolas Sarkozy a aussi fait une fleur à Jean-François Hory, ex-président du PRG, qui vient d'être nommé au Conseil d'État. Encore quelques voix de gagnées.*

Enfin, Sarkozy entend «bétonner» son camp. Dix-huit voix (treize députés et cinq sénateurs) ont manqué en première lecture à l'UMP. Le président a décidé de recevoir les «fortes têtes» de la majorité : les députés Bernard Debré, Jacques Myard ou Hervé de Charette seront à l'Élysée aujourd'hui. «Je vais lui expliquer pourquoi je suis contre sa réforme», confie le député des Yvelines Jacques Myard. «Moi, personne ne m'a appelé. Je suis sans doute irrécupérable», ironise François Goulard qui votera non «même si cela doit faire perdre la droite». Pour cela, il est même prêt à rater le début de l'émission télévisée Intervilles, qui se déroulera chez lui à Vannes le 21 juillet.

D'autres opposants UMP s'apprêtent à rentrer dans le rang. C'est le cas de Jean-Paul Anciaux qui, après avoir voté non, a décidé de voter oui. Il faut dire que Sarkozy est venu chez lui en Saône-et-Loire… Lionnel Luca, élu des Alpes-Maritimes, n'accepte pas l'assouplissement sur l'amendement anti-Turquie : «Cela heurte mes convictions, mais ça ferait désordre que le texte ne passe pas à cause de la droite.»

* Chantal Robin-Rodrigo et Christianne Taubira voteront "non" ; peut être un début d'espoir...

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Franz Quatreboeufs 16/07/2008 23:43

Jean-François Hory, vieille branche... J'espère que la soupe ne te brûlera pas le palais!J'ai quitté le PRG (pour le MoDem) quand JM Baylet se faisait recevoir par le nouvel élu Sarkozy, alors que F. Bayrou appelait à la résistance...Je ne le regrette pas!Franz QuatreboeufsAncien Secétaire-National adjoint de Radical... viré par Jean-François Hory...

Valérie 13/07/2008 14:32

Réforme des institutions, oui, mais sûrement pas à n'importe quel prix. Réveillez vous

gabrielle 13/07/2008 12:43

on va sérieusement voter comme le souhaite Sarkozy ?????

prg landes 12/07/2008 22:56

Merci à toutes celles et tous ceux qui voteront "non" à ce texte. Etre de gauche face à un gouvernement qui virent 28 000 enfants, femmes et hommes impliquent que nous n'ayons aucune compromission.

otschapovski 12/07/2008 11:15

Merci à tous ceux qui votent pour le peuple ou qui sont au coté du peuple nous en avons besoin