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Fédération des Landes du Parti Radical de Gauche

Contre Grenelle de l'Environnement

11 Novembre 2008 , Rédigé par Daniel Verdier




Mobilisation réussie contre une mascarade


Du point de vue des organisateurs, le Contre-Grenelle de ce samedi 6 octobre a été un succès.

Au niveau de la fréquentation tout d’abord : plus de 800 personnes sont passées dans la journée, nous obligeant à tenir les discours aussi à l’extérieur de la salle. Les intervenants  parlaient une première fois devant les 500 personnes assises dans la salle Victor Hugo, une deuxième fois dehors, devant 100 à 200 personnes assises par terre ou debout au soleil.
Les pauses musicales de Steve Waring ont permis de donner à cette journée la bonne humeur et décontraction qui manquent tant aux encravatés du Grenelle officiel. Nous remercions aussi la Confédération Paysanne de l’Isère pour ces assiettes paysannes chaudes qui ont permis aux personnes qui le désiraient de manger sur place.
Mais le plus important pour nous est bien sûr d’avoir rassemblé des associations et des personnalités diverses du monde politique et écologique capable de dénoncer d’une seule voix cette mascarade qu’est le « Grenelle de l’environnement ».

   Pyromanes
Pour commencer la matinée, Bruno Clémentin a dénoncé l’instrumentalisation par Nicolas sarkozy du terme de Grenelle. Paul Ariès a ironisé sur les écologistes « plus jaune que verts » qui se compromettaient dans ces prétendues négociations. « Le Grenelle de l’environnement est sarko-comptatible et le sarkozysme n’est pas écolo-comptatible », a affirmé l’auteur de Misère du Sarkozysme. Vincent Gay, membre de la LCR, a dénoncé la politique capitaliste du gouvernement et a rappelé qu'une politique écologique conséquente est forcément anti-capitaliste. Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau “Sortir du nucléaire” a comparé le Grenelle officiel à une négociation avec les pollueurs. « Est-ce qu’on demande aux pompiers de négocier avec les pyromanes pour leur demander d’allumer un peu moins de feu l’été prochain ? », a-t-il déclaré. C’est l’Elysée qui a décidé quelles personnes étaient invitées au Grenelle, a rappelé également Stéphane Lhomme. Avec humour, il a expliqué comment une association bidon montée par Yann Arthus-Bertrand a remplacé, à la demande de Nicolas Sarkozy, le Réseau Action Climat dans la liste des invités.
La matinée de ce Contre-Grenelle n’a pas épargné Nicolas Hulot traité d’« hélicologiste » et d’« éco-tartufe ». Le Grenelle de l’environnement est d’abord « une opération de communication visant à repeindre le capitalisme en vert » a résumé Sophie Divry, du journal La Décroissance. Opération de communication pour l’instant très réussie, a constaté Henri Maler, d’Action Critique médias. « Les médias dominants concourent à la dépolitisation de la question écologique », a-t-il souligné, rappelant que « la contestation de l’ordre médiatique est partie intégrante de la contestation de l’ordre politique ».
Geneviève Azam, d’Attac s’est élevé contre l’ « écologie compassionnelle »  du gouvernement. L’écologie, a-t-elle insisté, « ce n’est pas se battre pour notre confort ou notre petite sécurité, mais pour un modèle de société, un modèle démocratique ». Tous les intervenants ont souligné le lien entre la crise écologique et la crise sociale et politique.

   Non digérables
Les interventions thématiques des l’après-midi ont permis de mettre à jour des luttes, souvent peu connues mais fondamentales, car elles remettent en cause radicalement la globalisation des échanges et le modèle économique dominant. Ainsi, lutter conte les autoroutes, l’irradiation des aliments et la grande distribution, c’est lutter contre « les artères de la mondialisation des échanges » (Julien Milanesi). Rien d’étonnant à ce que ces thèmes ne soient pas digérables par le Grenelle officiel. Quant au nucléaire, la question a été tranchée avant même l’ouverture des pseudo-négociations du Grenelle a rappelé Roland Desbordes, de la CRIIRAD. Gérard Boinon, de la Confédération Paysanne a pu apporter son témoignage de paysan face au drame de Tchernobyl et de l’industrie agro-alimentaire.
En fin de journée, Vincent Cheynet a rappelé que la lutte pour l’écologie est indissociable de la lutte pour la démocratie, telle qu’elle se structure entre opposition et majorité. Mais c’est Paul Ariès qui a clôturé la journée, à l’extérieur de la salle, devant 700 personnes. Il a lancé 20 propositions emblématiques comme contribution au débat futur.

Les médias dominants ont fait le service minimum (voir Revue de presse) mais pour les personnes présentes, il est clair que face au rouleau compresseur médiatico-politique, le Contre-Grenelle restera comme le premier rassemblement d’opposition politique de l’ère Sarkozy.




Face au Grenelle sarko-compatible alors que le sarkozysme est non écolo-compatible : Inventons tous ensemble une écologie sarko-incompatible


Ce texte reprend les grandes lignes du discours tenu par Paul Ariès lors du contre-Grenelle de l'environnement du 6 octobre à Lyon. La salle étant beaucoup trop petite ce meeting a eu lieu en plein air.

Comment en est-on arrivé à croire que le sarkozysme puisse être écolo-compatible ? La gauche et la droite partagent le même bilan environnemental effroyable. Ces deux systèmes ont fait tout au long du 20e siècle – au-delà de ce qui les distingue socialement – de la domination de la nature l'un des grands ressorts permettant d'assouvir leur productivisme. Ces deux systèmes se heurtent aujourd'hui à la même impasse environnementale. La droite et la gauche ne se trouvent cependant pas dans la même situation sociale face à l'impossibilité de faire croître encore le gâteau grâce à la croissance (le PIB mondial).

Les milieux d’affaires, la droite et la gauche néolibérale ont la possibilité de rebondir en faisant payer la crise écologique aux plus pauvres (individus ou peuples). La question des agrocarburants et celle des taxes sur le carbone sont à cet égard symptomatiques : choisira-t-on finalement de nourrir nos voitures (d'abord celle des riches) ou sept milliards d'humains ? Ce « capitalisme vert » est non seulement une mascarade mais une fuite en avant. Il repose sur l’idée folle qu’un peu de croissance pollue mais que beaucoup dépollue. Il nie que le système productiviste même soit en cause et ne parle que de dysfonctionnements provisoires.

La gauche ne peut aller dans cette direction. Elle reste cependant aphone faute de solder son passif en réglant son compte au productivisme et à la foi béate dans le progrès.
Parce qu'il a su réunir les opposants de l'extérieur et les dissidents de l'intérieur qui sont sans aucune illusion sur le caractère sarko-compatible du Grenelle alors que le sarkozysme est lui non écolo-compatible, le contre-Grenelle qui s'est tenu à Lyon ce samedi 6 octobre 2007 constitue un événement important pour travailler ensemble à repolitiser l'écologie.  Notre grand dessein est de devenir capable de marier notre souci de justice sociale avec les contraintes environnementales mais nous savons que ce ne sera possible qu'en organisant un retour au politique et en faisant d'abord un effort de théorisation et de passage à l'acte...
Nos adversaires ont su conquérir l'opinion publique grâce à la puissance de leur lobbies. Nous devons donc nous jeter dans cette bataille pour l'emporter de nouveau culturellement. Nous n'avons pas voulu cependant tirer de conclusions au soir du contre-Grenelle car nous savons que le travail à faire ne fait que commencer et qu'il sera nécessairement collectif.
Les propositions que nous jetons au débat sont certes insuffisantes car elles tiennent compte du rapport de force politique et idéologique mais elles sont faites  pour donner à penser et à rêver, pour fissurer le « faux consensus » et pour introduire des dynamiques de rupture.  Elles doivent être débattues, enrichies, modifiées mais servir aussi à développer des luttes unitaires. Ces propositions débordent le seul champ environnemental car l'écologie constitue un tout.

   1. Contre la fuite en avant techno-scientiste profitable aux seules grandes firmes, ne cédons pas sur l'exigence de moratoires durables sur les OGM, le nucléaire, les incinérateurs, les constructions d'autoroutes mais aussi les agro-carburants. Ne nous laissons pas piéger par le « compromis bidon » qu'on voudrait nous imposer avec l'idée d'un libre choix entre des régions avec OGM et d'autres sans.    
   2. Contre la soumission de l'école aux impératifs du marché qui aboutit à en faire un lieu de formatage des forçats de la production et de la consommation, inventons une école dont la mission fondamentale serait de transmettre le dur métier d'humain, lançons aussi un grand projet éducatif, à l'instar de ce que furent les MJC, en matière d'éducation à une autre conception et pratique de la nature.
   3. Contre la pensée unique des grands médias et afin de libérer l'information de la tutelle des multinationales car on ne pourra faire de l'écologie sans transparence et sans choix entre des options différentes (option préférentielle pour les riches à la Sarkozy ou pour les pauvres), revenons à l'application des ordonnances de 1944 sur la presse, édictées par le Conseil national de la Résistance.
   4. Contre l'agression publicitaire, faisons primer le droit des usagers à être protégé sur celui des marchands à vendre leurs produits, abrogeons la circulaire Lang qui banalise la pénétration de la publicité et des marques commerciales dans les écoles,  interdisons sur le modèle de la Suède la publicité télévisuelle à destination des enfants,  limitons le nombre et la taille des panneaux publicitaires, allons vers des villes sans pub à l'instar de Sao Paulo, inversons la logique juridique qui veut que la protection des citoyens soit une exception et la « pub-tréfaction » la règle.
   5. Contre l'insécurité sociale et psychologique que généralise la précarité mais aussi le salariat et qui entretient la « fièvre acheteuse », adoptons le principe d'un « revenu universel d'existence »  inconditionnel couplé à un « revenu maximal autorisé » permettant à chacun de vivre simplement pour que chacun puisse simplement vivre.
   6. Contre le tout (auto)routier engageons des mesures décisives  comme l'arrêt de la construction du réseau (auto)routier, comme la reconversion d'une partie du réseau existant en chemins de fer, en axes piétons, en pistes cyclables, en jardins potagers ou d'agrément, imposons le bridage des moteurs, interdisons la commercialisation des voitures au-dessus d'une certaine puissance, interdisons les loisirs motorisés et les courses automobiles pour leur valeur antipédagogique.
   7. Contre l'explosion des inégalités écologiques et sociales représentée par le choix d'une régulation par le marché, inventons d'autres politiques de distribution des richesses et imaginons des systèmes de tarification en fonction des types d'usages ou des quantités : pourquoi payer son eau le même prix pour faire son ménage et remplir sa piscine ? Pourquoi payer les mêmes impôts fonciers pour une résidence principale et secondaire ? Ce mécanisme peut être généralisé à l'ensemble des services publics et des biens communs  sur la base de délibérations collectives.
   8. Contre la généralisation de la bio-industrie, imposons le retour à une véritable norme « bio » respectueuse des produits, des cultures et des hommes, généralisons une restauration sociale (scolaire, entreprise, etc) faite sur place, avec des produits « bio », locaux et de saison, interdisons l'irradiation des aliments qui ne profite qu'aux acteurs de la globalisation, agriculture intensive et grande distribution.
   9. Contre la délocalisation de l'économie construisons une préférence pour les marchés locaux en versant des subventions ou des aides sociales sous forme de « monnaie locale » comme en Allemagne, démantelons les systèmes de franchise commerciale.
  10. Contre la délocalisation de toutes nos activités, interdisons les voyages scolaires lointains, recentrons le tourisme social sur le « tourisme vert de proximité ».
  11. Contre une société globalitaire qui fait fonctionner le système juridique au profit des plus gros, remettons en cause les règles universelles qui sous prétexte d'hygiène ou de sécurité imposent partout les mêmes normes à l'ensemble des acteurs : pourquoi imposer par exemple la même méthode aux géants de la malbouffe et aux petits restaurants ? Adoptons des règles différentes selon la nature réelle des dangers.
  12. Contre la dictature des temps rapides sur les temps lents et des temps courts sur les temps longs, soutenons les projets de ralentissement des villes, adoptons le programme « slow food » pour les écoles à l'image des régions italiennes, soutenons les villes qui en adhérant au Mouvement international des villes lentes refusent de grandir, généralisons le « droit à la nuit » en interdisant l'éclairage public intempestif, généralisons la priorité aux TER plutôt que de construire des lignes TGV.
  13. Contre l'emprise de l'économie, maintenons et renforçons l'interdiction du travail le dimanche et interdisons l'ouverture nocturne des grandes surfaces commerciales.
  14. Contre l'idéologie du « travailler plus pour gagner plus », reprenons le combat pour marcher vers les 32 heures en 4 jours et le droit de « vivre et travailler au pays ».
  15. Contre les nuisances industrielles, supprimons toute aide aux pollueurs et soutenons les industries qui se reconvertissent sous forme de petites unités à production relocalisée.
  16. Contre la société industrielle globalitaire, développons l'autonomie dans tous les domaines notamment énergétique, soutenons d'abord les économies d'énergie puis les énergies renouvellables à taille humaine ou coopérative.
  17. Contre l'occidentalisation du monde, reconnaissons notre dette environnementale mais refusons aussi l'idée que la pauvreté justifierait la destruction de la planète.
  18. Contre le double échec du capitalisme et du socialisme productivistes, re-hiérarchisons nos systèmes juridiques pour concilier les contraintes environnementales avec notre souci de justice sociale par un nécessaire retour à la primauté du politique.
  19. Contre l'écologie apolitique, repolitisons l'écologie en rendant la parole au peuple, c'est aux citoyens de décider ce qui doit être (quasi)gratuit, renchérit ou interdit, c'est aux citoyens de choisir de façon autogestionnaire quel avenir ils souhaitent.
  20. Contre l'illusion de la toute-puissance sarkozyenne, jouons la carte de la démocratie, exigeons la représentation proportionnelle pour toutes les élections, faisant respecter le non cumul des mandats et adoptons le mandat impératif, optons pour un régime « primo-ministériel » contre la présidentialisation et la « peopolisation » du pouvoir.


L'organisation d'un Grenelle de l'environnement par le gouvernement Fillon n'est ni sérieuse ni crédible.

Elle n'est pas sérieuse de la part d'un Président qui vomissait il y a quelques jours encore Mai 68 et ses accords de Grenelle.
Elle n'est pas crédible de la part d'un chef d'État et d'un parti dont le programme électoral lui a valu la note déplorable de 8,5/20 lors de l'évaluation réalisée par les ONG, aujourd'hui conviées à la table officielle et pourtant peu soupçonnables de nourrir des logiques d'extrême-gauche, regroupés au sein de l' « Alliance pour la planète ».

   Tentative de récupération
Ce projet d'accords de Grenelle de l'environnement constitue une tentative d'OPA sur le monde de l'écologie. Il s’agit d’une offensive pour vider l'écologie de son discours social, politique et philosophique. Il vise à  réduire l'écologie politique à une logique d'accompagnement du programme économique néolibéral de ce gouvernement.
Cette initiative est aussi la preuve que l'opération du pacte écologique de Nicolas Hulot, qui conseillait déjà l'ancien Président Chirac en matière d'écologie, a été téléguidée par les sociétés sponsors de sa Fondation proches de l'UMP et du nouveau Président de la république.

   Contre l'écologie-spectacle
Nous refusons de voir l'écologie se transformer en un rapport consumériste à la nature. L'écologie est autant inséparable de son contenu politique qu'indissociable de son contenu social.
Elle s'oppose frontalement à la logique productiviste du « travailler plus pour gagner plus » qui a été au centre de la  campagne présidentielle de ce gouvernement.
L'écologie est incompatible avec la volonté forcenée de relancer la croissance. Cette course à la croissance illimitée est autant une impasse scientifique qu'un péril social et humain.
L'écologie n'est pas dissociable des choix économiques et techno-scientifiques. Elle ne s'accommode ni des options néolibérales ni des choix de société productivistes.
Les intérêts de la grande distribution ou de TF1 ne sont pas ceux de la nature ou de l'humanité.
Par nature, l'écologie politique ne peut pas être consensuelle car elle impose à faire des choix.

   Double danger
Ces pseudo-accords de Grenelle constituent donc un double danger. Danger de dilution de la question environnementale, comme le prouve déjà le Ministère Borloo où l'écologie dépourvue de budget propre pèsera bien peu aux côtés des bastions des transports et de l'énergie.
Danger de détournement de la question écologique en promouvant des solutions qui ne feront qu'alimenter les régressions environnementales et sociales.
Par exemple, la promotion massive des agrocarburants relève d'un véritable crime contre les 2 milliards de paysans pauvres dans le monde alors que la sécurité alimentaire n'est pas assurée.
Nous nous opposons à toute instrumentalisation des enjeux environnementaux pour soutenir une politique qui prend aux plus faibles pour donner aux plus gros.

   Un contre-sommet de l'écologie
Face à la farce des pseudo accords d'un faux Grenelle de l'environnement, nous organisons le 6 octobre un contre-sommet de l'écologie à Lyon.
Pour mettre en accusation un gouvernement dont les premières mesures ne sont pas écolo-compatibles (défense des OGM, nucléaire, tout-routier).
Pour entrer en résistance théorique et pratique contre la course à la croissance folle, le productivisme, le néolibéralisme.
Pour promouvoir une écologie politique face à une écologie des bons sentiments et de l'accompagnement qui ressemble davantage aux soins palliatifs qu'à une réorientation de nos façons de vivre, de produire et de consommer.
Ce contre-sommet réunira des associations qui luttent depuis des années sur le terrain, des intellectuels, des universitaires, des scientifiques et des politiques. Il se donnera pour objectif de définir les véritables priorités si nous voulons vraiment concilier les contraintes environnementales avec le souci de justice sociale par un retour au politique.




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dominique 15/11/2008 18:16

enfin...je finissais par croire que le Grenelle plaisait à tout le monde, était signe de réussite. Mon patron joue les bons éleves avec sa collectivité et  jusquà il y a peu au PRG c'était très complaisant sur le sujet...

PRG Landes 25/11/2008 21:24


L'arbre ne doit pas cacher la forêt, c'est pour cela qu'il faut bien prendre ses distances...


mamie dany 11/11/2008 17:14

je vous remercie de continuer à m'envoyer des rapports malgré que le ne sois plus intégrée au PRG car je suis une passionnée d'écologie pour laquelle je lutte depuis "René Dumont" et vous ne pouvez pas savoir le bien que vous me faites Aprés cette mascarade du "Grenelle de l'environnement"je ne puis plus participer aux interventions mais je suis de tout coeur avec vous en accord avec" l'insoumise" décédée" maitenant depuis bientôt 2 ans mais qui nous soutiens encore j'en suis certaine