Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Fédération des Landes du Parti Radical de Gauche

Les Français concernés par l’aide au développement en dépit des incertitudes liées au contexte économique

23 Novembre 2008 , Rédigé par Daniel Verdier



69% des Français estiment que l’aide au développement doit se maintenir

même si la France rencontre des difficultés budgétaires

Jean-Michel Severino, Directeur général de l’AFD présente ce matin les résultats de la 3e édition du baromètre AFD / Ifop. Cette étude révèle que les Français demeurent attachés à l’aide au développement et qu’ils souhaitent que l’aide fournie aux pays en développement soit désintéressée. Les Français expriment également de fortes attentes quant à la forme de l’aide, aux pays destinataires et aux modalités d’intervention.


Les Français très attachés à l’aide au développement et à son efficacité


La 3e édition du baromètre AFD / Ifop confirme l’adhésion des Français à l’aide au développement : 69% d’entre eux estiment que l’aide au développement doit se maintenir même si la France rencontre des difficultés budgétaires, soit une progression de 5 points par rapport à 2007. Le sondage révèle également un consensus fort autour du rôle de la France dans ce domaine : 70% des personnes interrogées pensent que la France joue un rôle majeur dans l’aide au développement.
Néanmoins, l’opinion des Français reste partagée quant à l’efficacité des actions menées. Si la moitié d’entre eux juge globalement les initiatives mises en œuvre par la France efficaces, ils se montrent en revanche plus sévères lorsqu’ils sont interrogés sur deux sujets majeurs que sont la lutte contre la pauvreté et le réchauffement climatique. En effet, concernant ces deux items, les Français estiment que les actions menées par la France sont peu ou pas du tout efficaces (respectivement 61% et 57%).
« Cette appréciation s’explique notamment par le fait que les Français ont de fortes attentes sur ces deux domaines qu’ils jugent prioritaires. », explique Jean-Michel Severino, Directeur général de l’AFD. « Rappelons que l’AFD s’est fixé des objectifs ambitieux, accompagnés d’une véritable obligation de résultat. En 2007, l’action de l’AFD a permis l’économie de 2,7 millions de tonnes de CO2, la mise en œuvre des projets d’appui à l’agriculture pour 6,5 millions de personnes et l’approvisionnement en eau potable de 4 millions de personnes. », poursuit-il.
Cette perception sur l’efficacité de l’aide ne remet cependant pas en cause l’importance de l’aide publique au développement : 35% de la population estime que l’effort budgétaire de la France devrait être plus élevé et plus de la majorité des Français (58%) le juge suffisant. Une opinion qui se renforce lorsque les montants investis sont précisés aux personnes interrogées.
Enfin, le sondage révèle que les Français se sentent personnellement impliqués dans l’aide au développement. Près de la moitié des personnes interrogées ont le sentiment de participer par procuration à l’aide au développement en tant qu’électeur ou contribuable. Concernés par l’aide au développement, les Français sont demandeurs d’informations sur l’action de l’Agence Française de Développement notamment sur ses domaines d’intervention (35%), le résultat de ses actions (32%) ou encore les projets qu’elle finance (31%).


Les Français favorables à une aide désintéressée et synonyme d’autonomie pour les pays bénéficiaires


Pour les Français, l’aide fournie doit être synonyme d’autonomie, sousla forme d’un transfert de savoir-faire et de compétences (43%) ou d’une aide à la mise en place de politique publique (36%).
Fait nouveau cette année, la majorité des personnes interrogées se prononce en faveur d’une aide désintéressée. Elle doit, en effet, s’adresser en priorité aux pays qui en ont le plus besoin. Ainsi, l’Afrique doit être le 1er destinataire d’actions de lutte contre la pauvreté (81%) et l’Asie doit bénéficier en priorité des financements pour des projets de lutte contre le réchauffement climatique (56%).
Les Français indiquent clairement vouloir donner la priorité à l’humanitaire et au sanitaire : la lutte contre la pauvreté se place en tête des objectifs que les personnes interrogées considèrent comme prioritaires dans l’aide au développement- 61% d’entre eux citent ce projet parmi les 3 priorités. Pour les Français, l’individu doit être au cœur des actions menées, devant les mesures économiques et environnementales. L’accès à l’eau potable représente ainsi la première action à conduire pour 98% de la population, suivi des programmes de santé publique (98%) et de l’aide à l’accès aux médicaments (96%).
« Force est de constater que l’action de l’AFD est en phase avec les attentes des Français. La lutte contre la pauvreté est l’axe majeur de notre intervention et en 2007 nous y avons consacré 2/3 de notre action. Les récentes mutations de l’environnement nous ont également conduit à étendre notre champ d’intervention, là ou se joue l’avenir du climat, de la biodiversité et de la santé mondiale », conclut Jean-Michel Severino.

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article