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Fédération des Landes du Parti Radical de Gauche

Relance économique : La commission européenne fait profil bas

30 Novembre 2008 , Rédigé par PRG Landes

 

 C’est 200 milliards d’euros qui devrait être dépensé dans l’Union Européenne pour la relance a annoncé hier José Manuel Barroso. Mais le président de la Commission européenne ne fait qu’empiler les plans nationaux, sans intervention directe de ce qui reste le gouvernement de l’Europe.


Une fois de plus l’Europe déçoit. Son système à deux têtes, Commission et Présidence de l’Union, montre ses limites. L’Europe attendait hier le plan de relance annoncé par la Commission, et José Manuel Barroso est venu les mains presque vides. La seule mesure vraiment concrète avait été annoncée la veille par Jean-Claude Juncker, le président de l’Eurogroupe qui ne se prive pas de brûler les politesses à son voisin bruxellois : les pays membres signataires de Maastricht pourront déroger pendant deux ans aux critères de la monnaie unique (déficit inférieur à 3% du PIB et dette publique à 60%), sans encourir de sanctions de la part de la Commission. De toute façon, plusieurs pays membres avaient déjà prévenu qu’ils ne se sentaient pas lier par ces critères de temps de forte croissance. Est également annoncé une hausse du seuil à partir duquel les Etats doivent demander l’autorisation de Bruxelles pour aider les PME.
La Commission a seulement surpris par un petit jeu inutile : elle avait fait savoir officieusement lundi que seulement 1% du PIB serait consacré à la relance et il s’agira finalement de 1,5%, soit 200 milliards (un minimum de 1,2% de la responsabilité des Etats et 0,3% sur le budget européen). Tout repose sur les Etats membres qui feront comme bon leur semble et garde bien sûr toute souveraineté sur la fiscalité malgré l’incitation de José Manuel Barroso à réduire les taux de TVA.

 

 

Ajustement européen

 

L’intervention du président de la Commission n’a donc d’autre but que d’essayer d’harmoniser les différences de traitement de la crise. Et d’insister sur le point qui l’oppose au président de l’Union, Nicolas Sarkozy : les déficits publics doivent être limités et réduits à deux ans dans le temps.
Comme elle l’avait fait pour le projet spatial Galileo, l’Europe aurait pu tenter d’initier une politique commune de grands travaux et de modernisation des industries et des services, notamment dans tous les domaines où le retard en développement durable est notoire. Il n’en sera rien, l’Europe en restant à cet égard aux 6 milliards prévus pour la modernisation des infrastructures et les énergies renouvelables.
Les Etats gardent donc la main. Il faut attendre la semaine prochaine pour connaître le plan français qui devrait porter sur 20 milliards d’euros et d’importantes mesures pour le secteur automobile, et le sommet européen des 11 et 12 décembre qui marquera la fin de la présidence française.

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