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Fédération des Landes du Parti Radical de Gauche

Articles avec #mont de marsan tag

Pour une Médiathèque à Mont de Marsan

10 Juillet 2008 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #Mont de Marsan





MÉDIATHÈQUE. --Les huit élus d'opposition se sont déplacés hier à Bosquet, sur le site d'un projet « menacé par la consultation » et qu'ils défendent bec et ongles


ean-Pierre Dorian 

Il manquait juste la première pierre. Factice, bien sûr. Mais pas un bouton de guêtres, du moins pas un des membres de l'actuelle opposition au conseil municipal montois.
Mesdames Ségolène Dauga, Sophie Avant, Michèle Peguy et Rose Lucy ; messieurs Abdallah El Bakkali, Alain Baché, Jean-Philippe Guérini et Renaud Lagrave : ils étaient venus, ils étaient tous là, hier à midi, sur l'ancienne place d'armes de la caserne Bosquet, à l'endroit exact où devrait (doit, devait ?) voir le jour en 2010 la fameuse médiathèque. Et avec un seul mot à la bouche : oui. Ou plutôt « deux fois oui », comme les réponses qu'ils souhaitent voir « une large majorité de Montoises et de Montois » cocher à l'heure de la consultation lancée par Geneviève Darrieussecq et sa majorité.

« C'est la première fois que nous nous exprimons publiquement en dehors du Conseil municipal, c'est que l'heure est un peu grave... » Premier porte-parole, Renaud Lagrave donne le ton : ils sont (de nouveau) en campagne et le disent, haut et fort. En espérant que l'écho de la place d'armes va porter, au moins sur ce sujet devenu éminemment politique.

« Le Louvre ! » Pour eux, donc, pas de doutes, ce doit être oui et oui. « Parce que cet excellent dossier nous paraissait acté, nous partions pour une belle inauguration en 2010. » Patatras ! Madame le (nouveau) maire est passée par là. Et ce qu'ils craignent clairement, désormais, c'est de voir l'ensemble du projet capoter. Et les « électeurs » démobilisés. « Il ne devrait plus y avoir débat sur le lieu, reprend l'élu PS. Parce qu'à ce stade-là, le remettre en question, c'est menacer l'existence même de la médiathèque. Or, comme pour les gens c'était ficelé, tout le monde doit se mobiliser. »

Rose Lucy en est même indignée : « On ne comprend pas ! Il s'agit de tirer cette ville vers le haut. Quant à dénaturer le lieu, franchement, c'est l'inverse : on allait avoir le Louvre ! Ce n'est pas possible de remettre ce projet en cause... »
Même si certains se plaignent de ne pas (encore) avoir reçu la fameuse enveloppe consultative dans leur boîte aux lettres, ce n'est plus trop sur la forme, c'est surtout sur le fond que les élus d'opposition brandissent les fourches.

Le goût et la couleur. Encore que, Ségolène Dauga se charge d'en remettre une couche : « On sent de la confusion dans l'organisation... On nous parle rigueur, légalité et démocratie, mais tout cela manque de transparence. En fait, ça a le goût du référendum, la couleur du référendum, mais ça n'est pas un référendum. Et encore moins une consultation digne de ce nom. »

Une petite louche en plus, signée Alain Baché, pour qui « en dehors de l'argent gaspillé (entre 375 000 et 500 000 euros de pénalité si le projet est stoppé), on aurait dû élargir cette consultation à l'agglomération entière. »

Jean-Philippe Guérini est plus piquant : « Si j'en crois ce que je lis, au final, madame le maire tranchera seule cette question. Auquel cas, cette consultation aura été une mascarade. » Et en cas de défaite de leur camp, « une vraie défaite culturelle pour Mont-de-Marsan et son agglomération », dixit Lagrave.

Mais ça, c'est pour les plus pessimistes. Abdallah El Bakkali, lui, dit « ne pas être inquiet sur la réponse que vont donner les Montois. » Surtout si c'est oui.

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Les mêmes valeurs

7 Juillet 2008 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #Mont de Marsan

TARNOS. --Dans le cadre de sa traditionnelle Fête des pins, le parti communiste avait convié hier à débattre plusieurs leaders politiques et syndicaux de gauche


Emma Saint-Genez

«Révolutionnaires, constructifs et ouverts ». Ainsi se définissent « les communistes du XXIe siècle » sur la banderole déployée ce week-end dans le parc de la Nature de Tarnos où se déroulait la Fête des pins.

Dans la lignée de cette ouverture tant prônée à droite lors des dernières échéances électorales, le secrétaire départemental du PC, Alain Baché, avait invité hier matin les responsables d'autres partis politiques de gauche et des militants syndicaux pour un débat sur le thème : « Des luttes d'hier à celles d'aujourd'hui, quelles perspectives politiques ? »


1968. D'abord le constat, amer : le combat, qu'il soit dans les rues ou les travées de l'Assemblée nationale, ne paie plus. Et ce alors même qu'on commémore avec bruit et nostalgie les manifestations monstres de 1968. « Nous ne sommes plus dans les mêmes conditions », souligne Jacques Corrilhons, secrétaire départemental de la CGT. Désunion syndicale, fonds de pension anonymes en lieu et place du patron, adversaire traditionnel, mais localisable et identifié?

Les militants ont « l'impression de s'attaquer à une montagne beaucoup trop grande » commente Philippe Miquel, délégué départemental de la FSU. « Nous sommes confrontés à un gouvernement qui attaque sur tous les fronts en même temps. De l'autre côté, nous n'avons plus d'alternative politique immédiate. Et cela fait un moment que nous n'avons pas gagné. Deux ans à faire des grèves sans avoir rien obtenu »

Pourtant, selon Renaud Lagrave, premier secrétaire fédéral du PS, le mouvement social précèdera toujours l'action politique. « Nous avons besoin des luttes syndicales pour avancer. L'ensemble de la gauche se trouve à un moment charnière. Aujourd'hui, ce n'est pas tellement de débats dont nous avons besoin, mais de volonté politique ».

Loi de modernisation sociale, réforme imposée de l'Éducation nationale... L'inquiétude est un très bon dopant pour ne pas céder au découragement. « Nous avons face à nous une droite qui a un vrai et cohérent projet de société, analyse Eliane Assassi, sénatrice communiste de Seine-Saint-Denis. Je viens d'un département où la population subit tous les coups de cette politique, qui évacue complètement le débat d'idées. C'est sur ce point-là que Sarkozy peut être battu. La gauche est mal en point, mais elle a des idées. Et les réponses de société, elles sont dans la société et pas ailleurs ».



Union nécessaire. Applaudissements spontanés pour Claude Cabanes lorsque l' ancien rédacteur-en-chef de « L'Humanité » récuse la disparition du mot « communiste ». « Sans l'unité de la gauche, on ne peut rien faire de fondamental dans ce pays. Le combat que nous avons perdu, c'est celui des valeurs » L'appel au rassemblement n'empêche pas le journaliste communiste d'envoyer une pierre dans le jardin du maire de Paris, Bertrand Delanoë, sans le nommer : « On ne peut pas marier socialisme et libéralisme ».

Pour le Mouvement républicain et citoyen, Xavier Dumoulin milite aussi haut et très fort dans le micro pour « un parti de toute la gauche » : « Nous devons trouver une voie entre une gauche gestionnaire et molle et une gauche radicale à fonction tribunicienne ». Allusion implicite à la LCR et au nouveau parti anticapitaliste voulu par Olivier Besancenot.

Point de vue partagé par Jean-Philippe Guérini, vice-président départemental des Radicaux de gauche, qui s'appuie sur la cuisante défaite enregistrée aux municipales montoises : « Nous devons repenser un grand mouvement de gauche. Parce que la gestion de droite n'a rien à voir avec celle menée à gauche. Si nous nous étions un peu plus parlé avant, nous n'en serions peut-être pas là aujourd'hui ».

Au même moment à Sanguinet, l'association Objectifs Kollectifs organisait le festival « Gemme la résistance » avec une myriade de partis et d'associations dont la LCR et les Verts (voir nos prochaines éditions). Aucun des intervenants tarnosiens n'était au courant. Le dialogue a effectivement de beaux jours devant lui.

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Dites oui à la Médiathèque à Mont de Marsan

1 Juillet 2008 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #Mont de Marsan



Dites oui à la Médiathèque



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Lettre ouverte à Madame le Maire de Mont de Marsan sur la Médiathèque

27 Juin 2008 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #Mont de Marsan




Mont de Marsan le, 27 Juin 2008


Madame le Maire de Mont de Marsan,

Comme vous le savez, la Ville de Mont de Marsan avait proposé dès 2002, dans le cadre du contrat d’agglomération signé entre la Communauté d’Agglomération du Marsan, le Conseil Général des Landes et le Conseil Régional d’Aquitaine, la réalisation d’une médiathèque intercommunale, permettant ainsi une véritable mutualisation des moyens culturels sur notre territoire.

Par délibérations de la Ville, de toutes les communes membres et de l’Agglomération prises à l’unanimité, ce projet est actuellement largement avancé, puisque l’Architecte, Mr Borja Huidobro devait présenter son dossier définitif ces derniers mois afin que la date prévue pour cette réalisation, soit 2010, soit tenue.

Des engagements ont donc d’ores et déjà été pris, un long travail a été effectué avec la DRAC Aquitaine, la Médiathèque Départementale, ce dossier devrait donc se situer dans la continuité des études réalisées jusqu'à l'heure.

Lors d’une réunion de la Communauté d’Agglomération du Marsan et lors du dernier Conseil Municipal de Mont de Marsan, vous avez annoncé votre souhait d’organiser une consultation des Montoises et des Montois.

Nous pensons néanmoins que cette « promesse » (« Les Montois seront consultés par Référendum local, comme ils auraient dû l’être avant » annonciez-vous dans votre « journal du marché n°4 ») sur un dossier porté entièrement par la Communauté d’Agglomération constitue un retour en arrière, une simple consultation organisée en plein de mois de Juillet ne nous semble pas à la hauteur de cette réalisation il s’agit tout de même d’un plan de financement de 10 millions d’euros.

Puisque vous avez fait le choix de remettre en cause ce dossier, nous souhaitons, comme nous l’avons fait lors du Conseil Municipal, vous faire des propositions concrètes sur cette consultation.

Si les Montoises et les Montois doivent être consultés, les règles strictes républicaines d’un référendum sont les seules qui pourront assurer la totale transparence des résultats, en dehors de tout arrangement. Cette consultation ne pourra revêtir une quelconque véracité que si elle est organisée dans des conditions démocratiques. Il convient donc, selon nous, d’organiser un vote, sur une ou plusieurs questions, une campagne pour que chacun puisse s’exprimer et enfin un vote organisé comme un vote traditionnel. Ainsi, un souhait majoritaire clairement exprimé verra le jour et nous pourrons sereinement continuer à œuvrer pour le bien être des montois.
La loi du 1 Aout 2003 prévoit cette possibilité dans le cadre suivant :

« Art. LO 1112-2. - L'exécutif d'une collectivité territoriale peut seul proposer à l'assemblée délibérante de cette collectivité de soumettre à référendum local tout projet d'acte relevant des attributions qu'il exerce au nom de la collectivité, à l'exception des projets d'acte individuel.

« Art. LO 1112-3. - Dans les cas prévus aux articles LO 1112-1 et LO 1112-2, l'assemblée délibérante de la collectivité territoriale, par une même délibération, détermine les modalités d'organisation du référendum local, fixe le jour du scrutin, qui ne peut intervenir moins de deux mois après la transmission de la délibération au représentant de l'Etat, convoque les électeurs et précise le projet d'acte ou de délibération soumis à l'approbation des électeurs.

Il conviendrait donc de délibérer lors du prochain Conseil Municipal sur l’organisation d’un tel scrutin ainsi que sur les questions qui seraient posées aux montois.

Nous sommes nous-mêmes, comme de nombreux montois, très attachés à ce dossier qui constitue à nos yeux une réalisation exceptionnelle pour notre Ville.

Le groupe de l’opposition municipale de Mont de Marsan se tient à votre disposition pour évoquer avec vous la mise en place de ce Referendum d’initiative locale.

En souhaitant avoir votre accord pour cette initiative, veuillez recevoir, Madame le Maire, nos salutations distinguées.

Sophie AVANT, Alain BACHE, Ségolène DAUGA, Abdallah ELBAKALI, Jean Philippe GUERINI, Renaud LAGRAVE, Rose LUCY, Michèle PEGUY

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Tribune libre de l'opposition municipale Montoise

27 Juin 2008 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #Mont de Marsan


 

 

"Choqués"

"Le service public de l'Education Nationale est mis à mal par de nombreuses réformes, mettant ainsi en péril les établissements scolaires montois.

Tout d'abord un manque flagrant de postes de professeurs, un manque d'accompagnement des élèves en difficulté, la remise en cause des programmes, le réaménagement du temps scolaire sans concertation, des options disparues, cette liste n'est pas exhaustive, mais chaque mesure affaiblit l'éducation des jeunes montois. La suppression de 2 heures par semaine fixée par le décret Darcos du 15 mai 2008 en est le dernier exemple. Cette mesure revient à faire perdre 12 jours de scolarité aux enfants du 1er degré, ce qui équivaut avec les précédentes réductions opérées depuis 1969, à une année complète de scolarité élémentaire en moins. La circulaire prévoit que les 2 heures "supprimées" seront réaffectées aux élèves en difficulté, mais en surchargeant leurs journées et surtout en les stigmatisant.

Dans cette période où l'ensemble de la communauté éducative, les professeurs, les élèves et les parents s'interrogent et même pour beaucoup dénoncent ces réformes, comme de nombreux montois, nous avons été choqués par la parution dans le journal municipal d'une publicité pour les établissements privés montois. Nous avons également été choqués par la baisse des crédits pour l'entretien des écoles montoises, mais aussi par l'abandon des grosses restructurations de groupes scolaires, notamment celui de Saint Médard, pourtant programmé par la précédente municipalité.

Nous avons également été choqués par des annonces sur le service minimum dans les écoles, qui devrait être instauré dans notre Ville, service qui incomberait au personnel municipal et non à des professeurs, et qui consisterait à tout simplement porter atteinte au droit de grève.

Nous avons également été choqués par l'abandon de la plate forme sociale pourtant finie, et qui n'attendait plus que les associations pour fonctionner. Comme vous l'avez compris, tout dossier qui ne plait pas est réputé mal ficelé, celui là était pourtant limpide, à l'agglomération la construction, à la Ville le fonctionnement et les délibérations de l'époque ont pourtant été prises à l'unanimité...A ce jour c'est donc près d'un an que les associations montoises devront patienter avant de prendre possession des lieux, le temps que l'agglomération et l'ensemble des communes délibèrent. L'attitude revancharde de la nouvelle municipalité vis-à-vis des autres collectivités locales nous inquiète pour l'avenir de Mont de Marsan, nous ferons tout de notre côté pour que notre Ville ne soit pas bloquée pour son avenir.

Nous profitons de cette tribune pour vous souhaiter de bonnes fêtes de la Madeleine et de bons congés d'été.

Sophie AVANT, Alain BACHE, Ségolène DAUGA, Abdallah ELBAKALI, Jean Philippe GUERINI, Renaud LAGRAVE, Rose LUCY, Michèle PEGUY

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Intervention de Jean-Philippe Guerini au Conseil municipal de Mont de Marsan sur la publicité pour un groupe scolaire privé dans le bulletin municipal.

26 Juin 2008 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #Mont de Marsan






Madame le Maire, Chers collègues,

Je ne surprendrais personne, en tant que Radical, de m’interroger sur la nécessité d’ouvrir les colonnes de m2m à un établissement privé d’enseignement religieux, ne serait ce que pour un encart publicitaire, à un moment où les établissements scolaires publics Montois sont frappés par l’incohérence de certaines réformes nationale , dont deux me semblent particulièrement catastrophique : la baisse du nombre d’heures de travail des élèves, liée à un réaménagement du temps de travail mis en place sans aucune concertation préalable.

Le Département des Landes avait été plus inspiré dans sa réforme du nombre de jours travaillés en classe, puisque le temps de travail hebdomadaire des élèves restait le même, seuls les congés raccourcissaient.

Je ne surprendrais d’autant moins personne de mon interrogation, puisqu’elle  est loin d’être unilatérale : il me semble qu’une pétition reprenant ce même sujet circule à Mont de Marsan, que de nombreux  directeurs d’écoles publics vous ont fait part de leur surprise et que certaines associations de Parents d’élèves vous ont écrit leur crainte.

D’autre part, un outil, issu d’une institution républicaine et laïque comme la nôtre, ne peut et ne doit s’associer de quelques manières que ce soit – même moyennant finances – au prosélytisme religieux – il suffit à qui en douterait d’aller sur le site web de cette institution pour se rendre compte qu’il s’agit, aussi, de cela. La laïcité, si malmenée ces derniers temps, ne doit souffrir d’aucun aménagements.

En tant que citoyen profondément attaché au caractère laïc de nos institutions,

En tant que représentant, ici, d’un mouvement qui fut pionnier et de la construction de notre république et de l’instauration de la laïcité comme base de son fonctionnement,

En tant qu’élu local, porte parole aujourd’hui de celles et ceux pour qui la laïcité est la garantie de la neutralité de nos institutions et le service public de l’éducation, celle des valeurs républicaines mettant nos enfants au centre d’un système éducatif qui  leur permet d’étudier gratuitement.

Madame le Maire, Chers collègues,

Si j’avais le goût et l’envie de voir des complots partout, de détailler méticuleusement, d’une manière partisane, chaque action de la majorité municipale ;  je me demanderais si cette insertion publicitaire n’est pas tout simplement un positionnement politique. Il se trouve que je n’ai pas cette analyse.

 Je vous demande donc, Madame le Maire, si  cette publicité a bien, tout simplement, échappée à la directrice de la publication de m2m ? Si nous pouvons compter sur vous afin que ce « bug » publicitaire soit bien le dernier ? Et, encore et toujours, si un comité de rédaction incluant des élus de l’opposition a des chances de voir le jour, à trente six ou quarante-huit heures de la sortie du deuxième M2M.

Madame le Maire, par avance, merci de vos réponses.
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Alain Vidalies interdit d'accès par le Ministre Hervé Morin

6 Juin 2008 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #Mont de Marsan





Alors qu'il était convié lundi au Centre d'essais de lancement de missiles (CELM) de Biscarrosse à une réunion avec les organisations syndicales du personnel civil, le député de la circonscription Alain Vidalies a été au dernier moment interdit d'accès par le ministre Hervé Morin lui-même.

Les syndicats du site (CGT, CFDT, FO, CGC, UNSA) n'ont pas tardé à protester. « Ce déni de démocratie en dit long sur les enjeux des nouvelles réformes qui attendent les salariés des ministères », écrivent-ils dans un communiqué, évoquant la loi de programmation militaire, et le Livre blanc. Réformes qui « sur le plan local menacent l'équilibre socio-économique par les baisses d'effectifs, les mutations géographiques et les fermetures. » C'est dans ce contexte-là que l'intersyndicale du CELM avait souhaité rencontrer dans un premier temps les maires du canton avant d'organiser dans un deuxième temps ce débat avec les personnels en présence du parlementaire. Débat pour lequel Alain Vidalies avait demandé - et obtenu le 29 mai- l'autorisation de la direction militaire de l'établissement.

« Drôle de conception de la démocratie ». Jusqu'à vendredi soir. Et un coup de fil de la même direction. « Qui m'a informé que le ministre interdisait la présence d'un parlementaire dans un site militaire pour rencontrer le personnel civil », commente le député joint par téléphone hier à Paris. Une démarche qu'Alain Vidalies trouve « singulière, à l'heure où l'on discute de la revalorisation du rôle des parlementaires. D'autant plus qu'il s'agit de communiquer avec des organisations syndicales constituées sur ma circonscription et sur un sujet qui doit faire l'objet d'un débat », s'étonne l'élu.
« C'est tout de même une drôle de conception de la démocratie », poursuit le député avant de préciser que le personnel civil « n'a pas de statut dérogatoire qui lui interdit l'accès à l'expression syndicale. D'autant que je ne vois pas en quoi ma présence avait un caractère subversif », poursuit-il.

Contestation officielle. Le député l'assure, l'affaire n'en restera pas là. « Il y aura en effet une démarche officielle de contestation de la part des représentants du groupe à l'assemblée auprès du premier ministre. » Parce qu'au-delà de l'anecdote landaise, et de « la question de principe », la situation risque de se reproduire avec les restructurations annoncées concernant les personnels civils.

« Il y a en effet beaucoup de parlementaires qui vont être amenés à rencontrer les organisations syndicales dans les semaines à venir, ce qui me paraît une bonne approche du débat républicain. » Dont on ne saurait priver Alain Vidalies, qui rencontrera de toute façon les organisations syndicales. Dans un décor plus? démocratique.

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BERGES.-- François Ruiz, président du Sivu des berges de la Midouze, réagit au projet d'aménagement des rivières de Mont de Marsan.

4 Juin 2008 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #Mont de Marsan






« C'est une bonne idée, mais comment la mettre en oeuvre ? »

:Martin Thévenot

François Ruiz est encore pour quelques jours le président du Sivu (Syndicat intercommunal à vocation unique) de la Midouze (il passera la main le 9 juin (1)). Un organisme qui regroupe onze communes, chargé d'entretenir le lit du cours d'eau, partie rivière et berges inondables incluses.
Un Sivu qui gère la rivière de Mont-de-Marsan à Bégaar et sans lequel, il l'affirme, « rien ne pourra se faire concernant l'aménagement des berges. » Or, la municipalité montoise a fait dudit aménagement, ainsi que de celui de la Douze et du Midou, une promesse de campagne. Un chantier prioritaire de la nouvelle mandature. Un grand projet de quatorze kilomètres de long qui visera à remettre les cours d'eau montois au centre de la ville et les transformer en circuits de promenade pour les habitants.
Désengagement.
La seule solution pour mener à bien cette entreprise, selon François Ruiz, « serait que la municipalité se désengage du syndicat, afin que les compétences lui reviennent. C'est-à-dire se mettre d'accord avec les dix autres communes. Et dans ce cas, la gestion des berges, mais aussi du cours d'eau lui reviendraient, ainsi que les dépenses que cela implique. »

Une entreprise contre laquelle « le Sivu ne pourra pas s'opposer. Il suffirait de passer une convention. » Une passation de pouvoir qui pourrait même arranger un syndicat, « qui ne dispose que de petits moyens. Les travaux de captation des sources qui s'écoulaient sur le chemin de halage nous ont déjà coûté très cher. Je ne connais pas encore mon successeur à la présidence, mais je pense qu'il abondera dans mon sens ». Il n'empêche que pour l'instant, l'élu l'affirme, « je n'ai pas été contacté dans ce sens par la nouvelle équipe ».

Un aménagement des berges de la Midouze, « déjà en grande partie réalisé », selon François Ruiz. « Il serait facile, dans les conditions actuelles, de construire une promenade et des zones paysagères, puisque le chemin de halage est dégagé. »

En revanche, l'ancien membre de l'équipe Labeyrie est beaucoup plus circonspect concernant la partie Douze et Midou. « C'est une très bonne idée, mais je ne vois pas comment ils vont faire, notamment sur la rivière privée qu'est la Douze. Vont se poser des problèmes d'expropriations et de continuité du projet. »

Et François Ruiz de s'engager sur un terrain plus politique : « Nous avions réalisé des études. Un aménagement complet coûte extrêmement cher. À savoir des millions d'euros. Est-ce là une dépense prioritaire ? » La question est posée.

(1) Le conseil syndical des berges de la Midouze se tiendra le 9 juin à 19 heures, à la mairie de Campagne. Un nouveau président sera élu à cette occasion.

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Les élus Montois en phase

1 Juin 2008 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #Mont de Marsan






Il était loin d'être au complet (seulement une quinzaine de membres présents), mais le Conseil municipal montois était bien présent hier matin à la BA 118, à l'invitation de son commandant, le colonel Carré.

Il y avait même deux membres de l'opposition, Alain Baché (PC) et Jean-Philippe Guérini (Parti radical de gauche). Ce dernier se montrant « inquiet des révélations du livre blanc de la défense, qui pourraient remettre en cause la base montoise. Or, les élus que nous sommes sont plus qu'intéressés par le maintien de la BA 118 ici, qui fait vivre notre ville ».

15 millions d'euros de travaux. M. Guérini et l'ensemble des conseillers municipaux n'ont pu qu'être rassurés par les propos du colonel Carré, qui leur a exposé les prochaines acquisitions de terrains envisagées par cette unité, ainsi que décrit les travaux et aménagements en cours.

Par exemple, la centrale électrique de la base, qui date des années 50, est en train d'être reconstruite, avec les 25 kilomètres de réseaux enterrés qui vont avec. Un investissement qui s'élève à 15 millions d'euros signifie sans doute que l'armée n'est pas près de quitter les lieux. Arrivée du CEV de Cazaux ? D'autant plus que les militaires, en cas de réorganisation des bases en France, indiquent clairement leur préférence.

L'Armée de l'air s'est officiellement prononcée pour le rapatriement à la BA 118 d'une partie du CEV (Centre d'essais en vol), aujourd'hui logé à Cazaux. Ce qui entraînerait la mutation d'environ 200 militaires à Mont-de-Marsan. Geneviève Darrieussecq, qui dit se tenir informée directement auprès du ministre de la Défense Hervé Morin, suit, elle aussi ce dossier de très près. « Parmi les différents scénarii envisagés, je souhaite bien sûr que le CEAM (Centre d'expériences aériennes militaires) et ses 850 personnels restent à Mont-de-Marsan.

Et un déménagement de cet outil à Cazaux par exemple coûterait une vraie fortune. Je ne suis pas sûre que cela coïnciderait avec le plan d'économie et pour une meilleure efficacité voulue par le gouvernement. » Au-delà de cette actualité, les élus montois ont pu se rendre compte de près de ce que représente cette « ville dans la ville » qu'est la BA Rozanoff, avec ses 3 200 habitants dans 480 bâtiments, 615 hectares dont 220 de forêt, et sa piste d'atterrissage de 3 600 mètres de longueur.

Thierry Socodiabéhère, correspondant défense du Conseil municipal, connaît l'outil comme sa poche puisqu'il a travaillé au CEAM pendant deux ans. Mais nombre d'autres élus ont mieux approché « toute la technicité, l'ingénierie, l'expérience accumulée que l'on trouve ici », disait Mme le maire, aux commandes d'un Rafale dernière version qui équipe déjà l'escadron de Saint-Dizier. Au final, une journée bien remplie pour les élus comme pour les militaires, soucieux de bien informer les politiques afin d'en faire de bons ambassadeurs pour leurs besoins et leurs espoirs, et réciproquement.

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Le plan "Madame propreté" de Darrieussecq à Mont de Marsan prend déjà l'eau...

29 Avril 2008 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #Mont de Marsan







CENTRE-VILLE. --Suite à la visite ratée, samedi, des lavoirs municipaux, Geneviève Darrieussecq se dédouane et annonce un projet de réhabilitation du patrimoine

« Un vaste plan de propreté » : Elisa Artigue-Cazcarra

Que s'est-il donc passé pour que la visite proposée par l'Office de tourisme, samedi, sur le patrimoine montois lié à l'eau se transforme en balade au milieu des détritus ? Dans notre édition d'hier, nous vous décrivions le piteux état dans lequel les participants à la manifestation du Printemps des Landes ont découvert les lavoirs municipaux, construits pour la plupart au XIXe siècle (1).

Des lavoirs qui n'avaient vraisemblablement pas été nettoyés en prévision du passage des visiteurs. Ce que confirme le président de l'Office de Tourisme, Pierre Bourrus : « Il semble qu'il y ait eu un problème de communication entre les différents services. » « Cette opération a été mal préparée, précise le maire Geneviève Darrieussecq. La municipalité n'en a pas été avertie. » En clair, aucun coup de balai n'a donc été passé. « J'en suis navrée, poursuit la première magistrate. Mais le constat qu'ont pu faire les promeneurs n'est pas nouveau. Ces lieux sont délaissés depuis longtemps et régulièrement squattés. Ce sont des choses que nous avions pointées pendant la campagne. Nous comptons précisément nous atteler à leur réhabilitation ».
Et le nouveau maire de Mont-de-Marsan de profiter de l'occasion pour tacler l'ancienne équipe municipale. « Quand on voit l'état catastrophique dans lequel se trouve tout ce qui est historique, on se rend compte de l'ampleur de la tâche. » On l'aura compris, Geneviève Darrieussecq joue encore de sa récente élection. Mais si elle se dédouane, elle fait également des annonces. Et livre les premières informations concernant son « projet phare » : le réaménagement des berges.

Restauration des lavoirs. « Ce projet est en cours. Des études seront mises en place dans les tout prochains mois », précise le maire. Pour rappel, le 14 avril, lors du dernier Conseil municipal qui portait sur l'adoption du budget primitif, une enveloppe de 700 000 euros a été votée à cet effet (2). « La réhabilitation complète des sept lavoirs municipaux entrera dans le réaménagement des berges », déclare Geneviève Darrieussecq. Une restauration totale qui s'inscrira dans « un vaste plan de propreté du centre-ville ». « Nous réfléchissons à la mise en place de mesures pérennes et régulières. Cela va du ramassage des ordures _ pour lequel nous étudions la possibilité d'installer des conteneurs enterrés afin de supprimer les poubelles sur les trottoirs _, au nettoiement des rues. Jusqu'alors, les lavoirs n'étaient nettoyés que pour certaines occasions. Mont-de-Marsan Sculptures, par exemple. Mais cette solution, c'est l'arbre qui cache la forêt », poursuit l'édile. Qui annonce « vouloir rendre visible le patrimoine montois à ses habitants mais également aux touristes ». Rendez-vous est pris pour le prochain circuit pédestre de l'Office de tourisme.

(1) Pour plus d'informations sur l'histoire du patrimoine montois, se connecter au site Internet de la ville, rubrique « Connaissez-vous l'histoire de Mont-de-Marsan ». (2) Cette enveloppe a été votée pour les gradins du stade Guy-Boniface, les études sur les berges du Midou et d'autres petits travaux ou études à financer.

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