Le Mondial de rugby dope le tourisme

Selon un premier bilan, les professionnels du tourisme ont profité de la Coupe du monde de rugby organisée en France du 7 septembre au 20 octobre.
Au total, environ 350 000 touristes étrangers venus de 70 pays devraient s’être rendus en France durant la Coupe du monde, ce qui représente une consommation de 920 millions d’euros entre le transport, la nourriture ou l’hébergement.
"Le tourisme est de loin le secteur qui profite le plus des retombées économiques directes", assure Julien Bernard, le secrétaire général de la Chaire européenne de marketing sportif de l'Essec, l’une des meilleures écoles de commerce française.
L'Union française des métiers des industries de l'hôtellerie (UMIH) a estimé à "plus de 15%" la hausse du chiffre d'affaires. L’UMIH affirme que les hôtels ont affiché complet dans les villes hôtes des matches. Une aubaine essentiellement pour les villes de province, car quel que soit l’événement, Paris attire toujours de nombreux touristes au mois de septembre et d’octobre.
Cerise sur le gâteau, les visiteurs habituels se sont tout de même rendu dans la capitale. Il n’y a donc pas eu d’effet de substitution comme lors de la Coupe du monde de football en 1998 à cause d’"une trop grande agitation et une flambée des prix", d’après l'UMIH.
Chargée de l'hébergement pour le Mondial de rugby, la centrale de réservation hôtelière Mondiresa, filiale du groupe Accor, annonce avoir "atteint son objectif d'assurer 200 000 nuitées et 100 000 repas", selon son directeur général Jean-Louis Zévaco.
Plus généralement, le secrétaire d'Etat au Tourisme, Luc Chatel, affirme que l’événement pourrait rapporter à terme 8 milliards d’euros à la France.