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Fédération des Landes du Parti Radical de Gauche

Le fameux plan pour les banlieues dévoilé auourd'hui

8 Février 2008 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org


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undefinedNicolas Sarkozy dévoile vendredi son très attendu plan pour les banlieues, une de ses principales promesses de campagne, qui a suscité de grands espoirs, sur fond de désaccords entre les ministres en charge du dossier, Christine Boutin et Fadela Amara.


Plus de deux ans après les émeutes des banlieues, à l'automne 2005, M. Sarkozy a prévu de présenter un plan, qu'il qualifiait début janvier d'"extrêmement ambitieux", axé sur "les droits et devoirs" qu'il revient à chacun de respecter.

"Il s'agit de donner leur chance à ceux qui veulent s'en sortir", expliquait-on mercredi dans l'entourage du chef de l'Etat. Voilà pour la philosophie du projet, dont les grandes lignes avaient été tracées par Fadela Amara, le 22 janvier à Vaulx-en-Velin (Rhône).

L'emblématique secrétaire d'Etat à la Ville avait expliqué que le plan "Espoir banlieue" allait être concentré sur une centaine de quartiers "les plus difficiles", avec trois priorités: insertion par le travail, lutte contre l'échec scolaire, désenclavement. Elle avait annoncé la création de 45.000 emplois en trois ans et un financement d'un milliard d'euros, chiffres "manquant peut-être de prudence", avait corrigé Mme Boutin.

Il reviendra au président d'en exposer les détails, lors d'une cérémonie solennelle à l'Elysée: un millier de personnes attendues sous les ors de la République, dont habitants des quartiers, associations, élus, chefs d'entreprises...

Le 21 janvier à Sartrouville (Yvelines), M. Sarkozy avait révélé que son plan comporterait "des mesures spécifiques" pour les jeunes ayant quitté l'école. "On ne laissera tomber personne. A une condition: que celui à qui on trouve une formation et dont on a fait le diagnostic se donne le mal de se lever le matin. C'est donnant-donnant", avait-il dit, reprenant une de ces formules de campagne.

En butte à de nombreuses critiques pour sa sortie sur le "kärcher" et les "racailles" lorsqu'il était ministre de l'Intérieur, le candidat Sarkozy avait affirmé qu'il mettrait en oeuvre, s'il était élu, "un grand plan Marshall de la formation pour tous les jeunes" des quartiers. Ceci "pour qu'aucun ne soit laissé de côté, que chacun puisse tenter sa chance, que chacun ait un emploi", avait-il lancé en mars 2007, lors d'un meeting avec plus de 10.000 jeunes à Paris.

Près d'une année plus tard, alors que se multiplient les cris d'alarme sur la situation de quartiers réputés difficiles, illustrée notamment par les violences de novembre à Villiers-le-Bel, le plan banlieue va voir le jour. Mais ce fut un accouchement dans la douleur.

Mi-janvier, il avait donné lieu à une cacophonie au sommet de l'Etat, entre le tandem exécutif partisan du plan (le Premier ministre François Fillon a jugé "absolument nécessaire" une politique "spécifique aux quartiers les plus défavorisés") et les ministres chargées du dossier qui ne le jugeaient plus pertinent.

"Ce n'est pas d'un plan que nos quartiers ont besoin" mais "d'une nouvelle dynamique", lançait Mme Amara. Sa ministre de tutelle, Christine Boutin affirmait "ne pas croire en un plan banlieue, mais en une autre politique de la Ville". "Nous serons toutes les deux en ordre de marche pour mettre en application" les mesures du président", avait cependant promis la ministre de la Ville et du Logement fin janvier, dans ses voeux à la presse.

Les députés socialistes ont décidé qu'ils n'iraient pas à l'Elysée pour la présentation du plan banlieue. "Ce n'est rien d'autre qu'un show de campagne électorale", a déclaré Jean-Marc Ayrault, leur président à l'Assemblée.

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