Le président récolte 39% d'opinions favorables.
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Selon un nouveau sondage, le président ne recueille plus que 39% d’opinions favorables : une dégringolade de 10 points et le plus mauvais score depuis son élection, il y a neuf mois. Dans le même temps, la cote de popularité du Premier ministre François Fillon gagne 7 points.
Cette fois, le désamour est consommé : le chef de l’Etat recueille en février 58% d’opinions défavorables contre 39% de satisfaits, selon un baromètre Ipsos-Le Point à paraître jeudi. Une baisse vertigineuse de dix points par rapport à janvier et un "gain" d’opinions défavorables d’à peine neuf points. En trois mois, la cote de popularité de Nicolas Sarkozy a perdu 24 points. Un autre sondage diffusé dans la journée, le baromètre CSA, le donne en recul de 6 points en un mois avec une cote de confiance tombant à 42%.
Depuis un mois, les enquêtes d’opinion donnent quasiment toutes une majorité de mécontents de l’action du président. La politique économique, le dossier du pouvoir d’achat et l’exposition "bling bling" de sa vie privée avec Carla Bruni sont les principales causes de cette chute, selon les différentes enquêtes d’opinion. En revanche, la cote du Premier ministre François Fillon, dont le caractère mesuré et effacé contraste avec l’hyperactivité et l’omniprésence de Nicolas Sarkozy, a bondi de 7 points avec 52% de satisfaits contre 45%, selon le baromètre Ipsos-Le Point.
Depuis quelques jours, le président tente d’endiguer le mécontentement. Il a annoncé une série de mesures pour répondre à l’insatisfaction des Français sur le pouvoir d’achat (avec notamment une prime de 200 euros aux personnes âgées bénéficiant de petites retraites) et a multiplié les gestes envers certaines professions (remise en cause des propositions du rapport Attali sur les taxis, discours rassurants aux sidérurgistes de Gandrange) ou catégories défavorisées (plan banlieues). En vain, apparemment.
La droite redoute de plus en plus que cette chute de popularité ne se transforme en un vote sanction lors des municipales le mois prochain. L’imbroglio sur la candidature du porte-parole de la présidence David Martinon à Neuilly-sur-Seine, ancien fief du président, a encore ajouté à la confusion et à la fébrilité de la majorité. Nicolas Sarkozy, lui, est bien loin de toute cette effervescence : il était aujourd’hui en Guyane, au coeur de la forêt amazonienne, pour évoquer les questions d’environnement, de biodiversité et de développement durable.