Les stages de rattrapage débutent aujourd'hui dans les écoles avec une certaine "improvisation"...
Pour tenter d'y remédier et d'endiguer le recours croissant aux organismes privés, l'Education nationale a donc choisi de bâtir son propre dispositif, non sans quelques tâtonnements. Le ministère fait valoir que la première expérimentation menée dans l'académie de Martinique est une « réussite ». A Marseille, où se rendra aujourd'hui Xavier Darcos, ministre de l'Education, 5.400 des 60.300 écoliers de CM1 et CM2 de l'académie vont jouer le jeu. En revanche, les classes resteront closes à Toulouse, faute d'accord de la mairie.
Une certaine « improvisation »
Syndicats d'enseignants et parents d'élèves affichent également un certain scepticisme. La FCPE, principale organisation de parents (classée à gauche), dénonce une certaine « improvisation ». « Les municipalités ont été prévenues tardivement pour la mise à disposition des locaux. Rien n'a été prévu : ni le financement des fournitures, ni l'accueil, ni la restauration, ni les transports », affirme-t-elle. « Cela ne résoudra pas vraiment les difficultés des élèves : mieux vaudrait agir mieux pendant le temps scolaire. Quant aux collègues, ils ne sont pas très enthousiastes : il n'y a que 8.000 volontaires sur 100.000 professeurs de la zone B et ils font surtout cela pour des raisons financières », analyse, de son côté, Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire. De fait, l'enveloppe est alléchante : les professeurs seront payés 360 euros (défiscalisés) pour quinze heures de cours et pourront cumuler trois sessions d'une semaine (printemps, juillet et août).
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