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Fédération des Landes du Parti Radical de Gauche

Les stages de rattrapage débutent aujourd'hui dans les écoles avec une certaine "improvisation"...

7 Avril 2008 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org





Jamais à court de paradoxes, l'Education a choisi les vacances scolaires pour engager le premier acte de sa réforme de l'école primaire. C'est en effet aujourd'hui que débutent dans un tiers des académies de l'Hexagone (la zone B), les tout nouveaux stages de soutien destinés à 40.000 écoliers de CM1 et CM2 en difficultés scolaires. Rassemblés en petits groupes de 5 ou 6, les élèves recevront trois heures quotidiennes de rattrapage en mathématiques et français dispensés par des enseignants volontaires. Un dispositif censé remédier à l'échec qui frappe un nombre croissant d'écoliers : 15 % quittent l'école avec de sérieuses difficultés en lecture, écriture et calcul. Mal classés dans la dernière enquête internationale PIRLS (31e sur 49 pays), les écoliers seraient également moins bons qu'il y a vingt ans dans plusieurs disciplines selon une récente étude.

Pour tenter d'y remédier et d'endiguer le recours croissant aux organismes privés, l'Education nationale a donc choisi de bâtir son propre dispositif, non sans quelques tâtonnements. Le ministère fait valoir que la première expérimentation menée dans l'académie de Martinique est une « réussite ». A Marseille, où se rendra aujourd'hui Xavier Darcos, ministre de l'Education, 5.400 des 60.300 écoliers de CM1 et CM2 de l'académie vont jouer le jeu. En revanche, les classes resteront closes à Toulouse, faute d'accord de la mairie.
Une certaine « improvisation »

Syndicats d'enseignants et parents d'élèves affichent également un certain scepticisme. La FCPE, principale organisation de parents (classée à gauche), dénonce une certaine « improvisation ». « Les municipalités ont été prévenues tardivement pour la mise à disposition des locaux. Rien n'a été prévu : ni le financement des fournitures, ni l'accueil, ni la restauration, ni les transports », affirme-t-elle. « Cela ne résoudra pas vraiment les difficultés des élèves : mieux vaudrait agir mieux pendant le temps scolaire. Quant aux collègues, ils ne sont pas très enthousiastes : il n'y a que 8.000 volontaires sur 100.000 professeurs de la zone B et ils font surtout cela pour des raisons financières », analyse, de son côté, Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire. De fait, l'enveloppe est alléchante : les professeurs seront payés 360 euros (défiscalisés) pour quinze heures de cours et pourront cumuler trois sessions d'une semaine (printemps, juillet et août).
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