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Fédération des Landes du Parti Radical de Gauche

Dominique de Villepin tente de renforcer le pouvoir d’achat

30 Août 2006 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

L’hôte de Matignon a proposé une série de mesures qu’il souhaite mettre en place à la rentrée et dans les mois qui viennent, à moins d’un an de l’élection présidentielle.

Première mesure, l’augmentation de la prime pour l’emploi (PPE) qui passera à 940 euros par an pour un célibataire au Smic, au lieu des 809 euros initialement prévus. Elle était d’un montant de 714 euros pour l’année 2006. La PPE est versée mensuellement sous forme de crédit d’impôt, elle vise à encourager le retour à l’emploi pour les faibles salaires et à pallier la perte des aides sociales liées au chômage.

La seconde concerne la création d’un chèque-transport, sur le modèle du ticket-restaurant. Le montant du chèque transport sera de 200 euros environ «là où il y a des transports collectifs» et de 100 euros là où il n’y en a pas, afin d’atténuer les conséquences de la hausse des carburants. Les entreprises qui décideront de le mettre en place bénéficieront d’exonérations de charges sociales et fiscales, l’État finançant la moitié de ce chèque-transport.

Enfin, Dominique de Villepin a confirmé la création d’une allocation d’installation étudiante (Aline), d’un montant de 300 euros. Elle sera versé aux 80 000 étudiants boursiers quittant le domicile familial et représentera un coût de 24 millions d’euros.

Critiques

Le Premier ministre tente, avec ces mesures, de couper l’herbe sous le pied de l’opposition et des syndicats qui souhaitaient mettre sur la table la question du pouvoir d’achat dès la rentrée. En plus de ces aides, Dominique de Villepin invite les partenaires sociaux à une «conférence sur les revenus et l’emploi» avant la fin de l’année. Considérant qu’«il y a un malaise des compatriotes» entre les hauts salaires et les plus modestes, il souhaite «corriger ces situations».

Ces différentes propositions, plus sociales, n’ont pas pour autant atténué les critiques de la gauche. La CFDT estime que les mesures annoncées donnent des «pistes de solutions, mais ne règlent pas le débat sur le problème des bas salaires». Le Parti Socialiste parle de «saupoudrage» et de «rideau de fumée chargé de faire écran à une situation dégradée». A l’UMP, au contraire, on considère que ce sont des «mesures justes et pertinentes». Jean-Louis Borloo, le ministre de l’Emploi, considère qu’elles «s’inscrivent dans le fil de l’action économique et social du gouvernement».

Alors que ce profile une année politique décisive, Dominique de Villepin a tenu à se montrer rassurant et à corriger son image, entachée par la crise du CPE, mais n’en a pas dit plus sur ses ambitions futures, affirmant qu’il resterait «dans l’action jusqu’au dernier jour».

 


 

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