Votation Citoyenne à Dax. Réponse à M. Le Maire de DAX

La jeune Ligue des Droits de l'Homme de DAX 40 à décidé pour sa création, ce mois d'octobre 2006, de participer à la Votation Nationale, sous la forme d'un référendum, sur le droit de vote des étrangers en France, aux élections locales : Communes, Départements, Régions.
Après annonces des lieux, heures et jours en cette ville de DAX, par voix d'affiches et de presse, l'urne est installée et la population est invité à se prononcer sur la question :
ÊTES-VOUS POUR LA RECONNAISSANCE DU DROIT DE VOTE ET
D'ÉLIGIBILITÉ DES RÉSIDENTS ÉTRANGERS AUX ÉLECTIONS LOCALES ?
Le premier jour (le lundi 16 octobre 2006), visite de la police municipale au prétexte du droit à installation sur le domaine public. Un responsable de la LDH demande la communication de l'arrêté, s'il existe, réglementant l'occupation du domaine public.
Le lendemain les mêmes nous demande de "dégager". Vive opposition et seul sont sorti la table supportant l'urne de votation et le parasol servant pour la protection contre la pluie.
La votation s'est déroulé dans des conditions satisfaisantes jusqu'au vendredi. Mais ce jour là, chassez le naturel il revient au galop, la police municipale reprend son vrais visage, celui d'une milice aux ordres d'un petit chef qu'est le maire de DAX. C'est moi le maître...
Non-monsieur, vous n'êtes que le maire, et rien de plus. Ou alors vous vous êtes trompé de siècle. Nous ne sommes plus sous l'ancien régime, mais en RÉPUBLIQUE, les citoyens ont des droits et vous vous n'en avez pas plus que les autres.
Or vendredi matin, changement d'attitude de la part de la mairie (voir Sud Ouest samedi 21 octobre 2006 page 2-5, le Tchancayre) :
"Le Tchancayre à assisté, hier matin, juste avant que le carillon de Douai ne se fasse sonner les cloches, à l'intervention de la police municipale afin de déloger les militants de la Ligue des Droits de l'Homme, lesquels font voter les passants qui le souhaitent en faveur du vote des immigrés aux élections municipales. Jacques FORTÉ, le maire, se trouvait à proximité puisqu'il attendait sous la pluie le petit concert du carillon. Il a déclaré qu'il aurait suffi d'une demande d'autorisation des intéressés en mairie pour installer banderoles, tables et fanions sur la voie publique. Finalement les militants ont posé l'urne sur le sol, ont rangé le matériel et ont continué de faire ce qu'ils avaient à faire.....sous l'oeil vigilant des policiers municipaux qui s'étaient déployés sur le site. "
Juste comme ça, il est peut-être bon de revenir aux fondamentaux de nos libertés, en rappelant à monsieur Jacques FORTÉ maire de DAX 40, l'article 12 de la DÉCLARATION des DROITS de l'HOMME et du CITOYEN du 26 août 1789.
Article 12 - La garantie des droits de l'homme et du citoyen nécessite une force publique ; cette force est donc instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux à qui elle est confiée.
Ici se pose, une fois de plus, le problème de la police nationale et des milices municipales. Les militants comme moi, ont souvent eu affaire à la police. Je préfère 100 fois la police nationale qui dans sa majorité, a une vrais formation avec des gradés qui connaissent leur travail, ce que ces soit disant polices municipales n'ont pas.
Le législateur l'a bien reconnu en ne leurs donnant pas les mêmes missions. Elles n'ont qu'une loi ces milices, celle de leur patron. On peut se poser la question du zèle de ces gens là, ce vendredi, dans leur intervention devant leur patron.