La conférence internationale sur le climat très alarmiste

Quelque 6 000 délégués de 189 pays et des organisations de défense de l'environnement participent à cette conférence, qui se déroule sous l'égide des Nations-unies au siège du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) au Kenya. C’est la première fois que cette conférence a lieu en Afrique sub-saharienne. Une région du monde particulièrement concernée par le changement climatique, puisque les sécheresses y sont de plus en plus fréquentes. Le commissaire européen à l’Environnement, Stavros Dimas, a d’ailleurs souligné que les pays en développement sont les plus touchés par le réchauffement de la planète, et "les moins capables de s'en sortir".
Plus généralement, le vice-président kényan Moody Awori a déclaré lors de l’ouverture de la conférence que "le changement climatique émerge rapidement comme étant l'une des menaces les plus graves à laquelle l'humanité ait jamais été confrontée."
Outre l’aspect environnemental, ce phénomène aura aussi un impact très lourd sur le plan économique : selon un rapport publié fin octobre par l'économiste britannique Sir Nicolas Stern, le réchauffement climatique pourrait coûter à l'économie mondiale jusqu'à 7 trillions de dollars (5,5 trillions d'euros) si les gouvernements ne prennent pas des mesures radicales dans les dix prochaines années.
La conférence de Nairobi doit être l’occasion, d’après l’Union européenne (UE), pour préparer "Kyoto 2", la première période d'engagement au titre du Protocole de Kyoto se terminant en 2012.
Ce premier texte, entré en vigueur en 2005, impose aux pays industrialisés (35 pays et l'UE) qui l'ont ratifié des réductions d'émissions des gaz à effet de serre, qui sont essentiellement liés à la combustion des énergies fossiles (gaz, pétrole, charbon) : ils doivent ramener d'ici 2012 leurs émissions au niveau de l'année de référence 1990. La Chine et l’Inde, pays en développement, n’y sont pas soumis, alors qu’ils font à présent partie des plus gros pollueurs du monde.
Les Etats-Unis, autres gros pollueurs, ont pour leur part refusé de ratifier le protocole de Kyoto. Lundi, Harlan Watson, président par intérim de la délégation américaine à la conférence de Nairobi, avait affirmé que Washington ne changerait pas de position tant que le Républicain George W. Bush serait président, jusqu’en janvier 2009.
La victoire électorale des démocrates, mardi, n’a pas suscité d’espoirs démesurés chez les conférenciers. "Je n'ai jusqu'ici reçu aucun signal montrant que les Etats-Unis ont l'intention de changer leur position sur le protocole de Kyoto", a affirmé mercredi Yvo de Boer, secrétaire exécutif de la Convention des Nations unies sur les changements climatiques.
Ce dernier a cependant insisté sur le fait qu'il y avait actuellement un "intérêt fort" aux Etats-Unis pour les limitations d'émissions. Ainsi, le gouverneur républicain de Californie Arnold Schwarzenegger, réélu mardi, a-t-il promulgué fin octobre une loi sur la réduction des gaz à effet de serre, une première aux Etats-Unis.
Certaines associations de défense de l’environnement se sont voulues plus optimistes. Ces résultats "sont une bonne nouvelle pour le climat", a ainsi affirmé Hans Verolme, directeur du changement climatique pour le Fonds mondial pour la nature (WWF).
Plus généralement, le vice-président kényan Moody Awori a déclaré lors de l’ouverture de la conférence que "le changement climatique émerge rapidement comme étant l'une des menaces les plus graves à laquelle l'humanité ait jamais été confrontée."
Outre l’aspect environnemental, ce phénomène aura aussi un impact très lourd sur le plan économique : selon un rapport publié fin octobre par l'économiste britannique Sir Nicolas Stern, le réchauffement climatique pourrait coûter à l'économie mondiale jusqu'à 7 trillions de dollars (5,5 trillions d'euros) si les gouvernements ne prennent pas des mesures radicales dans les dix prochaines années.
La conférence de Nairobi doit être l’occasion, d’après l’Union européenne (UE), pour préparer "Kyoto 2", la première période d'engagement au titre du Protocole de Kyoto se terminant en 2012.
Ce premier texte, entré en vigueur en 2005, impose aux pays industrialisés (35 pays et l'UE) qui l'ont ratifié des réductions d'émissions des gaz à effet de serre, qui sont essentiellement liés à la combustion des énergies fossiles (gaz, pétrole, charbon) : ils doivent ramener d'ici 2012 leurs émissions au niveau de l'année de référence 1990. La Chine et l’Inde, pays en développement, n’y sont pas soumis, alors qu’ils font à présent partie des plus gros pollueurs du monde.
Les Etats-Unis, autres gros pollueurs, ont pour leur part refusé de ratifier le protocole de Kyoto. Lundi, Harlan Watson, président par intérim de la délégation américaine à la conférence de Nairobi, avait affirmé que Washington ne changerait pas de position tant que le Républicain George W. Bush serait président, jusqu’en janvier 2009.
La victoire électorale des démocrates, mardi, n’a pas suscité d’espoirs démesurés chez les conférenciers. "Je n'ai jusqu'ici reçu aucun signal montrant que les Etats-Unis ont l'intention de changer leur position sur le protocole de Kyoto", a affirmé mercredi Yvo de Boer, secrétaire exécutif de la Convention des Nations unies sur les changements climatiques.
Ce dernier a cependant insisté sur le fait qu'il y avait actuellement un "intérêt fort" aux Etats-Unis pour les limitations d'émissions. Ainsi, le gouverneur républicain de Californie Arnold Schwarzenegger, réélu mardi, a-t-il promulgué fin octobre une loi sur la réduction des gaz à effet de serre, une première aux Etats-Unis.
Certaines associations de défense de l’environnement se sont voulues plus optimistes. Ces résultats "sont une bonne nouvelle pour le climat", a ainsi affirmé Hans Verolme, directeur du changement climatique pour le Fonds mondial pour la nature (WWF).
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