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Fédération des Landes du Parti Radical de Gauche

Les professeurs sonnent la charge contre leur ministre

18 Décembre 2006 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

La quasi-totalité des syndicats du secondaire, y compris de l'enseignement privé, appelle aujourd'hui à une grève et à des manifestations pour protester contre un projet de réforme rallongeant le temps de travail de certains enseignants. A l'origine de leur colère, la volonté du ministre de l'Education de supprimer des décharges horaires, permettant d'économiser l'équivalent de 2 800 postes (lire ci-dessous).
Officiellement, il s'agit de moderniser des décrets de 1950 qui définissent une série de décharges motivées par un surplus de travail. Au total, 384 000 enseignants de collèges et de lycées sont concernés. Certains, en première et en terminale, bénéficient de l' «heure de première chaire», car ils préparent au bac. D'autres, en sciences de la vie et de la Terre ou en physique-chimie, ont l' «heure de laboratoire» pour préparer les travaux pratiques. Ou en histoire-géo, l' «heure de cabinet» pour gérer le matériel. Selon le ministre, certaines décharges sont dépassées, notamment depuis la fin du bac en deux parties en 1964.
Les syndicats s'étonnent de ce brusque souci, quarante ans plus tard, et dénoncent les conséquences pédagogiques de cette mesure d'économie. Selon eux, le ministre ne tient pas compte de l'alourdissement de la charge de travail des enseignants, avec la place de plus en plus grande des expérimentations. Ils rappellent aussi que les heures de cabinet ou de labo ne suffisent souvent pas à compenser le temps passé, et que le bac se prépare dès la première.
 
Cette polémique survient dans un climat tendu. Les enseignants estiment qu'on ne finit pas de faire des économies sur leurs dos. Ils dénoncent la détérioration de leurs conditions de travail et se sentent injustement mis en cause. Ségolène Royal les a touchés au vif : dans une vidéo, elle proposait de les contraindre à faire 35 heures de présence dans leur établissement, pour y donner notamment des cours de soutien aux élèves défavorisés au lieu de travailler dans des officines privées «cotées en Bourse». 

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