En cas de victoire, les premières lois que présenterait la candidate socialiste concerneraient la lutte contre les violences faites aux femmes et l'accès gratuit à la contraception des jeunes. Elle prévoit également d'organiser une "conférence sur la croissance et les salaires avec les partenaires sociaux" pour augmenter le SMIC et les bas salaires.

Dans un entretien publié par Le Monde daté de mardi, elle adresse un geste d'ouverture à "tous ceux qui se reconnaîtront dans le pacte présidentiel", qui "auront vocation à rejoindre le gouvernement et la majorité présidentielle". "Je souhaite qu'elle soit la plus large possible."
Interrogée sur les premières mesures qu'elle entend prendre à l'Elysée, la candidate confirme que "la bataille pour l'emploi des jeunes sera (s)a première priorité". Elle souhaite aider "les petites et moyennes entreprises à les recruter" et créerait "tout de suite les emplois-tremplins" qui leur sont destinés (emplois-jeunes mis en place par les régions socialistes depuis mars 2004, dont elle ambitionne de porter le nombre à 500.000).
Une "conférence sur la croissance et les salaires"
Ensuite, elle prévoit d'organiser une "conférence sur la croissance et les salaires avec les partenaires sociaux" pour augmenter le SMIC et les bas salaires. Elle avait déjà annoncé la tenue de cette conférence pour le mois de juin.
Son troisième geste "concernera la préparation de la rentrée scolaire" avec comme objectif "le rétablissement des emplois qui ont été supprimés dans l'Education nationale", notamment pour "diminuer le nombre d'élèves par classes". "La culture fera une entrée massive à l'école", complète-t-elle. Ségolène Royal a promis d'organiser des "états généraux de la réussite scolaire" dès "le mois de mai 2007".
Elle ajoute son intention de décider d'un "moratoire immédiat" sur les OGM en plein champ et de mettre en place des incitations fiscales aux particuliers pour les énergies renouvelables.
"Le premier texte de loi" soumis au Parlement "sera la lutte contre les violences faites aux femmes et l'accès gratuit à la contraception des jeunes", complète la candidate socialiste. Elle prévoit aussi la tenue d'un référendum sur les institutions "à l'automne".
A la question de savoir si son positionnement est "social-démocrate", Ségolène Royal répond qu'elle n'a "pas besoin d'étiquette". "Je suis dans le socialisme du XXIe siècle", tranche-t-elle.