Parrainage Républicain
Jeudi 21 juin 2007
18 h 30 place de la Mairie
Mont-de-Marsan
20 personnes menacées d'expulsion
40 parrains, élus, associatifs, syndicalistes, des citoyens dans leur diversité solidaire. Une tradition républicaine d'accueil dans une France qui s'est construite avec l'apport de vagues migratoires successives.
Venez nombreux apporter votre soutien !
Communiqué Le jeudi 21 juin à 18 h 30, Philippe Labeyrie, sénateur maire de Mont-de-Marsan recevra en sa mairie les enfants et adultes sans papiers menacés d’expulsion qui résident dans l’agglomération.
Cette cérémonie de « parrainage républicain », inédite dans notre département, donne aux élus l’occasion de manifester leur solidarité à l’égard de ceux que les malheurs de la vie ont conduits à vivre parmi nous et de les reconnaître, au nom de l’égalité des droits entre les hommes, comme citoyens à part entière de la ville. La population est cordialement invitée à s’associer à cette manifestation de fraternité en acte. À Mont-de-Marsan et dans le département, la situation des personnes concernées est particulièrement inquiétante. En effet, toutes les voies administratives de recours ont été épuisées. Pourtant rien n’est réglé. Faut-il séparer des enfants scolarisés de leurs parents ? Faut-il renvoyer des hommes et des femmes dans un pays où ils courent les plus grands périls ? Où renvoyer ceux que personne n’attend, nulle part, et qui ont retrouvé chez nous quelques raisons de vivre ? Il ne s’agit plus de lois, de règlements ou de jugements, mais, simplement, de dignité, de droit de vivre L’idée du parrainage républicain revient aux associations montoises qui depuis longtemps sont mobilisées sur ces questions : les Réseau Éducation Sans Frontières 40 qui regroupe enseignants, parents d’élèves, syndicalistes et défenseurs des droits de l’homme, mais aussi les acteurs traditionnels, calmes et obstinés, d’Amnesty international, de la Cimade, de la Ligue des Droits de l’Homme et du MRAP. Tous ces militants placent aujourd’hui leur espoir dans des décisions préfectorales de régularisations à titre humanitaire. C’est disent-ils, le seul moyen de sortir de l’impasse sans prendre le risque d’un tragédie.