Gérard Charasse porté à la présidence du groupe des apparentés
Après vingt-quatre heures de négociation, les parlementaires membres ou proches du Parti radical de gauche ont choisi hier, de rejoindre le groupe parlementaire initialement formé par les députés socialistes, groupe qui pour l'occasion a pris comme dénomination "groupe socialiste, radical de gauche, citoyen et apparentés".
La création d'un groupe technique avec les parlementaires communistes et verts a été écartée dans la nuit de lundi à mardi après une demi-journée de discussion alors que selon Christophe Pommeray, l'attaché parlementaire de Gérard Charasse, "une synthèse, même technique, devenait irréalisable".
Dès lundi soir, des négociations ont donc été entamées entre Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche, Gérard Charasse, député de l'Allier d'un côté et François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste et Jean-Marc Ayrault, président des députés socialistes. Un projet d'accord issu de cette première rencontre a été rédigé dans la nuit puis précisé tôt, hier matin, par deux délégations. Vers 16 heures 30, hier, le protocole a été officiellement signé.
Ce protocole prévoit, outre la modification du nom du groupe, l'attribution de moyens matériels et humains au groupe des apparentés qui sera présidé par Gérard Charasse qui devient, de fait, vice-président du groupe socialiste, radical de gauche, citoyen et apparentés.
Les apparentés auront également un accès élargi aux questions au gouvernement qui sont télévisées, aux questions orales et participeront avec un temps de parole identifié aux débats parlementaires.
"Les radicaux ont leur propre autonomie, leur propre existence, au sein du groupe socialiste. Nous avons un vice-président de groupe, nous serons membres du Bureau de l'Assemblée, nous aurons toute liberté de parole et de vote. C'est la reconnaissance du radicalisme au sein du groupe socialiste" a indiqué Jean-Michel Baylet alors que Gérard Charasse se félicitait d'un accord politique "dans la ligne de nos accords électoraux, qui ancre le PRG dans l'opposition".