Le Tour de France, entre sport, sécurité et dopage

La 94e édition de la Grande Boucle s’élance samedi 7 juillet de Londres.
Et ça repart. Le prologue du Tour de France 2007 se déroulera samedi dans les rues de Londres. Les 189 coureurs engagés ont été déclarés aptes à prendre le départ après des tests sanguins effectués jeudi matin. Ils seront encadrés dans la capitale britannique par environ 5 000 policiers. Plus généralement, le dispositif de sécurité a été renforcé quelques jours après les attentats manqués de Londres et Glasgow.
Par ailleurs, la compétition –et le sport cycliste en général- est une nouvelle fois miné par la suspicion du dopage. Ainsi, le dossard numéro 1, réservé au vainqueur de l’édition précédente, sera absent après que l’Américain Floyd Landis a été convaincu de dopage.
D’autres figures de la discipline, telles que les Italiens Ivan Basso ou Alessandro Petacchi, ne prendront pas le départ pour les mêmes raisons.
Même si l’Union cycliste internationale (UCI) a proposé aux coureurs de signer une charte contre le dopage (vendredi matin, tous ne l’avaient d’ailleurs pas paraphé), les doutes demeurent.
Ils concernent notamment l’équipe Astana, où évoluent deux des favoris du Tour, le Kazakh Alexandre Vinokourov et l’Allemand Andreas Kloden. Autre prétendant à la victoire finale, l’Espagnol Alejandro Valverde (Caisse d’Epargne) a vu son nom circuler dans l’affaire Puerto, qui a secoué le cyclisme mondial. Son compatriote Carlos Sastre (CSC) et l’Australien Cadel Evans (Predictor-Lotto) peuvent également espérer inscrire leur nom au palmarès le 29 juillet.
Côté français, Christophe Moreau semble le mieux placé des 36 coureurs en lice. A 36 ans, le leader d’AG2R reste sur deux succès au Dauphiné Libéré et au Championnat de France.