Ah les vacances...

Ces huit derniers mois furent prolixes pour le militant que je suis, et particulièrement intéressant quant aux différents paliers de ces campagnes. Rappelez vous : l’été dernier, Ségolène Royal commençait à monter dans les sondages, une sorte de vague joyeuse s’emparait d’une partie de la gauche – la partie plutôt au centre, si vous voyez ce que je veux dire – et certains Radicaux, dont je fais parti, regardaient cette pré campagne comme une bonne nouvelle, plutôt agréable par rapport à celle de 2002.
Notre congrès d’octobre 2006 confirma cette tendance ; même si nous ne savions pas encore que Madame Royal serait la candidate du PS, nous souhaitions avant tout nous regrouper, à l’intérieur d’une gauche forte et unie, afin de mettre en œuvre une partie de ce programme de la Gauche Moderne que nous avions présenté lors du Congrès de Rennes, début 2006. Celui du PS ne me semblait pas être très éloigné du nôtre. Une phrase me revient en mémoire, Jean-Michel Baylet nous avais dit alors « Il n’y a pas d’espace politique pour les Radicaux de Gauche dans cette élection »…Comme il avait raison !
Les primaires à l’intérieur du PS eurent lieues. Nous savions que ces primaires seraient sanglantes, nous le sentions à tel point que près d’un an avant, nous avions proposé à nos futurs partenaires qu’elles soient organisées d’une manière commune aux partis de gauche de gouvernement ; ainsi, nous en aurions recueillis les Lauriers – une transparence et l’image de véritables démocrates – sans en avoir les épines – une guerre interne, logique sur plusieurs candidats dans un seul parti-.
Puis la campagne débuta, la vraie, celle où l’on tracte, on colle, on cause, on tente de convaincre ; quelques fraîches giboulées pour nous refroidir – allez, vite fait : la rapidité de la justice Chinoise, même si, d’ailleurs, on peut dire maintenant (mais, ne fallait-il pas le faire à l’époque) que si au USA un patron peut renvoyer tous ses employés et plier bagage sans aucune sanction, ce n’est pas le cas en Chine, qui reste non seulement vigilante à ce sujet, mais…Rapide -.
Quelques surprises, aussi, dans la communication ; pourquoi ne pas avoir utilisés les spécialistes de nos deux – puis trois – partis au moment où il le fallait : Alain Vidalies aurait été parfaitement à sa place chez Yves Calvi pour parler d’EADS, alors que Christiane Taubira, sans doute, l’a t’elle été un peu moins.
Et puis, peut être, n’étions nous pas préparé à une campagne de nos adversaires basée sur une forme et non un fond et sur des propositions au minimum inapplicables – la preuve, aucune d’elle ne l’est en ce moment sans remise en forme de dernière minute - Comment les électeurs ont-ils pu se laisser berner par le roi de la gonflette communicante ? Comment ont-ils pu croire : à l’abandon des négociations liées à l’entrée de la Turquie dans l’UE ; au financement des retraites, résolu par la Loi Fillon jusqu'en 2008 selon Sarkozy alors que le Conseil d'Orientation des Retraites (COR) dit en réalité qu'il manque à peu près 50% du financement ; à l’abandon des droits de succession, qui en fait, ne concernent qu’a peine 15 % des Français. Dans quel pays les électeurs ont ils vu que ce sont les salariés qui choisissent leurs temps de travail ? Travailler plus pour gagner plus, cela semblait une priorité pour lui, aucun texte de loi n’est aujourd’hui en discussion, alors que le parlement termine sa cession…Et, la liste est loin d’être terminée…
Ah si, une chose ; 22 000 fonctionnaires en moins…Comme la plupart des fonctionnaires sont issus de la santé, de l’éducation et de la police ; je vous laisse deviner quelle(s) administration(s) va voir ses retraités non remplacés… Puis, durant ce début d’été, les fameuses négociations d’échange des infirmières Bulgares où cette France de la transparence que Nicolas Sarkozy veut mettre en place est bien mal partie ; nous sommes à la limite de manipulation d’opinion…Pour ne pas dire plus, car si l’échange fut facilité par les promesses d’armes et de centrale nucléaire, j’ai bien peur que nous regrettions notre implication assez rapidement…Demandez donc à nos militaires partie au Tchad pour contrer la Libye ce qu’ils en pensent.
Nous avons, dès la rentrée de septembre, à mettre en place ce que nous savons le mieux faire ; constituer avec nos partenaires des projets locaux, en phase avec nos positions communes développées lors de ces deux dernières campagnes, et les expliquer aux citoyennes et aux citoyens Landais, dans la continuité de cette gestion, réussie, de la gauche dans les Landes.
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