La fusion ANPE – Assedic en débat

Le Sénat a commencé mercredi 9 janvier à évoquer la fusion de l'ANPE et des réseaux opérationnels de l'Unedic.
Ce projet de loi présenté par le gouvernement est examiné en procédure d'urgence. Autrement dit, il ne donnera lieu qu'à une seule lecture dans chacune des deux chambres du Parlement. Les sénateurs ont commencé mercredi à débattre et devraient avoir achevé la discussion vendredi.
Selon la ministre de l'Economie et de l'Emploi, Christine Lagarde, il s'agit d'"améliorer le service rendu aux usagers (demandeurs d'emploi, entreprises) en mettant en place des guichets uniques en tout point du territoire". D’après la ministre, c’est "la première étape d'une ambitieuse réforme du service public de l'emploi et du marché du travail", dans le cadre d'une politique visant à "atteindre le plein emploi en 2012, et à ramener le taux de chômage à 5% et le taux d'emploi à 70%".
Mardi, près de la moitié des des salariés de l'Unedic (assurance chômage) étaient en grève à l'appel d'une intersyndicale CGT-CFDT-FO-CFTC pour "défendre leurs garanties collectives". Christine Lagarde s’est voulue rassurante, en précisant que les personnels des Assedic et de l'ANPE conserveront leur statut actuel "jusqu'à ce qu'ait pu être négociée une nouvelle convention collective au sein de la nouvelle institution".
L’opposition a contesté le texte. Ainsi, la socialiste Annie Jarraud-Vergnolle s'est inquiétée d'une fusion qui pourrait aboutir à une "centralisation de la politique de l'emploi autour de Bercy". La communiste Annie David a quant à elle estimé que "ce qui fait défaut, ce sont bien les offres d'emploi elles-mêmes" et a accusé le gouvernement de vouloir "faire des économies sur le dos des chômeurs et des agents".