Vers une interdiction du maïs transgénique

Nicolas Sarkozy a affirmé jeudi 10 janvier qu’il prendrait une décision "dans les tout prochains jours".
Le Président de la République devrait s’appuyer sur l’avis rendu mercredi soir au gouvernement par le Comité de préfiguration de la Haute Autorité. Il devrait donc déclencher rapidement la clause de sauvegarde permettant à la France de suspendre la culture du maïs OGM MON810, le seul OGM actuellement cultivé dans le pays.
En effet, les travaux de la Haute Autorité, composé d'une quinzaine de chercheurs et d'autant de représentants des cultivateurs, semenciers et associations, "introduisent un doute très légitime", selon l’un de ses membres, l'écologiste du CNRS Yvon Le Maho, qui appartient aussi à l’Académie des Sciences.
Le comité avance notamment "la caractérisation de la dispersion du pollen sur de grandes distances", donc le risque de dissémination accidentelle des OGM, parfois sur plusieurs dizaines de kilomètres , et aussi dans les sols, les sédiments et les cours d'eau, exposant les insectes et les animaux aquatiques, avec des conséquences sur leur développement et leur croissance.
Les partisans des OGM ont vivement réagi à ses conclusions. L'Association française pour l'information scientifique juge que les "arguments, sans être erronés, sont approximatifs dans la formulation et incomplets sur le fond" et ne "justifient pas scientifiquement" la suspension du MON810.
Les hommes politiques se sont emparés du débat. Ainsi, le président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer a contesté l'avis de la Haute autorité, réclamant des décisions basées sur "de véritables conclusions scientifiques". Philippe Martin, député socialiste du Gers et représentant des départements à la Haute autorité, a jugé cette "charge déplacée".
En effet, les travaux de la Haute Autorité, composé d'une quinzaine de chercheurs et d'autant de représentants des cultivateurs, semenciers et associations, "introduisent un doute très légitime", selon l’un de ses membres, l'écologiste du CNRS Yvon Le Maho, qui appartient aussi à l’Académie des Sciences.
Le comité avance notamment "la caractérisation de la dispersion du pollen sur de grandes distances", donc le risque de dissémination accidentelle des OGM, parfois sur plusieurs dizaines de kilomètres , et aussi dans les sols, les sédiments et les cours d'eau, exposant les insectes et les animaux aquatiques, avec des conséquences sur leur développement et leur croissance.
Les partisans des OGM ont vivement réagi à ses conclusions. L'Association française pour l'information scientifique juge que les "arguments, sans être erronés, sont approximatifs dans la formulation et incomplets sur le fond" et ne "justifient pas scientifiquement" la suspension du MON810.
Les hommes politiques se sont emparés du débat. Ainsi, le président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer a contesté l'avis de la Haute autorité, réclamant des décisions basées sur "de véritables conclusions scientifiques". Philippe Martin, député socialiste du Gers et représentant des départements à la Haute autorité, a jugé cette "charge déplacée".
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