Perseverare diabolicum...

C’était promis juré, craché, après le CPE, le gouvernement avait promis qu'il dialoguerait et ne passerait plus en force. Mais chassez le naturel, il revient au galop. Interviewé, ce mardi 25 juillet à Europe 1, sur la privatisation de GDF, le ministre des Finances Thierry Breton a répondu à la question de Marc Tronchot :
Le 49-3 sur un sujet comme ça, c’est une possibilité ?
"Il n’est pas de ma responsabilité. Par contre, ce que je dis, il faut vraiment que les Français l‘entendent. Quand je vois que l’on dit que certains voudraient déposer 50.000 amendements sur une question : « oui ou non, le capital de GDF détenu par l’Etat peut-il descendre de 70 % à 34 % ? » et qu’il y a 50.000 amendements, on n’est plus dans la démocratie, on est ailleurs. Eh bien il faudra que ceux qui sont ailleurs expliquent pourquoi ils sont ailleurs."
Primo on retrouve la théorie désormais systématiquement utilisée : Les Français ne veulent pas comprendre… Là cela va plus loin, de gré ou de force, il faudra qu’ils comprennent.
Secundo, le Parlement a vocation à être godillot. Ne sont légitimes que ceux qui plaisent, les autres seraient « ailleurs » !
Tertio, si au sein du gouvernement on susurre que le 49-3 pourrait être utilisé, c’est que du coté de la majorité aussi, il y a de l’eau dans le gaz !