Voeux présidentiels, imposition des sociétés et réforme de l'entreprise
Elle peut trouver raison d'être si elle accompagne une réforme profonde de l'entreprise, qui ferait de celle-ci un lieu de production associant équitablement l'ensemble de ses acteurs, apporteurs de ressources humaines comme apporteurs de capitaux, tant à sa gouvernance qu'au partage de ses produits.
La baisse du taux de l'impôt sur les sociétés devrait être subordonnée :
- à une répartition rationnelle et objective du produit de l'entreprise entre les salaires et les dividendes, autorisant le relèvement du pouvoir d'achat des salariés de l'entreprise profitable,
- à un rapprochement des conditions de taxation des salaires et des dividendes, par suppression des avantages exorbitants accordés à ces derniers,
- à un élargissement de l'assiette taxable, qui devrait inclure le bénéfice mondial, et pas seulement national, des sociétés,
- à l'introduction d'une modulation du taux d'imposition en fonction de la politique d'emploi de l'entreprise.
Les vœux du Président de la République établissent que la modernisation sociale de l'entreprise est à l'ordre du jour. Celle-ci ne saurait toutefois résulter de la simple annonce de demi-mesures. Elle est un impératif obligeant à une réforme économique, sociale et environnementale de grande ampleur, que seule pourra conduire une nouvelle majorité, porteuse d'un projet associant modernité et solidarité.
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