Banque mondiale : Robert Zoellick, futur président

L’Américain est seul en lice pour succéder à son compatriote Paul Wolfowitz.
Seul en lice, Robert Zoellick, spécialiste de la diplomatie et du commerce international, devrait être nommé officiellement d'ici à la fin du mois et prendre ses fonctions peu après. Le conseil d'administration avait fixé à vendredi soir la limite du dépôt des candidatures.
L'ancien représentant américain au Commerce (de 2001 à 2005), chargé à ce titre de négocier au nom des Etats-Unis à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), avait ensuite travaillé avec la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice, notamment sur le dossier du Darfour.
Robert Zoellick, 53 ans, aura la lourde tâche de restaurer l’image d’une institution ternie par le « scandale Wolfowitz ». L’ancien président, en poste pendant deux ans, a été en effet accusé d’avoir favorisé sa compagne également employée de la Banque mondiale. Il a annoncé qu’il quitterait ses fonctions le 30 juin.
"Il n'y a pas de doute que l'institution a traversé une période de troubles et je pense que l'une des tâches du nouveau président sera de tenter de calmer les eaux", a affirmé Robert Zoellick. "Il y a beaucoup d'anxiété, de frustration et de colère accumulées", a-t-il également constaté.
La Banque mondiale doit également redéfinir des missions fixées après la Deuxième guerre mondiale. L’institution devrait toujours se consacrer en priorité à l’Afrique, où Robert Zoellick s’est d’ailleurs rendu avant même sa prise de fonctions, après être passé par l’Europe, notamment Berlin et Paris.