Institutions : Lang recruté par Sarkozy

Critiqué par la direction du PS pour avoir fait part de son éventuelle participation à cette commission, Jack Lang avait claqué la porte des instances dirigeantes de son parti, au terme d’un énième psychodrame interne lié à la stratégie d’ouverture de Nicolas Sarkozy. Mais ce week-end, le député du Pas-de-Calais a reçu le soutien de Manuel Valls et Bertrand Delanoë qui ont évoqué le «mauvais procès» qui lui était fait par François Hollande. Lang explique d’ailleurs qu’il «reste un député de combat» et qu’il ne sera «ni otage ni alibi».
C’est demain que le chef de l’Etat installera «le comité de réflexion sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Ve République», qui sera présidé par Edouard Balladur. Il sera composé d’une douzaine de personnalités, parmi lesquelles l’ancien président du Conseil constitutionnel Pierre Mazeaud, l’ex-eurodéputé (PS) Olivier Duhamel, le centriste Jean-Louis Bourlanges, ou le constitutionnaliste rocardien Guy Carcassonne.
Quant aux chefs de parti qui voulaient revenir à l’Elysée pour parler des institutions ? Pas de problème : Nicolas Sarkozy va de nouveaux les recevoir à la queue leu leu. De Hollande à Le Pen en passant par Bayrou et les duettistes de l’UMP Devedjian- Raffarin, tous les chefs de parti vont pouvoir venir lui exposer à partir d’aujourd’hui et jusqu’en milieu de semaine prochaine leur vision idéale des institutions modernisées.
L’opposition qui réclamait une telle consultation obtient donc satisfaction, mais se voit privée de son principal argument pour ne pas envoyer un de ses représentants dans la commission de modernisation des institutions.
La semaine dernière à Epinal, Nicolas Sarkozy a fixé dans un discours les points que la commission devrait examiner : introduction de la proportionnelle, limitation du nombre de mandats présidentiels, nominations aux postes de haute responsabilité, statut de l’opposition, réforme de l’article 49.3 de la Constitution (qui permet l’adoption d’un projet de loi sans vote), possibilité pour le Président de parler devant le Parlement. Elle devra rendre ses conclusions d’ici au 1er novembre.
Lu dans 

Publicité
Partager cet article
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article