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Fédération des Landes du Parti Radical de Gauche

Nouvelle section de la Ligue des Droits de l'Homme à Dax. Yazmin Menanteau la préside ; un aboutissement logique à sa propre histoire

31 Octobre 2006 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

Samedi, Maryse Artiguelongue, membre du comité central de la Ligue des droits de l'homme et Didier Terrière, délégué régional des Ligues en Aquitaine, se trouvaient à Dax pour la naissance officielle de la section dacquoise de la Ligue des droits de l'homme.
 
La présidente sera Yazmin Menanteau. Professeur d'espagnol, elle vit à nouveau à Dax depuis quelques années, après un long séjour à Niort, lequel suivait plusieurs années passées dans la cité thermale. L'histoire de Yazmin n'est pas un conte de fée. Elle prend racine au Chili où elle est née et où elle a vécu les années du drame, c'est-à-dire 1973 et le renversement de Salvador Allende par le général Pinochet et sa horde de militaires. Yazmin venait alors d'avoir 16 ans et le cauchemard devenait réalité...
Sa famille, proche du président Allende, évidemment n'a pas été épargnée par la répression. Yazmin, toute jeune, s'est engagée dans le MIR, le Mouvement de la gauche révolutionnaire, a perdu un mari, aussi jeune que lui et a connu l'exil en France dont elle a aujourd'hui la nationalité.

Le 16 octobre 1998, quand Pinochet a été arrêté à Londres où il se faisait soigner, Yazmin a mené la bataille en France et rappelé combien ce régime fut terrible. On la vit sur les plateaux de télévision, dans les journaux, à Londres aussi où elle manifesta sous les fenêtres du dictateur. Aujourd'hui, le temps a passé et elle continue de lutter pour que les tortionnaires soient mis devant leur responsabilité. Pinochet en tête. Elle ne désespère pas. Son « travail de mémoire » est à ce prix.

A ses côtés dans la section de Dax, on trouve également Nathalie Bain, Emmanuel Klein, Daniel Montaland et Patrick Donati et aussi, Georges Gheldman. Comme beaucoup de Dacquois qui ont découvert l'histoire de cet homme dans les colonnes de « Sud Ouest » en juillet 2005, Yazmin a été très émue et a souhaité ardemment qu'il fasse partie de l'aventure. En juillet 1942, il vivait avec sa maman à Dax. Le jour des rafles des juifs en France, ils n'ont pas échappé à la tragédie. Georges s'en est sorti miraculeusement. Sa maman n'est jamais revenue des camps. Tout au long de sa vie, il a témoigné. Au procès Papon, sa voix a été entendue. Il a écrit un livre. Il le présente dans les collèges et lycées inlassablement. Il l'a fait au printemps dernier à Dax au collège Léon des Landes. Tout cela ne nous éloigne pas du sujet principal. Au contraire, tout revient à l'idée de créer une section de la Ligue des droits de l'homme à Dax (1). « L'idée a germé depuis un an », confie Yazmin qui envisage à présent de proposer des conférences et des réunions sur le thème qui occupera désormais la section. A commencer par la votation citoyenne

(1) Il existe une section à Mont-de-Marsan, Bayonne, Pau. En France, la Ligue a été créée en 1898 au moment de l'affaire Dreyfus. Contact : Ligue des droits de l'homme, 4 rue Neuve, à Dax. Tél : 05.58.74.80.56.

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Papon mania au ministère de l'intérieur.

30 Octobre 2006 , Rédigé par Jiho.: Publié dans #prglandes.org

 

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Violences dans les banlieues : surveiller et punir, ou comprendre et apaiser ?

30 Octobre 2006 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #Les Communiqués

Il est évidemment révoltant, le geste suicidaire pour lui-même, et tôt ou tard meurtrier pour d'autres, de celui qui, décidément convaincu de n'avoir aucune place dans le monde qui l'entoure, s'active à l'anéantir par le sûr moyen du feu.
 
La garantie des droits pour tous, et du premier d'entre eux, le droit à la vie, fait obligation à la société d'empêcher le désespéré de poursuivre sa funeste entreprise, de la sanctionner et d'en prévenir de semblables.
Surveiller et punir ne sont pourtant pas, à elles seules, les réponses qui mettront la France à l'abri des flambées de violences qui l'assaillent. Révoltants, les incendies de bus ou d'écoles maternelles sont aussi les témoignages d'une brisure sociale à l'ampleur désormais tragique, appelant une véritable mobilisation républicaine.

Le temps n'est plus à l'instillation de quelques menues améliorations dans les moyens des lycées en ZEP, ou dans l'accès de jeunes des banlieues à quelques formations élitistes. La République est en danger. Elle doit d'abord comprendre ce qui lui arrive, voir où se trouvent les vraies priorités de l'action politique, et rechercher activement les voies de l'apaisement social par un effort qui soit à la mesure des périls.

La volonté doit être de comprendre et d'apaiser, par la mise en œuvre opiniâtre des principes républicains. Les moyens doivent être ceux d'une véritable mobilisation. Un vrai plan de cohésion sociale serait celui qui prévoirait de consacrer 100 milliards d'euros sur cinq ans, soit un point de PIB par an, pour financer, par l'impôt, le grand programme d'intégration républicaine nécessaire à la reconstitution du lien social.
 
Les objections d'on ne sait quelle perte d'attractivité ou de compétitivité de la France, ou de risque de chômage accru, sont irrecevables. La France se classe au troisième rang dans le monde pour l'accueil des investissements directs. L'Etat français est, de tous les Etats de l'Union européenne, celui qui prélève le moins d'impôts pour son propre compte. Le Danemark est lui, le pays qui affiche le taux de pression fiscale le plus élevé. C'est aussi celui où il y a le moins de chômeurs.
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Fin du discours de cloture de Christiane Taubira

29 Octobre 2006 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #Les Vidéos



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Votation Citoyenne à Dax. Réponse à M. Le Maire de DAX

27 Octobre 2006 , Rédigé par Didier TERRIÉRE Délégué du Comité Régional des Ligues des Droits de l'Homme d'Aquitaine Publié dans #Les Communiqués

La jeune Ligue des Droits de l'Homme de DAX 40 à décidé pour sa création, ce mois d'octobre 2006, de participer à la Votation Nationale, sous la forme d'un référendum,  sur le droit de vote des étrangers en France, aux élections locales :  Communes, Départements, Régions.

Après annonces des lieux, heures et jours en cette ville de DAX, par voix d'affiches et de presse, l'urne est installée et la population est invité à se prononcer sur la question :
 
ÊTES-VOUS POUR LA RECONNAISSANCE DU DROIT DE VOTE ET
D'ÉLIGIBILITÉ DES RÉSIDENTS ÉTRANGERS AUX ÉLECTIONS LOCALES ?
 
Le premier jour (le lundi 16 octobre 2006), visite de la police municipale au prétexte du droit à installation sur le domaine public. Un responsable de la LDH demande la communication de l'arrêté, s'il existe, réglementant l'occupation du domaine public.

Le lendemain les mêmes nous demande de "dégager". Vive opposition et seul sont sorti la table supportant l'urne de votation et le parasol servant pour la protection contre la pluie.

La votation s'est déroulé dans des conditions satisfaisantes  jusqu'au vendredi. Mais ce jour là, chassez le naturel il revient au galop, la police municipale reprend son vrais visage, celui d'une milice aux ordres d'un petit chef qu'est le maire de DAX. C'est moi le maître...

Non-monsieur, vous n'êtes que le maire, et rien de plus. Ou alors vous vous êtes trompé de siècle. Nous ne sommes plus sous l'ancien régime,  mais en RÉPUBLIQUE, les citoyens ont des droits et vous vous n'en avez pas plus que les autres.
 
Or vendredi matin, changement d'attitude de la part de la mairie (voir Sud Ouest samedi 21 octobre 2006 page 2-5, le Tchancayre) :
 
"Le Tchancayre à assisté, hier matin, juste avant que le carillon de Douai ne se fasse sonner les cloches, à l'intervention de la police municipale afin de déloger les militants de la Ligue des Droits de l'Homme, lesquels font voter les passants qui le souhaitent en faveur du vote des immigrés aux élections municipales. Jacques FORTÉ, le maire, se trouvait à proximité puisqu'il attendait sous la pluie le petit concert du carillon. Il a déclaré qu'il aurait suffi d'une demande d'autorisation des intéressés en mairie pour installer banderoles, tables et fanions sur la voie publique. Finalement les militants ont posé l'urne sur le sol, ont rangé le matériel et ont continué de faire ce qu'ils avaient à faire.....sous l'oeil vigilant des policiers municipaux qui s'étaient déployés sur le site. "  

Juste comme ça, il est peut-être bon de revenir aux fondamentaux de nos libertés, en rappelant  à monsieur Jacques FORTÉ maire de DAX 40, l'article 12 de la DÉCLARATION des DROITS de l'HOMME et du CITOYEN du 26 août 1789.
 
 Article 12 - La garantie des droits de l'homme et du citoyen nécessite une force publique ; cette force est donc instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux à qui elle est confiée.
 
Ici se pose, une fois de plus, le problème de la police nationale et des milices municipales. Les militants comme moi, ont souvent eu affaire à la police. Je préfère 100 fois la police nationale qui  dans sa majorité, a une vrais formation avec des gradés qui connaissent leur travail, ce que ces soit disant polices municipales n'ont pas.

Le législateur l'a bien reconnu en ne leurs donnant pas les mêmes missions. Elles n'ont qu'une loi ces milices, celle de leur patron. On peut se poser la question du zèle de ces gens là, ce vendredi, dans leur intervention devant leur patron.

 


 

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Engagements du Parti Socialiste et du Parti Radical de Gauche pour une plate-forme de Gouvernement - Proposition accord électoral PS-PRG

26 Octobre 2006 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #Les Communiqués

 

Une forte demande de changement s'est exprimée dans notre pays depuis la dernière élection présidentielle. Elle s'accentue tous les jours, soulignant la crise à la fois économique et sociale mais aussi politique et institutionnelle que subissent les Françaises et les Français. Nos deux partis ont décidé d'y répondre.

Elle est due pour une part à un certain type de mondialisation  façonnée par le libéralisme financier auquel les trop rares règles du jeu internationales n'apportent pas une régulation suffisante. Le processus enclenché se révélant souvent destructeur tant d'un point de vue social qu'écologique, la croissance  et ses fruits étant très inégalement répartis sur le globe.

Mais elle est due d'abord à une droite qui n'a pas su ni par son action intérieure ni par ses politiques européenne et internationale faciliter l'adaptation économique de la France aux  défis de ce début du XXIe siècle, ni apporter des réponses concrètes aux attentes  sociales des
Françaises et des Français. Bien au contraire elle a abouti  à affaiblir la position économique du pays (avec un taux de croissance inférieur à celui du Royaume-Uni, des Etats-Unis, du Japon...), démanteler une partie du secteur public (y compris celui, essentiel, de l'énergie), provoquer la stagnation de la création d'emplois (masquée par des départs en retraite), favoriser la rémunération des titres boursiers au détriment des salaires, abandonner les plus pauvres sur le bord de la route, provoquer révoltes des banlieues et des jeunes, accroître l'insécurité.

Pourtant, à rebours de ce que la droite veut nous faire croire, la France n'est pas un pays en déclin. Elle dispose des atouts nécessaires et du potentiel  humain pour réussir dans un monde « globalisé ».

La situation présente appelle des réponses politiques aussi nouvelles que fortes. Les exigences qui guident nos propositions communes sont claires : la définition et la mise en ouvre d'un mode de développement partageable et durable, l'acceptation mais la régulation de l'économie de marché, la production de richesses mais leur plus juste répartition, la fourniture de biens et de services publics, la préparation de l'avenir avec une priorité « énergique » donnée à l'éducation et à la Recherche, la sauvegarde, des équilibres écologiques, la démocratisation de nos institutions, la relance de l'Union Européenne et une action déterminée pour maîtriser la mondialisation.

Nous voulons porter un projet authentiquement laïque et réformiste pour une société française qui soit l'affaire de toutes et de tous d'où qu'ils viennent, quelles que soient leurs convictions. Redonner l'espoir, retrouver la dynamique d'un projet qui reconstruise un modèle social français dont chacun pourra être fier, et pouvant inspirer démarches et dialogues au sein de l'Union Européenne comme dans les rapports internationaux.

1) Plus que jamais promouvoir la laïcité en France et en Europe.

La laïcité constitue la pierre angulaire du pacte républicain : liberté de conscience, c'est-à-dire liberté de croire ou de ne pas croire, de pratiquer sa religion dès lors que ceci ne porte pas atteinte à l'ordre public, égalité des citoyens et des religions, fraternité du « vivre ensemble » dans le respect mutuel et la tolérance.

Toutes les religions, toutes les philosophies doivent se voir reconnaître les mêmes droits et assumer les mêmes devoirs.

Le maintien de la loi de 1905 dite « de séparation des églises et de l'Etat » est donc un engagement absolu comme l'est notre volonté de donner plus d'ampleur à toutes les cérémonies républicaines. Tout doit aussi être fait pour promouvoir l'idéal de laïcité dans les textes et les pratiques de l'Union européenne et des Organisations internationales, une « charte internationale de la laïcité » devant être proposée.

 Il faut éduquer à la citoyenneté dès l'école, partout, les règles communes du vivre ensemble (et sanctionner fermement ceux qui ne les respectent pas), donner confiance à tous, quelles que soient leurs couleurs, leurs origines, leurs cultures. En reconnaissant aussi la dette que la France doit à nos anciennes colonies et à celles et ceux qui en sont issus.

Chacun doit respecter ses devoirs pour que l'Etat puisse garantir le respect des droits de tous. La responsabilité individuelle est un préalable essentiel à la reconstruction d'un avenir collectif et d'une société de solidarité. L'Etat doit garantir le respect de toutes et de tous, le droit d'être traité à l'égal de l'autre, quelles que soient les différences, en luttant avec détermination contre toutes les discriminations.

Dans le même esprit laïc et républicain, nous proposons l'instauration d'un service civique obligatoire à buts solidaire et humanitaire.

2) Etendre les Libertés Personnelles

Les citoyennes et les citoyens de ce début du XXIè siècle ont soif de nouvelles libertés et de nouveaux droits. Mieux informés et formés, ils savent les exprimer et se battre pour les revendiquer créant pour se faire des associations, des « blogs ».. Nous voulons être les défenseurs des libertés individuelles et proposer de modifier des dispositions légales figées, ne correspondant plus aux réalités sociales de notre époque. C'est pourquoi nous proposons :

- Le droit au mariage pour les personnes du même sexe.

- Le droit à l'adoption pour les personnes de même sexe unis par un PACS ou un (futur) mariage.

- Le droit de mourir librement dans la dignité (à la demande du malade placé sous la responsabilité d'un comité éthique médical et lorsqu'il est médicalement prouvé que la maladie est irréversible et que la mort est proche).

Dans le même ordre d'idée, nous voulons renforcer la protection physique et morale de l'individu, et luttons contre  toute forme d'esclavage moderne et en particulier les nouvelles filières  de traite des personnes à des fins de prostitution.

Par ailleurs, en ce qui concerne « les drogues douces » (le cannabis), nous ouvrirons un débat préparant  une révision de la loi de 1970 et une régulation contrôlée par le biais des pharmacies.

3) Privilégier l'égalité des possibles.

La société Française est malade de ses inégalités. L'ampleur des discriminations est une donnée que tout individu à la fois masquée et aggravée par l'individualisation des comportements. Nous devons réagir fortement contre le risque  de rupture des solidarités fondamentales aggravées ces derniers mois.

Nos objectifs politiques sont clairs : nous voulons que soit établie l'égalité des possibles c'est-à-dire la faculté pour toute personne, quelle que soit son origine sociale ou son lieu de vie, d'avoir accès aux mêmes perspectives d'éducation et d'insertion dans la société ; l'Egalité est un objectif, nous voulons qu'elle devienne une réalité ! Nous permettrons à ceux qui démarrent dans la vie avec des handicaps dont ils n'ont pas la responsabilité de pouvoir les surmonter et de connaître la réussit. C'est pourquoi nous défendons une école émancipatrice, socialement mixte mettent l'être humain, l'enfant, l'élève au centre de ses préoccupations garantissant un accès universel à une offre scolaire équivalente partout ; soutenue par un plan massif de soutien individualisé tout au long de la scolarité du plus jeune âge au lycée  et à l'entrée à l'Université, aux grandes écoles.

Nous ferons de la sécurisation de la vie professionnelle une autre réalité concrète :

Nous sommes naturellement  en faveur de l'emploi durable ; sachant cependant qu'une entreprise  est exposée aux aléas du marché, alors que tout individu a droit à la protection économique et sociale de la collectivité, nous proposons de fonder l'organisation sociale de la
formation et de l'emploi de chacune et de chacun sur un double contrat. Lors de son premier emploi, le salarié conclura un contrat, par principe à durée indéterminée, avec une entreprise ; simultanément un second lien, permanent, sera noué avec « un  grand service public des ressources humaines »  qu'il est indispensable de créer, et qui associera Etat, collectivités territoriales, groupes de société et groupements d'entreprises. Celui-ci assurera la protection de chacun face au risque de perte d'emploi, au moyen de formations complémentaires, recherche d'une nouvelle activité, garantie de pérennité de la couverture sociale et de la rémunération (couverture professionnelle universelle).

4) Promouvoir une réelle intégration dans le respect de tous

Nous devons dans le même  esprit  reconstruire un nouveau modèle d'intégration. L'immigration est un atout pour notre pays, à condition qu'elle s'accompagne d'une politique d'accueil et d'intégration efficace notamment grâce à un projet migratoire individuel et qu'elle s'appuie sur un véritable partenariat avec les pays d'origine. La reconnaissance du vote des étrangers aux élections locales un accompagnement individualisé en termes sociaux comme éducatifs, en étant des éléments essentiels. Une véritable politique de co-développement (un sommet de co-développement sera proposé) démocratiquement discuté avec les pays concernés notamment ceux du pourtour de la Méditerranée et plus largement d'Afrique  (mise à niveau des PMA).

5) Assurer la sécurité pour tous

La sécurité est tout autant un droit pour nos concitoyens et un devoir pour l'Etat. Nous connaissons l'insécurité, les incivilités qui frappent nos concitoyens car elles touchent d'abord les plus démunis. La droite a échoué : les agressions, les violences et atteintes à toute personne y compris forces de police sont en augmentation notamment dans les quartiers populaires. Parce que l'insécurité est une injustice sociale, nous voulons faire de la sécurité l'affaire de tous, alliant sanction pour chaque acte de délinquance et prévention la plus précoce possible mais aussi transformer l'image des forces de sécurité au sein de la population notamment auprès des jeunes.

6) Pour un modèle de développement moderne et durable

Un objectif ambitieux de croissance économique doit être fixé pour favoriser la création d'emplois, condition première du progrès social. Celle-ci doit cependant se mesurer en termes sociaux et environnementaux autant qu'économiques et financiers. Orienter la production et la consommation vers des modes de fonctionnement économes en ressources et en déchets, riches en emplois non délocalisables, est l'objectif que nous devons nous fixer.

Les réalités de l'emploi aujourd'hui dans une économie ouverte sur le monde ne demandent pas de mettre à bas les garanties collectives pour les salariés. Chaque salarié a droit à la protection économique et sociale de la collectivité et doit voir sa place d'acteur économique
valorisée.

C'est pourquoi, le déploiement d'une économie associant les valeurs d'initiative individuelle, d'humanisme et de solidarité, doit se traduire par un projet de modernisation sociale de la grande entreprise. Celle-ci doit être conçue comme une communauté d'acteurs, dont les
droits doivent recevoir une égale consécration, par des mesures tendant à un partage plus égal de la gouvernance de l'entreprise entre actionnaires et salariés (entreprise à gouvernance partagée), comme à une répartition objective et équitable de ses profits.

Aussi  elle doit amener par une reconnaissance plus nette et surtout un appui au développement des coopératives, mutuelles, associations et fondations constituant une « Economie Sociale » déjà très dynamique et partenaires indispensables d'une croissance à valeur ajoutée sociale.

La puissance publique doit être animée par une volonté forte d'actions d'impulsion, de régulation et d'innovation ; elle doit être porteuse d'une stratégie économique cohérente et pour cela se doter d'une politique industrielle active, de la définition des missions de service public et de moyens d'actions financiers. L'effort fiscal et social doit être fondé sur une juste répartition, tant pour les particuliers que pour les entreprises, pour les premiers, il doit être en totalité progressif, ce qui implique notamment d'aller vers un impôt unique personnel et progressif, vers la fusion de l'IR et de la CSG ; pour les secondes, il doit tenir compte de l'effort d'innovation environnemental et social (modulation des taxes en fonction d'indicateurs de Responsabilité Sociale et environnementale.), du respect de l'ancrage territorial (impôt sur les bénéfices de type mondial et consolidé).

7) Fonder une République nouvelle

Le parti socialiste et le parti radical de gauche réaffirment leur attachement à notre modèle républicain. Pour la prochaine législature, ils s'engagent sur une réforme des institutions, le renouvellement de la démocratie sociale ainsi qu'une nouvelle étape de la décentralisation.

Notre démocratie doit être profondément renouvelée. Nous devons répondre à une triple attente des citoyens. Ils veulent, premièrement, se sentir mieux représentés, avec des élus à l'image de la diversité de la Société, deuxièmement, des élus et des gouvernements qui assument pleinement leurs responsabilités, troisièmement, pouvoir être consultés plus régulièrement dans l'élaboration des politiques publiques.

Après une victoire de la gauche lors des élections présidentielles et législatives, nous proposerons un référendum, pour soumettre aux Français une réforme institutionnelle de grande ampleur. Le quinquennat a accéléré le temps politique.

Il faut rééquilibrer les pouvoirs au sein de l'exécutif et renforcer le pouvoir du Parlement (limitation quantitative renforcée et limitation dans le temps des mandats électifs, par le Parlement.). La représentativité de l'Assemblée Nationale sera également confortée par l'introduction d'une dose de proportionnelle dans l'élection des députés. Une initiative législative citoyenne permettra d'avancer vers plus de démocratie participative.

La démocratisation de nos institutions exige une réforme de la justice. Notre système judiciaire doit être rénové dans son fonctionnement tant pour la justice civile que pour la justice pénale.

Le renouvellement de la démocratie sociale. Notre système de relations et de représentations sociales est à bout de souffle. La loi « Fillon » de Mai 2004 sur le dialogue social n'a rien réglé. Nous proposons de retenir quatre principes fondamentaux sur lesquels nous voulons
renforcer notre démocratie sociale :

- Le droit de chaque salarié à élire le ou les représentants de son choix,

- La représentativité des organisations syndicales fondée sur le vote des salariés,

- Les accords collectifs majoritairement validés pour être valables,

- La complémentarité de la négociation collective et de l'action législative.

Cette vaste réforme fera l'objet d'une concertation avec les organisations syndicales et patronales.

Le Conseil Economique et Social sera rénové et ouvert aux nouvelles forces sociales et pourra faire l'objet de saisines de la part des syndicats et associations.

Une nouvelle étape de décentralisation

Les collectivités locales sont désormais des acteurs incontournables. Il est temps de renouer avec le principe de démocratie et de justice qui guide le mouvement décentralisateur depuis 1982. Il faut donc faire franchir à la décentralisation une troisième étape qui répare les conséquences de la seconde, et remette la décentralisation sur la bonne voie. Rénover la démocratie locale signifie d'abord rapprocher encore et toujours l'élu  local du citoyen. Il faut que les intercommunalités se démocratisent réellement avec l'élection directe de leurs représentants à travers les élections municipales. La décentralisation doit être simplifiée, les compétences et les missions des différentes collectivités précisées. Sans qu'il s'agisse de compétences exclusives, il faut recentrer les régions sur la stratégie économique et les grands aménagements, les départements sur la solidarité, les communes et les intercommunalités sur ce qui relève de proximité quotidienne. L'esprit décentralisateur suppose enfin une vraie solidarité financière, des impôts plus justes et une péréquation pour des collectivités plus autonomes. Les outres mers sont une chance pour la République. Il s'agit de permettre l'affirmation des identités ultra marines au sein d'une République qui s'accepte et se revendique multiculturelle. Les Outres mers symbolisent la diversité culturelle et la tolérance. Raison de plus pour faire jouer  sans restriction la solidarité nationale en leur faveur.
 
8) Relancer la Construction Européenne 

Les Radicaux de Gauche et les Socialistes défendent le principe d'une relance de la construction européenne. Le futur gouvernement devra proposer à ses partenaires européens : la substitution au projet de Constitution d'un simple projet de Traité, reprenant les parties
I(adaptation des institutions) et II (Charte des droits fondamentaux) du projet de Constitution qui sont indispensables au fonctionnement de l'Europe à 25 comme au progrès des droits et libertés, et qui ne rencontrent, à gauche, que très peu d'objections.

L'Europe doit continuer à s'ouvrir en aidant réellement les pays candidats à protéger les droits de l'Homme et respecter les diversités culturelles.

 
9) Démocratiser les organisations internationales et rééquilibrer les relations Nord-Sud

Nous privilégierons trois directions d'action pour changer les règles de la mondialisation. D'abord, la mise en ouvre d'une réforme de la « gouvernance mondiale », en ouvrant le Conseil de sécurité de l'ONU aux pays du Sud, en proposant la constitution d'une véritable « ONU économique » se substituant au G8, en organisant une coordination entre les organisations telles que l'OMC, l'OIT et ce qui devrait être une Organisation Mondiale de l'environnement. Ces organisations internationales, avec le FMI, la Banque Mondiale auront l'obligation de prendre en compte des règles mondiales de responsabilités humaines, sociales, environnementales. Ensuite, nous devons rendre les échanges Nord/Sud plus équitables et assurer le financement du développement. Nous proposons une annulation totale de la dette des pays les plus pauvres. Nous proposons également la création d'un Fonds mondial d'aide au développement humain alimenté par une fiscalité internationale. Enfin, nous voulons promouvoir le développement durable en veillant à la mise en ouvre des engagements du protocole de Kyoto avec une pénalisation des pays non signataires ainsi qu'un plan mondial de l'eau.
 
 
 
 
Les circonscriptions réservées aux candidat(e)s du Parti Radical de Gauche
 
 
 
01 - Ain 2e
03 - Allier 4e
05 – Hautes Alpes 2e
06 – Alpes Maritimes 3e
10 - Aube 2e
12 - Aveyron 2e
13 - Bouches du Rhône 5e
14 - Calvados 6e
17 - Charente- Maritime 5e
20B- Haute Corse 1e
20B– Haute Corse 2e
21 - Côte d’Or 4e
27 - Eure 1e
28 – Eure et Loir 3e
37 - Indre et Loire 2e
39 - Jura 2e
42 – Loire 7e
47 – Lot 1e
49 - Maine et Loire 3e
57 - Moselle 4e
59 – Nord 14e
61 - Orne 1e
62 - Pas de Calais 1e
65 - Hautes Pyrenees 2e
67 - Bas Rhin 5e
69 - Rhône 1e
71 - Saône et Loire 2e
75 - Paris 16e
78 - Yvelines 12e
81 - Tarn 3e
82 - Tarn et Garonne 2e
83 - Var 7e
89 - Yonne 3e
92 - Hauts de Seine 8e
94 - Val de Marne 3e
973 - Guyane 1e
*76 - Seine – Maritime 6e (les négociations sont
encore en cours)
 
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Les Radicaux de Gauche Lucides.

25 Octobre 2006 , Rédigé par Daniel Verdier - Président de la Fédération des Landes Publié dans #Les Communiqués

Réunis en congrès extraordinaire ce week end à Paris les Radicaux de Gauche, ont débattus sur l'opportunité d'une candidature radicale aux présidentielles.
 
 
 
 
Christiane Taubira candidate à l'investiture, à brillamment synthétisé les maux et les problèmes de notre société, et démontré que les radicaux avaient les meilleures armes, (que l'on trouve en détail dans le programme radical "La gauche moderne") pour répondre aux turpitudes et aux enjeux de notre société.
 
 
 
En votant une union dès le 1er tour, les Radicaux ont voulus témoigner que ce choix n'était pas un renoncement, mais une volonté politique, un signe fort adressé au parti socialiste pour un rassemblement et une union franche et loyale telles que les Françaises et Français de gauche les réclames, privilégiant la voie du succès pour 2007 à celle des intérêts particuliers.
 
 
 
Forts du contrat moral que représente l'accord sur un programme de gouvernement et sur les législatives, que le parti socialiste vient de conclure avec la radicaux de gauche, les Radicaux Landais entameront prochainement des discussions avec la fédération socialiste du département en vu de confirmer au plan local leur participation active à la campagne présidentielle, mais aussi pour concrétiser des accords sur les élections municipales et les cantonales.
 
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"Je suis mis en examen !"

24 Octobre 2006 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

Franck Martin, maire Radical de Gauche de Louviers - dans l'Eure - mis en examen pour insultes à caractère raciste. Un groupe, se disant représentant des Harkis, s'est opposé avec viloence à la représentation d'une pièce donnée à Louviers , obligeant Franck à intervenir. 

Membre du Bureau national du PRG comme lui, j'écoute avec attention ses interventions pointues et toujours en phases avec nos valeurs ; d'ailleurs, ce qui lui vaut cette mise en examen est tout à son honneur et à celui des Radicaux de Gauche ; je vous propose de lire le déroulé de cette opération qui l'a fait réagir.

On a beau se dire que ce sont les risques du mandat de maire, ça fait tout drôle de voir son nom inscrit en toutes lettres sur une citation à comparaitre.

On a beau savoir que l'on a bien agi et que s'il fallait le refaire, on le referait sans hésiter... ça chamboule un peu la psyché.

J'ai beau rire du fait que moi, j'ai été victime de violence physique et que c'est moi que la justice accuse de violence verbale... ça vous travaille un peu , la nuit surtout, une mise en examen.

Car on sait que pour les gens, si un juge vous convoque et vous met en examen, vous êtes déjà peu ou prou coupable. Les braves gens disent : " Y a pas de fumée sans feu ". Bref, d'ores et déjà, je suis sali.

Au moment même où j'écris ces lignes, j'entends à la radio : " Franck Martin mis en examen, des associations lui reprochent des insultes à caractère raciste..." Raciste, moi ?

Pour avoir dit - je te laisse juge, ami lecteur : " Quand on s'attaque à la liberté d'expression, c'est le début de la dictature ?"

Pour avoir dit : " On commence par brûler des livres, on essaie d'interdire une pièce de théâtre et on finit par lancer une fatwa contre Salman Rushdie ?"

Pour avoir fait rempart à des gens qui voulaient se faire justice eux mêmes en interdisant une représentation théâtrale par la force.

Pour avoir dit aux manifestants que peu importe le contenu d'une oeuvre de l'esprit, il y a des lois qui protègent contre la diffamation et que seule la loi a le droit d'interdire, pas la violence physique d'un groupuscule.

Et l'on qualifie cela de propos racistes ? Ceux qui me connaissent hurleront de rire, personne n'est moins raciste que moi. Mais les autres ?

Alors voilà, je suis mis en examen.

On veut faire de moi un émule de Georges Frêche. La vérité est tout autre : notre époque est lourde de menaces sur des libertés fondamentales, chèrement conquises depuis Voltaire.

L'affaire Salman Rushdie, l'affaire des caricatures, la déprogrammation d'un opéra de Mozart sous la menace de troubles de la part de musulmans, l'action d'intégristes catholiques contre les films sur le Christ etc... témoignent de la montée en puissance de communautarismes qui s'attaquent aux oeuvres de l'esprit ,par intolérance.

La liberté d'expression artistique est aujourd'hui menacée. Demain, ce sera la liberté d'expression tout court.


 

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Congrès Extraordinaire du Parti Radical de Gauche des 21 et 22 octobre

24 Octobre 2006 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #Les Vidéos



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