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Fédération des Landes du Parti Radical de Gauche

Que 2008 soit une année "humaine"

31 Décembre 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

undefinedundefinedA la même époque, fin 2006, la Fédération des Landes du Parti Radical de Gauche venait de voter majoritairement pour un candidat unique de la Gauche aux élections présidentielles dans le cadre du Congrès Extraordinaire du PRG à Paris ; le candidat socialiste n’était pas encore connu et nous négocions alors pour une plateforme de gouvernement commune, dont 10 points étaient directement inspirés par le programme Radical de Gauche.
 

33 Circonscriptions voyaient un candidat Radical de Gauche partir avec les couleurs communes PS/PRG/MRC ; la situation des circonscriptions Landaises était claire pour nous ; trois députés sortant de Gauche, donc : pas de candidat PRG ici. 

Dès le mois de janvier 2007, nous avons mis à la disposition du Comité de Soutien Landais à Ségolène Royal les militantes et les militants de la Fédération des Landes, prolongeant bien logiquement ce soutien à nos trois députés socialiste, car, au delà des accords nationaux, leurs bilans constituaient à nos yeux leurs meilleurs atouts. 

A cette époque encore, nous étions certain de la victoire de la Gauche aux présidentielles, après ces années de gouvernance Chirac/Raffarin, puis Villepin, ; pain béni pour une opposition rassemblée. 

Après notre défaite, nous nous sommes engagés dans la bataille des Législatives, où il n’était pas question pour nous d’un deuxième échec ; et pour lesquels il nous semblait logique de prolonger notre union avec le Parti Socialiste ; le résultat fut à la hauteur de l’engagement et du militantisme des militants et des sympathisants de nos partis.

C’est ensuite que nous aurions du nous retrouver pour faire un point global de ces élections, pour briser les tabous, les vieux réflexes ultra partisans qui gangrènent nos familles depuis tant et tant d’années ; certains responsables nationaux de notre département ont appelés au rassemblement dans un grand parti de gauche, comprenant nos spécificités et regroupant nos valeurs communes ; nous attendions que des actes fort en découlent, aux Cantonales, par exemple…Peut être une autre fois, quand ces mêmes responsables en auront assez des défaites nationales… 

La Fédération des Landes des Radicaux de Gauche termine cette année 2007 renforcée par les nombreux nouveaux militants qui ont souhaité nous rejoindre et s’investir dans les listes municipales communes sur le département ; renforcée par une nouvelle visibilité, en phase avec l’histoire Radicale Socialiste des Landes et par l’engagement de ses responsables. 

Ainsi, nous vous souhaitons à toutes et à tous, une année 2008 de résistance, par les urnes et par la voix, par l’esprit humaniste de notre parti face aux déviances conservatrice d’un gouvernement à la botte des plus riches,  et de son président dont les frasques médiatiques font oublier le gouffre de ses réformes. Que 2008 nous retrouve rassemblé, unis à gauche, dans notre volonté de faire avancer ce siècle jeune plus loin encore dans l’humanisme, la solidarité ;  que l’humain prédomine enfin aux structures, quelque soit son origine, quelque soit sa nationalité ; que la Laïcité soit un principe universel ; que l’universalisme mette de côté les fantômes du nationalisme et que tous les peuples puissent enfin être présent dans la direction des affaires du monde.

Que 2008 soit une année "humaine", pour vous, vos proches et pour le monde qui nous entoure.
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Pouvoir d'achat : une majorité de Français ne fait pas confiance au gouvernement

30 Décembre 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

undefinedundefinedL'intervention de Nicolas Sarkozy ou la loi Chatel n'auront pas eu les effets escomptés par le gouvernement. Selon un sondage IFOP pour Ouest-France Dimanche, trois Français sur quatre n'ont pas confiance en lui sur la question pour du pouvoir d'achat.
 

Ils ne sont que 25% - un taux en chute de 11 points par rapport à août 2007 - à lui faire confiance pour augmenter le pouvoir d'achat et 27% (-16 points) pour les baisses d'impôt.  31% lui accordent leur confiance pour lutter contre l'exclusion et la pauvreté, et 40% pour intégrer les personnes issues de l'immigration. 42 %  font crédit au gouvernement pour lutter contre le chômage.

En revanche, une large majorité de Français lui font confiance pour lutter contre l'insécurité (62%, en baisse de 14 points) et protéger l'environnement (59%, -4). L'optimiste général des Français a pourtant augmenté depuis août dernier : ils sont 53% à se dire optimistes, 47% pessimistes, alors qu'en août, ils se partageaient à stricte égalité 50-50 entre ces deux camps.
"Après un semestre d'action, le gouvernement subit une baisse de confiance massive", écrit l'institut de sondage.

Cette baisse, précise l'IFOP, doit être nuancée par le haut niveau de confiance constaté au début de la législature qu'il qualifie d'"état de grâce". Enfin, la confiance accordée au gouvernement "demeure équivalente ou sensiblement supérieure à celle enregistrée par le gouvernement précédent en août 2006", ajoute l'institut.

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Laïcité : pour une semaine européenne

28 Décembre 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

undefinedundefinedDevant les menaces qui pèsent sur la laïcité dans le monde - où elle n'a toujours pas trouvé sa juste place - et même, désormais, en France - où elle est au coeur de la République - le gouvernement ou, à défaut, les parlementaires européens s'honoreraient en proposant que chaque année soit organisée, dans toute l'Union Européenne, une semaine de la laïcité et de l'entente entre les peuples qui la composent.

Elle pourrait être l'occasion de lancer un programme d'information et de formation sur ce thème dans toutes les écoles, lycées et universités en Europe. Elle pourrait aussi être une contribution à la diffusion d'un esprit de réconciliation et de Paix sur ce continent et au-delà de celui-ci. Il faut souhaiter que partis et associations prennent des initiatives en ce sens.
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Accroitre le pouvoir d'achat

28 Décembre 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

undefinedundefinedLe PRG demande une conférence immédiate, devenant ensuite annuelle, entre tous les acteurs socio-économiques concernés et l'Etat, en trois volets :

1. Sur l'accès universel aux moyens de vivre dignement. Rappelons que 7 millions de personnes vivent en France avec moins de 800 euros par mois et qu'il faut de façon urgente mettre en place une politique du logement très social. L’Etat doit donner l'exemple en transformant certains de ses immeubles au lieu de les vendre. Les propriétaires privés doivent, de leur côté, voir renforcée l’aide qu'ils perçoivent pour rénover appartements ou immeubles destinés à l’accessibilité sociale.

2. Sur les salaires. Il convient de contribuer à un rééquilibrage de la répartition des résultats des grandes entreprises, particulièrement cotées, entre actionnaires et salariés puisque ces derniers sont défavorisés depuis 10 ans. Il est nécessaire de favoriser le passage des temps partiels contraints à des temps pleins : une bonne partie de la pauvreté en France vient de ce problème non traité. Il est prioritaire de s'y attaquer plutôt que de mettre en cause le temps légal hebdomadaire de travail. Il convient de créer un "système d'emplois jeunes et personnes expérimentées" pour faciliter l'accès à un salaire pour les jeunes et les quinquagénaires.

3. Sur les prix. Non, bien entendu, pour revenir à un contrôle des prix, mais pour mettre en place (avec producteurs, distributeurs, représentants des consommateurs) une politique des prix qui encourageant notamment la mise en place de produits et services labellisées équitables quitte à ce qu'ils bénéficient d'une TVA "équitable" .

Cette conférence devra s'accompagner d'une politique de l'offre supposant immédiatement :

- la mise en place de quotas dans les marchés publics pour les TPE, PME, coopératives,
- le soutien à la création d'entreprises dans le domaine des économies d'énergie et des énergies nouvelles,
- la création de Maisons publiques de l'Energie sur tout le territoire,
- l'évaluation et la relance de tous les pôles d'excellence,
- le doublement immédiat des crédits destinés à la recherche.
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Les Français de L'Arche de Zoé condamnés à 8 ans de travaux forcés au Tchad

27 Décembre 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

undefinedundefinedLes six Français de L'Arche de Zoé ont tous été condamnés mercredi à la même peine, huit ans de travaux forcés, par la Cour criminelle de N'Djamena qui les a jugés coupables d'avoir tenté d'enlever 103 enfants au Tchad afin de les emmener en France il y a deux mois. Evénement

Le président de l'association Eric Breteau, son assistante Emilie Lelouch, les logisticiens Alain Péligat et Dominique Aubry, le médecin Philippe Van Winkelberg et l'infirmière Nadia Merimi ont été reconnus coupables de "tentative d'enlèvement de 103 enfants tendant à compromettre leur état civil" et "grivèlerie".

Mahamat Dagot, un chef de quartier de Tiné, ville frontalière du Soudan, et Souleïmane Ibrahim Adam, un Soudanais qui a servi d'intermédiaire dans la région d'Adré, autre localité de l'extrême est du Tchad, ont été jugés coupables de "complicité de tentative d'enlèvement d'enfants" et, bénéficiant de "larges circonstances atténuantes", ont écopé de quatre ans de prison ferme.

Enfin, le maire et le secrétaire général de la mairie de Tiné, Sinine Amadou Nassour et Ahmat Harane Gnoye, ont été acquittés après avoir été mis hors de cause à la barre par Eric Breteau.

Eric Breteau, tout comme Souleïmane Ibrahim Adam, ont également été jugés coupables de "faux et usage de faux en écritures publiques".

Les huit coupables ont été condamnés à verser "solidairement" aux familles des 103 enfants un total de 4,12 milliards de francs CFA (6,3 millions d'euros) de dommages et intérêts.

A l'énoncé du verdict par le président de la Cour Ngarhondo Djidé, après trois heures d'attente dans une salle d'audience bondée et à la lumière de néons, les Français ont paru sonnés. L'infirmière Nadia Merimi a fondu en larmes dans les bras de son avocat français, Me Mario Stasi.

Les condamnés sont repartis en fourgon cellulaire vers la maison d'arrêt. Main dans la main, Eric Breteau et Emilie Lelouch portaient à nouveau le pantalon de sapeur-pompier et le gilet bleu estampillé Children Rescue, nom de leur opération au Tchad, qu'ils avaient abandonnés le temps du procès.

Les Français avaient été arrêtés le 25 octobre à Abéché, principale ville de l'est tchadien, alors qu'ils s'apprêtaient à embarquer 103 enfants à bord d'un Boeing-757 afin de les emmener en France, où les attendaient des familles d'accueil. L'opération avait été condamnée par Paris et N'Djamena.

Dans la matinée, la défense des dix accusés avait plaidé l'acquittement, tandis que le procureur général Beassoum Ben Ngassoro requérait entre sept et onze ans de travaux forcés pour chacun des six Français, des peines plus légères pour les deux intermédiaires et l'acquittement des deux responsables de la mairie de Tiné.

Intervenant en dernier, Eric Breteau, qui avait pris en main sa défense dès vendredi à l'ouverture du procès, a pour la première fois esquissé de timides regrets.

"Nous avons toujours recherché des orphelins du Darfour", région soudanaise voisine en guerre civile, a-t-il réaffirmé.

Si les 103 enfants "sont Soudanais (...), nous les avons privés d'un avenir meilleur", a-t-il dit. "S'ils sont Tchadiens et qu'on nous a menti, si nous les avons séparés de leurs familles, nous sommes navrés, sincèrement désolés, car nous n'avons jamais voulu les séparer des familles".

"Je suis scandalisé par l'uniformité de la peine" contre les six Français, a déclaré à l'AFP leur avocat tchadien, Jean-Bernard Padaré.

Sa consoeur française Céline Lorenzon a annoncé qu'elle allait "faire revoir la peine en France, puisque les travaux forcés n'existent pas".

"La même peine pour tous, cela signifie que les peines étaient fixées d'avance", a-t-elle ajouté, "en colère et écoeurée".

Le ministère français des Affaires étrangères a fait savoir que Paris demanderait "aux autorités tchadiennes le transfèrement en France des condamnés" pour qu'ils y purgent leur peine, conformément à une convention de coopération judiciaire de 1976. De source diplomatique à N'Djamena, on affirme que ce rapatriement pourrait intervenir "très rapidement".
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École : un rapport recommande l’école obligatoire à trois ans

26 Décembre 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

undefinedundefinedLe linguiste Alain Bentolila a remis un rapport contenant quinze recommandations sur l'école maternelle à Xavier Darcos, ministre de l’Éducation nationale.

 

Le ministre de l’Éducation nationale a commandé début septembre ce document qui, associé aux conclusions d'un groupe de travail piloté par la Direction générale de l'enseignement scolaire réunissant syndicats et parents d'élèves, doit donner lieu à des mesures au début de l’année 2008

Dans ce rapport, Alain Bentolila affirme vouloir faire de l’école maternelle "une école à part entière et non une école entièrement à part". Pour cela, il insiste sur la "scolarité obligatoire à trois ans" (contre six aujourd’hui). Selon lui, la scolarisation à deux ans provoque la transformation de l'école maternelle en "garderie".

Le linguiste insiste aussi sur l’apprentissage progressif de la langue, afin que les enfants arrivent au CP avec "un degré de lucidité" suffisant sur le fonctionnement du langage pour "entrer dans l'écrit", par le biais d'"ateliers spécifiques, obligatoires et quotidiens" sur la communication, les sons, la syntaxe, les "gestes graphiques". Il recommande aussi d’apprendre "un nouveau mot par jour" afin que les enfants acquièrent leur "propre dictionnaire de mots oraux" de 2 500 à 3 000 mots.

En outre, Alain Bentolila préconise un "pacte" avec les parents en organisant notamment "des rencontres individuelles obligatoires avec les parents en début d'année et chaque trimestre", ainsi qu'une meilleure "formation" initiale et continue des enseignants, avec un module spécifique de 50 heures "obligatoires".

Jeudi, le syndicat SE-Unsa a jugé le rapport "composite, à la rigueur scientifique incertaine" et a critiqué des "affirmations parfois péremptoires" qui "ne débouchent pas nécessairement sur des propositions concrètes" et des propositions "qui ne sont pas toujours assises sur une argumentation". "Clairement en désaccord" avec le "désengagement progressif" de la scolarisation des enfants dès deux ans, le syndicat a dit en revanche "approuver" la préconisation de rendre la scolarité obligatoire dès 3 ans.

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Les urgentistes français en grève pourraient durcir leur mouvement

25 Décembre 2007 , Rédigé par Béatrice Petit Publié dans #prglandes.org

undefinedundefinedLes urgentistes hospitaliers menacent de durcir en janvier une grève illimitée entamée lundi, sans conséquences pour les patients, pour obtenir la rémunération d'heures supplémentaires impayées depuis des années et davantage de moyens pour l'hôpital.

Les représentants des grévistes ont jugé "insuffisantes" des propositions faites lundi par la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, au cours d'une visite aux urgences de l'hôpital Saint-Antoine, à Paris.

Mme Bachelot a indiqué qu'une "concertation" sur les 23 millions d'heures supplémentaires et 3,5 millions de jours de RTT impayés à l'ensemble des salariés des hôpitaux, "soit 800 à 900 millions d'euros", s'ouvrirait le 7 janvier. Elle a ajouté disposer de 572 millions d'euros, dont 324 fournis par les hôpitaux eux-mêmes.

"Nous avons l'argent, mais il y a un certain nombre de modalités à préciser", a-t-elle déclaré, ajoutant que participeraient à ces rencontres des organisations syndicales représentant l'ensemble des salariés des hôpitaux.

Cependant, selon la ministre, certaines "organisations du personnel souhaiteraient non pas recevoir de l'argent mais acquérir des points de retraite".

Présent pendant la visite, Patrick Pelloux, urgentiste à Saint-Antoine et président de l'Amuf, l'un des syndicats appelant à la grève, a contesté les chiffres fournis par Mme Bachelot.

"Il y a un certain nombre de représentants des directions qui sont là. Il sont très étonnés, l'argent n'a pas été provisionné, on ne sait pas où il est", a-t-il déclaré.

Il a également rappelé d'autres revendications, comme la revalorisation de la garde, payée 450 euros quand elle est réalisée par un médecin à statut "hospitalo-universitaire", 250 quand c'est un urgentiste et 150 euros quand il s'agit d'un médecin libéral qui est en outre rémunéré pour chaque acte accompli (un seul acte pouvant atteindre 80 euros un dimanche), selon l'Amuf.

Affirmant ne "rien" attendre de la visite de la ministre, M. Pelloux a estimé que "si le gouvernement ne montre pas de signes de dialogue (...), après le 1er janvier on ne répondra probablement pas aux assignations".

La grève entamée lundi, suivie à 100% dans les Samu et à 80% dans les hôpitaux, selon l'Amuf, n'a aucune conséquence pour les patients, car les grévistes sont "assignés" et
 
travaillent tout en étant comptabilisés comme grévistes.

Un durcissement de la grève n'entraînerait pas non plus de conséquence pour les patients se rendant aux urgences ou faisant appel aux Samu. Mais il pourrait en avoir sur certaines interventions médicales ou chirurgicales "programmées", du fait de l'affectation provisoire aux urgences de médecins d'autres services.

De son côté, Marc Giroud, président de l'autre syndicat d'urgentistes appelant à la grève, Samu de France, a estimé que la ministre à fait état d'"intentions agréables à entendre qui ne suffisent pas".

Le 7 janvier, "il faudra qu'il en sorte quelque chose", a-t-il précisé, ajoutant: "si c'est pour nous chanter des chansonnettes, la colère va changer de nature".

Enfin, la CGT-santé, premier syndicat parmi les fonctionnaires hospitaliers, a appelé à "l'amplification du mouvement avec l'ensemble des salariés de la santé (...) afin d'obtenir de véritables négociations".

"L'hôpital a besoin de personnels en nombre suffisant, bien formés, correctement payés et travaillant dans de bonnes conditions. Aujourd'hui (...) aucune de ces conditions n'est effective", selon elle.
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Un Noël "merveilleux" à Bethléem

24 Décembre 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

undefinedundefinedBoudée par les touristes depuis le déclenchement de la seconde intifada, en 2000, Bethléem se prépare cette année à accueillir à nouveau des dizaines de milliers de pèlerins pour un Noël qualifié de "merveilleux", le premier de longue date.

"Nous avons bon espoir que la ville demeure paisible. Je suis sûr que nous aurons un Noël merveilleux", confie, optimiste, Victor Bartaseh, le maire de cette ville de Cisjordanie où le Nouveau Testament situe la naissance de Jésus-Christ.

Assis à côté d'un sapin en plastique, près de la place de la Mangeoire, à deux pas de la basilique de la Nativité, il dit attendre 30 à 40.000 touristes cette année, soit le double de l'année dernière.

M. Bartaseh est convaincu, vu les taux d'occupation actuels, que les 2.000 lits des hôtels de Bethléem seront tous réservés pour Noël, après des années de chute du tourisme en Cisjordanie due aux violences israélo-palestiniennes.

Katherine Korsak, une Polonaise de 36 ans, reconnaît que franchir les multiples barrages de sécurité érigés autour du territoire par l'armée israélienne l'effrayait.

"Mais c'est tellement important pour nous. Nous sommes venus ici dans la joie. Noël est tout proche et être ici est pour nous une expérience spirituelle", explique-t-elle, en montrant les cartes postales et les souvenirs qu'elle vient d'acheter.

Le 27 novembre à Annapolis, aux Etats-Unis, Israéliens et Palestiniens ont officiellement relancé leurs négociations de paix, éclipsées pendant sept ans par la flambée de violences qui a fait quelque 6.000 morts, ruiné l'économie de la Cisjordanie et poussé nombre de ses habitants à l'exil.

Mais les touristes reviennent, observe M. Bartaseh, en raison des efforts de paix et de la baisse des violences, mais aussi des initiatives prises par les Eglises pour favoriser le tourisme vers l'un des lieux les plus saints du christianisme.

"Nous voyons déjà les résultats", se réjouit Haya Saad, 27 ans, directrice commerciale de
 
l'Intercontinental de Bethléem, le seul "cinq étoiles" de la ville, dont les 250 chambres sont réservées.

Cette année, l'hôtel a doublé son taux d'occupation pour les fêtes à la faveur d'une demande accrue des pèlerins d'Extrême-Orient et d'Europe de l'Est.

Il y a encore deux mois, des militaires israéliens faisaient irruption dans l'Intercontinental, à la poursuite d'un Palestinien qui leur avait lancé des pierres, se rappelle Mme Saad. "Mais les choses vont nettement mieux qu'avant."

Entre Noël et la Saint-Sylvestre, le bar de l'Intercontinental organisera chaque soir une fête avec DJ et musique orientale.

Mais il suffit de s'écarter des artères noyées sous les décorations de Noël et de s'enfoncer dans les ruelles oubliées par les pèlerins pour plonger à nouveau dans la misère du quotidien à Bethléem, où le taux de chômage dépasse 50%.

La ville se trouve désormais isolée de Jérusalem par la barrière de sécurité construite par
 
Israël pour se protéger des groupes armés palestiniens.

L'ouvrage de béton, qui passe au beau milieu d'oliveraies, a inspiré des artisans de Bethléem: certains proposent des crèches en bois où une réplique du mur de séparation interdit aux Rois mages de se rendre auprès du petit Jésus.

"Je n'avais pas réalisé la superficie des terres confisquées ni l'impact du mur sur la liberté de mouvement des Palestiniens", observe Gareth Hewitt, responsable d'une organisation caritative britannique. "Ils sont littéralement emprisonnés".

Le conflit a fait fuir les chrétiens qui ne seraient plus que 15 à 25% à Bethléem, selon les estimations. Ils représentaient 92% de la population avant la création d'Israël, en 1948, rappelle M. Bartaseh.

Samir Qumsieh, responsable de la chaîne religieuse Nativity TV, est convaincu que la tendance est inéluctable.

"Mon cauchemar, c'est l'émigration", lâche-t-il. "Dans 15 ans, il n'y aura plus un seul chrétien à Bethléem."
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Laïcité : vigilance sereine, mais ferme

23 Décembre 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #Les Communiqués

undefinedundefinedA la suite des déclarations du Président de la République sur la laïcité les radicaux rappellent qu’elle est un élément fondamental de la République et une garantie essentielle de son unité.

Il ne saurait être question de la remettre en cause ou d’en affaiblir la portée.

Le PRG appelle à une vigilance sereine mais ferme à ce propos.
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La nationalité des enfants au coeur du procès de l'Arche de Zoé, samedi à N'Djamena

23 Décembre 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

undefinedundefinedLa nationalité et la filiation des 103 enfants qui devaient être exfiltrés le 25 octobre du Tchad vers la France, ont été samedi au coeur du procès de L'Arche de Zoé à N'Djamena, avec les auditions d'une responsable de l'association et de trois de ses intermédiaires.

Commencé vendredi, le procès doit reprendre lundi, après une pause ce dimanche

Au lendemain de l'audition du président de l'organisation française, Eric Breteau, qui a accusé les intermédiaires locaux d'avoir "menti" en présentant les enfants comme des orphelins du Darfour, région soudanaise voisine en proie à une guerre civile, son assistante Emilie Lelouch, a repris, de manière plus confuse, le même argumentaire.

L'opération visait à "évacuer des enfants orphelins de père et de mère de la guerre au Darfour", a dit à la barre cette petite femme déterminée de 31 ans. "Je n'ai jamais rencontré de parents, juste des chefs de village", poursuit-elle, assurant que les enfants étaient "toujours" présentés comme Soudanais. "Jamais je n'ai eu aucun doute", insiste-t-elle, debout face à la Cour au deuxième jour du procès.

Un peu plus tard, Souleïmane Ibrahim Adam, un Soudanais de 57 ans réfugié au Tchad et accusé de "complicité de tentative d'enlèvement", affirme pourtant avoir amené à L'Arche de Zoé à Adré (est) une soixantaine d'enfants tchadiens. Face aux copies d'attestations qu'on lui présente, il avoue qu'il est bien cependant l'auteur de la signature portée au bas des documents, en français et en arabe, attestant que ces 63 enfants sont des orphelins du Darfour. Sans mettre en cause quiconque, il affirme qu'on a "trompé sa vigilance" lors de sa signature, et qu'il savait que la quasi-totalité d'entre eux avaient des parents tchadiens vivants.

Un autre intermédiaire, Moktar Fadoul, cité comme simple témoin, reconnaît lui avoir reçu comme mission d'aller chercher à Tiné, ville tchadienne à cheval sur la frontière tchado-soudanaise, "des orphelins du Darfour".

Quant à Mahamat Eritero, un témoin présenté par Eric Breteau comme "le principal intermédiaire" de la mission à Tiné, il assure n'être qu'un simple "chauffeur". A l'issue de l'audience, il est néanmoins mis "à la disposition du Parquet général" et placé en garde à vue à la maison d'arrêt de N'Djamena.

Auparavant, Emilie Lelouch avait raconté que plusieurs mères étaient venues chercher des enfants confiés à l'association, alors qu'elle était persuadée qu'il s'agissait d'orphelins. "Ces mères, venaient-elles du Tchad ou du Soudan?", demande le procureur général Beassoum Ben Ngassoro.
 

"C'était pas important de savoir d'où ils venaient, l'important c'était de savoir qu'ils avaient une famille", plaide la jeune femme. La défense des membres français de L'Arche de Zoé repose notamment sur la certitude qu'ils disent avoir eu qu'ils étaient en présence d'orphelins du Darfour et sur les précautions qu'ils assurent avoir prises pour s'en assurer. Sur les bancs du public, des Tchadiens manifestent leur indignation devant certaines réponses de la jeune femme.

Pour sa part, Souleïmane Ibrahim Adam affirme ne pas avoir reçu d'argent pour amener à L'Arche de Zoé les 63 enfants, dont quatre - un petit-fils et trois neveux - appartiennent à sa propre famille. Il jure également, contrairement à des témoignages recueillis par l'AFP sur place, qu'il n'est jamais aller chercher les enfants dans les villages près d'Adré, mais qu'ils lui ont été amenés par les familles.

"La qualité des enfants, qu'ils soient orphelins ou pas, qu'ils soient Soudanais, Tchadiens, Burkinabè ou autres, ne nous intéresse pas", a protesté devant la presse un avocat des parties civiles, Me Magloire Badjé. "Cela ne retire rien au fait qu'on a voulu les enlever pour les emmener en France".
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