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Fédération des Landes du Parti Radical de Gauche

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17 Novembre 2015 , Rédigé par PRG Landes

Hollande au Congrès: une leçon de dignité présidentielle pour Sarkozy

Par Bruno Roger-Petit

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Devant le Congrès, François Hollande s'est posé en président d'Union nationale, happé par le tragique de l'histoire. Une leçon de présidence qui, par contrecoup, peut atteindre l'image de Nicolas Sarkozy, hostile à l'union nationale.

François Hollande devant le Congrès à Versailles le 16 novembre 2015. (S. DE SAKUTIN/ POOL/AFP) S. DE SAKUTIN/ POOL/AFP

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RÉAGIR2

Face au Congrès, pour la première fois depuis son élection, François Hollande n’aura jamais autant incarné l’autorité de la République, donc une certaine idée de la France. Une image restera: celle du chef de l’Etat, debout à la tribune du Congrès, salué par l’ensemble de la représentation nationale, tous chantant la Marseillaise.

Contemplant cette transcendance de la figure présidentielle hollandaise, comment ne pas penser à la célèbre formule de Raymond Aron jetée à Giscard d’Estaing président : "il ignore que l’histoire est tragique". On la cite souvent, sans réaliser qu’elle vaut pour tous les présidents de la Ve République. Oui, c’est bien le tragique de l’histoire qui révèle les vrais présidents. Ou pas. Giscard ne l’avait pas saisi. Sarkozy non plus. Chirac en partie. Chez de Gaulle et Mitterrand, cela relevait de l’ontologie. François Hollande, en un discours, s’est hissé au niveau que les circonstances commandent.

Preuve en est l’image qui ouvrait tous les journaux télévisés après la réunion de Versailles. Le président. La garde républicaine. Le Congrès. La Marseillaise. On ne voyait que cela sur les écrans, répété à l’infini, quart d’heure après quart d’heure. L’image effaçait les discours et les déclarations de ceux qui, parmi "Les Républicains" ou les représentants du Front national, tentaient de justifier leur prise de distance avec le président de la République. "La force d’une image tue tout forme de parole" théorisèrent les communicants de Richard Nixon au début des années 70. L’axiome est encore vérifié.

Ce lundi après-midi, Christian Jacob, du haut de la tribune du Congrès, et quelques autres dans les couloirs de Versailles, avaient beau expliquer, justifier et proclamer leur prise de distance par rapport au discours du président, rien n’y faisait. Seule demeurait, demeure et demeurera l’image de cette Marseillaise unanime, tout le Congrès debout, avec le président dominant la représentation. C’était beau comme un tableau de David, digne de la mise en peinture du Serment du jeu de paume (dont la salle se trouve à quelques dizaines de mètres de celle du Congrès).

C’est simple la communication en politique. Il suffit de faire d’abord de la politique. D’être authentique. On en revient toujours là. Devant le Congrès, François Hollande, aux prises avec le tragique de l’histoire, a révélé aux Français cette part de vérité que le journalisme politique en crise lui interdisait de révéler depuis de longs mois. L’armure du président de la synthèse permanente, cliché reproduit à l’infini, s’est enfin fendue.

Il suffisait donc à François Hollande, enfin, de faire de la politique pour faire de la communication. Pour que l’on cesse de disserter sur sa communication. Pour que l’on cesse de revenir sans cesse sur les célèbres ratés du quinquennat, dont l’affaire Léonarda constitua le climax le plus emblématique, et l’affaire Lucette un dernier soubresaut malencontreux. Répétons-le encore, la meilleure des communications en politique est celle qui ne se voit pas, celle qui produit une image qui marque les esprits parce qu’elle est d’abord et avant tout authentique.

Devant le Congrès, François Hollande n’a pas joué au président. Il n’a pas triché. Il a assumé pleinement son rôle. Sans doute est-il devenu, aux yeux de bien des Français, contraint par le tragique de l’histoire, pleinement président. Totalement président. Absolument président. Et tout cela sans avoir besoin de prendre la pose, durant des mois, devant les caméras de documentaristes traquant en vain le mystère Hollande, de Patrick Rotman à Yves Jeuland.

Ce sera le paradoxe du quinquennat, rien ne prédisposait ce président-là, arrivé à l’Elysée pour y jouer au "président normal", à affronter des circonstances inédites depuis la fin de la Guerre d’Algérie. Etrange destinée...

Ceux qui, à droite, ont décidé de ne pas céder un pouce de terrain politique à ce président du tragique sont désormais à la peine. Comment diverger d’un chef de l’Etat qui figure au centre du tableau de l’Union nationale? Ce mardi, sur Europe 1, Bruno Le Maire, s’est essayé à l’exercice. Résultat: des piques sur le thème "Que de temps perdu", et une leçon de rigueur budgétaire. Cela peut-il être entendu? Perçu? Compris? Est-ce vraiment le moment, compte tenu des enjeux, d’en revenir aux petits procès en économie de l’avant-13 novembre? Le jeu est dangereux. Diviser, cliver, à l’heure où l’opinion paraît en appeler à la responsabilité de tous les politiques est un pari bien aléatoire. Par-delà le cercle de ceux qui haïssent François Hollande, quoi qu’il dise ou fasse, cette posture peut-elle trouver preneur, admirateur, supporteur? A voir.

La question vaut aussi pour Nicolas Sarkozy qui, dès le lendemain matin des attentats, a pris la pose de l’ancien président qui sait comment il faudrait faire. Qui a donné encore ses leçons dans la cour de l’Elysée le dimanche matin. Qui les a complétées, toujours, le même soir au 20h de TF1. Qui sait tout, prévoit tout, déjoue tout. Avant le discours du président Hollande au Congrès, il était déjà permis de se demander si l’ancien président était le plus légitime à oser ce genre d’exercice. Passé le discours, il est clair que la réponse est non.

D’une part, parce que François Hollande, annonçant le recrutement de 8.500 fonctionnaires de police et assimilés n’a pas manqué de rappeler qu’il s’agissait de revenir à la situation d’avant 2007, suivez son regard.

D’autre part, parce qu’au sein du parti LR, des voix, et non des moindres, reprennent de facto l’argument hollandais, mettant en cause les choix stratégiques ordonnés par le président Sarkozy, sabrant dans les budgets des armées et de la police et de la gendarmerie. Alain Juppé, qui en appelle depuis le début à l’union nationale s’est même autorisé à donner le coup de pied de l’âne à Nicolas Sarkozy sur BFMTV : "C'est une bonne chose de recruter 8.500 personnes dans la police et justice. Nous avons eu tort d'en avoir supprimés".

Non seulement l’image de Hollande dominant le Congrès sur fond de Marseillaise en forme d’Union sacrée le présidentialise de manière définitive, mais elle a aussi pour vertu, par contrecoup, de déprésidentialiser encore davantage l’image de Nicolas Sarkozy. Alain Juppé connait sa Ve République: en période de crise, quand la demande de consensus est forte, il ne faut pas contester le président, car on s’expose à un choc en retour. Quand les circonstances imposent la dignité, il faut s'y tenir. Surtout quand on aspire à exercer la fonction qui est le plus commandée par l'idée de dignité. Nicolas Sarkozy, mais aussi Bruno Le Maire, paraissent l’ignorer. Ils en paieront le prix.

On en revient encore à Raymond Aron: le vrai président, c’est celui qui sait que l’histoire est tragique et en tire les leçons pour lui-même, capable de se transfigurer pour être au rendez-vous du moment. Convenons que devant le Congrès, François Hollande est devenu pleinement président.

Là où Sarkozy fait du storytelling, Hollande écrit l’histoire. C’est un pas. Un grand pas. Mais encore insuffisant, à l’évidence. On connait désormais l’enjeu, qui ne se réduit pas seulement à la présidentielle 2017: devenir président, oui, mais il faudra aussi le rester.

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16 Novembre 2015 , Rédigé par PRG Landes

SARKOZY, DES PAROLES SANS LES ACTES !

MARDI 3 NOVEMBRE 2015

Sarkozy, des paroles sans les actes !

En panne dans la course aux primaires de la droite, l’ancien président de la République tente de rebondir avec un sujet qu’il affectionne tout particulièrement : la sécurité. Une nouvelle fois Mr Sarkozy fait le coup du toujours PLUS dans les paroles alors qu’il aura été le Président du toujours MOINS durant son quinquennat.

Son bilan : hausse de l’insécurité, fin de la police de proximité, baisse des effectifs dans la police et la gendarmerie, suppression massive des tribunaux et des postes de magistrats... Avec Mr Sarkozy le ton de la parole est inversement proportionnel à l’efficacité de la politique. Stigmatiser, montrer du doigt ou insulter sont des méthodes très éloignées des besoins de nos concitoyens. La République a besoin de stabilité, de rassemblement là où Nicolas Sarkozy incarne l’agitation, la division et une mise en cause permanente du socle républicain.

La sécurité demande des mesures sur le long terme, avec détermination, fermes mais humaines, structurelles et locales. Le Premier ministre et le Ministre de l’Interieur Bernard Cazeneuve portent cet état d’esprit. Le PRG souhaite que l’Etat poursuive, avec le soutien de toutes et tous, son action volontariste de reconquête de tous les territoires de notre République. L’insécurité est une des causes du sentiment d’injustice sociale ressenti par les plus démunis, la gauche doit se réapproprier ce sujet pour redonner de l’espoir à nos concitoyens.

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16 Novembre 2015 , Rédigé par PRG Landes

JEAN-MICHEL BAYLET SALUE LE DISCOURS ET LA DÉTERMINATION DU CHEF DE L’ETAT.

LUNDI 16 NOVEMBRE 2015

Jean-Michel Baylet salue le discours et la détermination du Chef de l’Etat.

François Hollande a fait preuve de hauteur de vue et préconisé les bonnes mesures tant en politique intérieure que sur la scène internationale.

En mettant la sécurité au premier rang de ses propositions, il a répondu aux préoccupations fondamentales des Français.

Le Président de la République a aussi envoyé un message clair aux ennemis de la France : Nous les combattrons jusqu’à l’anéantissement.

Unis derrière le Président de la République, les radicaux voteront les lois et révisions constitutionnelles annoncées et soutiendront toutes les mesures permettant de défendre la République.

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16 Novembre 2015 , Rédigé par PRG Landes

JEAN-MICHEL BAYLET SALUE LE DISCOURS ET LA DÉTERMINATION DU CHEF DE L’ETAT.

LUNDI 16 NOVEMBRE 2015

Jean-Michel Baylet salue le discours et la détermination du Chef de l’Etat.

François Hollande a fait preuve de hauteur de vue et préconisé les bonnes mesures tant en politique intérieure que sur la scène internationale.

En mettant la sécurité au premier rang de ses propositions, il a répondu aux préoccupations fondamentales des Français.

Le Président de la République a aussi envoyé un message clair aux ennemis de la France : Nous les combattrons jusqu’à l’anéantissement.

Unis derrière le Président de la République, les radicaux voteront les lois et révisions constitutionnelles annoncées et soutiendront toutes les mesures permettant de défendre la République.

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16 Novembre 2015 , Rédigé par PRG Landes

Accueil > Actualités > Communiqués > Déclaration de Jean-Michel Baylet à l’issue de son entretien avec le (...)

DÉCLARATION DE JEAN-MICHEL BAYLET À L’ISSUE DE SON ENTRETIEN AVEC LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

DIMANCHE 15 NOVEMBRE 2015

Jean-Michel BAYLET, Président du Parti Radical de Gauche, accompagné de Roger-Gérard SCHWARTZENBERG, Président du groupe RRDP à l’Assemblée nationale et de Jacques MEZARD, Président du groupe RDSE au Sénat, s’est rendu à 15h à l’Elysée à l’invitation du Président de la République et du Premier Ministre.

A l’issue de cette consultation des formations politiques représentées par un groupe au sein des deux assemblées, Jean-Michel BAYLET a rappelé les positions et propositions du PRG pour la suite à donner aux attentats terroristes du 13 novembre 2015 à Paris.

Conformément à l’analyse du Président de la République et du Premier ministre, Jean-Michel BAYLET a estimé que les attaques militaro-terroristes, dont la France a été la cible, sont constitutives d’un acte de guerre, diligenté par l’Etat Islamique. Pour le PRG, cette situation autorise la France à la légitime défense et impose une réaction internationale en territoire syrien, sous couvert de l’ONU.

Au-delà de la réponse militaire, Jean-Michel BAYLET a rappelé que ces attaques, commises en complicité avec des ressortissants français, justifiaient des mesures exceptionnelles en matière de sécurité et de lutte contre la radicalisation.
Concernant la protection des Français, le PRG demande, durant la période d’état d’urgence, le rappel des réservistes de l’armée et de la gendarmerie ainsi que le renforcement des moyens et techniques du renseignement.

Le PRG suggère, par ailleurs, que le cadre légal de la légitime défense et du port d’arme hors des temps de service soit réétudié pour les forces de l’ordre qui œuvrent avec courage et professionnalisme.

Concernant la lutte contre la radicalisation, le PRG, fidèle à sa tradition républicaine et laïque a réitéré les propositions qu’il avait, en partie, exprimées dans un courrier adressé le 6 juillet dernier au Premier ministre. Conformément à l’article 26 de la loi de 1905, le PRG demande que soient fermés les lieux de culte convaincus de radicalisation et que les guides spirituels coupables de « discours tendant à soulever ou à armer une partie des citoyens contre les autres » soient arrêtés, conformément à l’article 35 de cette même loi.

Au-delà le PRG estime nécessaire que des parcours de « désendoctrinement » soient mis en place pour les Français revenus des régions de guerre au Moyen-Orient et que la déchéance de nationalité pour les personnes reconnues coupables d’actes terroriste ou de complicité soit appliquée avec fermeté.

En dehors de ces cas extrêmes, le PRG rappelle qu’il est favorable à ce que tous les cultes se déroulant en France le soient en langue française, par des ministres des cultes établis durablement dans le pays.

Enfin, conscient que la réponse répressive ne saurait suffire, le PRG propose que des « chantiers républicains » soient mis en place pour les jeunes de 15 à 18 ans qui pourraient ainsi, chaque année, développer des actions en France ou à l’étranger, en faveur de la citoyenneté et des valeurs républicaines.

« A l’heure où la France est visée, il est plus que jamais nécessaire de maintenir l’unité et le rassemblement autour des valeurs de la République » a déclaré Jean-Michel BAYLET

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Propositions pour relayer les forces de l'ordre

15 Novembre 2015 , Rédigé par PRG Landes

PARIS (AFP) -

Le président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, celui du PRG, Jean-Michel Baylet, et celui du Modem, François Bayrou, ont proposé dimanche à l'issue d'une réunion à l'Elysée diverses solutions pour relayer les militaires mobilisés pour la sécurité publique après les attaques de vendredi.

M. Lagarde a proposé ainsi "une garde nationale" pour "relayer les forces de l'ordre", en sortant de l'Elysée après s'être entretenu avec le président François Hollande.

"Nous n'avons pas les moyens de surveiller et de sécuriser l'ensemble du territoire national, des lieux de transports, des lieux publics, nous lui avons suggéré que, comme cela s'est déjà fait dans notre histoire et dans d'autres pays, qu'on puisse créer une garde nationale qui permette aux citoyens de venir relayer les forces de l'ordre, équipée, entraînée, formée, encadrée", a-t-il dit.

Par ailleurs, il faut "adopter notre droit" qui est une législation de "temps de paix". "Nous lui avons demandé de porter une motion devant le Conseil de sécurité des Nations-Unis qui ne soit pas une motion, de compassion mais une motion d'action", a-t-il aussi dit.

Jean-Michel Baylet, président du PRG, a lui dit à l'issue de l'entretien souhaiter que l'on réfléchisse "à la manière dont l'ensemble des Françaises et des Français peuvent être associés à une sorte de défense civile, il faudra peut-être appeler un certain nombre de réservistes".

Quant au président du Modem, il a également appelé de ses voeux la création d'une garde nationale: "Nous avons proposé au président de la République qu'on puisse réfléchir à ce que les Etats-Unis appellent garde nationale, c'est a dire une réserve militaire notamment à base de réservistes (...) qui pourraient être utilisés pour garder des monuments (...), déchargeant ainsi les forces armées", a déclaré M. Bayrou à l'issue de cette réunion.

© 2015 AFP

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