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Fédération des Landes du Parti Radical de Gauche

Réaction des Radicaux de Gauche Landais à l'intervention télévisée de Nicolas Sarkosy

30 Novembre 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #Les Communiqués

webmaster_220.gifLa Fédération des Landes du Parti Radical de Gauche constate que le chef de l’Etat a choisi la fermeté pour commenter les trois semaines de difficultés, de grèves et de violences traversées par le pays et pour annoncer la poursuite des réformes. Inflexible sur les désordres dans les banlieues, ses injonctions à travailler quand il s’adresse aux jeunes des quartiers difficiles comme aux autres pourraient se comprendre s’il appartenait à chacun d’en décider librement.

Telle n’est pas la réalité du travail qui, nul ou précaire et mal payé, est le lot quotidien des jeunes et d’une grande partie des salariés de ce pays. Les mesures que Nicolas Sarkozy a annoncé pour redonner du pouvoir d’achat aux ménages seront, au final, prises sur les 35h, les RTT et le travail le dimanche.

C’est encore aux salariés auxquels on va demander demain les principaux efforts pour relancer la croissance salvatrice pour le pays. Avec comme objectif principal de faire sauter les verrous qui règlementent le travail et les droits des salariés, la grande conférence sociale, que le chef de l’Etat a promis mi décembre pour fixer un agenda social avec les partenaires sociaux pour 2008, est-elle vraiment utile ?

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Intervention de Dominique Orliac Dominique ORLIAC, Députée du Lot, à la tribune de l'Assemblée nationale, dans la discussion générale sur le texte présenté par Michèle Alliot-Marie et "relatif à la

30 Novembre 2007 , Rédigé par Claude Sendra Publié dans #Travail Parlementaire

Dominique-ORLIAC.jpgwebmaster_220.gifMonsieur le Président, Madame la Ministre, Mes chers collègues,

Avec plus de 8 millions de chiens dans les foyers français, notre pays se situe au premier rang des pays d'Europe en terme de population canine. Nul ne peut contester que l'immense majorité de ces chiens n'est pas concernée par ce projet de loi puisqu'ils ne sont et ne seront jamais des « chiens dangereux ».

C'est pourquoi, avant toute chose, il convient de rappeler que le chien est probablement l'animal le mieux inséré dans l'environnement social et familial des êtres humains. La cohabitation entre l'homme et le chien est particulièrement exemplaire, et le rôle joué par le chien dans l'équilibre social et psychique de certaines populations n'est plus à démontrer.

Toutefois, des « faits divers », particulièrement dramatiques, viennent périodiquement (et hélas, trop souvent !) nous rappeler qu'un chien est un animal potentiellement dangereux s'il n'est pas correctement dressé ou pire : s'il est maltraité…, quand il n'est pas tout simplement transformé en arme par et pour son maître !

Autrement dit, s'il y a des chiens dangereux c'est bien souvent parce qu'il y a des maîtres dangereux, ou du moins des maîtres irresponsables !

Dans ces conditions, il est impératif d'éviter tout amalgame inopportun entre, d'une part un acte de délinquance, avec un animal devenu une arme par destination, et d'autre part, un accident domestique dans lequel est impliqué le chien du foyer.

Aussi, convient-il de rappeler certains chiffres : le nombre de décès suite à des morsures s'est élevé à deux en 2004, à un en 2005 et à trois en 2006. On estime à 10 000 le nombre de morsures de chiens chaque année dans notre pays, dont l'immense majorité provient de chiens non classés comme dangereux.

Alors… si, bien évidemment, l'examen de ce projet de loi pose une nouvelle fois la question de savoir si nous devons légiférer sous le coup de l'émotion, et après une succession de « faits divers » et accidents (dramatiques), l'intérêt et le mérite de ce texte résident toutefois dans l'affirmation du principe d'une plus grande responsabilisation directe du propriétaire de l'animal domestique.

Ainsi, le choix judicieux a été fait d'appréhender enfin le problème des morsures de chiens par des mesures de sensibilisation et de prévention, avec la volonté de s'intéresser davantage aux maîtres qu'aux chiens.

L'aggravation des sanctions, même pénales (surtout pénales !), constitue probablement une fausse bonne réponse. C'est d'ailleurs celle qui est attendue quand on légifère sous l'emprise de l'émotion.

En revanche, les Députés radicaux de gauche ne peuvent qu'approuver les mesures, pour certaines introduites par le Sénat, instituant pour tous les détenteurs de chiens dangereux l'obligation de suivre une formation chez un spécialiste agréé pour apprendre à vivre  avec ce type d'animal. C'est aussi une question de civisme ! Celui qui fait le choix d'acquérir un chien, a fortiori classé dangereux, doit avoir conscience des contraintes que cela engendre pour sa famille et pour lui-même, de même qu'il doit faire l'apprentissage d'un certain nombre de règles que cela implique tant pour le chien que pour lui. C'est aussi une forme de respect et de savoir vivre ensemble !

C'est bien au niveau des propriétaires de chiens que se situent, selon nous, les principales innovations législatives de ce projet de loi : plus grande responsabilisation, apprentissage de règles essentielles, obligation d'obtenir une attestation d'aptitude à la détention ainsi qu'une évaluation comportementale.

A cela s'ajoutent d'autres bonnes mesures qui viendront compléter les dispositions de la loi du 6 janvier 1999, laquelle a donné au maire et au préfet le pouvoir de contrôler la présence des animaux dangereux dans les lieux publics mais pas dans les lieux privés où les morsures sont en nette augmentation…

Ainsi, ce projet de loi élargit la notion de dangerosité, et améliore le traitement judiciaire des plaintes en réunissant entre les mains du juge les délits relatifs à la garde et à la circulation sur la voie publique des chiens dangereux.

Toutefois, si nous approuvons les dispositions qui améliorent et renforcent les mesures préventives d'évaluation, d'éducation et de formation pour tous les chiens et pas seulement pour une certaine catégorie, nous devons en revanche exprimer un sérieux désaccord lorsque ce même texte alourdit, une fois de plus, les peines et les sanctions pénales.

L'article 8 bis introduit au Sénat à la demande du Gouvernement modifie profondément, et de façon excessive, l'économie générale du projet de loi en renforçant le dispositif répressif et en prévoyant des peines qui peuvent aller jusqu'à 10 ans d'emprisonnement. Or, il est nécessaire de prendre en compte des réalités humaines et sociales bien précises et toujours très complexes, sans faire des effets d'annonce pour répondre à l'émotion !

Or, dans ce domaine comme dans bien d'autres, la seule vraie bonne réponse législative c'est bien la prévention, la protection et l'éducation !

Les Députés radicaux de gauche saluent les avancées bien réelles contenues dans ce texte et ne nient pas le besoin de renforcer le dispositif existant et notamment la loi de 1999 sur les animaux dangereux. Ils regrettent toutefois certaines dispositions précipitées, voire injustifiées, notamment en matière pénale…

C'est pourquoi, si la rédaction de ce texte n'était pas modifiée par nos débats, nous n'aurions pas d'autre choix que de nous abstenir.
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Loi Pécresse : la mobilisation se poursuit

30 Novembre 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

webmaster_220.gifUne nouvelle journée de manifestations contre la loi sur l'autonomie des universités a eu lieu hier.

 

Malgré les mesures annoncées par Valérie Pécresse, la mobilisation contre la loi sur l'autonomie des universités n’a guère varié. Mardi, la ministre de l’Éducation a concédé des efforts budgétaires sur les bourses et le chantier réussite en licence financés dès janvier et un encadrement formel de sa loi, avec une circulaire pour garantir une absence de sélection, et une "mission" pour élaborer un "cadrage national des diplômes".

Le lendemain, le Premier ministre François Fillon a signé avec les présidents d'université un "protocole-cadre" engageant l'Etat à doter le budget de l'Enseignement supérieur d'un milliard d’euros de plus chaque année jusqu'en 2012.

Mercredi, l'Unef, le syndicat majoritaire mais aussi le seul a négocier avec le gouvernement, consultait encore sa base sur un appel formel à la suspension de la grève ou non. Pour les autres étudiants et lycéens grévistes, ses mesures n’ont pas vraiment eu d’effet, avant une nouvelle journée de mobilisation prévue jeudi.

La coordination étudiante réclame toujours l’abrogation de la loi Pécresse. Les syndicats lycéens attendent "des réponses plus précises" du gouvernement sur les points les concernant tandis que les personnels s'impliquent de plus en plus dans la mobilisation. Mercredi soir, une trentaine de sites universitaires et une cinquantaine de lycées étaient toujours perturbés.

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Intervention de Joël Giraud, Député PRG des Hautes-Alpes, dans la discussion générale sur la proposition de loi relative à l'abrogation de l'article 89 de la loi de 2004 sur les libertés et les

29 Novembre 2007 , Rédigé par Alain Dutoya Publié dans #Travail Parlementaire

Jo--l-GIRAUD.jpgwebmaster_220.gifJoël GIRAUD, Député PRG des Hautes-Alpes, est intervenu mardi 27 novembre à la tribune de l'Assemblée nationale dans la discussion générale sur la proposition de loi déposée par le groupe Socialiste, Radical, Citoyen et divers gauche relative à l'abrogation de l'article 89 de la loi de de 2004 sur les libertés et les responsabilités locales.

Cette proposition de loi avait pour objectif de supprimer la contribution obligatoire des communes de résidence aux frais de scolarisation des enfants fréquentant une école privée sous contrat d'association d'une autre commune. La majorité UMP en a empêché l'adoption.

L'intervention de Joël GIRAUD se situe dans la droite ligne des textes défendant le radicalisme et la laïcité... comme l'illustrent très bien les réactions épidermiques d'un député bien particulier de la majorité, Christian Vanneste.




Mme la présidente. La parole est à M. Joël Giraud.

M. Joël Giraud. Madame la présidente, messieurs les secrétaires d'État, mes chers collègues, permettez-moi d'abord d'évoquer les grands principes du radicalisme, le plus ancien courant politique de notre pays – avec près de cent soixante ans d'existence –, principes qui fondent l'équilibre entre les libertés individuelles et la solidarité nationale.

M. Guy Geoffroy. Enfin du neuf !

M. Joël Giraud. Il s'agit, à côté de l'universalisme, de la tolérance, qui permet d'accepter les différences conformes à la loi républicaine ; de l'humanisme, qui mise sur le développement des qualités essentielles de l'être humain ; de la solidarité, garante de l'équité sociale et d'une société vraiment active et responsable ; de la
laïcité enfin, qui garantit à chacun une liberté de choix dans le respect des autres.

L'école a toujours été au cœur des débats de société relatifs à la laïcité, et celle-ci provoque régulièrement en son sein beaucoup d'interrogations et d'inquiétudes. Périodiquement, la question de la laïcité revient en effet en milieu scolaire et mobilise alors la nation tout entière : je pense notamment à la loi Debré en 1959, au
projet Savary en 1984, aux différentes affaires touchant au voile islamique à partir de 1989 – lesquelles ont abouti à la loi du 15 mars 2004 –, ou encore au projet de révision de la loi Falloux en 1994. Depuis plus d'un siècle, la République et l'école se sont construites l'une avec l'autre : l'école de la République, ciment de la nation, est ainsi la vraie source de l'identité française – bien loin de tests ADN plus que contestables.

Valeur fondamentale de notre République, la laïcité est en grande partie entrée dans l'État par son école : comment s'étonner, dans ces conditions, que celle-ci soit si fortement impliquée à chaque fois que le principe de laïcité est réinterrogé dans l'ensemble de la société ? Le combat laïque se justifie à l'aune d'une morale républicaine : l'école forme les citoyens et assure l'unité de la nation, les enseignants étant porteurs de l'intérêt général. C'est pourquoi l'école privée doit rester marginale et, au contraire des affirmations de certaines églises, la République ne doit pas dissocier la laïcité de l'État et celle de l'école.

C'est dans ce contexte qu'il faut s'interroger sur les conséquences de l'article 89 de la loi du 13 août 2004, qui rend obligatoire la contribution des communes de résidence aux frais de scolarisation des enfants fréquentant une école privée sous contrat d'association d'une autre commune, alors que ce financement est facultatif et soumis à des critères conjuguant intérêt général et particulier pour les enfants fréquentant une école publique. L'article 89 tend à ignorer l'intérêt général au profit de seuls intérêts particuliers : d'abord en  favorisant sans limites la scolarisation dans une école privée ; ensuite en incitant, parce qu'elle la facilite, à la scolarisation
hors de la commune de résidence. Il tend à infliger une double peine aux communes : d'une part en provoquant l'exode scolaire, voire la désertification progressive des zones rurales et la fermeture de classes ou même d'écoles ; de l'autre en imposant des charges obligatoires non prévisibles et non maîtrisables, évaluées à environ 1 000 à 1 500 euros par élève. Les communes de banlieue ou rurales qui ont moins de ressources paieront pour la ville centre, Nanterre pour Neuilly et Decazeville pour Rodez !

L'article 89 introduit aussi une augmentation des dépenses d'éducation tout en réduisant les moyens de la commune affectés à ses écoles, en grevant sans information préalable et sans pouvoir opposable les budgets locaux – ce qui bafoue à nouveau le principe de libre administration des collectivités territoriales –, en augmentant les impôts locaux et en instaurant, pour le privé, un chèque éducation prélevé sans son accord sur la commune de résidence.

Que dire, mes chers collègues, de cette commune de 570 habitants de la Sarthe, Soulitré, qui se voit réclamer par l'école privée Sainte-Adélaïde de Montfort-le-Gesnois près d'un tiers de son budget communal ?

M. Philippe Vuilque. Et voilà le travail ! Très bon exemple !

M. Joël Giraud. Le surcoût est estimé à 350 à 500 millions d'euros par an pour au moins 350 000 élèves hors commune dans le privé : c'est considérable.

L'article 89 tend aussi à inciter à une concurrence accrue, démultipliée et faussée avec le service public en accroissant la ségrégation sociale et en encourageant tous les comportements d'évasion hors de la carte scolaire que ce gouvernement facilite déjà, au détriment des communes rurales et de banlieue.

Pour les communes, la gestion prévisionnelle et la programmation des investissements deviennent plus aléatoires chaque année. En effet, aucun contrôle préalable des inscriptions dans une école privée n'est envisagé. Cela s'inscrit en outre dans une politique de restriction budgétaire à l'égard de l'enseignement public.

N'oublions pas non plus qu'en zone rurale surtout, le regroupement des écoles est imposé dans l'enseignement public et guère appliqué dans
l'enseignement privé, en particulier là où la concurrence scolaire reste particulièrement vive.

Enfin, l'article 89 institue une école à deux vitesses, dans laquelle le privé échappe à toutes les contraintes. Seul le service public accueille toutes et tous, quelles que soient les conditions : démographiques, géographiques, sociales ou linguistiques. L'école privée obtient encore plus que l'illégitime parité des moyens qu'elle revendiquait. Elle s'exonère en outre des obligations qui pèsent sur le seul service public laïque de l'éducation.

M. Christian Vanneste. Vous oubliez l'investissement !

M. Joël Giraud. Pour un élu radical de gauche, mes chers collègues, c'est toujours un grand honneur de prendre la parole pour défendre la laïcité. S'il advenait que nos désormais lointains cousins valoisiens se réveillent sur ces problèmes fondamentaux, j'en serais d'ailleurs très heureux.

De telles valeurs doivent être défendues car elles sont menacées partout dans le monde : aux États-Unis, comme cela a été rappelé, on parle d'interdire l'enseignement des thèses de Darwin ; aux Pays-Bas, Ayaan Hirsi Ali, élue députée, doit se cacher pour échapper à une condamnation de fanatiques et sauver sa vie ; en Turquie, la laïcité est remise en cause. Partout dans le monde, c'est un combat d'actualité : serions-nous en France à l'abri de ces remises en cause ?

M. Christian Vanneste. C'est une insulte à l'enseignement libre !

M. Joël Giraud. Il est vrai, pour le moment, que nous parvenons à éviter le mélange des genres, mais il nous faut rester vigilants. (Exclamations sur plusieurs bancs du groupe de l'Union pour un mouvement populaire.)

Au demeurant, les protestations contre cette loi ne viennent pas d'un front « laïcard » et rétrograde : par une question écrite publiée le 19 juillet 2007, M. Rémy Pointereau, sénateur UMP du Cher, signalait les problèmes posés par cet article du point de vue des finances locales. D'autres protestations de tous bords ont eu lieu. La mobilisation de l'association des maires ruraux en a été un exemple : elle trouve que le texte est une source de conflits et qu'il faut l'abroger. La loi ne doit pas accélérer la désertification de nos communes périphériques en les transformant en cités-dortoirs : la mixité sociale ne doit pas rester un slogan !

M. Jean-Paul Bacquet. Très bien !

M. Joël Giraud. L'école de la République est aussi celle de la proximité. Mes chers collègues, les principes qui régissent la carte scolaire sont des principes modernes, qui n'ont rien de ringard. La France plurielle ne doit pas exister ni être médiatisée uniquement sur des terrains de football ! L'école, qui est l'un des fondements de notre République, doit être réorganisée pour favoriser le pluralisme et la diversité. Indifférente à l'origine et à la condition des élèves, elle incarne une idée très française selon laquelle l'accès au savoir est une condition essentielle de la liberté individuelle. (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche et du groupe de la Gauche démocrate et républicaine.)

M. Christian Vanneste. Heureusement qu'il y a des radicaux de droite !
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Sylvia PINEL, Députée PRG de Tarn-et-Garonne, a interrogé, mardi 27 novembre à l'Assemblée nationale, le Premier ministre sur la question centrale du pouvoir d'achat des catégories les plus

28 Novembre 2007 , Rédigé par Daniel Verdier Publié dans #Travail Parlementaire

sylvia-pinel.jpgwebmaster_220.gifMonsieur le Président,
Mes chers Collègues,

Ma question s'adresse à Monsieur le Premier Ministre.

Chacun d'entre nous peut quotidiennement constater que la baisse du pouvoir d'achat est une réalité telle… que de plus en plus de Français doivent choisir parmi leurs dépenses.

Pour beaucoup, les dépenses secondaires, de confort ou de loisirs, sont passées à la trappe. Il leur faut désormais hiérarchiser leurs postes budgétaires les plus élémentaires, les plus vitaux.

Je vous parle du quotidien des ménages de ce pays, je vous parle, Monsieur le Premier ministre, des dépenses courantes pour se loger, se chauffer, se nourrir et se soigner.

Car comme de nombreux Français, je constate que votre politique économique a pour conséquence directe d'appauvrir la grande majorité de la population.

Aujourd'hui, l'urgence sociale s'étend et aggrave la situation des populations les plus fragiles.

Je rencontre régulièrement des petits retraités de l'agriculture, du commerce, de l'artisanat ou de la fonction publique, des demandeurs d'emplois, des étudiants, mais aussi des travailleurs modestes… : nombreux sont ceux qui me confient (non sans une grande dignité) ne plus pouvoir se chauffer et être dans l'obligation de sauter des repas.

Et pourtant, il y a 6 mois, le candidat SARKOZY nous promettait une présidence du pouvoir d'achat pour TOUS…, et pas seulement pour ceux qui disposent déjà du nécessaire comme du superflu !

Si les Français s'inquiètent autant de leur avenir et s'interrogent sur leur niveau de vie, c'est bien parce qu'ils sont confrontés aux effets négatifs d'une politique qui n'apporte pas de réponses à leurs difficultés bien réelles.

Gouverner, c'est choisir. Alors, Monsieur le Premier ministre, qu'attendez-vous pour changer de politique et inverser vos priorités ? Quand allez-vous reprendre aux plus riches les 15 milliards offerts cet été ? Quand allez-vous choisir d'aider les plus modestes à se loger et à se chauffer cet hiver? Quand vous préoccuperez-vous des petites retraites ? Quand renoncerez-vous aux franchises médicales ? Quand annoncerez-vous des choix politiques qui redonnent espoir et confiance en l'avenir ?

Car « le choc de confiance » se fait décidément bien attendre…, et pendant ce temps tous les signaux économiques passent au rouge. Que vous faut-il de plus, Monsieur le Premier ministre, pour enfin prendre le virage de la seule politique que les Français réclament ? : celle du pouvoir d'achat pour tous !


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Avancer masqués pour les membres d'une fédération professionnelle de l'UMP, où comment donner un mauvais coup de main à Rachida Dati

27 Novembre 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

Rachida-Dati-portrait.jpgwebmaster_220.gifIl est des soutiens qu’on aimerait tenir à bout de bras. Rachida Dati est-elle au courant des initiatives croquignolettes de l’UMP pour tenter de lui venir en aide, elle dont l’action met magistrats et avocats dans la rue ? La veille de son passage au micro de Jean-Jacques Bourdin, sur RMC, jeudi 22 novembre, à 8h20, la Fédération des métiers de la justice et du droit, l’une des fédés professionnelles du mouvement de Sarkozy, adresse un joli mail à nombre de ses adhérents – avocats, greffiers, notaires, magistrats et autres. Yves Repiquet, le bâtonnier de Paris, reçoit lui aussi ce petit message dans sa boîte email.

La missive est signée de Bernard Monassier, le président de la fédération, un important notaire parisien, de Damien Ayrole, secrétaire général, et de Jean-Christophe Chautemps, chargé de mission de la noble fédération, greffier en chef. Nous ne pouvons résister à en livrer quelque extrait : « Notre ministre de la Justice sera l’invitée demain matin à partir de 8 heures 20 de Jean-Jacques Bourdin sur RMC. Il vous est demandé de pouvoir lui apporter notre soutien en tentant de passer à l’antenne sans révéler de façon trop criante notre sensibilité ».

Tout est dit. Pour aider Madame Dati, l’UMP est gentiment chargée de téléphoner - masquée - pour poser les bonnes questions, dont les gentils organisateurs suggèrent quelques pistes bien orientées : « Des magistrats seraient en grève en certains endroits [nous épargnons au lecteur les fautes de frappe], cela est-il compatible avec leurs fonctions ? » Et pourquoi relancer ce thème favori de la droite : « Que comptez vous faire des délinquants sexuels dangereux » ? Un sujet moins polémique que la réforme de la carte judiciaire… Courtois jusqu’au bout de la plume, les responsables de la fédération UMP concluent en donnant le mode d’emploi : « Nous comptons sur votre disponibilité si toutefois votre agenda vous autorise à concéder 10 à 15 minutes d’attente au téléphone. Le numéro d’appel est le 3216 touche 1 pour tenter de passer à l’antenne ». Sans préciser que le coup de fil à ce numéro surtaxé coûte 0,34 centimes d’euro par minute. Aider Rachida, cela n’a pas de prix. Une façon comme une autre d’apporter sa pierre à l’information, pour Bernard Monassier. Ce proche de Dassault connaît bien les médias : il est administrateur du Figaro, propriété de l’avionneur sénateur UMP.

Le pire, c’est que les amis de Rachida Dati ne semblent pas s’être précipités à l’antenne. L’émission a été mobilisée par une avocate de Moulins en grève de la faim. Sos-Rachida reste à améliorer.

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Une nuit de violence à Villiers le Bel

27 Novembre 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

webmaster_220.gifSoixante-quatre policiers ont été blessés, cinq d'entre eux étant dans un état grave, lors de nouveaux affrontements dans la nuit de lundi à mardi entre jeunes et forces de l'ordre à Villiers-le-Bel et dans deux autres villes du Val-d'Oise (Sarcelles et Garges-lès-Gonesses), a-t-on appris de source policière.

Au lendemain de la mort de deux adolescents dans une collision entre leur mini-moto et un véhicule de police à Villiers-le-Bel, ces affrontements ont duré de 19H30 à 01H00 du matin dans six villes du département du Val-d'Oise: Villiers-le-Bel, Sarcelles, Garges-lès-Gonesse, Cergy, Ermont et Goussainville.

Au total, 63 véhicules et cinq bâtiments ont été incendiés dans ces villes, dont la bibliothèque Bellevue, deux écoles, la trésorie et un supermarché à Villiers-le-Bel, selon la préfecture.

"Un policier a été blessé à l'épaule par une balle d'assez gros calibre" mais "aucun organe vital n'a été touché", a déclaré un responsable de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) à une journaliste de l'AFP.

Selon la police, six personnes ont été interpellées.

Les affrontements ont éclaté peu après 19H30, entre une centaine de jeunes et les policiers, à Villiers-le-Bel, à environ 200 mètres du lieu de la collision entre la voiture de police et la mini-moto, avant de gagner cinq autres villes du département.

Les jeunes, encagoulés, jouaient au chat et à la souris avec les forces de l'ordre, les bombardant de projectiles et essuyant en retour des tirs de flashball et de gaz lacrymogènes. Quelques-uns manipulaient des cocktails Molotov.

Un cameraman de télévision a reçu des coups au visage et s'est fait dérober sa caméra. Dans l'après-midi, une équipe de France 3 Ile-de-France s'était déjà fait voler sa caméra et l'un des journalistes avait été frappé.

Plusieurs véhicules étaient en feu, dont une voiture de police et une benne à ordures, ainsi que des poubelles. Des débris de projectiles, notamment du verre, jonchaient la chaussée. Un véhicule de police a été saccagé.

Les jeunes s'abritaient derrière des couvercles de poubelles leur servant de boucliers, obligeant les CRS - 160 selon la préfecture - en position face à eux, à reculer.

Dans l'Essonne, un autobus de la RATP, qui ne transportait aucun passager, et un camion ont été incendiés respectivement à Longjumeau et Grigny.

Des incidents sans gravité, selon la préfecture, se sont également produits aux Mureaux (Yvelines). En Seine-Saint-Denis, foyer des violences urbaines de novembre 2005,
la situation était "calme", selon la police.

Afin de conjurer l'embrasement, les avocats des familles des deux adolescents décédés ont annoncé qu'ils allaient demander mardi l'ouverture d'une information judiciaire.

"Afin que soit établies dans la clarté la plus complète et dans un climat de confiance les circonstances du décès des jeunes Mouhsin et Lakhami, les conseils des familles demanderont demain (mardi) à Mme la procureure de Pontoise l'ouverture d'une information judiciaire", a déclaré Me Jean-Pierre Mignard.

"La conduite de l'enquête sous la direction d'un juge d'instruction permettra l'accès des parents des deux adolescents à la procédure. C'est un geste qui contribuera à ramener la paix dans les esprits", a ajouté Me Mignard, avocat des deux familles concernées et de celles de deux adolescents de Clichy-sous-Bois décédés en octobre 2005 dans un transformateur électrique après avoir été poursuivis par des policiers.

Les premiers éléments de l'enquête ont écarté lundi la responsabilité des policiers. La procureure de la République de Pontoise, Marie-Thérèse de Givry, a déclaré à la presse que trois témoins entendus dimanche soir par l'IGPN avaient confirmé la version des policiers "à savoir que la mini-moto est arrivée relativement rapidement sur leur gauche".
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VILLIERS-LE-BEL : des violences après la morts de deux jeunes dans un accident avec un véhicule de police

26 Novembre 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

violences-urbaines.jpgwebmaster_220.gifLa mort de deux adolescents âgés de 15 et 16 ans dans un accident entre une moto et une voiture de police à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise) a déclenché des violences dimanche, des habitants incendiant des voitures, des garages, tandis que deux postes de police étaient saccagés.

Vers 0h30, un "calme précaire" régnait dans cette localité située à une vingtaine de km au nord de Paris et dans les agglomérations voisines de Gonesse, Arnouville et Sarcelles, selon la préfecture du Val d'Oise.

Auparavant et pendant près de six heures, la mort des deux jeunes garçons dans des circonstances encore non élucidées avait provoqué des échauffourées au cours desquelles, selon la préfecture, 21 policiers ou pompiers ont été blessés. Sept personnes ont été interpellées.

Tandis que la moto de cross des deux jeunes et la voiture de police restaient intactes, apparemment pour qu'aucune preuve matérielle ne soit endommagée, y compris une basket des victimes, le poste de police de Villiers-Le-Bel a été incendié.

Celui d'Arnouville a été saccagé. Deux garages de Villiers-le-Bel et une station service de Gonesse ont été brûlés, ainsi que deux magasins. La gare d'Arnouville-Villiers-le-Bel, fermée par précaution, a également été endommagée, de même que les magasins d'une rue commerçante.

Enfin, selon un bilan provisoire arrêté à 0h30, au moins 21 véhicules et 18 poubelles ont été brûlés.

Pendant ce temps, des renforts en pompiers ont afflué de l'Oise et de Paris, de même que des policiers parisiens et des brigades anti-criminalité des environs. Les deux jeunes garçons, morts sur le coup, étaient âgés de 15 et 16 ans selon la préfecture. La police a affirmé que la voiture impliquée dans l'accident était "en patrouille dans la circonscription de Sarcelles et roulait à vitesse réglementaire, sans gyrophare". Peu après 17h00, "en traversant le carrefour elle a été heurtée par la moto sur l'aile gauche et les deux jeunes sont décédés sur place".

L'inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie d'une enquête, selon une source policière.

Les deux jeunes, qui circulaient sur une petite motocross n'auraient pas porté de casques, selon plusieurs témoignages. Selon un journaliste de l'AFP, la voiture au pare-brise éclaté, porte pour sa part des traces d'un violent choc frontal.

Un habitant a pour sa part affirmé que juste après l'accident des personnes ayant voulu porter secours aux deux jeunes ont été empêchées de s'approcher par les policiers. Les secours, toujours selon la version à ce stade non vérifiable qui circulait dimanche soir dans le quartier, sont arrivés dix minutes plus tard.

Omar Sehhouli, frère d'un des adolescents tués, a déclaré vouloir "que tous les policiers responsables (de l'accident) soient condamnés". "Moushin (15 ans) et son ami Larami (16 ans) étaient partis faire du cross dans les champs (...) Ces deux petits, tout le monde les connaissait dans la cité", a-t-il raconté. Pour lui, les échauffourées "ce n'est pas de la violence, c'est de la rage qui s'exprime".

Dimanche vers minuit, le préfet du Val d'Oise s'est déplacé sur les lieux pour convaincre des habitants toujours postés dans le quartier de laisser les enquêteurs de police opérer. Le préfet, Paul-Henry Trollé s'est dirigé vers des jeunes -environ 200 selon l'AFP - afin de leur demander de quitter les lieux. Une discussion s'est engagée. Peu après 1H00, des policiers ont commencé à effectuer des relevés sous les yeux des jeunes, qui sont restés calmes.

Quelques heures plus tôt, le maire PS de Villiers-Le-Bel, Didier Vaillant, avait tenté de calmer les esprits, mais avait dû rebrousser chemin, de même qu'un commissaire, blessé au visage.
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Merci à vous toutes et tous...

25 Novembre 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

webmaster_220.gif...De nous avoir permis de franchir, cette nuit, la barre des 50 000 visiteurs uniques depuis fin avril 2006, date de la création de www.prglandes.org.

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Colombie : imbroglio autour des otages des FARC, dont Ingrid Betancourt

25 Novembre 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

otages-des-FARC.jpgwebmaster_220.gifLe président colombien Alvaro Uribe a mis fin au rôle de médiateur de son homologue vénézuélien Hugo Chavez. Mais ce dernier entend poursuivre sa mission.

 

"Il faut faire tous les efforts pour la paix et un accord humanitaire mais en tenant compte qu'on ne peut pas mettre en danger la sécurité démocratique". C’est par cette phrase qu’Alvaro Uribe a expliqué jeudi pourquoi il avait mis un terme à la médiation d’Hugo Chavez sur un échange d'otages détenus par la guérilla des Farc visant à libérer 45 otages, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt et trois Américains, contre 500 guérilleros des FARC emprisonnés.
Le chef de l’État colombien a reproché au président vénézuélien d'avoir directement contacté au téléphone le commandant de l'armée colombienne, le général Mario Montoya, pour l'interroger sur les otages.

Cette décision a consterné la famille et les soutiens à Paris d’Ingrid Betancourt. Cependant, Hugo Chavez n’a pas dit son dernier mot. Jeudi, il a demandé au chef des Farc, Manuel Marulanda, de lui adresser des preuves de vie de ses otages pour procéder à un échange humanitaire.

Deux jours auparavant, le chef d’État vénézuélien avait rencontré Nicolas Sarkozy à Paris. Il avait indiqué qu’Ingrid Betancourt était vivante, mais qu’il n’était pas capable pour l’instant d’en apporter la preuve…

"Envoyez-les moi Marulanda", a déclaré Hugo Chavez lors d’une intervention en faveur de la réforme constitutionnelle au Venezuela qui doit être soumise à un référendum le 2 décembre prochain. "Si tu décides de libérer ce groupe malgré ce qui s'est passé, je le recevrai ici avec plaisir. Les plus de 2 000 km de frontière entre la Colombie et la Venezuela sont ouvertes", a-t-il poursuivi à l’adresse du chef des Farc.

Hugo Chavez a toutefois déclaré "respecter la décision d'Uribe" de mettre fin à sa médiation tout "en regrettant cette décision pour la Colombie".

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