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Fédération des Landes du Parti Radical de Gauche

Vieillissement : la responsabilité des antioxydants remise en cause

25 Février 2009 , Rédigé par PRG Landes



Alors que toute une industrie s’est construite autour du juteux marché des antioxydants, une équipe de scientifiques vient de jeter un pavé dans la mare en mettant en doute leur action bénéfique, voire en la contredisant !

La respiration cellulaire fournit aux cellules l’énergie nécessaire à leur fonctionnement, grâce à une réaction d’oxydo-réduction. Utilisant le glucose et l’oxygène de l’air, elle produit de l’énergie en rejetant de l’eau (H2O) et du dioxyde de carbone (CO2). Cette réaction entraîne aussi l’apparition de radicaux libres, c’est-à-dire de molécules chimiques possédant un ou plusieurs électrons non appariés sur leur couche externe, et dès lors disposés à s’associer avec d’autres composés. Lors d’une réaction chimique, la durée de vie de ces radicaux libres est généralement très brève.

Mais dans les cellules, ces molécules ont tendance à s’accumuler, entraînant d’autres réactions d’oxydo-réduction, celles-ci destructrices. Depuis plus de 40 ans, la plupart des scientifiques accusaient ces radicaux libres de favoriser le vieillissement en provoquant plus de lésions au niveau de la cellule que celle-ci n’était capable d’en réparer.

La Nature, jamais à court d’idées, a patiemment mis au point diverses substances antioxydantes pour nous protéger, que plantes et animaux ont appris à utiliser ou produire : glutathion, vitamine C et E, ou encore certaines enzymes comme la catalase, la superoxyde dismutase (SOD) et les peroxydases. Une carence de ces enzymes entraîne un stress oxydatif, auquel on attribuait la responsabilité d’accidents vasculaires cérébraux et de maladies neurodégénératives.

Augmentation des radicaux libres : une conséquence plutôt qu'une cause du vieillissement

Mais ce bel édifice s’est mis à vaciller lorsque le Pr Siegfried Hekimi, du Département de biologie de McGill et son équipe, ont constaté que certains organismes voyaient leur espérance de vie significativement prolongée lorsque leur capacité à éliminer les radicaux libres accumulés dans leurs cellules était partiellement neutralisée.

Pour cela, Hekimi et le chercheur postdoctoral Jeremy Van Raamsdonk ont désactivé cinq gènes responsables de la production d'un groupe de protéines de la famille des superoxydes dismutases (SOD) chez Caenorhabditis elegans, un ver nématode abondamment utilisé en biologie moléculaire. A leur étonnement, alors que les précédentes études avaient démontré dans ce cas une réduction de la durée de vie, c’est exactement l’inverse qui se produisait. Pour une des variétés étudiées, les vers ainsi traités vivaient plus longtemps que leurs homologues sauvages dans la nature.

Siegfried Hekimi et son équipe sont convaincus que les conclusions qui prévalaient jusqu’ici étaient purement circonstancielles. Autrement dit, le stress oxydatif que l’on constatait réellement – et que l’on constate toujours - pourrait tout aussi bien être le fruit du vieillissement que sa cause. « Le défaut de l’ancienne théorie tient à ce qu'elle repose exclusivement sur des données corrélatives, sur le poids de la preuve. Il est vrai que plus un organisme semble âgé (que ce soit en termes de maladie, d'apparence ou de tout ce qu'il possible de mesurer), plus il semble souffrir de stress oxydatif », explique le professeur, qui publie ses résultats dans Plos Genetics.

L’équipe souligne toutefois que ces résultats ne démontrent pas que le stress oxydatif soit bon pour la santé. Toutefois, il ne semble pas être en cause dans le processus de vieillissement, contrairement à ce que l’on pensait.
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Cultures OGM : Publicité détaillée obligatoire

24 Février 2009 , Rédigé par PRG Landes Publié dans #OGM



La Cour de Justice des Communautés Européenne a pris un arrêté mardi faisant obligation aux pouvoirs publics nationaux de divulguer les lieux précis d’implantation des cultures OGM Alors que jusqu’ici la France se contentait de publier la liste des communes concernées.
Grâce à la Cour de justice des communautés européennes, la déclaration publique des lieux précis où sont cultivés des plantes OGM pourrait bien devenir obligatoire dans tous les Etats membres de l’Union. La CJCE a en effet pris un arrêt mardi stipulant que « le droit d’accès du public aux informations s’applique aux disséminations d’OGM ». Jusqu’ici, les autorités nationales étaient tenues de publier seulement la liste des communes concernées par ces plantations.

Cinq années de méandres administratifs

La décision prise cette semaine par la cour prend son point de départ en 2004 après qu’un citoyen Alsacien se soit vu refuser la liste des lieux d’implantation des cultures OGM sur sa commune. Un long parcours administratif n’ayant pas permis de faire aboutir sa demande, cet habitant de la commune de Sausheim en Haute-Alsace s’est retourné vers le Conseil d’Etat qui a saisi la cour européenne. S’appuyant sur une directive de 2001 relative à la dissémination volontaire d’OGM dans l’environnement, les magistrats ont donc tranché. Ils ont estimé qu’il existait bel et bien « un droit d’accès du public aux informations relatives à une telle opération ainsi que la mise en place de registres publics dans lesquels doit figurer la localisation de chaque dissémination d’OGM ». Chaque utilisateur d’OGM étant tenu d’en informer les autorités en mentionnant le lieu précis avec ses coordonnées de l’endroit recevant ces cultures, la cour en conclue que « le public intéressé peut demander la communication de toute information transmise par le notifiant dans le cadre du processus d’autorisation relatif à une telle dissémination ». Et l’arrête de la cour d’enfoncer le clou : « Dès lors, l’information relative au lieu de la dissémination ne saurait en aucun cas rester confidentielle. Dans ces conditions, des considérations tenant à la sauvegarde de l’ordre public et à d’autres secrets protégés par la loi, telles qu’énoncées par la juridiction de renvoi, ne sauraient constituer des motifs susceptibles de restreindre l’accès aux données énumérées par la directive, au nom desquelles figure notamment celle relative au lieu de la dissémination ».

Le risque de fauchage n’est pas un obstacle

Cette décision a été très favorablement accueillie par les associations environnementales. France Nature Environnement a estimé par la voix de Lylian Le Goff, sont responsable du dossier OGM, qu’il « est désormais certain que le droit à l’information du public suppose que l’administration rende publiques les informations qui doivent lui être communiquées par ceux qui veulent cultiver des OGM. Concrètement, nous avons désormais le droit de connaître la localisation exacte et l’environnement de tous les champs d’OGM ». Un droit qui s’impose donc à tous d’autant que « le risque de fauchage d’un champ d’OGM dont la localisation serait dévoilée ne peut faire échec à l’obligation pour la France de respecter le droit communautaire et le droit à l’information du public. »
A noter que la veille de cet arrêt de la CJCE, la Commission européenne avait demandé « à la France et à la Grèce de lever leur clause de sauvegarde contre la culture du maïs transgénique MON810 », mais le Comité chargé d’examiner cette proposition n’ayant pu dégager une majorité ni dans un sens ni dans l’autre, c’est au Conseil des ministres de l’Union Européenne que revient désormais la décision.

Source: jdd
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Le plan de relance économique en Aquitaine

19 Février 2009 , Rédigé par PRG Landes



400 millions d'euros sont prévus dans notre région pour relancer l'économie.

Francis Idrac, le préfet d'Aquitaine, a présenté ce mardi le plan gouvernemental d'aide financière proposé par Nicolas Sarkozy en décembre dernier. Sur les 26 milliards et demi prévus, 400 millions seront attribués à l'Aquitaine pour venir en aide à l'économie régionale.


Parmi les principales mesures permettant d'accélerer la mise en chantier d'un certain nombre de projets déjà prévus et d'accroître leur financement, 56 millions seront attribués aux projets autoroutiers, ferroviaires et portuaires, 30 millions à la sauvegarde du patrimoine et 47 au logement.

François Fillon, le Premier ministre, avait réuni à Lyon le 2 février dernier le Comité interministériel d'aménagement du territoire qui avait validé le financement au plan national d'un millier d'opérations inscrites dans le cadre d'un programme exceptionnel d'investissements. Ces opérations doivent impérativement être engagées en 2009 pour assurer ce financement.
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Rencontre sociale : Un sommet sur fond de crises

19 Février 2009 , Rédigé par PRG Landes



Lors de son émission télévisée du 5 février dernier, Nicolas Sarkozy avait donné rendez-vous aux syndicats pour un sommet qui se tient aujourd’hui à l’Elysée. Le président va aborder les pistes qu’il a avancées et qui n’ont pas ravi des syndicats déterminés sur la question du pouvoir d’achat. Seules les cinq confédérations dites « représentatives » sont conviées, alors que la crise sociale a pris un tournant avec l’embrasement des Antilles. Le chef de l’Etat a indiqué qu’il parlerait ce soir à la télévision, à la fin du sommet, et qu’il recevrait jeudi les élus des départements d’Outre-mer.
L’exercice est difficile, nul ne peut dire encore s’il sera possible. En s’intronisant omnipotent face à la crise («  La crise s’abat sur nous, c’est à moi de protéger les gens ») Nicolas Sarkozy a renoué avec l’antienne gaulliste de l’Etat qui peut tout et de son chef qui décide de tout. Le rendez-vous donné habilement un mois après les manifestations imposantes du 17 janvier dernier afin d’empêcher tout développement n’avait cependant pas prévu l’embrasement de la Guadeloupe et de la Martinique où l’excessivité de la vie chère rend la crise encore plus insupportable. En métropole, les syndicats ont d’ores et déjà décidé d’une nouvelle journée d’actions le 19 mars prochain, marquant ainsi que les pistes tracées par Nicolas Sarkozy ne convenaient pas aux uns et ne suffisaient pas aux autres. Et le plan de relance du secteur automobile n’a pas calmé les choses, PSA recevant par exemple 4 milliards et annonçant deux jours plus tard 11 000 suppressions des postes. De même l’annonce des résultats de certaines sociétés, dont Total, conforte les syndicats dans l’idée qu’il y a encore des profits à se partager.

La question du pouvoir d’achat

Car la question du pouvoir d’achat et de la relance par la consommation est celle qui fâche l’Elysée et que pourtant brandissent les syndicats. Aussi les collaborateurs du chef de l’Etat, comme les ministres, ont-ils été envoyés, ces derniers jours, semer la bonne parole : la consommation en France se porte bien, la priorité, c’est l’emploi, a encore martelé Henri Guaino hier dans les colonnes du Monde.
Accompagné de François Fillon, de cinq ministres et de son conseiller pour les affaires sociales Raymond Soubie, le président devrait donc rappeler les pistes avancées le 5 février : la participation d’abord, sur la base d’un partage des bénéfices en trois tiers, les salariés, les actionnaires et l’investissement. Sur ce point, la CFDT n’a pas manqué de faire savoir que les choses étaient mal parties, puisque l’Etat lui-même, dans toutes les entreprises où il est actionnaire (EDF, SNCF, Poste…), s’est largement servi.

Des mesures concrètes


Autres pistes visant le pouvoir d’achat : la suppression en 2009 du deuxième tiers prévisionnel pour la basse tranche d’imposition sur le revenu, la suppression complète de la tranche la plus basse (deux millions de personnes concernées) ou encore une augmentation des allocations familiales. Par ailleurs, le chef de l’Etat a proposé une prime de 200 ou 300 euros pour les jeunes salariés qui se retrouve au chômage après un contrat à durée déterminée et n’ont pas suffisamment cotisé pour bénéficier d’allocations chômage.
Mais pas question d’un coup de pouce aux salaires, même dans les DOM comme on l’a vu cette semaine avec le rappel à l’ordre et à Paris d’Yves Jégo, ni bien sûr de revenir sur la suppression d’emplois publics, François Fillon ayant rappelé qu’en ces temps de déficit du budget de l’Etat, le non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux demeurait la règle
Le président ne pourra de toute façon pas s’en sortir seulement avec des déclarations rappelant son ambition de «  refonder le capitalisme, le moraliser  » ce qu’il défendra à la réunion du G-20, le 2 avril à Londres. Il lui faudra annoncer du concret, et du concret qui ne soit pas renvoyé à la discussion future entre partenaires sociaux. A l’issue de la rencontre, Nicolas Sarkozy enregistrera une déclaration qui sera vraisemblablement retransmise aux journaux télévisés de 20 heures.

Source: jdd
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Allocution présidentielle : Le patron poursuit le cap

9 Février 2009 , Rédigé par PRG Landes



Assurant qu’il était le patron, comme ses prédécesseurs, Nicolas Sarkozy a redit sa détermination à poursuivre les réformes, à engager la France dans le développement durable et à gagner la refondation et la moralisation du capitalisme au prochain sommet du G-20. Répondant aux manifestations du 29 janvier, le président a donné rendez-vous le 18 février aux syndicats sur deux thèmes principaux, des mesures sociales et l’intéressement des salariés aux bénéfices des entreprises.
Il n’a pas fallu plus de dix minutes à Nicolas Sarkozy pour situer l’importance de son intervention télévisée retransmise hier sur TF1, France 2 et M6 : « La crise s’abat sur nous, c’est à moi de protéger les gens ». Le ton était donné, il n’a pas faibli durant les 90 minutes de l’émission en direct de l’Elysée. La crise en a été le thème majeur, l’emploi la question prioritaire, et le président s’est plus attaché à expliquer les options prises qu’à annoncer de nouvelles pistes. Options connues, choisir plutôt l’investissement pour la relance que la consommation : «  les entreprises, parce que c’est l’emploi » a réaffirmé Nicolas Sarkozy en expliquant par des exemples volontairement lié au développement durable : « on construisait une ligne TGV par an  », il y en aura quatre l’an prochain. De même pour le canal du nord : «  Cinquante ans que la France n’a pas dépensé un centime » pour l’aménagement des canaux.
L’idée des contreparties demandées aux banques et aux industriels en échange de l’aide de l’Etat est également venue en leitmotiv en réponse aux manifestants du 29 janvier. L’argent « prêté » aux banques ne coûtent rien aux contribuables et rapportent même des intérêts. Le bâtiment ? Là encore le président a fait appel au développement durable «  on va rénover tous les bâtiments publics pour qu’ils dépensent zéro énergie ». De même pour l’industrie automobile, qui devra s’engager à ce « qu’on arrête les délocalisations » dans la mesure où les constructeurs reçoivent des aides publiques et à investir dans les voitures propres. Enfin la mise en discussion européenne d’un taux de TVA réduit pour les automobiles propres et les bâtiments HQE.

Une usine de stockage CO2 à Grandange ?

Dernier point sur le développement durable : le CO2. L’usine lorraine de Grandange où le président avait promis, il y a un an de cela, qu’aucun emploi ne serait perdu, fait force d’exemple. Sans se départir de son assurance, Nicolas Sarkozy a expliqué que trois des quatre promesses de M. Mittal avaient été tenues, deux concernant l’apport d
e fonds et une pour la construction d’un centre de formation, et que la quatrième concernait l’implantation, si les expertises concluaient à sa faisabilité, d’une usine de stockage de CO2 sur le site. L’expertise vient de conclure positivement a révélé le président, disant repartir à la bataille puisque deux sites sont en concurrence, Grandange et un en Allemagne. Mais cela ne remplacera pas les cinq cents emplois perdus avec la fermeture d’un haut fourneau.
Enfin, toujours concernant le CO2, le président a évoqué la possibilité d’une taxe carbone remplaçant, au moins partiellement, la taxe professionnelle qu’il envisage de supprimer dès 2010. Cela bien sûr serait à débattre avec les élus locaux qui perçoivent cette taxe représentant huit milliards d’euros que le Medef n’a cessé de combattre depuis des années.

Le rendez-vous du 18 février

Nicolas Sarkozy a donné rendez-vous aux syndicats le 18 février, ce qui laisse le temps au mouvement social d’un peu s’essouffler et de ne pas conjuguer sa grogne avec celle des universités. Ordre du jour ouvert pour cette réunion, sur des bases précises qui ne sont pas tout à fait celles que souhaitaient voir aborder les syndicats. Ainsi, pas question de revenir sur la baisse de l’emploi public car «  le poids des dépenses publiques est trop élevé », même s’il faut, avec la réforme de la formation des enseignants, envisager une augmentation des salaires à l’entrée dans la profession. Le thème principal, tout gaullien, est la participation, sur l’idée « personnelle  », mais qui n’est pas une base de discussion que le bénéfice des entreprises devrait se répartir en moyenne sur trois tiers, l’un pour les salariés, l’autre pour les actionnaires et le troisième pour les investissements. Enfin des mesures sociales à choisir entre la suppression en 2009 du deuxième tiers prévisionnel pour la basse tranche d’imposition sur le revenu, ou la suppression complète de la tranche la plus basse (deux millions de personnes concernées) ou encore une augmentation des allocations familiales.

L’Europe et le G-20

Enfin le président a redit son ambition de «  refonder le capitalisme, le moraliser » et l’obligation qu’il y avait pour l’Europe d’arriver unie à la réunion du G-20, le 2 avril à Londres, où seront débattues des suites du sommet de Washington. Le programme est net : contrôle de toutes les institutions financières et des agences de notation, des paradis fiscaux qui nous amèneraient à revoir nos relations avec Andorre et Monaco, du système de rémunération des traders et du rôle du FMI. Nicolas sarkozy n’a pas caché l’opportunité que représentait à cet égard l’élection de Barack Obama, tout en restant prudent sur les points concrets.
Abordant également la question de l’université et de l’innovation (voir notre article sur innovation le journal), le président a redit sa détermination à discuter des modalités des réformes, mais pas de leur fond. Et assurer qu’il était le patron comme d’ailleurs chacun de ses prédécesseurs qu’il a cité nommément.

source: jdd
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La Commission européenne continue sa croisade pro-OGM

2 Février 2009 , Rédigé par PRG Landes Publié dans #OGM



Le 21 janvier dernier, la Commission européenne (CE) a proposé aux Etats-membres de prendre plusieurs décisions majeures sur le dossier des OGM.

La CE a proposé aux Etats-membres d’autoriser la culture de deux maïs GM, le TC1507 de Pioneer et le Bt11 de Syngenta, tous deux résistants à un insecte et tolérants le glyphosate. Ainsi, le feuilleton sur l’autorisation de ces deux maïs poursuit son cours. En effet, en novembre 2007, et pour la première fois dans l’histoire des autorisations des OGM en Europe, le commissaire à l’Environnement, Stavros Dimas, souhaitait proposer aux Etats-membres de rejeter l’autorisation de ces deux PGM, et cela en dépit de l’avis positif de l’Autorité Européenne de Sécurité Alimentaire (AESA). Devant le refus des autres commissaires de soutenir sa proposition, Stavros Dimas n’a pas concrétisé cette annonce et le 7 mai 2008, pour débloquer la situation, les commissaires européens ont demandé à l’AESA un nouvel avis sur ces deux PGM. Le 31 octobre, l’AESA rendait, pour la deuxième fois, un avis favorable.

La proposition de la Commission est d’une grande importance à deux égards. D’une part, actuellement, un seul OGM est cultivé sur le territoire européen (le maïs Mon810 de Monsanto). D’autre part, la procédure conduit très souvent à ce que la CE soit le décisionnaire final. En effet, la CE transmet sa proposition au Comité de réglementation de la chaîne alimentaire, composé de représentants des Etats-membres, et ce dernier doit rendre un avis à la majorité qualifiée. A défaut de majorité qualifiée pour rendre l’avis, il est demandé au Conseil (composé des ministres des Etats-membres) de prendre la décision. Sur le dossier OGM, il est rare que les Etats-membres s’accordent et dégagent une majorité qualifiée. Et en l’absence de majorité qualifiée, la décision finale revient à la CE, qui autorise alors les OGM en question...

La CE a transmis aux Etats-membres une autre proposition afin de lever l’interdiction française de la culture du maïs Mon810. En février 2008, la France a informé la CE de cette interdiction sur son territoire national. Cette décision avait été prise sur la base de l’avis du Comité de Préfiguration de la Haute Autorité (CPHA) en janvier 2008, qui faisait état de « plusieurs faits scientifiques nouveaux qui concernent l’impact du Mon810 sur l’environnement, sur la santé humaine, l’économie et l’agronomie ». Fin octobre 2008, l’AESA a rendu un avis négatif sur l’interdiction française de la culture du maïs génétiquement modifié Mon810.

Affaires à suivre...

Source: Bioconsommacteurs
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