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Fédération des Landes du Parti Radical de Gauche

Question d'actualité de Gérard Charasse sur la Réforme de la carte judiciaire

31 Octobre 2007 , Rédigé par Daniel Verdier Publié dans #Travail Parlementaire

G--rard-Charasse.jpgwebmaster_220.gifMa question s’adresse à Madame le Garde des Sceau dont je ne peux aujourd’hui que regretter l’absence… après de nombreux silences. Mais peut-être que le Premier ministre pourra me répondre…

Madame la Ministre,

Depuis votre nomination, vous avez repris le dossier de refonte de la carte judiciaire abandonné par vos prédécesseurs. Le 27 juin, vous avez évoqué comme objectifs le nécessaire renforcement de la qualité de la justice et de son administration. Comme méthode, vous nous avez proposé la concertation.

Les élus locaux, comme les parlementaires et les professionnels de la justice ont approuvé, madame la Ministre, cette méthode, elle est celle qui, de bonne foi, permet les meilleurs compromis. Mais elle suppose à la fois échange et transparence.

Sur le premier point, nous n’y sommes pas. Des parlementaires vous ont écrit, mes trois collègues du département de l’Allier et moi-même le 25 juin dernier, des questions écrites ont été posées mais, pour l’heure, pas de réponse.

Pas d’échanges donc mais pas de transparence non plus. Comment peut-on — je ne veux citer que ce seul exemple — annoncer des décisions de suppression de juridictions de proximité lors de visites menées au pas de charge dans les cours d’appel, et ne pas avoir rendu publics les travaux des 21 experts que vous avez vous-même choisis…

A moins, mais dites-le nous, madame la ministre, que ces travaux ne soient très défavorables à la position affichée par le gouvernement.

J’ajoute que sur vos objectifs, s’ils sont sincères, les barreaux et quelques magistrats ont travaillé sérieusement.

Une proposition de redéploiement au siège des TGI a été faite qui permet à la fois de diminuer la charge immobilière mais surtout de mieux orienter le
justiciable. Cette proposition, qui me semble remplir les objectifs que vous avez annoncés, recueille l’agrément de nombre de professionnels du secteur.

Elle est d’ores et déjà approuvée par les élus ; certains comme le président de la communauté d’agglomération de Vichy-Val-d’Allier, maire de Cusset, siège du deuxième TGI d’Auvergne après Clermont-Ferrand, vous ont d’ailleurs proposé de nouvelles solutions immobilières. Pourtant, cette contre-proposition est aujourd'hui écartée d’un revers de manche de façon
discrétionnaire.

Madame la Ministre, ma question est double :

- Quelle est la position du gouvernement sur la proposition de redéploiement faite par les acteurs de la justice et déclinée par les élus ?

- Quand la concertation va-t-elle réellement commencer ?
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L’affaire de l’arche de Zoë

31 Octobre 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

l---arche-de-Zo--.jpgwebmaster_220.gifSeize Européens et deux Tchadiens sont sous mandat de dépôt au Tchad après avoir cherché à amener en France 103 enfants tchadiens.

 

Les personnes inculpées devraient être conduites dans les heures à venir vers N’Djamena, la capitale tchadienne. Ils étaient encore mardi après-midi détenus au commissariat d'Abéché, à l’est du pays.

Neuf Français, six membres de l'association Arche de Zoé et trois journalistes, sont inculpés d'"enlèvement de mineurs" et d'"escroquerie". Sept Espagnols, membres de l'équipage de l'avion qui devait emmener les enfants en France, ainsi qu'un sous-préfet et un chef de quartier tchadiens, sont poursuivis pour "complicité".

Un pilote belge, qui a acheminé une partie des enfants à Abéché depuis la frontière tchado-soudanaise, est par ailleurs en garde à vue depuis dimanche à N'Djamena.
Selon le procureur de la ville Ahmat Daoud, "encourent des peines de cinq à vingt ans de travaux forcés".

Madrid a fait part de son "désaccord" avec les décisions tchadiennes, alors que Paris a indiqué avoir saisi le président tchadien Idriss Deby Itno du cas des journalistes arrêtés, afin qu'il soit tenu compte de leur profession "dans les décisions qui seraient prises".

En France, la polémique s’est développée autour de cette affaire qui implique l'Arche de Zoé, une association qui affirme avoir voulu "sauver" des "orphelins" du Darfour, région de l'ouest du Soudan à la frontière du Tchad, en proie à une guerre civile.

Mais Eric Chevalier, conseiller spécial ministres des Affaires étrangères Bernard Kouchner, a affirmé que la majorité des enfants étaient "Tchadiens avec des parents tchadiens". Mardi, l'Unicef a assuré ignorer s'ils "sont ou non orphelins et d'où ils viennent".

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La réforme des institutions devrait attendre

29 Octobre 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

accueil.gifwebmaster_220.gifLe comité sur la réforme institutionnelle de l’ex-Premier ministre Edouard Balladur remet ses travaux au chef de l'Etat lundi 29 octobre. Mais cette réforme ne devrait avoir lieu qu’après les élections municipales de mars 2008. 

Alors que Nicolas Sarkozy souhaitait que cette promesse de campagne soit honorée avant les élections municipales, le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez a laissé entendre le contraire.

"On va avoir un calendrier assez chargé pour la révision constitutionnelle sur le traité (européen) simplifié, à ce stade ça veut plutôt dire que ce sera après (les municipales)", a-t-il indiqué. "On est sur un sujet sur lequel il faut qu'on prenne le temps de dégager un consensus", a expliqué M. Wauquiez.

Or, ce consensus n’existe que pour le renforcement des pouvoirs du Parlement. Le gouvernement a besoin de l’accord du groupe Socialiste, Radical et Citoyen pour obtenir la majorité des trois-cinquièmes nécessaire au Congrès. Mais ceux-ci refusent notamment que le président puisse venir s'exprimer devant le Parlement. De nombreux députés et sénateurs UMP sont opposés quant à eux à l’instauration d’une dose de proportionnelle et à la limitation du cumul des mandats.

La semaine dernière, alors qu’il était en visite au Maroc, Nicolas Sarkozy s'était dit "convaincu qu'il faut une réforme de la Constitution" et avait déclaré : "soit il y a consensus, soit ceux qui ne veulent pas du consensus s'expliqueront devant les Français". Mais la volonté du chef de l’Etat semble se heurter aux réticences des parlementaires de sa majorité…

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Grenelle de l'environnement, réaction de Christiane Taubira

29 Octobre 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #Les Vidéos


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Communiqué de Jean-Michel Baylet, sur le Grenelle de l'environnement

27 Octobre 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #Les Communiqués

Jean-Michel-Baylet.jpgwebmaster_220.gifNous nous réjouissons de la rupture paradigmatique portée par le grenelle sur l’environnement et souhaitons que la France devienne le pays de l’excellence environnementale »

Par JM Baylet, Président du Parti Radical de Gauche

JM BAYLET « [se] félicite qu’au terme de semaines de débat entre tous les acteurs du domaine de l’environnement, un consensus sur les actions, sur les options les plus importantes ait pu être trouvé. »

JM BAYLET souligne « la position raisonnable adoptée sur les OGM et le Nucléaire, avec la double exigence de transparence et de précaution. »

Ce Grenelle devrait permettre de concilier les objectifs économiques et de croissance avec les impératifs de réduction des émission de carbone. Cette approche correspond à la conception que les radicaux de Gauche se font de la lutte pour l’environnement et contre le réchauffement climatique.

Selon JM BAYLET « Les propositions avancées par le Grenelle de L’environnement doivent désormais trouver toute leur place dans l’action publique ainsi que dans les comportements des entreprises et des particuliers. Les radicaux de gauche seront donc attentifs quant à l’application des mesure proposées ». Ajoutant que « nous serons tout particulièrement vigilant quant à l’application de la taxe carbone, à l’aune de laquelle nous évaluerons la réussite du Grenelle de l’environnement. »
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Grenelle de l'environnement ; une "Révolution verte" ?

26 Octobre 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

 
arthus_bertrand_002.jpgwebmaster_220.gifLe président Nicolas Sarkozy s'est prononcé jeudi pour la suspension des cultures d'OGM et une réduction des pesticides, sans aller jusqu'à la création immédiate d'une " taxe carbone", en concluant un sommet de deux jours destiné à lancer "une révolution verte" en France. Evénement

Entre la taxe carbone, à l'étude mais non décrétée, et la nécessité de ne pas rogner sur le pouvoir d'achat des Français, la presse française vendredi voit Nicolas Sarkozy jouer les équilibristes pour ne froisser personne.

M. Sarkozy a prononcé son discours devant le gouvernement en son entier, le Prix Nobel de la Paix 2007, Al Gore, et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, affichant ainsi sa volonté de donner un caractère solennel à cette initiative.

Al Gore a salué ce sommet inédit en France, assurant qu'il constituait un "formidable coup d'accélérateur" à la lutte mondiale contre le réchauffement climatique.

Depuis mercredi, les participants -- écologistes, représentants du patronat, des syndicats, de l'Etat et de collectivités -- ont participé à d'ultimes négociations pour arriver à présenter une série de mesures.

Ils ont toutefois échoué à se mettre d'accord sur une revendication clef des écologistes, celle de la création d'une "taxe carbone" sur les produits gros consommateurs d'énergie fossile. Considérée comme un test de l'échec ou du succès de ce sommet par les organisations écologistes, la création de cette taxe est rejetée par le patronat en l'absence d'une remise à plat globale de la fiscalité.

Sans trancher, M. Sarkozy s'est engagé à "ce que la révision générale des prélèvements obligatoires se penche sur la création d'une taxe - climat-énergie - en contrepartie d'un allègement de la taxation du travail pour préserver le pouvoir d'achat et la compétitivité".

Autre point, qui a donné lieu à un bras de fer entre écologistes et agriculteurs, celui des pesticides, qui pollue les eaux et les sols, et dont la France est le premier utilisateur en Europe. Soutenant le "principe de précaution (...) qui doit être interprété comme un principe de responsabilité" notamment pour les auteurs de pollutions, M. Sarkozy a demandé au ministre de l'Agriculture Michel Barnier "de proposer avant un an un plan pour réduire de 50% l'usage des pesticides, dont la dangerosité est connue, si possible, dans les dix ans qui viennent".

Il a confirmé la suspension de la culture commerciale de maïs génétiquement modifié annoncée dans la matinée "en attendant les conclusions d'une expertise"

Parmi les avancées, qui ont fait l'objet d'un consensus, figurent des mesures dans les secteurs, clef pour la lutte contre les gaz à effet de serre, du bâtiment et des transports.

La priorité doit être donnée au rail dans les années à venir et la création d'une "écopastille" a été décidée pour pénaliser les véhicules les plus polluants comme les grosses berlines et les 4X4 et récompenser les plus vertueux. Les modalités doivent toutefois être encore précisées.

Le sommet a entériné un fort développement du "bio" dans l'agriculture, dont la part (calculée en surfaces agricoles utiles), devra passer à 6% en 2012 et 20% en 2020, contre 2% actuellement.

Les participants à ce sommet se sont montrés plutôt satisfaits, disant toutefois attendre de voir les conditions d'application des mesures. "Franchement, on est entrés dans l'ère de l'écologie. On est passés à l'action. On est confiants, heureux", a affirmé Nicolas Hulot, l'une des figures de l'écologie française. Greenpeace a vu de son côté dans ce sommet des "avancées" mais aussi du "flou".

Cette réunion a été baptisé "Grenelle de l'environnement" en référence à des accords sociaux historiques, signés en France en mai 1968.

"Nicolas Sarkozy, hier, était dans la situation de l'équilibriste", résume Bernard Le Solleu dans Ouest-France qui précise qu'"il chouchoute les écologistes et se garde de froisser le patronat et le monde agricole." Et de s'interroger: "comment financera-t-on cette révolution, alors que les caisses de l'État sont exsangues et que le gouvernement craint, par-dessus tout, de rapetisser le pouvoir d'achat de Français déjà un peu grognons ?".

Dans La Tribune, François-Xavier Pietri fait chorus: "l'équation fiscale posée hier par le président ressemble fort à une partie de billard à plusieurs bandes". Le quotidien économique s'explique: "la fiscalité écologique (...) ne devra pas déboucher sur un accroissement des prélèvements obligatoires" et évoque, comme d'autres, la méthode Sarkozy: "On reconnaît bien là la stratégie chère à Nicolas Sarkozy du donnant-donnant, séduisante dans son principe, mais diablement difficile à mettre en musique."

Fabrice Rousselot de Libération n'est pas convaincu par la fibre écologiste du président, "avant de s'enflammer pour la révolution proclamée par le Président, il faut rappeler que la France a un train environnemental de retard sur l'Europe et que Sarkozy lui-même est un croisé de la dernière heure" écrit-il, notant que "sur la taxe carbone surtout, Sarkozy a eu en réalité la main vert pâle".
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Discussions mercredi sur les Régimes spéciaux

24 Octobre 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

R--gimes-sp--ciaux-copie-2.jpgwebmaster_220.gifLe gouvernement entame mercredi avec la CGT et la CFDT une nouvelle série de discussions sur les régimes spéciaux de retraite, alors que les syndicats de cheminots et de la RATP agitent la menace d'une grève en novembre et pourraient être rejoints par le secteur de l'énergie.

Le trafic SNCF en Ile-de-France était "normal" sur l'ensemble du réseau mercredi matin a indiqué la direction de la SNCF.

Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, reçoit mercredi les délégations de la CFDT (16H30) et de la CGT (18H15), puis les autres confédérations jeudi et vendredi, après avoir rencontré lundi les dirigeants des principales entreprises concernées (SNCF, EDF, GDF, etc.).

Après la journée de grève du 18 octobre, qui a rencontré un franc succès, le ministre va tenter d'apaiser les craintes syndicales, sans rien lâcher sur la principale disposition du projet de réforme, l'alignement sur 40 annuités de cotisation des régimes spéciaux d'ici 2012, jugé "non négociable".

Lundi, le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a esquissé des pistes de discussions pour éviter le blocage. La confédération serait ainsi "favorable aux 40 ans" de cotisation pour les salariés de ces entreprises, contre 37,5 années aujourd'hui, à condition que la réforme prévoit un "étalement" de son application.

M. Chérèque a également demandé plus de "temps" pour mettre en place le système de décote, qui prévoit, à partir de 2010, une baisse du montant de la pension pour un salarié n'ayant pas cotisé le nombre d'années requises.

Enfin, le dirigeant cédétiste a souligné qu'il fallait aborder la question de la "pénibilité", "rayée de la carte" du projet de réforme du gouvernement, et intégrer les primes au salaire dans le calcul des pensions car, à défaut, les retraites de ces salariés seront "plus basses".

Du contenu de ces discussions devrait dépendre l'éventuelle tenue d'une nouvelle journée de grève des cheminots en novembre pour défendre les régimes spéciaux, dont bénéficient 500.000 cotisants et 1,1 million de retraités de la SNCF, RATP, EDF, GDF, des mines, de la marine ou encore de la Comédie française ou du Parlement.

Les huit syndicats de cheminots (CGT, CFDT, CFTC, CFE-CGC, FO, Fgaac, Sud Rail et Unsa), à l'origine de la grève massive de jeudi dernier à la SNCF, se sont engagés lundi à "décider d'un mouvement de grève qui pourrait être reconductible à la mi-novembre" si le cadrage gouvernemental de cette réforme "n'est pas revu".
 


Ce nouveau mouvement des cheminots pourrait "converger" avec celui des fonctionnaires, dont les enseignants, en grève le 20 novembre pour l'emploi et les salaires, a prévenu la CGT, alors que la CFDT a d'ores et déjà mis en garde contre tout "mélange des mouvements".

Le trafic SNCF, resté perturbé sur certaines lignes en raison des divergences qui avaient marqué les suites immédiates de la grève de jeudi, sera "totalement normal sur l'ensemble du réseau francilien dès le début du service mercredi matin", a assuré la direction.

Du côté de la RATP, six syndicats sur huit - CGT, CFDT, Sud, FO, Indépendants et CFTC - ont eux aussi décidé de se revoir le 31 octobre pour décider d'un éventuel mouvement "à la mi-novembre", qui pourrait être "plus long" que celui du 18 octobre.

Les cinq fédérations représentatives de l'énergie se réunissaient elles aussi mardi soir pour décider des suites à donner au mouvement du 18 octobre, très suivi à EDF et GDF.
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Les JRG saluent la défaite des jumeaux KACZYNSKI aux élections législatives

23 Octobre 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #Les Communiqués

autocollant_2007.jpgwebmaster_220.gifLa défaite du Parti Droit et Justice (PIS) des jumeaux KACZYNSKY marque vraisemblablement l’arrêt de cette configuration politique jusqu’alors unique au monde, la bipolarisation du pouvoir politique par une fratrie. De même, il convient d’espérer que la chape conservatrice et rétrograde
actuellement en vigueur se lèvera.

Les JRG se félicitent du taux de participation et de l’inscription de ce résultats dans un axe politique qui facilitera un resserrement des liens de Varsovie avec ses partenaires de l’Union européenne. Ainsi, Sur le plan économique, la Plate-forme civique s’est engagée à relancer le programme d’adhésion à l’euro, quasiment abandonné, avec un objectif à 2012-13.

Espérons également que les atteintes récentes dans ce pays au droit des minorités sexuelles deviendront un pâle souvenir.

Sandra Elise REVIRIEGO

Communiqué des Jeunes Radicaux de Gauche

Paris,
Le 22 octobre 2007

Contact : infos@riposte-radicale.org
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Nouvelle conférence sociale sur les salaires et pouvoir d'achat

23 Octobre 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

webmaster_220.gifGouvernement, patronat et syndicats ont rendez-vous ce mardi à Bercy pour une conférence sociale sur le pouvoir d'achat, dont les syndicats ont fait une revendication prioritaire, mais ces derniers redoutent une nouvelle grand messe sans mesure concrète.

Moins d'un an après la conférence Villepin sur les revenus et l'emploi considérée comme un échec par les syndicats, il s'agira de la deuxième des trois conférences sociales prévues après l'élection de Nicolas Sarkozy. Le président de la République a souhaité mercredi dernier faire du pouvoir d'achat "une priorité nationale".

La ministre de l'Economie et de l'Emploi Christine Lagarde lancera des groupes de travail, notamment sur le Smic, les allègements de cotisations ou le Revenu de solidarité active (RSA), dont les conclusions sont attendues d'ici l'été. Le ministre du Travail Xavier Bertrand, le haut commissaire aux Solidarités actives Martin Hirsch, le secrétaire d'Etat à la Consommation Luc Chatel interviendront également.

Le gouvernement compte définir des axes de réforme, un calendrier et une méthode concernant notamment les rémunérations et le pouvoir d'achat, ou encore le RSA et les minima sociaux.

Côté syndical, la revalorisation du Smic et des minima salariaux de branches professionnelles, mais aussi un conditionnement des exonérations de cotisations patronales à l'existence d'accords salariaux font partie des revendications. "Les ambitions affichées se sont réduites comme peau de chagrin", a regretté lundi la CGT. "On aimerait pourtant que le gouvernement mette autant d'énergie et d'empressement à répondre aux préoccupations salariales, qu'il en met à s'attaquer aux droits à la retraite".

Le pouvoir d'achat, souvent cité en tête des priorités économiques et sociales des Français dans les sondages, a vu sa hausse ralentie depuis 2002 (taux moyen annuel de 1,9%). Et sa mesure est parfois contestée ou jugée partielle. Or les ménages, déjà confrontés à la montée de dépenses incompressibles comme le logement et l'énergie, vont aussi avoir un budget grevé par la hausse de produits alimentaires de base et l'instauration de franchises médicales. Le gouvernement Fillon, qui n'a pas donné de coup de pouce au Smic en juillet, a limité pour l'instant ses efforts en matière de pouvoir d'achat à la loi favorisant les heures supplémentaires, censée incarner le slogan présidentiel "travailler plus pour gagner plus".

De l'opposition (PS, MoDem) aux syndicats, en passant par des petits patrons et des économistes, nombre de voix se sont élevées pour affirmer que cette loi n'aurait qu'un impact limité sur le pouvoir d'achat. Côté salaires, Nicolas Sarkozy s'est engagé à réduire les allègements de cotisations sociales des entreprises ne respectant pas l'obligation annuelle de négociation salariale. Mais aucune mesure concrète n'a encore été prise.

Xavier Bertrand a assuré lundi qu'il ferait "des propositions pour qu'on ne soit plus à parler d'éventuelles augmentations de salaires, mais qu'on se donne les moyens d'être efficaces". Alors que 71 sur 160 branches professionnelles de plus de 5.000 salariés gardent des minimas salariaux inférieurs au Smic, il a prévenu que cette situation ne pourrait pas durer "très longtemps".

Quoiqu'il en soit, a prévenu FO, "l'augmentation du pouvoir d'achat des salaires ne saurait être renvoyée à la mise en place de groupes de travail ou de conférences à rallonge". "En l'absence de réponse", le syndicat s'est dit déterminé "à prendre les initiatives nécessaires".
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La lecture de la lettre de Guy Môquet...Une opération controversée.

22 Octobre 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

lettre-de-Guy-M--quet.jpgwebmaster_220.gifLa "commémoration du souvenir" du jeune résistant communiste Guy Môquet, organisée lundi dans les lycées devrait revêtir des formes diverses selon les établissements, sur fond d'une controverse qui dépasse largement le cadre scolaire.

Le 16 mai, jour de sa prise de fonction, le président Nicolas Sarkozy avait demandé de faire lire en début d'année à tous les lycéens la lettre d'adieux que ce garçon de 17 ans avait écrite à sa famille de sa prison, avant d'être fusillé par l'occupant allemand le 22 octobre 1941.

La date du 22 octobre a été retenue pour la lecture du texte: celle-ci pourra se faire "en classe ou en grand groupe", par "toute personnalité dont l'engagement pourrait sensibiliser les élèves". Elle pourra être suivie de la lecture "d'autres" lettres et d'"une réflexion collective", selon une note du ministre de l'Education, Xavier Darcos, publiée au Bulletin officiel le 30 août.

Il s'agit d'honorer, selon cette note, "le sens du devoir, le dévouement et le don de soi", les valeurs de "courage et d'engagement" de ces Français "passionnément attachés à la liberté au point de sacrifier leur propre vie".

Sur le terrain, "l'organisation sera très variable selon les établissements", a affirmé à l'AFP Philippe Guittet, secrétaire général du SNPDEN-Unsa, syndicat majoritaire chez les proviseurs: simple lecture au premier cours du lundi, éclairage du contexte, témoignages d'anciens résistants, intervention de "personnalités" extérieures.

Les parlementaires ont reçu un courrier de M. Darcos les invitant à se joindre à cette initiative. Plusieurs membres du gouvernement y prendront part: M. Darcos sera dans son lycée d'origine, à Périgueux (Dordogne), Valérie Pécresse (Enseignement supérieur) à Versailles, Rachida Dati (Justice) à Villejuif (Val-de-Marne), etc.

Nicolas Sarkozy ne se rendra pas au lycée Carnot à Paris, comme un temps envisagé, a annoncé son conseiller spécial Henri Guaino, invoquant des raisons d'agenda. Des professeurs de l'établissement avaient rédigé un texte à son intention expliquant leur "refus de participer à cette commémoration".

Certains collèges seront aussi de la partie avec des initiatives locales pour les classes de 3ème.

"Dans d'autres cas, la lettre ne sera pas lue mais des élèves vont sortir sur des lieux de la Résistance. Enfin là où le courant syndical est fort, il y aura un refus de s'investir dans cette commémoration", a expliqué M. Guittet.

Le Snes-FSU (majoritaire dans le second degré), appelle en effet les profs à "refuser" de participer à cette "cérémonie", estimant qu'on ne peut "fonder l'enseignement sur le recours à l'émotion, ni obéir à une prescription du président venant perturber une progression pédagogique construite selon une logique précise,
 
s'inscrivant dans le respect des programmes".

Plusieurs enseignants, syndiqués ou non, joints par l'AFP, ont fait savoir en assemblées générales ou dans des motions aux recteurs leur refus de lire la lettre. Des distributions de lettres d'explication aux élèves sont prévues lundi.

Le PCF, qui avait d'abord salué l'initiative de M. Sarkozy, a dénoncé la volonté du chef de l'Etat de "réviser l'histoire" en "taisant l'engagement communiste" de Guy Môquet.

Le PS a mis en garde contre une "instrumentalisation de l'histoire".

Outre la dimension politique, l'intiative est sorti du cadre strict de l'école avec un fort intérêt médiatique: lundi "La lettre", un court métrage sur les derniers instants de Guy Môquet, dont la production a été pilotée par la chaîne parlementaire sera diffusée sur France 2, France 3, TV5-Monde, LCP-Assemblée nationale et les antennes de Radio France (bande-son).
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