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Fédération des Landes du Parti Radical de Gauche

Ménages pauvres : La crise de plein fouet

29 Décembre 2008 , Rédigé par PRG Landes



Selon une enquête du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc), 56 % des ménages pauvres ont moins de 250 euros par mois une fois les dépenses fixes payées.


Selon le « baromètre social », réalisé fin novembre par le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc) à la demande du haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté Martin Hirsch, 56 % des ménages vivant sous l
e seuil de pauvreté disposent de mois de 250 euros par mois pour vivre une fois les dépenses fixes payées. 15 % d’entre elles ont même un solde négatif après avoir réglé loyer, charges et nourriture pour le mois. L’étude montre à quel point la crise touche tout particulièrement les plus pauvres. Ainsi 43% d’entre eux peinent à payer leurs factures ces trois derniers mois, contre 23% dans l’ensemble de la population, et 60% ont restreint leurs dépenses alimentaires, contre 45% en moyenne. À l’approche des courses de Noël 59% des ménages pauvres ont affirmé qu’ils dépenseraient moins que l’an dernier. Le baromètre devrait être mis à jour de tous les trois mois en vue de suivre l’évolution de la situation.

Source: Journal du développement durable.
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Projet de loi de finances rectificative 2008 pour le financement de l’économie

28 Décembre 2008 , Rédigé par PRG Landes



Intervention de M. Jean-Michel BAYLET, Sénateur de Tarn-et-Garonne
Sénat le 15 octobre 2008



Monsieur le Président,
Madame le Ministre,
Mes chers collègues,

L’heure est indiscutablement grave et capitale.

Le projet qui nous est soumis a déjà été ratifié par les marchés et il est, n’en doutons pas, approuvé par l’opinion.

Je serai donc direct : dans les nouvelles conditions économiques mais aussi politiques créées par les décisions de l’Eurogroupe, qui peut s’opposer –même par une simple abstention de circonstance– au volet national, qui nous est présenté aujourd’hui, de ce plan européen ?

J’entends dire que ce plan n’est pas parfait, qu’il ne va pas assez loin, que la confiance retrouvée est fragile, que les prévisions de croissance restent mauvaises, que beaucoup d’emplois restent menacés, ou encore que le pouvoir d’achat ne s’en trouve pas amélioré. Tout cela est vrai ou partiellement vrai et j’y reviendrai.

Mais enfin, que voyons-nous et que voulons-nous ?


Voici quelques jours, la panique s’étendait à grande vitesse depuis le cœur des institutions financières jusqu’à tous les petits épargnants, tous les petits porteurs, tous ceux qui craignaient pour leur retraite. Le sentiment d’une crise gravissime n’était plus celui des seuls spéculateurs –très justement mis en accusation par leurs victimes potentielles– mais celui de nos concitoyens.

Voici deux semaines, nous déplorions l’insigne faiblesse politique de l’Europe face au géant américain. Et aujourd’hui, c’est l’initiative coordonnée des Européens qui rend la confiance aux marchés, y compris Wall Street, et aux peuples alors que le plan Paulson, pourtant doté de 700 milliards de dollars, avait été impuissant à enrayer la crise.

Voici quelques mois, les tenants d’un libéralisme sans principes et d’une mondialisation sans lois espéraient encore leur survie de « la main invisible du marché » (alors même que, pour la crise énergétique ou la crise alimentaire, la main de certains profiteurs était déjà bien visible), et ils ne juraient plus, de M. Bush à Madame Merkel et au gouvernement anglais, que par le mot « régulation », nouvel euphémisme qui désigne cette économie mixte où la puissance publique réhabilitée ne se résigne plus à ce que les banquiers jugent inéluctable.

Et voici quelques minutes, nous avons encore entendu poser la question du financement du volet français de cette opération de sauvetage de l’économie alors que, d’une part, si la confiance retrouvée perdure, la garantie payante donnée aux opérations inter-bancaires n’aura aucune raison d’être mise en jeu et que, d’autre part, les prises de participations dans les établissements exprimant des besoins en capital pourraient se révéler rapidement sources de bénéfices pour l’Etat.

Mais je crois que l’essentiel est bien là où les Français l’ont vu : pour la première fois, sur un sujet aussi important, les Européens parlent d’une seule voix et la similitude, en volume et quant aux modalités, des volets anglais, allemand et français suffit à démontrer que l’élan communautaire s’est imposé comme une évidence que les radicaux de gauche, fédéralistes convaincus, saluent aujourd’hui.

Faudra-t-il pour autant en rester là et se contenter d’un succès d’étape dont chacun devine qu’il est à la merci de nouvelles convulsions ? Je ne le crois pas pour trois raisons.

La première, qui impose une réponse de court terme, tient à ce que la situation de ceux qui travaillent vraiment et qui ne jouent pas au Monopoly dans une bulle dorée, je veux dire les vrais entrepreneurs et les salariés, ne s’est pas améliorée. La croissance est en panne, les prévisions pour 2009 sont mauvaises et la crise de liquidités a révélé les besoins de financement de ce qu’il est désormais convenu d’appeler –terrible aveu– l’économie réelle.

Il me semble que les énormes facilités accordées au système bancaire imposent de véritables contreparties, caractéristiques de cette économie mixte que les radicaux, là encore, ont toujours souhaitée. Il faut bien sûr modifier les règles d’un jeu devenu fou, notamment sur les ratios de liquidités, la nature des risques et les échanges à terme. Mais il faut aussi profiter de l’effet de levier produit par l’aide de l’Etat pour imposer aux banques de financer effectivement et dans des conditions améliorées ceux qui créent des emplois. Trois exemples concrets :
  - je veux voir se mettre en place un vaste système de prêts bonifiés avec différé d’amortissement au moins jusqu’en 2010 au profit des PME et PMI, gisement d’emploi, d’innovation et de capacité d’exportation ;
  -  je veux aider Madame le Ministre du logement à améliorer son plan d’endettement perpétuel pour en faire un véritable plan d’accession sociale à la propriété, en diminuant la durée des prêts non seulement pour le rachat des HLM mais pour la construction neuve dans un secteur où 150.000 emplois sont en danger ;
  -  je veux enfin –et où le dire mieux qu’au Sénat ?– sortir les collectivités d’une situation financière liée aux conditions de leur endettement mais aussi aux effets de la récession sur les recettes de taxe professionnelle, de droits de mutation et de foncier bâti. Il faut imposer aux banques de renégocier les prêts avec des taux fixes au lieu des taux variables qui livrent nos collectivités à la spéculation.

Le deuxième motif que nous avons de prolonger l’élan interventionniste, qui a eu des effets si heureux et qui nous oblige à ne pas nous désarmer, est à rechercher dans le champ européen. Les évènements de ce week-end sont la preuve éclatante que l’Union Européenne a besoin d’un gouvernement économique dont elle ne peut abandonner l’aspect monétaire à la seule BCE.

Ce gouvernement économique, pour être efficace, devra être doté d’armes telles qu’une fiscalité directe communautaire, de grands services publics européens (qu’il faudra bien cesser de démanteler par pur dogmatisme au moment même où on réinvente la régulation financière par les Etats), mais aussi telles que –n’ayons pas peur du mot– l’usage raisonné du déficit budgétaire qui permettrait, à rebours de la stricte orthodoxie, de financer de grands travaux d’investissement et donc de créer des emplois, qui doperait nos exportations, et ne serait somme toute que la réponse du berger européen à la bergère américaine.

En signant le très strict traité de Maastricht, nous avons renoncé à cette possibilité au plan national mais nous n’avons jamais déclaré que nous l’abandonnions pour l’avenir au niveau européen.

En 2009, nous aurons un nouveau Parlement Européen et, sous réserve de la ratification finale du traité de Lisbonne, une nouvelle Commission. L’occasion est belle de poser cette question : l’Europe enfin devenue visible aux yeux de ses citoyens est-elle décidée à continuer d’exister ?

Enfin, ma troisième raison de souhaiter que la résurgence forte de la volonté politique face au laisser-aller libéral se prolonge durablement tient à la nécessité de réformer en profondeur et les règles monétaires internationales et celles de l’OMC.

Le déséquilibre des accords de Bretton-Woods signe leur caducité et la faiblesse du niveau d’intervention du FMI montre son inadaptation. En réalité, le système ne fonctionnait déjà plus du tout sur ses bases initiales depuis 1971 et la décision de non-convertibilité du dollar à cette époque où le Secrétaire d’Etat américain au Trésor déclarait aux Européens : « Le dollar est notre monnaie mais c’est votre problème ! ».

Pour cynique qu’elle ait été, cette déclaration était exacte et, nous l’avons vérifiée aussi bien dans l’application des mécanismes de la politique agricole commune, que dans le jeu de yoyo du cours du pétrole : nous ne cessons de payer le déficit de la réserve fédérale américaine. L’ensemble du système doit donc être repensé avec comme priorités le rééquilibrage entre les grandes monnaies mondiales quant à leur pouvoir d’arbitrage des échanges internationaux, la création de règles imposées aux titulaires de rentes énergétiques ou autres aujourd’hui capables d’irriguer ou d’assécher des économies nationales entières, mais aussi la révision totale des règles d’intervention d’inspiration strictement libérale du FMI au profit des pays en développement.

Le chantier est immense. C’est une raison de plus de s’y attaquer dès la réunion du G8 élargi qu’on nous annonce pour novembre.

Quant aux accords de Marrakech, ils étaient dépassés dès leur signature. S’il s’agit de « moraliser » ou de « refonder » le capitalisme –pour moi, je n’emploierais pas ces mots là– il n’y aura pas de commerce international équitable aussi longtemps que le libre-échange ne sera pas assorti de critères sociaux générateurs d’espoir dans les pays émergents, de clauses environnementales devenues aujourd’hui impératives, et de conditions démocratiques propres à ruiner les cynismes d’Etat.

Vous le voyez, l’approbation que les radicaux de gauche apportent au projet qui nous est soumis n’est ni aveugle ni dépourvue d’inquiétudes pour demain.

Mais nous croyons qu’il est du devoir d’une opposition responsable et sûre d’elle-même de dépasser les strictes considérations partisanes pour s’attacher à l’intérêt public national –et, en l’occurrence, à l’intérêt du continent européen– tout en aiguillonnant le pouvoir exécutif et en le rappelant à l’objectif de justice sociale sans lequel aucune politique économique n’a de sens puisqu’elle ne se donne pas l’Homme comme mesure et comme finalité.
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Retraites : Entreprise et progrès milite pour l’emploi des seniors

22 Décembre 2008 , Rédigé par PRG Landes



Entreprise et progrès a présenté le 17 décembre une réflexion sur l’emploi des seniors. L’association propose de favoriser la création d’emplois adaptés et la mise en place d’un régime de retraites compatible avec une activité professionnelle.

Alors que la question des retraites fait l’objet d’âpres débats au sein du Gouvernement et du Parlement, l’association Entreprise et progrès a présenté mercredi 17 décembre, une réflexion sur l’emploi des seniors. Objectif : sortir du système actuel où le travail s’arrête à l’âge de la retraite pour au contraire favoriser la création d’emplois adaptés à cette population. « Nous avons constaté que nous allions vers une impasse », explique Nicolas Jacquet président du chantier. En effet, le couperet de l’âge de la retraite signe pour la majorité des personnes un arrêt brutal de l’activité professionnelle doublé d’une baisse significative du niveau de vie. Or un travailleur dispose aujourd’hui d’une espérance de vie de près de vingt ans à l’âge de la retraite.


« Une retraite choisie »

« Nous voulons faire évoluer les comportements vers une logique de retraite choisie associant droit aux prestations de retraite et droit au travail  », indique Nicolas Jacquet. La réflexion menée par Entreprise et progrès a permis de dégager un certain nombre de leviers d’action. Mieux exploiter les compétences rares détenues par les seniors dans certains domaines pointus de l’industrie, favoriser la mobilité des travailleurs au cours de leur carrière, rendre le régime des retraites compatible avec la continuation d’une activité professionnelle figurent parmi les solutions proposées. « Nous visons une petite révolution culturelle  », conclut Philippe Charrier, président de l’association. Les pistes de réflexion lancées par Entreprises et progrès pourraient être reprises par le Gouvernement dans l’élaboration d’une solution globale au problème des retraites.


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Soutien aux PME: Les prêts de la BEI dans les caisses des banques

17 Décembre 2008 , Rédigé par PRG Landes



Le plan de soutien de la BEI aux PME diligenté par l’intermédiaire des banques françaises se met en œuvre. Trois d’entre elles ont déjà signé un accord avec la banque européenne : BNP Paribas, Crédit Agricole et Oséo.
La Banque européenne d’investissement et Oséo, ont finalisé en fin de semaine dernière un accord selon lequel la BEI accorde un prêt de 160 M€ à l’établissement public pour le soutenir dans sa politique d’aide aux PME. La Banque européenne mène actuellement des discussions avec la plupart des banques françaises et a signé précédemment un accord avec BNP Paribas et avec le Crédit Agricole.


Avec ces deux banques, la BEI entend aussi soutenir les collectivités locales. Cette politique s’inscrit dans le cadre du plan de soutien de la BEI pour les PME, lancé à la demande du Conseil européen en septembre, dont l’objectif est d’accorder plus de 30 milliards d’euros de prêts aux petites entreprises par l’intermédiaire des banques commerciales d’ici 2011. En contrepartie, les banques devront répercuter sur leurs clients les conditions de taux avantageuses obtenues auprès de la BEI, qui emprunte "dans des conditions comparables à celle de la République française", a souligné Philippe de Fontaine-Vive, vice-président de la BEI. Le Crédit Agricole a pour sa part bénéficié d’un emprunt de 300 M€, de même que BNP Paribas qui avait obtenu la même somme.

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Sommet européen: Un accord coûte que coûte

14 Décembre 2008 , Rédigé par PRG Landes




Réchauffement climatique, relance économique et traité de Lisbonne sont l’objet d’âpres discussions à Bruxelles où se tient le dernier sommet des chefs d’Etat de l’Union sous présidence française. Un accord est en passe d’être obtenu, mais a minima. Mise à jour 13h12.


Rarement sommet européen aura été si important. C’est qu’au cours de ce long bal, entrecoupé d’apartés plus intéressés qu’amoureux, discussions, séductions et marchandages se seront mêlés sur trois thèmes distincts mais également conséquents pour le développement durable de notre planète.
Le paquet énergie-climat pour commencer. L’an dernier, alors que la crise restait encore tapie dans les coffres bancaires, l’Europe, aiguillonnée par l’Allemagne, faisait sa fière en annonçant laver plus blanc que blanc. Elle s’engageait sur un triple objectif ambitieux : d’ici 2020, moins 20% d’émissions de CO2, moins 20% d’énergies consommées et 20% de renouvelables dans la production énergétique.
Plusieurs lobbies ont tenté de tempérer les ardeurs, les cimentiers allemands et français menacent de délocaliser, les charbonnages de l’est, particulièrement polonais, marchandent d’exorbitantes compensations, bref le carnet de bal de Sarkozy était bien chargé. Un accord moins ambitieux serait en voie de conclusion, après que le président français a lâché plusieurs concessions. D’une part l’Allemagne et l’Italie ont obtenu que plusieurs industries (les secteurs seront ultérieurement choisis par Bruxelles, mais les cimentiers en font déjà partie) des quotas gratuits de droits à polluer et un allongement dans le temps de ces droits pour les autres secteurs industriels (20% seulement en 2013 et 70% en 2020). D’autre part les pays de l’est européens ont finalement gagné que leur soient reversées 12% des sommes obtenues des droits à polluer (la proposition de négociation française était de 10%). A quoi s’ajoutent des exemptions pour les pays qui, comme la Pologne, produisent leur électricité à partir du charbon.

Crise : relance et traité

Second sujet qui fâche le vieux couple franco-allemand, d’autant que les fréquentations britanniques de Nicolas Sarkozy n’ont guère été appréciées à Berlin, les plans de relance économique. La Chancelière allemande et son ministre social-démocrate des finances sont arc-boutés sur leur position : l’Allemagne n’a pas d’autre besoin que les 5 milliards supplémentaires sur les 34 milliards déjà prévus dans le budget germanique. Les autres danseurs pensent au contraire que faire bande-à-part nuirait à l’efficacité du ballet. Ils l’ont dit et répété depuis des semaines, alternant suppliques et pressions, sans qu’Angela Merkel ne sente son cœur défaillir. Un accord a été trouvé a minima : 1,5% du PIB européen consacrait au budget de relance (comme l’avait déjà annoncé le président de la Commission).
Enfin le traité de Lisbonne. Vingt-cinq Etats sur vingt-sept l’ont ratifié. L’Irlande a dit non par référendum, la République tchèque, qui va succéder à la France à la présidence européenne, a repoussé le vote de son parlement à février. L’idée de Nicolas Sarkozy est de laisser aux petits pays un commissaire et à l’Irlande le droit de refuser l’avortement, son autonomie fiscale et sa neutralité militaire. Là encore le président français peut être mis en difficulté par Vaclav Klaus, son homologue très europhobe qui siège à Prague. Une Europe plus forte et plus diligente dans ses décisions serait cependant un gage d’avenir, à la fois pour les questions de paix dans le monde, d’indépendance énergétique et de financements de programmes d’innovation chers au développement durable.
Au final, l’Europe avance encore à pas mesurés, chaque Etats membres ayant cherché à profiter de la volonté de Nicolas Sarkozy d’obtenir un accord à tout prix.
Il y a au moins un avis commun : il faut aller de l’avant ensemble quitte à abandonner au cours des négociations quelques ambitions. C’est ce qui s’est fait, au grand dam de plusieurs ONG qui pensent que, sur le climat particulièrement, on n’a plus le temps de remettre à demain ou de minimiser les mesures d’urgence réclamées par les experts.
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Plan de relance de l'économie

12 Décembre 2008 , Rédigé par PRG Landes

Par Jean-Michel BAYLET, Président du PRG



"Le plan de relance annoncé par le président de la République vient s'ajouter à de nombreuses annonces qui n'ont pas encore été suivies d'effets. Encore une fois, le président semble privilégier la communication pour donner l'illusion de l'action que l'action elle-même.

En matière de logement les dispositions annoncées ne relèvent pas uniquement de l'Etat et rien ne garantit qu'elles seront suivies d'effet, alors qu'une baisse de la TVA sur les logements neufs aurait eu un effet immédiat.

Les effets du paquet fiscal se font à nouveau sentir, tant au niveau du fond stratégique d'investissement que du plan de relance les moyens financiers engagés ne sont pas à la hauteur de la crise et ne permettront pas d'atteindre les objectifs poursuivis. Nous payons en matière budgétaire très cher la faute originelle du gouvernement Fillon et les promesses sur le pouvoir d'achat s'éloignent de plus en plus.

Au final, le gouvernement creuse les déficits en pure perte alors qu'il serait plus propice de prendre à l'échelle européenne des mesures anti-dumping face à la Chine qui a déjà dévalué deux fois le yuan et qui subventionne largement ses entreprises et d'engager un vaste plan européen de relance par la consommation."
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Sécurité alimentaire: la FAO tire la sonnette d'alarme

11 Décembre 2008 , Rédigé par PRG Landes



La FAO a profité hier à Rome de la présentation de son rapport annuel, pour alerter l’opinion publique et les politiques sur la crise alimentaire que traverse la planète. La faim touche 963 millions de personnes, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture qui constate une nouvelle aggravation de l’insécurité alimentaire dans le monde en 2008. L’UE a décidé d’affecter un milliard d’euros supplémentaires à la sécurité alimentaire pour les trois prochaines années.
Pour Hafez Ghanem, sous-Directeur général de la FAO, « les prix des denrées alimentaires ont chuté depuis le début de l’année, mais cela n’a pas mis fin à la crise alimentaire dans beaucoup de pays pauvres ». Une analyse partagée par l’UE qui a décidé d’affecter un milliard d’euros supplémentaires à la sécurité alimentaire pour les trois prochaines années. « La crise financière et la baisse des prix des denrées ne doivent pas nous faire oublier la crise alimentaire », a commenté lundi Alain Joyandet, Secrétaire d’Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie, lors du Forum pour le financement des investissements en Afrique. « Les prix restent très supérieurs à ceux des années récentes et connaissent de fortes variations, la menace des accidents climatiques persiste et, surtout, la récession mondiale rend plus fragiles les populations urbaines des pays pauvres ». Conséquence : un continent en voie de développement comme l’Afrique, qui importait 7kg de céréales par personne et par an depuis les années soixante, est venue à en importer 3 fois plus à la fin du siècle dernier, « ce qui expose fortement sa population aux risques de l’économie mondialisée », précise Alain Joyandet. « L’ampleur des moyens requis est considérable : les investissements nécessaires en matière de recherche agricole, d’irrigation et de pistes agricoles ont été estimés à 6 Mrd $ par an en Afrique subsaharienne pour la période 1997-2025 ».


L’insécurité alimentaire s’aggrave

Quarante millions de personnes supplémentaires ont rejoint cette année les rangs des sous-alimentés de la planète du fait principalement de la hausse des prix des denrées alimentaires, selon les estimations préliminaires de la FAO. « Cela porte le nombre d’affamés dans le monde à 963 millions, contre 923 millions en 2007. Et la crise économique et financière actuelle pourrait entraîner une augmentation du nombre des victimes de la faim et de la pauvreté », ajoute l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture. La grande majorité de la population sous-alimentée vit dans les pays en développement, selon L’état de l’insécurité alimentaire dans le monde 2008, que vient de dévoiler hier la FAO lors de la présentation de son rapport annuel à Rome. Sept pays rassemblent en effet, à eux seuls, 65% de ces personnes : Inde, Chine, République démocratique du Congo, Bangladesh, Indonésie, Pakistan et Ethiopie.
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Un Observatoire pour la laïcité

7 Décembre 2008 , Rédigé par PRG Landes



A l'initiative des élus radicaux de gauche, le Conseil de Paris a adopté un vœux pour la mise en place d'un Observatoire parisien de la laïcité :


Intervention de Laurence Goldgrab, séance du Conseil de Paris, lundi 29 septembre 2008 :


Le principe de laïcité, tel qu'il fut énoncé dans l'article 10 de la déclaration des droits de l'homme de 1789 se veut le garant de la liberté de conscience et de l'égalité des droits de tous les citoyens.

Toutes les opinions religieuses, philosophiques ou politiques sont permises avec pour seule limite le respect de l'ordre public.
La loi de 1905, relative à la séparation de l'Eglise et de l'Etat garantit la neutralité des institutions publiques par rapport aux pouvoirs spirituels et religieux.
Le principe en est simple : l'Etat n'intervient pas dans la religion pas plus que la religion n'intervient dans le fonctionnement de l'Etat.

Mais la laïcité n'est pas limitée aux affaires religieuses :
 -c'est l'attitude d'esprit qui permet de vivre ensemble
 -c'est le contraire du repliement sur soi
 -c'est le respect de l'indépendance et de toutes les diversités culturelles notamment mais dans un rapport ouvert à autrui.

La laïcité est le rempart contre le communautarisme mais s'oppose également à l'uniformisation et au formatage des idées.
C'est pourquoi la laïcité est un concept éminemment moderne. Des voix de plus en plus nombreuses souhaitent lui conférer une valeur universelle applicable à toutes les démocraties.
Néanmoins sa mise en pratique dans la conduite des affaires locales pose question.

Le Conseil de Paris est confronté de manière récurrente à des demandes d'autorisations diverses, de mises à disposition de lieux et de financements publics émanant des communautés religieuses, notamment des crèches, des écoles et des lieux de cultes.

Considérant l'accroissement constant de ce type de demandes et la nécessité pour la collectivité locale de réfléchir à des solutions pérennes, équilibrées et respectueuses de l'esprit de la Constitution et des lois en vigueur dans notre pays,

Considérant l'enjeu central que représente aujourd'hui la protection du principe de laïcité, valeur fondatrice de notre identité Républicaine et seul garant d'un vivre ensemble respectueux de tous,

Avec Jean-Bernard Bros et Gilles Alayrac nous émettons le vœux que soit mis en place un groupe de travail chargé de réfléchir à la création d'un Observatoire parisien de la laïcité qui aura pour mission, de donner des avis sur tous les types de sujets ayant trait à l'application de la loi de 1905 dans la capitale et ainsi de faire des propositions quant à son application locale.

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Plus de deux millions de chômeurs en France

5 Décembre 2008 , Rédigé par PRG Landes



Les chiffres du chômage pour octobre sont tombés jeudi 27 novembre. Par rapport à septembre, il y a 46 900 chercheurs d’emploi supplémentaires.

Dès mercredi, Laurent Wauquiez, secrétaire d’État à l’Emploi, avait annoncé une tendance "très mauvaise" pour les chiffres du chômage de l’ANPE en octobre. Il évoquait une "nette" dégradation, "proche de celle du mois d'août qui avait enregistré 42 200 chômeurs supplémentaires".
Finalement, les chiffres de jeudi montrent que le nombre de chômeurs inscrits à l'ANPE en catégorie 1 a augmenté de 46 900 personnes en octobre par rapport à septembre, soit une hausse de 2,4 %. Sur un an, elle est de 4,4% sur un an, soit 84 900 chômeurs en plus. La barre des deux millions est de nouveau dépassée.
Ce chiffre, publié en données corrigées des variations saisonnières (CVS), était tombé sous ce seuil symbolique en mai 2007. Il faut remonter à mars 1993 pour retrouver une hausse mensuelle plus forte. Fin octobre 2008, 2 004 500 demandeurs d'emploi étaient inscrits à l'ANPE dans la catégorie 1, baromètre de référence depuis 1995 qui ne retient que les personnes cherchant un emploi à temps plein en CDI et n'ayant pas travaillé plus de 78 heures dans le mois écoulé. Il s’agit de la sixième hausse mensuelle consécutive depuis mai et la huitième de l’année.
La tendance est également négative pour le nombre de chômeurs inscrits en catégories 1, 2 et 3 hors activité réduite, prêts à accepter également un temps partiel, un CDD ou un intérim,. En octobre, cette donnée a augmenté de 1,5% par rapport à septembre. Cela représente 31 000 personnes en plus, pour atteindre 2,087 millions. En comptant l’ensemble des catégories 1, 2, 3, 6, 7 et 8, la hausse est de 1,7% en octobre, et de 0,4% en un an. Soit un total de 3,15 millions de personnes.
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