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Fédération des Landes du Parti Radical de Gauche

PRATIQUE SPORTIVE A L'ECOLE...AVEC QUELS ENSEIGNANTS ?

31 Mai 2006 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

A la demande de Pascal-Eric Lalmy, Secrétaire national du Parti Radical de gauche, Gérard Charasse, député PRG de l'Allier, va interroger le ministre de l'éducation nationale sur l'avenir du sport scolaire. La question écrite, qu'il a déposé lundi est la suivante :
 
"M. Gérard Charasse attire l’attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche sur les menaces qui pèsent sur le sport scolaire. Les postes au concours de recrutement du CAPEPS externe pour 2006 ont été diminués de moitié, passant de 800 lors de la session 2005 à 400. Ces 400 postes ne suffiront pas à remplacer la totalité des enseignants qui partiront cette année en retraite.

Or la pratique du sport scolaire, en particulier dans le cadre des UNSS, permet d'offrir aux élèves une grande qualité d'accueil, de solides garanties pédagogiques et des rencontres sportives diversifiées. De plus le sport scolaire favorise la pratique du sport par les filles et contribue à démocratiser la pratique sportive par le prix modique des licences.

La réduction du nombre de professeurs d’EPS recrutés et le non remplacement des départs en retraite menacent la pérennité des UNSS. Il demande donc à M. le ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche de préciser les moyens qu’il compte mettre en œuvre pour garantir la pérennité du sport scolaire et en favoriser la pratique."
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COMMENT PETAIN LIQUIDA LA REPUBLIQUE A BORDEAUX

30 Mai 2006 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

Ce samedi à Mont de Marsan...A ne pas manquer !

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COUP DE GUEULE

29 Mai 2006 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

Un coup de gueule général, genre "chaudron qui déborde" ; en moins de deux mois, nous avons eu un gouvernement qui a tenté d'exploiter les difficultés de l'emploi en votant un texte qui redéfini le statut de l'employé : deux ans de période d'essais, donc une réelle précarité - pas une envolée politicienne, non ! Une précarité palpable, que l'on peut toucher tous les jours, lorsque l'on se rend à sa banque pour un prêt, pour négocier des facilités financières, pour louer un appartement,...En fait, une véritable catastrophe pour qui construit sa vie sociale.

Le CPE fut...voté, mais pas appliqué - dixit notre Président, qui, comme le fait remarquer Roger-Gérard SCHWARTZENBERG, Président d'honneur du PRG et Député Maire de Villeneuve Saint Georges (94) se met en total infraction à la loi, puisqu'il oblige les entreprises à ne pas appliquer une loi !

Le CNE, lui, est toujours d'actualité - j'apprenais d'ailleurs qu'un entrepreneur Landais, se disant de gauche et affichant des amitiés dans l'un ou l'autre des partis "amis", n'avait signé que des CNE depuis un an ! Ce qui montre bien, s'il le fallait, qu'il suffit d'une loi ultra libérale pour délier les consciences...Mais, nous pallierons à tout cela lorsque nous serons revenus "aux affaires".

Je passe sur la gestion de crise liée à Clearstream - je dit bien "la gestion de crise" et non le fond de l'affaire, qui ne regarde que la justice - pour arriver directement à la SOGERMA ; dont l'Etat, actionnaire de la maison mère, attend que les partis de gauche et les syndicats se bougent pour, soudainement, s'apercevoir que cette filiale d'EADS va licencier et convoque l'un des actionnaires ultra minoritaire - et privé - pour que celui-ci...négocie ! Que l'Etat assume d'abord ses choix financier - il est sans doute plus simple pour lui d'afficher un déficit moindre que la dans réalité, en sous traitant des marchés public à l'étranger et en "délocalisant" dans les collectivités locales les charges budgétaires dont il veut se débarrasser.

Ce qui nous fait une excellente liaison sur la visite du Premier ministre à Bergerac que je ne développe pas ; il vous suffit de lire notre communiqué ci-dessous.

Pendant ce temps là...Monsieur le Président de la république conçoit une amnistie toute particulière à son ami Guy Drut - toute particulière car par décret et non publiée au Journal officiel - et, bien que les "amis" du Président commencent à se demander "si nous allons pas droit dans le mur en klaxonnant" - dixit Pierre Lellouche, les parlementaires de droite - seulement ? - ne bougeront pas : Guy Drut, avec deux autres confrères, de droite et de gauche, s'occupe des finances du Palais Bourbon...

Et, durant ce temps là, les citoyennes et les citoyens ne cessent de nous crier leur colères - comme, la semaine passée, lors de notre Forum des Partis de gauche à Mont de Marsan - et leurs incertitudes quand à l'avenir et leur incompréhension d'un système totalement autiste.

Un coup de gueule...Et une grande déception à la vue d'un homme politique élu à plus de 80% des voix et qui n'écoute rien ni personne. 


 

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Communiqué du Président régional

28 Mai 2006 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #Les Communiqués

Nous remercions les Bergeracoises et les Bergeracois qui se sont déplacé  pour signifier clairement à Monsieur le Premier ministre et à Monsieur le Député maire qu’un sourire à nos anciens et que des promesses électorales ne suffiraient pas à palier les lourds transferts de charges financières de la droite vers les collectivités locales, dont l’aide à domicile des personnes âgées  fait partie.

 

Monsieur de Villepin a beau jeu d’annoncer des réformes qui ne lui coûte rien ! Réformes dont la charge financière n'incombe pas ou plus à l'état; fausse ignorance de la part d'un premier ministre, ou plutôt dédain de ces concitoyens comme l'ont dénoncés indignés les radicaux de Dordogne et d'Aquitaine dans un communiqué repris par la plupart des médias locaux.

 

Malgré les cordons des services de sécurité, empêchant les nombreux opposants d’être trop visibles des médias, nos sifflets ont salué comme il se devait cette comédie à deux voix,  obligeant d’ailleurs Monsieur le Député maire à annuler a annuler l'inauguration du rond point bergeracois désormais rond point de la discorde.

 

Ce faisant cela a permis à Dominique de Villepin de s'éloigner plus rapidement des réalités locales qui démontrent la précarité croissante, pour retourner  à ses préoccupations préélectorales  aux relents de débâcle pour un gouvernement pressé d'amnistier ses vassaux au mépris de la justice républicaine.

 

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JM Baylet : «Nous avons des divergences fondamentales avec le PS»

27 Mai 2006 , Rédigé par Régine Marchand - Conseillère régionale Publié dans #prglandes.org

LE FIGARO. – Vous vous étiez montré assez critique envers le Parti socialiste après le congrès du Mans. Le projet présenté cette semaine par la direction du PS vous paraît-il cette fois plus réaliste ?
  
Jean-Michel BAYLET. – Mes critiques à l'encontre du PS demeurent puisqu'elles portaient surtout sur les affrontements entre courants et sur les disputes d'hommes, qui priment sur l'intérêt du PS et de la gauche. Cela étant dit, j'ai parcouru leur projet. Je retiens qu'il y a beaucoup de convergences avec nous, mais je note aussi quelques divergences fondamentales. D'abord les nationalisations. Vouloir renationaliser EDF, c'est vraiment revenir à de vieilles lunes. Nous sommes en effet sortis des conneries du collectivisme depuis longtemps ! Je ne crois pas que ce soit pertinent ni en termes économiques, ni en termes politiques. Deuxièmement, reprendre le débat sur les 35 heures ne me paraît pas non plus une bonne chose. Sur ces deux points, je trouve que le Parti socialiste se fourvoie quant à son projet.
 
Le PS parle beaucoup de dépenses mais ne dit rien sur la dette et les déficits...
 
Le problème de la dette est un sujet très sérieux. Il va de soi qu'il faut plutôt réduire les dépenses que de les accentuer.
 
Le PS parle également d'abroger plusieurs lois votées depuis 2002. Vous partagez cette idée ?
 
Je pense que c'est anti-laïc que de vouloir tout de suite abroger, détruire ce qui a été fait par les majorités ou gouvernements précédents. En fait, on devrait moins légiférer et prendre plus de temps pour la concertation, élaborer de bonnes lois, et ensuite s'y tenir. Abroger par idéologie n'est pas une bonne chose, même si le problème des retraites reste entier et qu'il faudra intervenir.
 
Vous dénoncez toujours le coup de barre à gauche toute du PS...
 
Je n'ai pas changé de position là-dessus. Je regrette en effet qu'une fraction du PS se laisse endormir par les sirènes de l'extrême gauche, qui se pose elle-même comme principe de ne pas gouverner. Les choses sont faciles quand il ne s'agit que du ministère de la démagogie ! Mais lorsqu'il s'agit de redresser le pays, c'est autre chose...
 
Le PRG, comme en 2002, aura-t-il un candidat en 2007 ?
 
Le PRG aura un candidat, sauf si – mais je commence à en douter – notre appel pour des primaires était entendu.
 
Vous-même, vous pourriez être ce candidat ?
 
J'ai toujours dis que je souhaitais que nous présentions le meilleur. Ça peut être Bernard Tapie ou Christiane Taubira. Mais il n'est pas impossible que finalement beaucoup de militants demandent que ce soit moi.
 
Propos recueillis par Rodolphe Geisler
26 mai 2006, (Rubrique France)

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Droits de l’Homme : des raisons d’espérer selon Amnesty International

26 Mai 2006 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

L’organisation a publié mardi 23 mai à Londres son rapport annuel sur les droits de l’Homme dans le monde.

Selon Irene Khan, secrétaire générale d’Amnesty International, une réelle prise de conscience émerge dans le monde sur le dossier des droits de l’Homme. "Nous voyons un changement dans l'opinion publique, a-t-elle déclaré. Les gouvernements, et parmi les plus puissants, sont amenés à rendre des comptes. Les gens protestent, par exemple contre l'érosion de l'interdiction de la torture. Nous avons vu en Europe l'indignation provoquée par les vols « secrets » de transports de prisonniers. La lutte contre l'impunité continue à gagner du terrain".

Mme Khan a souligné également le recul du "nombre global de conflits dans le monde", notamment en Afrique. D’autre part, d’après Amnesty International, 2005 a vu "l'une des plus grandes mobilisations de la société civile dans la lutte contre la pauvreté et dans le combat pour les droits économiques et sociaux". Une allusion entre autres aux concerts et manifestations qui ont marqué la campagne contre la pauvreté en marge du G8 de Gleneagles en Ecosse.

Cependant, Mme Khan s’est déclarée " optimiste, mais pas naïve". En effet, les droits de l’Homme ont continué à être malmenés en 2005, notamment en Afrique et au Proche-Orient. L’organisation aborde aussi le mépris des droits humains en Chine, en Russie, en Colombie et au Soudan, avec le drame de la province du Darfour.

Mais le rapport de 400 pages, qui liste 150 pays, dénonce aussi l’attitude des Etats-Unis, du Royaume-Uni et d'autres pays européens qui pratiquent la torture ou prennent des libertés avec les droits de l’Homme au nom de la "guerre contre le terrorisme". Pour Irene Khan, la fermeture de Guantanamo, "symbole de l'abus de pouvoir des Etats-Unis", ainsi que la fin des massacres et des viols au Darfour, sont les principaux objectifs d'Amnesty en 2006


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Les Français et l'hôpital

25 Mai 2006 , Rédigé par Béatrice Petit Publié dans #prglandes.org

 
Par ailleurs, les Français expriment un très fort attachement à la notion de service public hospitalier, sous-tendu par l'égalité d'accès aux soins et le refus très net de sa privatisation. Les Français disent par ailleurs leurs inquiétudes quant à l'avenir de l'hôpital public dont ils pensent qu'il ne dispose pas de moyens suffisants. Enfin, le débat relatif au modèle d'organisation du système hospitalier français, tendu entre les deux exigences de qualité des soins et de proximité, n'est pas véritablement tranché.
 
Les Français très attachés au service public hospitalier
 
Interrogés sur les services publics qui leur donnent le plus satisfaction, les Français placent assez nettement en tête les hôpitaux (43% de citations), devant EDF (35%), les mairies (33%) et l'assurance maladie (32%). Ils témoignent ainsi de leur attachement au service public hospitalier, attachement qui ne se dément dans aucune catégorie de la population. Relevons simplement des scores encore plus favorables parmi les femmes (46%), en zone rurale (47%) et dans les villes moyennes de 20 000 à 100 000 habitants (51%). L'agglomération parisienne se distingue cependant avec 32% de citations pour l'hôpital et 43% pour EDF. 
 
D'une façon générale, plus de huit Français sur dix (82%) continuent d'avoir une bonne opinion des hôpitaux publics, taux remarquablement stable depuis 2004. Même constat en ce qui concerne les cliniques privées : 74% de bonnes appréciations (+1 point). L'écart déjà mesuré en 2004 entre l'hôpital public et la clinique privée se maintient donc dans des proportions comparables (+ 8 points pour l'hôpital public), le secteur public hospitalier conservant une place privilégiée dans l'opinion des Français par rapport à l'offre de soins disponible.
 
La qualité des soins, point fort de l'hôpital public 
 
L'appréciation positive de la qualité des soins (83%, -1 point depuis 2004) reste le principal point fort de l'hôpital public aux yeux des Français. Ce jugement favorable repose également sur d'autres dimensions. 
Les services de maternité bénéficient d'une bonne image auprès des trois quarts des interviewés (72%, +1 point), alors que les cliniques privées perdent ici du terrain (59%, -4 points) ; L'accueil du patient est jugé favorablement par 71% des Français (-1 point). Sur ce point cependant, les cliniques privées continuent de jouir d'une appréciation plus positive (78%, +3 points).
 
Enfin, si on enregistre un léger progrès sur l'opinion à l'égard du service des urgences, un tiers des Français (33% contre 35% en 2004) en conservent une image dégradée. 60% (+3 points) sont d'avis contraire. 
Dans le détail, il faut noter que les jugements positifs sur l'hôpital public ont tendance à croître avec l'âge des personnes interviewées. Ce sont ainsi 69% des 18/24 ans qui louent la qualité des soins à l'hôpital pour 88% des plus de 65 ans. Ce phénomène s'observe moins sensiblement au sujet des cliniques privées, mise à part la prise en charge des plus démunis (27% de jugements positifs chez les 18/24 ans, mais 39% parmi les plus de 65 ans).
  
Interrogés sur les éléments qui caractérisent le mieux le système hospitalier français, les Français placent toujours netment en tête  le fait que l'hôpital soit accessible à tous, quel que soit son niveau de revenu (48%). Ce score marque néanmoins un recul de 7 points en deux ans, ce qui peut traduire un doute croissant sur la capacité de l'hôpital à répondre à cette exigence. 
 
Pour le reste, toujours au coude à coude, la liberté de choix de son établissement (17%), la proximité de l'hôpital (17%), et la possibilité de se faire hospitaliser dans des délais réduits (11%). L'exigence financière d'un faible coût pour le malade n'est citée que par 5% des Français.  
On constate par ailleurs que l'égalité d'accès arrive en tête dans toutes les catégories de la population, même si les jeunes y sont plus sensibles que leurs aînés (61% parmi les 18/24 ans, contre 34% chez les plus de 65 ans). Les préférences partisanes restent également discriminantes mais elles ne remettent pas en cause la hiérarchie établie : 55% de citations parmi les sympathisants de gauche, 44% à droite.
  
Un refus massif de la privatisation
 
Les Français marquent très clairement leur hostilité à tout projet de privatisation des hôpitaux. En effet, seuls 15% d'entre eux s'y montrent favorables, quand 77% refusent cette perspective. Il faut par ailleurs préciser que plus d'un répondant sur deux (52%) se déclarent « pas du tout favorables » à cette évolution, y compris parmi les Français qui ont une mauvaise opinion de l'hôpital public. 
Ce front du refus transcende tous les clivages générationnel et socio-économique. Des écarts existent selon les préférences partisanes mais la majorité ne s'inverse jamais (10% des sympathisants de gauche acceptent la privatisation, quand 23% des sympathisants de droite s'y déclarent favorables). 
 
Dans le même temps, un manque de moyens largement déploré
 S'ils refusent la solution du transfert au secteur privé, les Français, dans leur grande majorité (85%), jugent insuffisants les moyens humains et financiers dont disposent actuellement les hôpitaux publics. Ils ne sont que 12% à les juger suffisants (dont 10% « plutôt suffisants »).
L'opinion des Français sur la question est à peu près homogène et à gauche comme à droite le diagnostic est comparable (80% des sympathisants de droite, 88% des sympathisants de gauche).  
Des Français plus partagés quant aux modèles d'organisation du système hospitalier
 
Si les Français sont quasi unanimes sur les principes fondamentaux qui doivent régir le fonctionnement du service public hospitalier - refus de la privatisation et égalité d'accès aux soins - ils sont nettement plus divisés sur la question de son mode d'organisation.
  
49% des Français disent ainsi souhaiter pour l'avenir de grands hôpitaux équipés de manière optimale, quitte à ce qu'ils soient plus éloignés du domicile, quand 45% préfèrent la proximité à l'équipement optimal des structures. L'opinion ne tranche pas clairement entre ces deux exigences et les résultats témoignent de la difficulté des Français à arbitrer entre un maillage dense du territoire et la qualité optimale des soins. 
Seuls les moins de 25 ans privilégient assez nettement un équipement optimal (à 60% contre 34%). Même constat parmi les sympathisants de droite (58% contre 37%) et dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants (55% contre 40%).
 
Au contraire, les revenus modestes restent attachés à la densité du maillage du territoire ; l'option des petites structures est ainsi choisie par 55% des personnes ayant moins de 1200 euros de revenus mensuels, alors que 41% d'entre elles optent pour les grands hôpitaux. 
 
Dans le détail, hommes et femmes ne sont pas attentifs aux mêmes critères objectifs : les femmes sont 65% à mettre l'accent sur la nécessaire présence d'un service de néonatalogie et de soins intensifs, alors que les hommes insistent davantage sur la proximité (58%). 
(Source TNS SOFRES)
 
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Pour les Radicaux de gauche, l'action politique, c'est d'abord un programme

24 Mai 2006 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #Les Communiqués

Le 22 mai, une délégation du Parti Radical de Gauche a rencontré une délégation du Parti Socialiste, en vue d'engager la réflexion sur l'élaboration d'une plate forme commune.
Le Parti Radical de Gauche, pour qui l'action politique républicaine doit d'abord reposer sur un programme, y défendra les dix priorités suivantes :

1/ La réforme des institutions. Le PRG tient à ce que soit engagée une réforme des institutions, visant notamment à l'indispensable limitation des pouvoirs de l'exécutif et à la restitution au Parlement de sa pleine compétence.

2/ La conception de l'économie. Pour le PRG, la gauche française doit enfin entrer dans la modernité et concevoir, avec la claire renonciation au dirigisme et au collectivisme, un modèle de développement économique et de progrès social fondé sur l'entreprise.

3/ Simultanément, le déploiement d'une économie associant les valeurs d'initiative individuelle, d'humanisme et de solidarité, doit se traduire par un projet de modernisation sociale de la grande entreprise. Celle-ci doit être conçue comme une communauté d'acteurs, dont les droits doivent recevoir une égale consécration, par des mesures tendant à une association des salariés à la gouvernance de l'entreprise ("la gouvernance partagée"), et à une répartition objective et équitable de ses produits entre salariés et actionnaires.
Le soutien à l'initiative individuelle doit être parallèlement encouragé par l'adoption d'un programme de développement de la petite entreprise.
Le soutien à l'économie sociale doit se traduire par l'adoption d'un code de l'économie sociale.

4/ S'agissant de l'orientation générale des politiques économiques, le PRG tient pour indispensable le maintien d'un objectif ambitieux de croissance économique, vecteur essentiel du progrès social interne et du rattrapage économique des pays en retard de développement. Le PRG s'oppose à toute idée de croissance zéro ou de décroissance, comme à tout projet qui prétendrait fonder l'avenir de l'humanité sur le rejet du progrès scientifique et technique.
Pour le PRG, la croissance doit s'apprécier, non seulement en termes économiques et financiers, mais aussi en termes sociaux et environnementaux.

5/ Le PRG est résolument en faveur de l'emploi durable dans l'entreprise. Celle-ci étant toutefois exposée aux aléas du marché, alors que tout individu a droit à la protection économique et sociale de la collectivité, il propose de fonder l'organisation sociale du parcours d'activité sur le double contrat. En même temps qu'il conclut un premier contrat avec une entreprise, le salarié en conclut un second avec un grand service public des ressources humaines. Celui-ci, associant Etat, collectivités territoriales, grands groupes de sociétés et groupements d'entreprises, doit assurer la protection de chacun face au risque de perte d'emploi, en termes de formation, d'offre de nouvelle activité, de garantie de la couverture sociale et, dans une limite soutenable, de pérennité de rémunération.
La formation, initiale et continue, assurée dans le respect des principes d'égalité et de laïcité, doit être un vecteur essentiel de la lutte contre toutes les formes d'exclusion.

6/ Budget-fiscalité. Le PRG est partisan d'une conduite responsable de la politique budgétaire, refusant les facilités d'un report des difficultés sur les générations futures par un excès d'endettement. Il est en faveur d'un renforcement des moyens financiers de l'Etat, aujourd'hui l'un des plus démunis d'Europe. La dérive de la dépense sociale doit être contrôlée par une réforme de l'organisation de la protection sociale, dont l'équilibre doit être assuré par une réforme de son mode de financement.
L'indispensable effort fiscal doit reposer sur le rétablissement de sa juste répartition, au moyen d'une grande réforme, visant à fusionner par étapes en un vaste impôt personnel et progressif l'IR, la CSG et les cotisations sociales obligatoires. Le traitement fiscal des revenus des salariés et des actionnaires doit être rapproché. Parallèlement devra être entreprise la modernisation de la fiscalité des sociétés, par l'institution d'un impôt sur les bénéfices de type mondial et consolidé, évitant les délocalisations fiscales, et comportant une différenciation tarifaire permettant de favoriser l'emploi.

7/ Europe. Le PRG estime urgente une relance de la construction européenne. Afin de surmonter l'opposition, à gauche, entre adversaires et partisans de la Constitution européenne, il propose la substitution au projet de Constitution d'un simple projet de Traité, reprenant les parties I (réforme des institutions) et II (Charte des droits fondamentaux) du projet de Constitution, indispensables au fonctionnement de l'Europe à 25 comme au progrès des droits et libertés, et le renvoi à des approfondissements ultérieurs de la troisième partie (régulations économiques).
Pour le PRG, l'Europe doit par ailleurs s'ouvrir à la Turquie et aux pays des Balkans, et y favoriser la garantie des droits de l'Homme et le respect des diversités culturelles.

8/ Sur les questions de société, le PRG demande qu'une priorité nationale soit accordée à l'objectif d'intégration républicaine des jeunes générations issues de l'immigration. Celui-ci doit être poursuivi, dans le respect d'un climat de confiance et de protection des libertés individuelles, par les moyens privilégiés de la formation et de la lutte contre les discriminations.
Il réaffirme son engagement en faveur du droit de vote aux élections locales des étrangers non européens, ayant leur résidence durable en France et y acquittant leurs impôts.
Il souhaite que s'engage le débat sur la fixation du droit de vote à 17 ans.

9/ Outre-mer. Le PRG regarde les collectivités françaises d'outre-mer comme des lieux où doivent s'affirmer avec une force égale le nécessaire déploiement des libertés et des cultures locales et l'esprit de solidarité républicaine. Il les regarde aussi comme des modèles de construction de sociétés multiculturelles, pouvant utilement inspirer la France métropolitaine. Pour leur développement économique, le PRG est en faveur de vigoureuses mesures de soutien aux secteurs productifs et innovants, plutôt que de promesses illusoires de transformation des DOM en autant de paradis fiscaux ou autres « zones franches globales ».

10/ Sur les questions d'immigration et de développement, le PRG considère comme nécessaire et prioritaire la définition d'une grande politique européenne de cohésion pour l'Afrique, dont la France doit être l'un des promoteurs, capable d'opérer une mise à niveau des PMA africains comparable à celle qui a permis, en 20 ans, le rattrapage économique de l'Espagne, du Portugal, de la Grèce ou de l'Irlande.

 

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Communiqué

23 Mai 2006 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #Les Communiqués

La visite à Bergerac d’un premier Ministre devrait être un honneur pour cette Ville, mais celle de l’actuel Premier Ministre résonne comme une provocation.
 
Provocation envers tous les salariés de Dordogne et d'Aquitaine, qui conscients de l'évolution dramatique de l'emploi s'identifient aux milliers de laissés pour compte de la SOGERMA, que le 1er ministre de la France oubli en tergiversant dans l'attente des réactions des partis de Gauche et des syndicats. Après l'échec retentissant du CPE, Mr de Villepin continue sa gestion autoritaire et décalée, entraînant un fort mécontentement croissant jusque dans les membres de sa propre majorité.
 
Plus grave ; à l’invitation de Daniel Garrigue, Maire de Bergerac,  qui a bien besoin d’aide pour assumer ses responsabilités cumulées de Maire, Député, Président de la Communauté des communes,...le Premier ministre se rendra à une réunion consacrée à « la vie quotidienne et au maintien à domicile des personnes âgées" . 
 
Messieurs de Villepin et Garrigue semblent oublier que les charges financières de plus en plus lourdes ont été transférées par un Etat impécunieux aux régions et aux départements par la droite, dès son arrivée au pouvoir ; l’aide aux personnes âgées à domicile en fait parti.
 
Peut être serait-il plus approprié à la situation locale que Monsieur le Député Maire focalise son énergie et celle du Premier ministre, pour la sauvegarde du service de réanimation de l’hôpital de Bergerac et des emplois menacés dans notre vallée, plutôt que d’inaugurer un rond point !
 
Les Radicaux de gauche d’Aquitaine s’associent aux Radicaux de Dordogne et au Cercle de Bergerac pour dénoncer ce mépris affichés vis-à-vis des Bergeracois, mais aussi de l’ensemble des Aquitains.
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La Gauche Moderne ! les propositions du Parti Radical de Gauche

22 Mai 2006 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

Une fois par semaine, nous allons détailler quelques propositions du PRG directement tirées de son programme pour les prochaines échéances électorales.

Aujourd'hui :

L'ENTREPRISE AU COEUR D'UNE ECONOMIE EQUITABLE

Ni dictature des marchés mondialisés, ni économie d'état planifiée ! Les Radicaux de Gauche proposent de réguler la croissance économique créatrice d'emplois et de richesse grace à une gouvernance mondiale à construire, prenant en compte des objectifs sociaux, environnementaux et civiques ; l'Union Européenne devant être le socle à partir duquel les initiatives allant en ce sens doivent être prises.

La gauche moderne doit placer l'entreprise au coeur de sa réflexion économique et sociale. Elle est lieu de création et de partage des richesses, de convivialité et d'expression des valeurs humaines.

Il s'agit de faire évoluer par la législation au niveau national et européen, les statuts de l'entreprise pour la faire passer d'une société de capitaux à une organisation d'acteurs humains et de moyens financiers qui se partagent raisonnablement la valeur ajoutée collectivement créée.

REFONDER LES RELATIONS ENTRE LES ACTEURS DE L'ENTREPRISE 

. Un Code du "travail" et un corpus de Droits des Sociétés rénovés et mieux intégrés l'un à l'autre. Il devra désormais mieux tenir compte de toutes les nouvelles formes d'organisations du travail, y compris lorsque les salariés sont dispersés entre une multidute de structures.

. Le Code du Travail doit placer le contrat de travail dans un champ relationnel plus équilibré entre employeurs et salariés.

. Le Droit des Sociétés doit définir l'entreprise comme un champ d'action économique entre partenaires apporteurs de capitaux, d'éléments matériels et immatériels et de capacité de travail ; la forme juridique de l'entreprise associative doit y être définie.

. Une loi traitant du statut et des rôles des différents partenaires dans l'entreprise doit donc être élaborée. Des incitations fiscales et sociales seront créées pour favoriser l'essor de sociétés constituées sur un modèle fondé sur la confiance plutôt que qur la confrontation des acteurs.

. Le développement des entreprises "d'économie sociale" agissant dans le champ de délégation de services publics doit être encouragé.

. Un code des entreprises d'économie sociale doit être adopté.

REFORMER LA GOUVERNANCE DES GRANDES ENTREPRISES

. Au sein des grandes entreprises, particulièrement celles qui sont cotées en bourse, la démocratisation de l'actionnariat doit s'accompagner d'une démocratisation de la gouvernance à laquelle s'imposent des obligations de transparence et de communication en convergence avec l'évolution des réglementations internationales.

. Plus généralement, la gouvernance d'entreprise doit témoigner de la diversité des acteurs humains qui participent à son fonctionnement, tout en respectant les besoins de l'organisation et les objectifs de production qu'elle oriente et dirige.

. La représentation des salariés dans les conseils d'administration des grandes entreprises répond à un souci d'efficacité partenariale. Le cumul des mandats d'administrateurs de grandes entreprises doit être plus strictement limité.

. Une meilleure complémentarité des rôles doit être trouvée entre le Conseil d'administration ou Conseil de surveillance et le Comité d'Entreprise. Plus largement, il s'agit de concilier les intérêts du capital financier et celui du capital humain au sein d'une "Entreprise à Gouvernance Partagée" dont le modèle doit être élaboré et discuté.

ASSURER LE PARTAGE EQUITABLE ET RATIONEL DU PRODUIT DE L'ENTREPRISE

. L'augmentation des profits doit générer une augmentation simultanée des salaires et des dividendes selon une clé de répartition objective et rationnelle. Les dividendes doivent naturellement rémunérer le capital investi et le risque pris, tout en permettant la poursuite du développement de l'entreprise.

. L'intérêt bien compris d'une économie dont la croissance générale repose sur la consommation et l'augmentation du pouvoir d'achet devrait être un argument convaincant en faveur de cet objectif. Plus d'égalité, et davantage de rationalité, doivent présider à la répartition. S'y ajoutent une fiscalité adaptée et des aides sociales aux effets mesurés.

. La loi, qui prévoit déjà la fixation d'un salaire minimum, peut déterminer le montant maximum de la rémunération susceptible d'être versée dans une entreprise à ses dirigeants. La limité fixée doit évidement prendre en compte une variété de critères et conserver au dirigeant la perspective d'une contrepartie financière substantielle, à la mesure de ses mérites, de ses responsabilités et de sa prise de risques personnels mais inclure également l'impact social et sociétal de ses décisions de gestions.

METTRE L'ENTREPRISE AU SERVICE DE L'EMPLOI...

. La sibstitution à la masse salariale versée, de la valeur ajoutée produite par l'entreprise, en tant que base de financement, pour la part "entreprise", de la protection sociale, contribuerait à donner l'emploi comme objectif aux entreprises.

. Une autre voie pourrait être celle d'une obligation de mise en réserve d'une part des bénéfices rééalisés, dans le cas de compression d'effectif accompagnant une situation objectivement durable de profitabilité.

. Une taxe sélective sur l'emploi applicable aux bénéfices des entreprises rentables qui licencient est à créer.

. La substitution d'un régime d'imposition mondiale et consolidée à l'actuel régime d'imposition territoriale des bénéfices des sociétés permettrait ainsi de réduire considérablement le risque de "délocation fiscale".

. L'évolution de la fiscalité doit se considérer dans une perspective d'harmonisation européenne, de répartition équitable des profits et de stimulation de l'emploi stable pour tous.

...ET FAVORISER L'EMPLOI DURABLE

. Les entreprises doivent être incitées à l'emploi des jeunes, non par l'allongement de la période d'essai, la possibilité de licencier sans motif, ou toute autre forme de précarité particulière, mais par les allègemennts de charges, lorsqu'ils sont nécessaires. L'emploi, dans le respect du droit commun du travail, d'un jeune de moins de 26 ans inscrit au chômage depuis au moins quatre mois doit être favorisé par l'exonération totale des charges sociales correspondantes pendant deux ans, dans la limite d'un salaire égal à 1.3 fois le SMIC; Une sortie dégressive de la période d'exonération complète doit être ensuite organisée.

. Les emplois jeunes doivent être rétablis dans le secteur public et largement étendus au secteur associatif.

. En cas de perte d'emploi faisant suite à une difficulté économique démontrée, UN GRAND SERVICE PUBLIC DES RESSOURCES HUMAINES, associant Etat, collectivités publiques et groupements d'acteurs économiques, doit assurer le complément de formation utile et la réinsertion professionnelle des personnes concernées, et garantir leur rémunération.

.Les groupements ou coopératives d'emploi entre entreprises d'un même secteuyr professionnel, permettant, en cas de défaillance de l'une d'elle, la reconversion rapide du salarié privé d'emploi, sans remise en cause de ses droits, doivent être encouragés.

. La garantie du parcours d'activité sécurisé doit ainsi reposer sur le DOUBLE CONTRAT :

Celui qui lie le salarié à l'entreprise, dont il doit être par principe un acteur durable, ayant vocation à participer à son développement et à partager ses produits.

Celui qui lie le service public à chaque individu, qui doit être assuré tout au long de son existence, au titre de son activité ou pendant ses temps de formation, de conditions d'existence dignes et d'une protection sociale continue.

FAIRE DU CONSOMMATEUR UN VRAI PARTENAIRE DE L'ENTREPRISE

. Les Radicaux de Gauche demandent à ce sujet qu'un "Protocole de la production raisonnée" soit proposé par la France à l'Union Européenne puis, par celle-ci, aux Instances Internationales.

. Les Radicaux de Gauche demandent que les organisations régionales et internationales, l'OMC en particulier, mettent en place des systèmes de labellisation des circuits de production et de commercialisation équitables pouvant, du coup, recevoir des aides privilégiées des Organisations Internationales de Financement.


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