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Fédération des Landes du Parti Radical de Gauche

L'envoyé de l'ONU a rencontré l'opposante birmane Aung San Suu Kyi

30 Septembre 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

Aung-San-Suu-Kyi.jpgwebmaster_220.gifL'émissaire spécial de l'ONU, Ibrahim Gambari, a rencontré dimanche à Rangoun l'opposante birmane Aung San Suu Kyi, a annoncé à l'AFP un responsable de la sécurité.

"Ils se sont entretenus pendant environ une heure et 15 minutes", dans un bâtiment gouvernemental, a déclaré cette source.

La dernière rencontre entre M. Gambari et Mme Suu Kyi remontait à novembre 2OO6.

Le diplomate nigérian avait dit espérer obtenir des "progrès" en se rendant en Birmanie tandis que la communauté internationale exprimait sa colère face à la répression d'une série de manifestations pacifiques à Rangoun.

Mme Suu Kyi, 62 ans, assignée à résidence depuis 2003, a été privée de liberté pendant la majeure partie des 18 dernières années. Elle est lauréate du prix Nobel de la paix.

M. Gambari avait rencontré samedi des dirigeants de la junte dans la nouvelle capitale Naypyidaw, ville nouvelle située à plus de 400 kilomètres au nord de Rangoun, selon des sources diplomatiques.

"Il a rencontré des responsables de la junte, y compris semble-t-il le généralissime Than Shwe", le numéro un du régime birman, a dit à l'AFP un diplomate.

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Réquisitoire de deux chercheurs contre les chiffres de la délinquance

30 Septembre 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

d--linquence.jpgwebmaster_220.gifDeux chercheurs dressent, dans un livre à paraître jeudi, un réquisitoire contre les chiffres officiels de la délinquance en France, un sujet tabou dans la police, y voyant une "manipulation" et une "instrumentalisation".

"Le système triche avec ces chiffres, c'est une manipulation", a affirmé à l'AFP Jean-Hugues Matelly, chercheur à l'Institut d'études politiques (IEP) de Toulouse, co-auteur avec Christian Mouhanna, chercheur au CNRS, du livre "Police, des chiffres et des doutes" (Editions Michalon).

Le livre est une charge sans concessions contre la façon dont le ministère de l'Intérieur traite et rend publics les chiffres de la délinquance.

Il fourmille de tableaux et de témoignages de policiers et de gendarmes anonymes illustrant la thèse des auteurs.

Ceux-ci, - dont l'un est par ailleurs gendarme en exercice -, estiment que policiers et gendarmes travaillent "sous pression". Ils dénoncent les "faiblesses structurelles" et "l'instrumentalisation" des statistiques pour "montrer que la politique du gouvernement réussit".

"Les chiffres de l'Intérieur sont aberrants", a ainsi estimé auprès de l'AFP M. Matelly.

Mouhanna et Matelly fustigent en particulier la façon "d'utiliser les chiffres en vue de servir une stratégie particulière".

"Chacun cherche à optimiser la situation", écrivent-ils, ajoutant que les "pratiques d'enregistrement (des statistiques) offrent nombre de failles, de possibilités de contournement" ou "d'évitement (...) sans le moindre contrôle externe".

"On triche plus depuis 12 ans", affirme M. Matelly, tout en nuançant son propos, dans son livre, selon les périodes, celle du gouvernement Jospin (1997-2002) et celles des gouvernements Raffarin et Villepin (2002-2007) lorsque M. Sarkozy a été ministre de l'Intérieur.

Sous Jospin, selon les auteurs, il y a eu "peu de motivation pour fournir de bons chiffres" et le "pouvoir politique en place (a été) sanctionné à l'élection présidentielle de 2002".

C'est l'inverse, argument-ils, sous les gouvernements suivants où "le système politique triche plus", selon eux.

Les auteurs énumèrent les "techniques de manipulation": "refus d'enregistrer une plainte", "déqualification d'une infraction de délit en contravention" (non prise en compte dans les statistiques), "regroupement de plusieurs délits sous un seul procès-verbal et en un seul comptage statistique" pour éviter toute hausse des +stats+, comme on appelle les chiffres de la délinquance dans le jargon policier.

"C'est bidon les stats", dit un gendarme dans le livre. "C'est un vrai problème de démocratie" et le "sujet est tabou", affirme de son côté M. Matelly.

Interrogé par l'AFP, Alain Bauer, le président de l'Observatoire national de la délinquance (OND) juge que l'outil de recueil des infractions, "l'état 4001", n'est pas satisfaisant. Il rappelle qu'il l'a toujours dénoncé sans employer les termes des auteurs.

Créé en 2003 par M. Sarkozy, l'OND, organisme indépendant situé dans des locaux du ministère de l'Intérieur, s'est vu confier "dans un souci de transparence" la maîtrise de la publication officielle des +stats+.

"Il n'y a aucune bonne solution", a estimé Bauer, pour qui le travail des deux chercheurs est "parcellaire".

Il cite en exemple les enquêtes de victimation (travail auprès des victimes d'infractions) de l'OND montrant, en 2005, que la délinquance est "trois fois supérieure aux chiffres officiels".

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Birmanie, Somalie et Irak, pays les plus corrompus

29 Septembre 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

Transparency-International.gifwebmaster_220.gifL’organisation non gouvernementale (ONG) Transparency International (TI) a publié mercredi 26 septembre son classement du degré de perception de corruption.

L'indice de perception de la corruption est établi grâce à des sondages réalisés auprès d'hommes d'affaires et de spécialistes. Il va de 10 pour un Etat considéré comme "propre" à zéro pour un Etat où la corruption est perçue comme "rampante".

Selon TI, ONG basée à Berlin, le Danemark, la Finlande et la Nouvelle Zélande (9,4) sont en tête d’un classement de 180 pays. L’Irak (1,5), la Somalie et la Birmanie (1,4) ferment la marche. La France est classée 19e (7,3), juste devant les Etats-Unis (7,2) et la Belgique (7,1).

Le classement confirme le lien entre la pauvreté et la corruption. Près de 40% des pays avec un indice de moins de 3 sont classés comme "pauvres" par la Banque Mondiale. Cependant, "il ne s'agit pas simplement d'un problème inhérent aux pays pauvres, les riches et les pauvres partagent cette lourde responsabilité", selon Huguette Labelle, la présidente de TI, qui s’est exprimée mercredi lors d'une conférence de presse à Londres.

Elle a dénoncé la complaisance des pays riches, la pratique du secret bancaire ainsi que le rôle de certaines multinationales. "Il n'est plus acceptable que la corruption soit un moyen de faire des affaires", a-t-elle déclaré.

Si des progrès sont réalisés en Afrique, notamment au Nigeria, au Ghana et au Mali, le coût de la corruption y dépasse "largement le montant de l'aide au développement", rapporte Huguette Labelle.

Par ailleurs, la corruption est en recul en Europe de l’Est, selon TI, qui explique ce phénomène par l’adhésion ou la perspective d’adhésion à l’Union européenne.

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Pas de taux de chômage communiqué en août

28 Septembre 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

Chomage.jpgLe nombre de demandeurs d'emploi inscrits fin août à l'ANPE a augmenté de 0,6% à 1,970 million, a annoncé jeudi le ministère de l'Emploi qui, après des mois de polémiques, n'a pas communiqué d'estimation mensuelle du taux de chômage BIT, seule référence admise au plan international.

Fin août, il y avait 1.970.600 inscrits à l'ANPE en catégorie 1, un baromètre en hausse de 0,6% (+11.800) par rapport à juillet en données corrigées des variations saisonnières. Sur un an, il reste en baisse (-8,8%).

La catégorie 1 de l'ANPE retient les personnes cherchant un emploi à temps plein en CDI et qui n'ont pas travaillé plus de 78 heures dans le mois écoulé.

Pour la première fois, après des mois de polémiques depuis Noël, le ministère n'a pas publié d'estimation mensuelle du taux de chômage dans la population active au sens du Bureau international du travail (BIT).

Ce taux sera désormais publié tous les trois mois selon un mode de calcul et de pondération revu, conformément à un rapport remis lundi à la ministre de l'Economie et de l'Emploi Christine Lagarde.

Le rapport avait été commandé après les élections aux inspections des finances (IGF) et des affaires sociales (IGAS) pour tenter de sortir de la crise avivée par la période électorale et l'absence de publication de l'enquête emploi 2006 de l'Insee, attendue en mars.

"Dans un souci de transparence" et suivant le rapport, Mme Lagarde a jugé "important" de continuer à rendre compte chaque mois du niveau des inscriptions à l'ANPE. "Sans que cela fasse nécessairement l'objet de grand messe ou de commentaires divers et variés", a-t-elle dit, en écho aux économistes et statisticiens qui jugent les variations mensuelles peu significatives.

Le collectif "Les autres chiffres du chômage" (ACDC) a salué l'arrêt de la publication mensuelle du taux, mais a jugé "précipitée" la décision de l'Insee "d'adopter sans débat des changements de calcul".

Les chiffres de l'ANPE "sont intéressants pourvu qu'on ne leur donne pas un sens qu'ils n'ont pas. Ils indiquent le nombre d'inscrits ANPE, pas le nombre de chômeurs", a rappelé Thomas Coutrot, l'un des statisticiens du collectif au coeur de la fronde.

Les chiffres de l'ANPE sont éminemment sensibles aux changements intervenus depuis 2005 dans le service public de l'emploi, promis à une fusion prochaine avec l'Unedic (assurance chômage). Ils ont surestimé d'environ 20% la baisse du chômage ces dernières années, selon le rapport IGF/IGAS.

En août, l'ANPE a enregistré une hausse du nombre d'inscrits de 0,9% chez les 25-49 ans (-8,7% sur un an) et de 0,4% pour les plus de 50 ans (-10,5% sur un an).

Seuls les jeunes actifs de moins de 25 ans, qui connaissent un chômage élevé, surtout les hommes peu qualifiés, ont tiré leur épingle du jeu avec une baisse de 0,3% du nombre d'inscrits (-7,8% sur un an).

Pour la première fois depuis de longs mois, le nombre de demandeurs d'emploi de longue durée (inscrits depuis au moins un an) est en hausse.

"Il n'y a pas lieu de s'inquiéter outre mesure", a réagi Christian Charpy, le directeur général de l'ANPE dans les Echos à paraître vendredi. "Août a été mauvais, car les conditions climatiques ont pesé sur l'activité estivale".

Si on ajoute à la catégorie 1, les chômeurs prêts à accepter un temps partiel ou un CDD, la tendance s'incrit à la baisse, de 0,3% à 2,098 millions de personnes fin août.

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La Commission des Lois du Sénat dit non à l’amendement sur les tests ADN, les JRG approuvent ce choix.

28 Septembre 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #Les Communiqués

autocollant-2007.jpgCommuniqué des JRG

La Commission des Lois du Sénat dit non à l’amendement sur les tests ADN, les JRG approuvent ce choix.

Après avoir suscité beaucoup de réactions chez les citoyens, la question du test ADN dans le cadre du regroupement familial et de l’obtention du visa divise à présent le Parlement. L’amendement à l’article L.111-6 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile prévoit la possibilité pour les agents diplomatiques et consulaires de proposer aux individus des tests ADN afin de confirmer ou d’infirmer des liens de parentés.

Les JRG se sont exprimés, le 19 septembre dernier, contre cette mesure qui « va à l’encontre de l’éthique et des libertés individuelles puisqu’elle fait abstraction de la filiation juridique au profit de la filiation biologique ». Déposé par le député Thierry Mariani et adoptée mercredi 19 septembre tard dans la nuit, cet amendement ne recueillera finalement pas l’aval de la Commission des lois qui l’a rejeté.

Les jeunes radicaux tiennent également à faire part de leur satisfaction quant au rejet de cet amendement, mais demeurent opposés à l’adoption des 27 autres dispositions visant à durcir la législation existante. Nous déplorons l’attitude des gouvernants passés maîtres dans la « politique spectacle » qui nourrissent l’espoir ou qui feignent de croire (et c’est encore plus grave) que les flux migratoires pourront être contrôlés via une législation répressive visant à satisfaire avant tout les franges les plus « conservatrices de la droite ».

Les sénateurs ont pu tempérer le gouvernement et par extension le Chef de l’Etat qui, avant son élection, avait fait de l’immigration l’un de ses thèmes de prédilection en l’associant malencontreusement à l’identité nationale. Le Sénat remet au centre de la vie publique la contradiction, indispensable à la bonne santé démocratique de notre pays et si durement mise à mal par un hyperprésidentialism
e médiatique.

Nacer Nemer
Délégué national aux questions de sécurité

Communiqué JRG
Contact :
infos@riposte-radicale.org

13, rue Duroc
75007 PARIS

www.
partirepublicai
ndegauche.com

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la commission des Lois du Sénat rejette les tests ADN

27 Septembre 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

adn.jpgwebmaster_220.gifMercredi, la commission des Lois du Sénat a supprimé l’article « polémique » du projet de loi, de Brice Hortefeux, sur la maîtrise de l’immigration. Cet article, qui prévoit le recours à des tests ADN pour les candidats au regroupement familial, a été amendé par 24 voix contre 13 par la commission. Le Sénat examinera le texte à partir du 2 octobre prochain.

L’article sur l’instauration de tests génétiques avait suscité une vive polémique au sein de la classe politique. Ce mercredi, c’est une semi victoire pour les socialistes. « Les sénateurs socialistes (...) se réjouissent de cette position de la Commission des lois. Elle est conforme à la vision qu’ils se font de la France, de ses valeurs républicaines et de son image de pays des droits de l’homme », a déclaré Jean-Pierre Bel, le président du groupe PS au Sénat, dans un communiqué.

La suppression de l’amendement ne contente pas que la Gauche. Lundi, Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre et actuel sénateur UMP de la Vienne, avait affirmé avoir « le sentiment » que les élus de la chambre haute supprimeraient l’article controversé lors de la séance. Au micro de France Inter, l’ancien Premier ministre avait expliqué, en début de semaine, ne pas croire que « le lien biologique soit le lien exclusif de la structure familiale » et qu’« il eût été meilleur d’attendre 2009, c’est-à-dire la loi bioéthique, pour cadrer ce dossier ». Quant à Martin Hirsh, le Haut commissaire aux solidarités actives, il avait encouragé les élus à abroger l’article.

Un amendement incompatible avec la loi sur la bioéthique

Le 20 septembre, l’Assemblée nationale votait l’article par 91 voix contre 45. François Fillon, le Premier ministre, conscient des probables dérives de l’article, l’avait au préalable fait modifier par le gouvernement. Peut-être afin de respecter la loi sur la bioéthique du 6 août 2004… Il avait ajouté le « caractère nécessairement volontaire du recours » aux tests ADN, et le « remboursement du coût du test si la filiation est bien établie ». Et enfin, une période d’expérimentation de deux ans.

A l’origine de cet amendement controversé, Thierry Mariani, député UMP du Vaucluse. Ce dernier qui préconisait l’instauration de tests ADN pour les candidats au regroupement familial, avait suscité la polémique et l’indignation du corps scientifique et des associations des Droits de l’Homme. D’abord pour des raisons éthiques, s’imposant notamment comme une atteinte aux libertés individuelles, ensuite, parce que ce test génétique facultatif, réalisé à la demande, a un coût non négligeable et est donc doublement discriminatoire.

Même si les députés ne sont pas du même avis que les élus de la commission des Lois du Sénat, reste à attendre la confirmation des sénateurs, afin que puisse être supprimé l’amendement Mariani du projet de loi relatif à l’immigration. C’est le 2 octobre prochain que le texte sera examiné en séance publique, au Sénat. Tout est encore possible, au regard de la composition du Sénat, où l’UMP n’a pas la majorité absolue.

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Intervention de Sylvia Pinel à l'Assemblée nationale sur le projet de loi instituant un contrôleur général des lieux de privation de liberté

26 Septembre 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #Travail Parlementaire

sylvia-pinel.jpgwebmaster_220.gifIntervention de Sylvia Pinel - Députée PRG du Lot et Garonne - à l’Assemblée nationale sur le projet de loi instituant un contrôleur général des lieux de privation de liberté.

Parce qu’« une société, disait Albert Camus, se juge à l’état de ses prisons », il est devenu urgent d’agir et de sortir enfin l’univers carcéral de la profonde crise dans laquelle il se trouve enfermé depuis plus de trente ans.

Je n’étais pas encore née, mes chers collègues, que déjà des associations, des avocats, des hommes et des femmes politiques s’engageaient en faveur de l’amélioration des conditions de détention et se mobilisaient pour le retour de la dignité humaine aussi bien derrière les barreaux des prisons que derrière les murs des hôpitaux psychiatriques.

Mais depuis, force est de constater que la situation dans ces établissements n’a cessé de se dégrader, tout comme elle n’a cessé d’être régulièrement dénoncée. On ne compte plus les rapports qui dressent tous le même constat accablant. L’un des derniers en date est celui du Commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe qui, en 2006, plaçait la situation de nos prisons au premier rang des atteintes aux droits de l’Homme en France. Il rejoignait ainsi les conclusions des sénateurs Hyest et Cabanel qui en 2000 avait rédigé un rapport au titre éloquent : « Prisons : une humiliation pour la République ».

Madame la Ministre, combien de temps encore allons-nous faire l’économie d’une grande loi pénitentiaire accompagnée de l’ambition et des moyens nécessaires ? Un projet de loi est annoncé pour bientôt, mais alors pourquoi ne pas y avoir inclus le contrôle indépendant des lieux de privation de liberté ?

Vous appartenez, Madame la Ministre, à une majorité qui depuis plus de cinq ans trouve toujours du temps pour faire voter des lois sur la récidive et la délinquance, des lois qui inexorablement accroissent la surpopulation carcérale, mais jamais pour présenter devant le Parlement la grande loi pénitentiaire attendue depuis des années sur tous les bancs de cet hémicycle.

Faut-il rappeler que ce contrôle est réclamé par l’Observatoire international des prisons depuis 1998, et que différentes propositions de loi sur le sujet attendent d’être adoptées depuis des années ?

L’instauration nécessaire d’un Contrôleur général des lieux de privation de liberté sera un outil supplémentaire pour percevoir encore mieux la triste réalité de nos prisons, de nos centres de rétention ou encore de nos hôpitaux psychiatriques. Mais, au-delà de sa mission d’alerte, le contrôleur ne suffira pas à changer en profondeur la situation, a fortiori s’il ne dispose pas d’un pouvoir d’injonction. Alors, en attendant une loi globale sur l’enfermement dans notre pays, quelles sont les conditions de l’efficacité de ce contrôle, et comment peut-on en améliorer le dispositif ?

En premier lieu, si l’indépendance du contrôleur général semble assurée par son statut d’autorité administrative indépendante, il reste à renforcer son autorité véritable en encadrant davantage sa nomination. Des amendements aussi bien de notre commission que de mon groupe SRC vont dans ce sens.

En second lieu, au-delà de son autorité morale et de ses qualités personnelles irréprochables, le Contrôleur doit bénéficier de pouvoirs larges et étendus. C’est ainsi qu’il doit disposer du pouvoir de se rendre quand il le souhaite dans les établissements de son choix, de même qu’il doit pouvoir s’entretenir avec toute personne susceptible de l’éclairer, et avoir accès à tous les documents qu’il jugera utiles de consulter. C’est pourquoi, je suis opposée aux trop nombreuses formes de restriction contenues dans le texte. Bien entendu, le Contrôleur et ses collaborateurs
doivent être soumis au secret professionnel, comme le prévoit du reste l’article 4. Quant à l’accès au secret médical il serait très utile pour
renforcer l’efficacité du contrôle. Ne serait-il pas possible de permettre cet accès pour des cas bien précis ? La notion de « secret partagé » n’offre-t-elle pas des garanties ?

Le projet de loi prévoit un contrôle trop restreint et en deçà du nécessaire. Il manque d’ambition, mais pire encore : il est très méfiant à l’égard de la future institution. Aussi, j’ose espérer que notre assemblée adoptera certains amendements de suppression.

De même qu’en matière de saisine du Contrôleur général, c’est bien le droit d’amendement des parlementaires qui peut permettre son élargissement. Les sénateurs ont fort utilement ouvert la saisine aux autres autorités indépendantes. Il nous reste, mes chers collègues, à permettre au Contrôleur de bénéficier de la réciprocité en lui offrant la possibilité de saisir ces mêmes institutions.

En troisième lieu, après l’indépendance et les pouvoirs du Contrôleur, reste la question de ses moyens et de la suite donnée à ses contrôles. Il est indispensable qu’il dispose, dès son installation, de crédits adaptés et donc de moyens pour recruter suffisamment de contrôleurs pour visiter chaque année les 6 000 lieux couverts par son champ d’action.

Enfin, comment faire en sorte que ses travaux permettent des améliorations véritables ? J’estime avec plusieurs de mes collègues que la publicité de ses avis et de ses propositions doit être automatique. Aussi, les parlementaires doivent, comme le Gouvernement, pouvoir se faire les relais législatifs des recommandations du Contrôleur.

Toutefois, la publicité suffira-t-elle ? Pour ma part, je reste convaincue qu’il est nécessaire de donner au Contrôleur un pouvoir d’injonction pour les atteintes les plus graves aux droits de l’Homme, faute de quoi il serait affaibli. Car le risque est grand de voir le Contrôleur général rejoindre les nombreuses autorités administratives indépendantes qui prolifèrent et dont on se demande parfois à quoi elles servent.

Le risque est grand… et par conséquent, le doute est permis. Y a-t-il, Madame la Ministre, de la part du gouvernement une réelle volonté politique d’instaurer un contrôle des lieux de privation de liberté ? N’est-ce pas plutôt le besoin formel de satisfaire à une exigence internationale qui nous réunit aujourd’hui ? Le sort qui sera réservé à certains de nos amendements apportera la réponse à ces questions, tout comme il déterminera le vote des députés Radicaux de gauche.

Madame le Garde des Sceaux, le temps est venu de s’interroger sur la place de l’enfermement dans notre société, le temps est venu de changer la prison.
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la répression du mouvement pro-démocratie a commencé en Birmanie

26 Septembre 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

birmanie.jpgwebmaster_220.gifLa junte militaire en Birmanie a commencé mercredi à réprimer le mouvement pro-démocratie qui agite le pays, en imposant un couvre-feu, en procédant à des dizaines d'arrestations et en chargeant à coups de bâtons et de gaz lacrymogène des manifestants, selon des témoins.

La police et l'armée birmanes ont tiré en l'air et ont fait usage de gaz lacrymogène mercredi dans le centre de Rangoun, où des milliers de civils étaient rassemblés sur le passage d'un cortège d'un millier de bonzes , selon des témoins.

Après avoir bloqué avec des barbelés une avenue de Rangoun proche de la célèbre pagode Shwedagon, les forces de sécurité ont frappé indistinctement vers 12H00 locales (05H30 GMT) les quelque 700 personnes qui avaient commencé à se rassembler, principalement des jeunes. En quelques minutes, les policiers ont provoqué la fuite des manifestants tandis que des soldats armés bouclaient le secteur.

Un millier de protestataires se sont, par ailleurs, réunis non loin de là, contre lesquels les policiers ont fait usage de gaz lacrymogène, ont relaté des témoins.Confrontés à une montée en puissance des manifestations menées par des moines bouddhistes - 100.000 personnes sont descendues dans les rues respectivement lundi et mardi -, les généraux ont profité de la nuit de mardi à mercredi pour prendre d'autres mesures clairement intimidatrices.

Des responsables gouvernementaux, juchés sur des camions sillonnant Rangoun, ont d'abord annoncé par haut-parleur un couvre-feu, désormais en vigueur de 21H00 à 05H00 locales (14H30 à 22H30 GMT).

La première ville de Birmanie a aussi été placée sous un régime d'accès restreint, un statut spécial ressemblant à l'état d'urgence. Mandalay, deuxième ville du pays située dans le centre, a fait l'objet des mêmes restrictions.

Plus tard dans la nuit, deux personnalités soutenant le mouvement de protestation des bonzes ont été arrêtées à leur domicile: Zaganar, le plus célèbre des comiques birmans, et Win Naing, un homme politique modéré. Ces deux personnalités avaient été vues ces derniers jours à Rangoun en train d'offrir de la nourriture et de l'eau aux moines qui défilaient.

"Zaganar a été interpellé chez lui vers 01H30" mercredi (19H00 GMT mardi) et Win Naing a été appréhendé une heure plus tard, ont précisé des proches.

Win Naing, un septuagénaire, avait déjà été interpellé le 8 mars pour avoir organisé une conférence de presse en faveur de militants politiques qui avaient manifesté contre l'aggravation des conditions de vie en Birmanie. Il avait passé une nuit en prison. Win Naing a toujours essayé de mettre les questions économiques et sociales avant la politique, a précisé un diplomate occidental.

De son côté, l'humoriste Zaganar avait publiquement appelé la population à soutenir le mouvement de protestation. "Ce sont les moines qui sont dehors, à prier pour nous, tandis que nous restons chez nous devant la télévision. J'ai honte de nous", avait-il déclaré à la radio Democratic Voice of Burma (DVB), installée dans la capitale norvégienne, Oslo.

Dès l'aube, le régime birman avait déployé des centaines de policiers et de militaires, portant des fusils d'assaut, près de monastères et de temples à Rangoun, visiblement pour tenter d'empêcher de nouvelles manifestations. Les forces de sécurité étaient aussi très présentes mercredi autour de la mairie. Des Birmans confiaient leur crainte que la répression continue à prendre un tour nettement plus brutal. Des habitants affluaient vers les magasins, dans le but de stocker des vivres.

"Nous continuerons nos marches, nous faisons cela pour le bien et la sécurité du peuple", a déclaré un moine à l'AFP, avant d'être chargé par les policiers.

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Ségolène Royal estime que son itinéraire n'est pas terminé

26 Septembre 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

msr.jpgwebmaster_220.gifSégolène Royal prévient ses détracteurs socialistes que son itinéraire politique "n'est pas terminé" et qu'elle verra "le moment venu la meilleure façon" d'exercer sa responsabilité politique, dans un entretien à paraître dans VSD.

"Je n'ai pas surgi par hasard comme certains voudraient le faire croire. Je pense que cet itinéraire n'est pas terminé", déclare l'ancienne candidate présidentielle après la publication du livre de Lionel Jospin intitulé "L'impasse" - dernière attaque en date de la campagne royaliste pour l'Elysée.

"J'ai une responsabilité politique et je verrai le moment venu la meilleure façon de l'assumer (...) Si je le souhaite, si je suis bien accompagnée sur ce chemin, si cela correspond à l'intérêt du pays le moment venu", explique la présidente de la région Poitou-Charentes.

Toute à son travail de "densification personnelle", Ségolène Royal se répartit depuis la rentrée entre ses obligations régionales, des rendez-vous parisiens et des déplacements à l' l'étranger.

Après une visite de quatre jours au Québec la semaine dernière, elle sera à Prague du 7 au 9 octobre pour assister, à l'invitation du prix Nobel de la paix Vaclav Havel, à une conférence intitulée "Liberté et responsabilité", a-t-on appris dans son entourage.

La logistique s'organise également. L'association des Amis de Ségolène Royal, présidée par l'ancien P-DG de Yves Saint-Laurent Pierre Bergé, a signé le bail de ses nouveaux locaux parisiens - 150 m² boulevard Raspail - qu'elle troquera contre un bureau prêté jusqu'à présent par l'Association des régions de France. Elle conservera également son bureau au siège du PS, rue de Solférino.

La dirigeante socialiste assure toutefois qu'il n'est pas question pour elle d'entrer dans la "bataille du congrès" que "certains" ont déjà commencé en l'attaquant.

"BATAILLE DE CHIFFONNIERS"

"J'ai été la candidate de tous les socialistes et je ne peux pas me permettre d'entrer dans cette bataille de chiffonniers, de courants et d'exclusions", souligne-t-elle. "Je ne suis en compétition avec personne", répond-elle encore quand on l'interroge sur la montée en puissance du maire de Paris, Bertrand Delanoë.

Par respect pour les "millions de gens qui attendent que leur vie s'améliore" et parce qu'il "en va aussi de la rénovation du socialisme", la première femme à avoir eu une chance d'accéder à l'Elysée explique qu'elle ne peut "ni reculer, ni flancher, ni (s)'agenouiller ni avoir des états d'âme" face aux attaques.

Au nom de sa "morale politique" et mue par son "sens de la hiérarchie", elle dit vouloir s'en tenir au débat "sur les idées" et refuse de parler "des personnes". "Je ne ferai aucune remarque désobligeante" sur l'ancien Premier ministre socialiste, explique-t-elle.

Dans son ouvrage, Lionel Jospin cherche à démonter "l'illusion" Royal, qui n'avait pas la "stature nécessaire" et ne permettra pas, selon lui, au PS de se mettre en ordre de marche "pour espérer gagner" la prochaine présidentielle.

"Ils n'acceptent pas la mutation de la France, celle du PS, les idées neuves que j'ai développées dans la campagne", réplique Ségolène Royal, s'amusant, par exemple, des critiques suscitées par sa proposition de jurys citoyens "alors que Gordon Brown est en train de les mettre en place" en Grande-Bretagne.

"Il faut voir dans la dénonciation de certains éléphants le refus d'une nouvelle génération et de la différence", souligne-t-elle, affirmant une nouvelle fois que le défaut d'unité a coûté la victoire au PS.

"Un certain nombre de leaders du PS - et pas des moindres - n'ont pas été au rendez-vous (...) S'ils avaient fait fi de leur ego et constitué un bloc autour de moi alors peut-être aurions nous eu la dynamique suffisante pour gagner", affirme-t-elle.

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Sarkozy à l'ONU

24 Septembre 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

ONU-Sarkozy.jpgwebmaster_220.gifC’est son premier grand oral devant le monde. Nicolas Sarkozy sera aujourd’hui et demain à New York à l’Assemblée générale des Nations unies, le grand rendez-vous diplomatique annuel de la planète. La question du réchauffement climatique sera d’entrée de jeu au menu du président français qui participe ce lundi avec quelque 80 chefs d’Etats et de gouvernements à une conférence sur le sujet. Mais c’est surtout sur les dossiers les plus chauds, tels le nucléaire iranien, que «l’hyperprésident» est attendu, alors que s’affirme depuis son élection un évident changement de ton et de style de la diplomatie française.

 
Outre le discours devant l’Assemblée générale, le clou de la visite sera demain après-midi la réunion du Conseil de sécurité sous présidence française qui se tiendra, exceptionnellement au niveau des chefs d’Etats ou de gouvernements. Elle sera consacrée à l’Afrique. L’objectif avoué de Paris qui a pris cette initiative fin août, était de «mobiliser davantage la communauté internationale face aux défis de la paix et de la sécurité» sur ce continent. Et bien sûr l’un des enjeux majeurs est la question du Darfour. Il s’agit de hâter le déploiement au Tchad et en République centrafricaine d’une force mixte ONU-Union européenne pour protéger les victimes civiles du conflit. Elle agirait en parallèle avec une force mixte ONU-Union africaine déployée à l’intérieur même du Soudan. L’activisme un peu brouillon du président français sur ce dossier est très apprécié à Washington, où le sujet a un écho médiatique et dans l’opinion sans commune mesure avec la France et l’Europe.
Convergence.  Les discours du président français à New York sont d’autant plus attendus que depuis son arrivée à l’Elysée les relations entre Paris et Washington se sont nettement réchauffées. Sur le dossier du nucléaire iranien, les deux capitales sont peu ou prou sur la même longueur d’onde menaçant Téhéran de nouvelles sanctions plus dures si le régime ne cède pas à la pression internationale pour suspendre son programme d’enrichissement. «Il n’y a pas en substance de différence dans la façon dont nous voyons la situation et sur ce que la communauté internationale doit faire», soulignait Condoleeza Rice vendredi à l’issue d’un déjeuner avec son homologue Bernard Kouchner. Le changement de ton du président français sur ce dossier crucial était devenu perceptible dès la fin de l’été, quand lors de la conférence des ambassadeurs à Paris, il avait souligné les termes de l’enjeu «éviter l’alternative catastrophique : la bombe iranienne ou le bombardement de l’Iran.» Paris voudrait avancer sur des sanctions supplémentaires, hors du cadre de l’ONU au niveau de l’UE. Faute de rallier l’ensemble des Vingt-Sept, Sarkozy espère au moins embarquer Londres et Berlin, afin de ne pas faire cavalier seul. Mais l’Allemagne rechigne et affirmait publiquement encore la semaine dernière «apprécier le travail» de Mohamed el-Baradei, le chef de l’AIEA (Agence internationale pour l’énergie atomique) qui, soutenu par les Russes et les Chinois, a accepté de donner jusqu’à la fin de l’année à Téhéran pour faire la lumière sur ses activités nucléaires.
Autre point de convergence avec Washington, plus en rupture celui-ci : l’Irak, où le président français avait dépêché son ministre des Affaires étrangères. Fini le temps où Paris et Washington croisaient le fer sur les fautes du passé, Sarkozy veut tourner la page. Mais pas question pour autant de s’engager sur ce terrain explosif hors du cadre onusien.
Au Liban, en revanche, Paris et Washington sont parfaitement au diapason comme ils l’étaient déjà d’ailleurs avec Jacques Chirac et la France maintient son soutien sans faille au gouvernement de Fouad Siniora et à la majorité antisyrienne. Et le ton reste toujours aussi ferme vis-à-vis de Damas même si Sarkozy n’a pas l’acrimonie personnelle à l’égard de Bachar el-Assad de son prédécesseur qui n’a jamais surmonté l’assassinat de son ami Rafic Hariri. Sur le dossier israélo-palestinien, la France n’entend plus avoir de voix particulière et Paris s’est illustré par son silence après la prise de pouvoir du Hamas à Gaza en juin. Il y a fort à parier que la diplomatie française n’aura aucun rôle moteur particulier dans la conférence de paix sur le Proche-Orient, prévue en novembre.
«Ceux qui chipotent».  Sur la défense, Paris va aussi dans le sens d’un resserrement du lien transatlantique évoquant même à terme un possible retour au sein du commandement intégré de l’Alliance atlantique que la France avait quitté dans les années 60 avec le général de Gaulle. «Nous sommes trop souvent ceux qui chipotent et qui barguignent comme si nous voulions donner le sentiment de vouloir empêcher l’Otan de se transformer», avait lancé Hervé Morin, le ministre de la Défense, soulignant la nécessité de mieux articuler la politique européenne de défense avec celle de l’Alliance. Dès 1996, la France avait en fait déjà rejoint le comité militaire de l’Otan.
Ces nouveaux accents de la politique étrangère française nourrissent les arguments de ceux qui s’inquiètent d’un alignement atlantiste. A gauche bien sûr, mais aussi dans certaines franges de la majorité parmi les gardiens autoproclamés de l’héritage gaulliste dont l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin qui dénonce «un infléchissement de la politique française dans un sens qui peut paraître un rapprochement parfois même un alignement sur certaines positions de l’administration Bush».

Lu dans : lib_ration.gif
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