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Fédération des Landes du Parti Radical de Gauche

Collage de vendredi

31 Mars 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

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Ségolène Royal : "En aparté", Canal+, Pascale Clark

30 Mars 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #Les Vidéos

 

 

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La crise des banlieues a été très mal traitée. Rien n'a changé, les choses se sont même dégradées.

29 Mars 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

Ségolène Royal invitée spéciale de Libération.

Ségolène Royal aborde la question de la nation : « Ce thème est par définition présent dans une campagne présidentielle, le candidat ou la candidate ayant pour vocation et ambition d'incarner la République, donc la Nation. Il est normal de pouvoir préciser sa vision des choses sur le sujet et sur la façon dont le lien national doit s'incarner. Le candidat de la droite a donné sa vision des choses, en proposant un ministère de l'Identité nationale et de l'Immigration. Le candidat UDF, lui, se moque de tout cela. Il a tort. Il est tellement pris dans son filon ni droite ni gauche qu'on ne sait plus ce qu'il pense de rien et donc, pas davantage, de la Nation. Ce qui est d'ailleurs cohérent avec ses positions, puisqu'il n'a pas de programme et donc, ne dit rien. Quant au candidat du Front national, il confond nation et nationalisme. Il y a donc une vraie confrontation des points de vue. Pour moi, c'est très clair. Je suis une Européenne résolue. Je suis partisane d'une France ouverte au monde, internationaliste et généreuse et je considère que la Nation a un autre nom qui est celui de la République. La Nation telle que je la conçois ne demande pas aux gens d'où ils viennent, mais où ils veulent aller ensemble. Elle n'est pas fondée sur les racines, l'ethnie, que sais-je, mais sur une idée. Elle est une idée et c'est ce qui la distingue de ce qu'en ont fait nos adversaires. »

« La mobilisation des catégories populaires est un des enjeux de cette élection. Non pas pour des motifs partisans mais parce que ces catégories se sont éloignées du vote et qu'il est essentiel pour la santé de notre démocratie qu'elles retrouvent la confiance dans la politique. La crise démocratique, et je suis la seule candidate à en avoir fait le diagnostic précis, a engendré un éloignement du vote, des votes de colère, un sentiment de ne plus compter pour rien, du repli sur soi. Je considère que c'est le devoir de la gauche de répondre à ces attentes des catégories populaires, tout comme à la fraction des classes moyennes qui aujourd'hui nourrissent un sentiment de déclassement. »

Intérrogée sur sa position concernant la régularisation des sans papiers, Ségolène Royal répond : « Quand Nicolas Sarkozy a convoqué dans les préfectures tous les sans-papiers pour leur faire croire qu'ils auraient des papiers et qu'ils ont finalement été fichés, il a trompé les gens. Il est responsable d'une politique qui a grossi le nombre des étrangers sans papiers et pourtant non expulsables. Il a créé des zones de non droit. Aujourd'hui 26 000 parents d'élèves ne sont pas régularisés malgré les promesses et ne peuvent non plus être reconduits à la frontière. C'est scandaleux dans un Etat de droit, et inhumain. Pourquoi ce problème qui empire depuis plusieurs années n'a-t-il pas été réglé ? Pour ma part, je veux que l'ensemble de ces situations soient examinées sur la base de critères objectifs, et non pas de façon aléatoire ou statistique, avec le sens de la responsabilité et l'humanité nécessaire .»

Sur les enseignants, elle explique : « Ce qui compte, ce sont les conditions de travail des enseignants et d'apprentissage des élèves. Les adolescents ont changé, et la formation des enseignants n'a pas suivi cette mutation. Je pense que les enseignants, qui sont gênés par l'accumulation des réformes de l'Education et qui ont un vrai sentiment de déclassement, ont d'abord besoin de reconnaissance. Si je suis élue, la prochaine rentrée scolaire se fera en rétablissant les emplois supprimés. Une liberté pédagogique sera donnée aux équipes, des solutions apportées aux élèves décrocheurs qui perturbent les classes et des moyens seront donnés pour développer le travail en équipe. »

La candidate socialiste pense que le «ni droite, ni gauche» de François Bayrou « masque l'immobilisme le plus absolu, le refus de dire clairement quelles sont les solutions qui seront apportées aux problèmes qui se posent au pays. Et l'immobilisme, c'est la poursuite de la situation actuelle dont les Français ne veulent plus. » et qu’il est difficile pour Nicolas Sarkozy « d'incarner l'unité de la Nation si certains espaces du territoire sont inaccessibles. Mais cela fait partie de la question de la responsabilité politique. La crise des banlieues a été très mal traitée. Depuis, rien n'a changé. Les choses se sont même dégradées. Nicolas Sarkozy était ministre de l'Intérieur jusqu'à lundi, il a quand même eu tous les pouvoirs entre les mains pour pouvoir régler cette question-là... C'est un échec sur toute la ligne. »

La conférence salariale annoncée est un « rendez-vous très important. Il va falloir nouer un nouveau dialogue social pour aborder un ensemble de questions : comment augmenter les bas salaires ? Comment investir mieux dans la recherche et l'innovation ? Comment met-on en place ce qu'on appelle dans les pays du Nord une «flexsécurité» ? »

« Le marché est accepté, pas le système libéral. Mais il faut un marché régulé, qui permette de faire converger l'intérêt de l'entreprise et du salarié. Le rétablissement du lien de confiance passe par le développement d'une culture de compromis dans les entreprises. D'où ma proposition de sécurité sociale professionnelle, qui permet au salarié de conserver un revenu, avec une formation, sans passer par la case chômage. »

Enfin, Ségolène Royal tient à rappeler : « Les responsables du Parti socialiste tiennent tous leur rôle dans la campagne. Ils sont tous en mouvement. Lors de l'élection présidentielle précédente, la mobilisation des militants avait faibli. Cette fois, jamais, avec 300 000 militants qui, dans cette dernière ligne droite, se battent. Le parti, dans ses profondeurs, est totalement en ordre de marche. »

« C'est moi la candidate, c'est sur moi que reposent les responsabilités. Je serai responsable de ce qui arrivera. Je ne ferai porter la responsabilité sur personne d'autre. »
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Les dix propositions de Ségolène Royal pour la culture

28 Mars 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

1/ Permettre à chaque élève d’avoir accès à l’histoire des arts, aux pratiques culturelles et à l’éducation à l’image, aussi bien à l’école, qu’au collège et au lycée.

2/ Réduire ce que l’on appelle la fracture numérique en permettant à chacun d’accéder à Internet, dans les lieux publics notamment. Protéger les auteurs à l’heure du numérique en défendant leurs droits et en organisant une véritable concertation sur l’avenir du droit d’auteur à l’ère d’internet.

3/ Soutenir le spectacle vivant par un plan sur 5 ans en réorganisant le système des aides publiques et en clarifiant les responsabilités de chacun. Pérenniser un système équitable de soutien aux intermittents du spectacle par la défense des métiers artistiques et techniques du spectacle.

4/ Soutien massif aux PME innovantes dans le domaine culturel et les médias : un crédit d’impôt pour soutenir l’emploi dans les entreprises culturelles qui développent des nouveaux talents ; renforcer les fonds propres des producteurs artistiques indépendants, par des mécanismes analogues à ceux des SOFICA.

5/ Défendre le Livre, fondement essentiel de la culture, par une politique de soutien renouvelée à la lecture, par la défense de la librairie indépendante (extension de la loi Sueur pour le cinémas d’art et essai aux librairies de proximité) et par une politique ambitieuse de numérisation.


6/ Réactiver le marché de l’art contemporain, notamment par des mesures fiscales adaptées et développer une politique d’ouverture d’ateliers sur tout le territoire pour encourager l’accueil et la résidence des artistes.

7/ Lancer un plan de sauvegarde du patrimoine historique, industriel et monumental mis à mal ces dernières années.

8/ Promouvoir la langue française dans le monde car elle a une histoire et une géographie, en renforçant les lieux de son expression et en réorientant notre système d’interventions culturelles à l’étranger.

9/ Garantir la pérennité des systèmes d’aides au cinéma en protégeant tout particulièrement le cinéma indépendant et en facilitant sa diffusion dans les salles.

Donner la capacité aux collectivités locales d’investir au cœur des villes pour préserver et défendre les cinémas d’art et essai.

10/ Assurer un véritable pluralisme de l’audiovisuel et de la presse qui passe par de nouvelles règles anti-concentration, par une refonte des systèmes d’aides, par une nouvelle autorité de régulation de l’audiovisuel et par la refonte d’un système fort indépendant, correctement financé, qui assure ses missions de soutien à la création et à la promotion de la culture.



 

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Les deux Nations

27 Mars 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #Les Communiqués

L'indifférence à la question de l'identité nationale, marquée par ceux là qui font commerce de ne pas prendre parti, révèle une lourde incompréhension de la crise que traverse notre pays.
La France s'est profondément transformée. Engagée dans la construction de l'Europe, elle s'est en même temps décentralisée. Brassée par les puissants flux migratoires nés de son histoire récente, elle a le besoin vital de retrouver l'unité et le lien social qu'assure le sentiment d'appartenance à une même communauté nationale.

Il ne faut cependant pas se tromper de nation.

Il y a la nation que revendique l'extrême droite, et à laquelle songent, en dépit de vaines précautions, les conservateurs de toutes nuances : la nation repli sur soi, la nation refus des autres, la nation contre l'Europe et contre les libertés locales, la nation fauteur d'aventures extérieures et de révoltes intérieures.

A laquelle il faut opposer la nouvelle nation française :

- celle qui est unie par une langue admirable, y compris lorsque elle accepte tous les autres langages régionaux ou familiaux ;

- celle qui a pour emblème le drapeau tricolore, parce ce que c'est celui de Valmy et du triomphe de la liberté contre les tyrans, comme celui de tous les « indigènes de la République » venus de terres lointaines pour vaincre au même combat ;

- celle de la Marseillaise que doivent entonner, parce que c'est leur hymne national, tous ceux qui font les succès de la France.

La nouvelle nation française, c'est une histoire aux regards croisés des héritiers de tous ses acteurs, une société plurielle rassemblée par une devise républicaine en action, des différences à l'abri du principe commun de laïcité, des espérances également servies par l'école publique, des garanties assurées à tous par un modèle social partagé.

La nouvelle nation française est celle qui est ouverte au monde, qui croit au succès de la grande aventure européenne, et veut laisser pleinement vivre toutes les cultures locales.

Cette nation là n'a nul besoin d'un Ministère pour en marquer l'identité face aux soi-disant périls d'une immigration menaçante.

La nouvelle nation française est le désir d'avenir d'une société où auront triomphé les principes de la République.

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L'Europe fête ses 50 ans: Tribune de M. Frank-Walter Steinmeier,Ministre fédéral des Affaires étrangères

26 Mars 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

Le 25 mars, l'Union européenne célébrera le 50ème anniversaire de la signature des Traités de Rome. Le 50ème anniversaire de l'UE est pour les Européens une occasion de porter un regard sur le chemin parcouru, sur une histoire à succès sans précédent. Nous pouvons tous être fiers de ce que les Européens ont accompli au cours des 50 dernières années en Europe. Cet anniversaire est donc aussi placé sous le signe de la confiance dans l'Europe.

La paix, la prospérité et la stabilité en Europe comptent parmi les plus grandes réalisations de l'unification européenne qui ont apporté des avantages concrets aux Européens.

Le succès de la réunification de l'Europe revêt une importance exceptionnelle. L'adhésion de nouveaux États membres a contribué de manière déterminante à ancrer profondément la démocratie et l'État de droit en Europe. Il est également très important de souligner que c'est grâce à la volonté de liberté des populations d'Europe centrale et orientale que la division de notre continent a pu prendre fin. Les citoyennes et citoyens d'Europe centrale et orientale méritent nos remerciements.

C'est également un succès de l'unification européenne d'avoir développé certaines formes de coopération qui, de par leurs caractéristiques, sont uniques au monde. L'UE est fondée sur la démocratie et l'État de droit. La coopération est marquée par l'égalité des droits et des obligations des États membres ainsi que par les principes fondamentaux de la transparence et de la subsidiarité. Ces principes qui régissent notre coopération sont loin d'être des principes naturels et font figure de modèle pour la coopération dans d'autres régions du monde.

Nos valeurs communes forment les fondements de l'Europe: la dignité de l'homme, la liberté et la responsabilité, la solidarité, la diversité ainsi que la tolérance et le respect dans les relations mutuelles. L'UE n'est pas seulement un espace économique commun mais une communauté de valeurs qui se distingue par une conception européenne commune de la vie. Ce socle de valeurs communes est la condition sine qua non de la capacité d'action de l'Europe en tant qu'unité politique.

Comme nous le savons tous, en dépit de toutes les réussites de la politique européenne, la confiance des Européens dans l'EU a baissé ces dernières années. C'est pourquoi, dès le début de notre présidence, nous nous sommes attachés notamment à renforcer l'adhésion des citoyennes et citoyens à l'Europe.

Pour ce faire, nous devons regarder vers l'avenir et apporter la preuve que l'Union européenne est capable de relever les défis du XXIème siècle, à l'extérieur comme à l'intérieur. Aucun État membre n'est plus en mesure aujourd'hui de maintenir tout seul la prospérité et la sécurité, sans parler d'avoir le poids nécessaire pour participer activement à la mondialisation.

Le Conseil européen des 8 et 9 mars a montré que l'UE est capable de gérer la politique avec succès, notamment dans les domaines qui sont particulièrement importants pour les citoyens. La protection du climat et la politique énergétique font partie des questions cruciales de l'avenir. La menace des changements climatiques est l'un des grands défis auxquels nous sommes aujourd'hui confrontés et que nous ne pouvons relever qu'en joignant nos efforts.

Les Européens souhaitent par ailleurs que la politique étrangère et de sécurité européenne commune soit développée plus avant. Dans cette perspective, la politique étrangère européenne doit continuer d'œuvrer en faveur de la paix et de la justice et être au service de la protection de nosbases de vie naturelles.

Dans le domaine de la justice et des affaires intérieures, nous voulons unir nos efforts contre le terrorisme et la criminalité tout en veillant aux droits de l'homme et aux droits civiques. Nous avons également besoin de solutions communes pour régler la question de l'immigration illégale.

Il me semble particulièrement important d'adresser le message suivant aux citoyennes et citoyens: la présence de l'UE est indispensable dans le monde d'aujourd'hui si nous voulons conserver notre conception européenne de la vie et de la société. Dans ce but, nous avons besoin d'une économie dynamique dont la compétitivité est assortie d'une responsabilité sociale et écologique. Nous devons renforcer la visibilité du visage social de l'UE pour les Européens.

Ce 25 mars est une occasion de nous concentrer sur ce qui nous unit. Le 50ème anniversaire de l'UE doit donner un signal d'unité et de solidarité. Il doit souligner clairement notre volonté de nous atteler ensemble aux tâches qui nous attendent et de les mener à bien. Nous avons toutes les raisons d'être confiants. Ensemble, les Européens sont capables de prendre eux-mêmes en mains leur avenir et de le construire activement. Dans cette tâche, nous avons besoin des Européens. Ensemble, nous réussirons l'Europe !

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Forté...Maire de Dax

25 Mars 2007 , Rédigé par Delphine Laborde Publié dans #prglandes.org

 

 

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"Maintenant"

24 Mars 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

Ségolène Royal, première femme à même de conquérir l'Elysée, se confie, dans "Maintenant", un livre d'entretiens, sur ses convictions, dont la nécessaire "émancipation féminine", sa vie de couple ou la place des enfants dans la société.
"Etre féministe, pour moi, ce n'est pas être hostile aux hommes, c'est refuser un système de domination masculine dont ils sont, eux aussi, prisonniers", affirme-t-elle dans ce
livre d'échanges avec Marie-Françoise Colombani, rédactrice en chef à Elle.

Des extraits de l'ouvrage, qui sortira le 27 mars en librairie, doivent paraître lundi dans l'hebdomadaire “Elle”.
A propos des hommes, la candidate socialiste ajoute : "notre émancipation sera aussi la leur, même s'ils ont parfois du mal à l'admettre".
"Au bout du chemin, il n'y a pas l'indifférenciation des sexes, mais des hommes et des femmes enfin libres et égaux", selon Mme Royal.
Interrogé sur le fait que certains lui dénient une "carrure" présidentielle, Mme Royal se déclare "pas surprise". "C'est une telle révolution qu'une femme puisse incarner le pouvoir suprême !"

Sur son compagnon François Hollande, premier secrétaire du PS, elle déclare: "Oui, nous sommes ensemble et oui, nous vivons toujours ensemble."
"Si cela n'était pas le cas, je peux vous dire qu'avec le nombre de paparazzi qui nous suivent cela se saurait !", ajoute-t-elle
"Mais, au moins, quand on est une femme, on ne peut pas nous inventer un enfant caché!", ironise-t-elle.

Commentant les rumeurs, elle estime qu'il "y en a tellement qu'elles se neutralisent". "Démentir ces rumeurs ne sert à rien. Pire, ça les alimente. Il faut les laisser courir, prospérer et s'étioler".

"En revanche, dit Mme Royal, j'en parle toujours et très vite à mes enfants pour dégoupiller les +il paraît que...+ avant qu'ils n'arrivent jusqu'à eux".
"Je trouve mes enfants absolument formidables. Ils me soutiennent chacun à sa façon. François aussi. Je pense tout le temps à eux, car il faut vraiment qu'ils soient équilibrés pour rester sereins dans cette épreuve", ajoute-t-elle.

Elle qui avait caché être enceinte, lors de sa nomination dans le gouvernement Bérégovoy en 1992, considère que "dans la réalité, la maternité est encore trop souvent considérée comme quelque chose qui dérange dans une organisation du travail qui l'intègre mal".

Mais ce qui aurait pu lui faire abandonner la politique ? "Sans hésiter un enfant malade ou avec de lourds problèmes et dont il aurait fallu s'occuper à plein temps".
Elle s'indigne de ce que l'on puisse proposer l'apprentissage à 14 ans: "Je trouve invraisemblable cette façon de proposer pour les enfants des autres ce dont on ne voudrait pas pour ses propres enfants", estime-t-elle.


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« Les débats de fond sont escamotés »

23 Mars 2007 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org

MARTINE AUBRY. --Pour le maire PS de Lille, qui est en meeting ce soir à Mimizan (40), la campagne privilégie le consumérisme politique

Le retour en force de la « valeur travail » dans la campagne électorale n'est-il pas une remise en cause implicite des 35 heures ?
Martine Aubry.
Les 35 heures poursuivaient un double objectif : créer des emplois tout en améliorant la compétitivité des entreprises. Sur les deux tableaux, les résultats sont incontestables : 500 000 emplois ont été créés, 85 % des salariés passés aux 35 heures en sont satisfaits et des gains de productivité de 5 % en moyenne ont été atteints. Voilà la réalité de l'abaissement de la durée légale du travail par la gauche. Quand Nicolas Sarkozy oppose aux 35 heures la notion de « travailler plus pour gagner plus », il oublie de dire qu'il n'y a jamais eu autant d'heures supplémentaires en France qu'en 2000 et que leur taux de rémunération a été abaissé par la droite. Maintenant, il faut tirer un bilan sérieux des 35 heures avec les partenaires sociaux, examiner pourquoi 15 % des salariés sont mécontents de leurs conditions de travail et regarder comment étendre, si possible par la négociation, les 35 heures aux PME-PMI en maintenant leur compétitivité. C'est ce que propose Ségolène Royal.

En 2008, le prochain gouvernement devra renégocier la loi Fillon sur les retraites. C'est un dossier brûlant...
D'autant plus que la loi Fillion est un ratage complet. Elle n'a pas réglé le problème financier. Elle a accru l'injustice et creusé les inégalités. L'enjeu est aujourd'hui de combiner protection collective et choix individuels. De ce point de vue, la mise en place de la Sécurité sociale professionnelle tout au long de la vie, qui figure dans le pacte présidentiel de Ségolène Royal, est une réponse pertinente. Mais il faudra aussi explorer d'autres pistes et notamment trouver de nouvelles ressources. Là encore, en n'abondant pas le fonds de réserve que j'avais mis en place, la droite porte une lourde responsabilité dans la dégradation des comptes sociaux. La droite devrait aussi s'expliquer sur le déficit abyssal de la Sécurité sociale. Lorsque j'ai pris ce dossier en main, je suis parvenue à rétablir les comptes au prix d'un long et minutieux travail. Aujourd'hui, la droite a enfoncé de nouveau la Sécurité sociale dans le rouge. Mais de tout cela, on parle peu dans la campagne. Du coup, on a du mal à se rendre compte qu'il existe deux projets de société bien distincts. Un qui met en avant la justice sociale, la responsabilité et la solidarité. C'est celui de Ségolène Royal. Et l'autre, qui accepte la loi du plus fort et joue sur les peurs. C'est celui de Nicolas Sarkozy et de la droite en général.

On vous sent assez critique sur le déroulement de cette campagne...
Je regrette que les débats de fond soient escamotés. La campagne insiste beaucoup sur le commentaire des commentaires et privilégie le consumérisme politique aux grands débats d'idées. Ce n'est pas ma conception de la politique. Par exemple, vous avez certainement remarqué que l'Europe était la grande absente de cette campagne électorale. Et pourtant, la France comme le monde n'ont jamais eu autant besoin d'une Europe forte, qui défende les règles au niveau de l'ONU et de l'OMC, qui retrouve l'humanisme comme fondement et s'oppose au libéralisme financier porté par les Etats-Unis, ce grand pays qui se fiche du droit international en Irak comme à Guantanamo.

Ségolène Royal a-t-elle eu raison de revendiquer sa liberté vis-à-vis du PS ?
L'élection présidentielle, c'est avant tout la rencontre entre un homme ou une femme et un peuple. Il est évident que Ségolène porte les valeurs de la gauche et c'est là l'essentiel. Qu'elle revendique une certaine liberté pour parler à l'ensemble des Français au-delà de son propre parti est pour moi normal. Les Français ne vont pas voter pour un parti politique mais pour un choix de société incarné par un candidat, ou en l'occurrence une candidate.

Ce soir au Forum de Mimizan (40) à 20h30.



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Sarkozy menace la direction de France 3

22 Mars 2007 , Rédigé par Beatrice Petit Publié dans #prglandes.org

 

 
Selon Le Canard enchaîné, Nicolas Sarkozy aurait proféré des menaces visant la direction de France 3 dans les coulisses de l'émission « France Europe Express ».

Le Canard enchaîné rapporte que Nicolas Sarkozy, invité de l'émission « France Europe Express » dimanche dernier, aurait proféré des menaces contre la direction de France 3. Explication : le candidat serait arrivé avec « une escouade de garde du corps, de conseillers et sa maquilleuse personnelle », mais une fois sur place, il aurait été invité à patienter debout, tous les sièges étant occupés par les autres invités. Nicolas Sarkozy aurait alors piqué une grosse colère, selon l'hebdomadaire satirique. « C'est rien, il fait sa diva », aurait tempéré Christine Ockrent. Très énervé, le candidat de l'UMP aurait eu ces mots inquiétants : « Il faut virer la direction de France 3 ! Je ne peux pas le faire maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre. Ça ne va pas tarder ! »

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