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Fédération des Landes du Parti Radical de Gauche

1968 : un vent de révolte venu de Californie souffle sur la planète.

20 Avril 2008 , Rédigé par Jean-Philippe Guerini Publié dans #prglandes.org





1968 : un vent de révolte venu de Californie souffle sur la planète et soulève la jeunesse, de Berlin à Varsovie et de Paris à Mexico, pour remettre en cause l'ordre social d'après-guerre. Evènement

Les soixante-huitards croient pouvoir changer le monde en rejetant toutes les formes d'autorité, parents, enseignants, gouvernements.

"Mieux éduqués et plus aisés, les jeunes se voyaient différents de leurs parents, voire se définissaient par opposition à leurs valeurs", écrit l'historien britannique Dominic Sandbruck.

Quand la fièvre retombe, l'ordre est rétabli. En France, De Gaulle remporte largement les élections législatives en juin. Les chars soviétiques mettent fin au printemps de Prague en août. Richard Nixon est élu président des Etats-Unis en novembre.

Mais 1968 aura durablement changé les rapports entre races, sexes et générations.

40 ans plus tard, portant les espoirs de Martin Luther King, assassiné en avril 1968, un candidat noir est favori dans la course à l'investiture du parti démocrate pour l'élection présidentielle américaine de 2008.

L'enseignement n'est plus doctoral. Dans les écoles comme dans les usines, l'autorité n'est plus incontestée. Les législations ont reconnu l'égalité des femmes et mis fin à la seule autorité paternelle. L'homosexualité a été progressivement acceptée.

Quand éclatent les premières révoltes de "l'année des barricades", le feu couve depuis longtemps. La population estudiantine a explosé en Amérique et en Europe où, souvent, l'infrastructure ne suit pas.

Des militants pacifiques réclament les droits civiques pour les noirs. Les étudiants refusent de servir au Vietnam. La révolution sexuelle, enclenchée par la pilule contraceptive, est en marche. "Faites l'amour, pas la guerre", disent les hippies qui expérimentent de nouvelles formes de vie communautaire.

En janvier 1968, le Vietcong déclenche l'offensive du Têt. L'armée américaine la met en échec mais la violence des combats ébranle l'Amérique et décrédibilise l'administration du président Lyndon Johnson.

Le mouvement contre la guerre s'intensifie et s'étend aux campus européens et au Japon, où sont basés les bombardiers américains.

Les manifestations se succèdent à Paris, Berlin, Rome.

Une tentative d'assassinat le 11 avril contre le meneur étudiant Rudi Dutschke déclenche une émeute à Berlin. La révolte s'étend à des dizaines de villes allemandes.

L'université de Nanterre, près de Paris, où l'agitation a commencé en janvier, est fermée en avril mais l'agitation tourne à l'insurrection au quartier Latin dans la nuit du 10 au 11 mai. Deux jours plus tard, une grève générale paralyse le pays. Dans la Sorbonne occupée, les slogans fleurissent : "l'imagination au pouvoir", "interdit d'interdire".

Si la dénonciation de la guerre du Vietnam est le dénominateur commun des révoltes en Occident, à l'Est c'est l'aspiration à desserrer l'étau du communisme qui anime la jeunesse.

En Pologne, intellectuels et étudiants protestent en mars contre l'interdiction d'une pièce jugée anti-soviétique.

En Tchécoslovaquie, le dirigeant communiste Alexandre Dubcek, introduit en avril de timides libertés et parle d'un "socialisme à visage humain".

Au Mexique, la révolte étudiante débouche le 2 octobre sur un massacre. Le gouvernement qui prépare les jeux Olympiques fait sur les manifestants à Mexico, faisant 200 à 300 morts.

Sur le podium de Mexico, deux athlètes noirs américains salueront le poing levé, pour revendiquer le pouvoir aux noirs, première manifestation politique aux jeux Olympiques.

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